lundi 16 mai 2022

« Bons baisers de Russie »…

Dans mon dernier article paru le vendredi 11 mars 2022 et intitulé ‘Ne rien attendre des extraterrestres’, je soulignais l’impossibilité de négocier avec l’actuel maître du Kremlin et ses affidés. Aujourd’hui, après plus d’un mois et demi d’une lutte sans merci, il semble nécessaire de faire le point de la situation et d’esquisser un premier RETour d’EXpérience (RETEX) pour nos propres forces…

LA STRATÉGIE DU PIRE

En préliminaire, je listais dans mon papier les erreurs stratégiques commises pendant la première phase de cette opération et l’impasse où celles-ci nous menaient inexorablement. L’Histoire m’aura malheureusement donné raison car la joie de la libération de certains territoires ukrainiens au nord du pays s’accompagne de la « découverte » de la véritable nature de l’armée russe actuelle : une armée brutale par nature, dont les soldats, eux-mêmes traités très durement, se défoulent sur des civils sans défense et tirent sur tout ce qui bouge. Ces exactions émeuvent certes les bonnes âmes  qui, en toute bonne conscience, avaient zappé l’épisode syrien, mais n’étonnent guère les connaisseurs de l’armée soviétique, la fameuse Armée Rouge qui, entre 1942 et 1945 (et voire même après), de Moscou aux rives de l’Elbe, émaillait son parcours d’innombrables catastrophes humanitaires, toutes enfermées sous le couvercle d’une propagande éhontée, ici comme là-bas…

Aujourd’hui, malgré la multiplication des évidences, il se trouve encore des commentateurs de plateau télévisé ou certains gazouilleurs pour dédouaner l’envahisseur, émettre des doutes sur la véracité des faits imputés aux troupes russes et en appeler à la prudence… en attendant les conclusions d’une commission d’enquête qui, même si celle-ci aboutissait, sont par avance rejetées, en bloc et par principe, par un pouvoir rompu à ce genre d’exercice. Les fantômes d’Alep, Idlib et Hama ne nous auront en rien alertés sur la détermination russe à proprement annihiler toute opposition.

Mais l’urgence n’est pas là. En intervenant ailleurs qu’au seul Donbass (au sens large) pour y soutenir les russophones et les russophiles, Moscou se pose incontestablement en agresseur d’un État européen souverain. En outre, ses prétentions à renverser le gouvernement dudit État et à l’annexer purement et simplement, au prétexte de le « dénazifier » avant de le purifier au plan spirituel montre à quel point le Kremlin vit dans un monde parallèle. Pour aboutir à ce piètre résultat, Vladimir Poutine a littéralement fait voler l’ordre international en éclat en violant :

  • la Charte des Nations Unies (interdiction d’initier une guerre) ;
  • l’Acte final d’Helsinki (respect de de la souveraineté et de l’intégrité territoriale) ;
  • la Conférence de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ;
  • Intermediate-Range Nuclear Forces Treaty (INF Treaty/Traité entre les États-Unis d’Amérique et l’Union des Républiques socialistes soviétiques [URSS] sur l’élimination de leurs missiles à moyenne et courte portée).

Ainsi, de garante de la Paix dans le monde du fait de son siège de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU), elle en revient au célèbre principe de Carl von Clausewitz, à savoir que « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens ! », une phrase ne visant qu’à justifier l’exercice de la loi du plus fort, à exalter la volonté de puissance et de gloire. Pensant être protégée par son statut spécial, la Russie n’a pas hésité à braver la conscience internationale pour ne faire qu’une bouchée d’un voisin ramolli par plusieurs années d’occidentalisation à marche forcée.

BIEN AU-DELÀ DE L’UKRAINE

En vérité, la Moscovie ne fait pas la guerre à la seule Ukraine. À travers cette dernière, ce sont les États baltes, la Moldavie et, ensuite, les pays scandinaves neutres souhaitant rallier l’OTAN, voire tous les anciens États membres du Pacte de Varsovie qui sont visés. C’est en effet tout ce vaste ensemble géographique qui, à raison, se sent menacé. Au-delà, c’est l’Union européenne (UE) qu’il s’agit au mieux d’annihiler, au pire de neutraliser et de manipuler. Retranchée derrière son unanimisme de façade (il est plus facile de décider de sanctions en grande partie illusoires en multinational…), l’Europe tente d’exister en soutenant l’Ukraine, mais sait très bien, en son fort intérieur, qu’elle devra céder au maître des horloges, au plus tard avant le début de l’été. Il suffit de mettre la pression sur le maillon faible de l’UE (c’est-à-dire l’Allemagne), d’attendre qu’il cède, moralement comme économiquement, et d’autres pays lui emboîteront bientôt le pas.

Dans ces conditions, quel est le scénario à redouter pour les prochaines semaines ? Dans mon article de référence, j’ai été le tout premier, je crois, à souligner l’échéance de la date du lundi 9 mai 2022, c’est-à-dire le jour du 77e anniversaire de la Victoire sur l’Allemagne nazie, forcément célébré en grande pompe, à grand renforts de superlatifs et de coups de mentons sur la place Rouge, à Moscou. Il faudrait donc, à tout prix, s’assurer un semblant de succès militaire susceptible de laisser accroire que « l’opération militaire spéciale » est sur la bonne voie. Or, les six premières semaines de conflit n’ont abouti qu’au repli que l’on sait et au transfert de l’effet majeur vers l’est de l’Ukraine. Pas besoin d’être un grand expert militaire pour en déduire que ce but est inatteignable en trois semaines seulement… à moins d’user de moyens encore moins conventionnels et plus terribles, comme des vagues d’armes thermo-bariques par exemple. Le spectre de Grozny se profile à l’horizon…

RETEX AU PLAN TACTIQUE

Dans ces conditions, difficile de tirer des enseignements « à chaud » des combats en cours, mais quelques pistes très nettes s’esquissent déjà.

