Alstom, ou l’influence entre violence physique et prédation financière : le décryptage de Frédéric Pierucci


L’affaire Alstom a connu en juin de nouveaux rebondissements : annonce de plans de licenciements, interrogations émises par Olivier Marleix – président de la commission d’enquête parlementaire sur les décisions de l’État en matière industrielle – concernant les responsabilités réelles des plus hautes autorités de l’État dans cette affaire… D’où l’intérêt d’entendre ici un témoin-clé du dossier, Frédéric Pierucci, ancien président de la filière chaudière d’Alstom, qui a sorti en début d’année un livre-choc, Le piège américain (avec Matthieu Aron, JC Lattès), pertinemment sous-titré : l’otage de la plus grande entreprise de déstabilisation économique témoigne.

Dans l’entretien qu’il a accordé, Frédéric Pierucci met en relief l’extraordinaire complexité des jeux d’influence mis en œuvre par les autorités américaines pour tuer ou s’approprier les grandes entreprises étrangères, notamment européennes, dans une guerre économique sans pitié. Enfermé plus de deux ans dans les geôles américaines, Frédéric Pierucci montre comment l’influence trouve sa place entre violence physique et prédation financière. Avec à la clé une leçon : il serait temps pour les Européens de faire preuve de courage et de réalisme !

 
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