Blindés contre armes antichars

Tout d’abord, le mois de mars semblait sonner le glas du char de combat, empêtré qu’il était sur les routes et les chemins forestiers. Cependant, comme je le pressentais à ce moment-là, c’était principalement une question de saison. Peut-être une météo plus clémente et un terrain plus sec autoriseront-t-ils les déboulés de chars chers aux généraux russes.

Il n’empêche qu’à l’avenir les chars ne sauront plus se mouvoir en terrain ouvert sans mettre en œuvre un Système de protection active (SPA). En effet, même dans une région de plaine et très boisée, la menace principale est actuellement, et demeurera très longtemps encore, le missile ou la roquette guidée antichar en tir direct à moyenne portée, le Lance-roquette antichar (LRAC) à courte portée.

Ces moyens seront encore plus redoutables par la mise en œuvre du Tir au-delà de la vue directe (TAVD), et donc de différents capteurs permettant d’acquérir des objectifs de l’autre côté de la colline ou de la forêt. Il faudra donc mettre un terme aux politiques exclusives répartissant les effets militaires dans différentes cases, réservées à des armes bien spécifiques. Non, le TAVD ne peut pas, ne doit pas, être du seul ressort de « l’Arme des feux », à savoir l’Artillerie !

Le rôle contesté de l’Artillerie

L’Artillerie, justement. Dans l’armée russe (comme dans l’armée américaine d’ailleurs), c’est bien l’Artillerie au sens large qui se positionne comme la « Reine des batailles » (et non l’Infanterie). Présente à tous les échelons, c’est elle qui prépare le terrain et façonne l’ennemi, en le submergeant sous un déluge de feu, nourri et incessant. C’est du moins ce que la doctrine soviétique… pardon, russe, nous enseigne encore. Cependant, comme la maxime d’Attila (« là où mon cheval passe, l’herbe ne repousse pas »), ce « feu roulant » est le plus sûr moyen de régner sur un champ de ruines.

Encore faut-il, pour mettre en œuvre une doctrine d’un autre âge, disposer d’hommes, de matériels et, surtout, de munitions en nombre illimité, toutes choses semblant manquer, cruellement, à l’envahisseur. Reste donc l’emploi de moyens inédits (comme les armes à effet thermobarique par exemple) ou formellement interdits jusque-là. Je vous laisse imaginer lesquels.

Dans le monde occidental, nous sommes à la recherche de l’exact inverse afin de minimiser les effets sur les non combattants et préserver les infrastructures nécessaires aux populations, comme les crèches, les écoles, les maternités, les hôpitaux, les lieux culturels et cultuels par exemple. En cela, nous agissons vraiment aux antipodes des pratiques moscovites, très marquées par les errements en vigueur pendant la Grande Guerre patriotique… et après.

Le rôle primordial de drones aériens

De toutes les vidéos du champ de bataille visionnées ces dernières semaines, on peut également déduire que le drone aérien tactique constituera le partenaire privilégié de toute troupe évoluant au sol. Peut-on encore imaginer des éléments de reconnaissance non précédées de drones aériens d’ouverture d’itinéraires armés ou des unités d’artillerie ne disposant d’aucun drone aérien équipé d’un désignateur capable de mettre en place tous les types de Munitions à guidage terminal laser (MGT-L), qu’elles soient tirées depuis des aéronefs, des véhicules terrestres, des tubes lisses ou rayés…

La véritable révolution que nous révèlent les images venues d’Ukraine est là : il faudra rapidement abandonner les tirs de saturation (impliquant de fortes consommations en munitions) au profit de tirs d’attrition et de la destruction systématique des véhicules blindés, les uns après les autres. Cela aura au moins le mérite de limiter les effets indésirables tout en s’attaquant au véritable ennemi, et non au terrain.

Il faudra enfin prendre en compte la réelle avancée que représente l’emploi de Munitions télé-opérées (MTO) capables, dans un premier temps, de réaliser une reconnaissance rapide du champ de bataille puis, une fois l’objectif à traiter choisi, de foncer sur sa cible à grande vitesse pour la détruire. La charge militaire de ce type de drones aériens armés devra nécessairement être suffisante pour détruire un char lourd et, donc, impérativement emporter une charge creuse efficace, voire une charge militaire mixte capable de traiter les blindés comme le personnel évoluant dans leur environnement proche.

SOUVERAINETÉ NATIONALE

Comme nous venons de l’évoquer, le temps de l’unanimité ne durera pas. En première ligne face au chantage énergétique que leurs dirigeants auront permis par leur vision mercantiliste du monde, les Allemands s’équiperont d’avions et d’autres matériels américains pour s’attirer les bonnes grâces du seul véritable allié qui compte sur cette terre. Dans ce véritable marchandage, le couple franco-allemand et l’hypothétique défense européenne, deux lubies bien françaises, apparaissent bien pour ce qu’ils sont : un moyen de se mentir à nous-mêmes et d’éviter à la fois de réfléchir et d’investir. Comme le disait si bien le général Charles de Gaulle, il n’y a de défense que nationale, sinon on ne pèse pas sur son propre destin.

L’un des moyens les plus sûrs de ne pas dépendre de nos alliés et/ou de nos partenaires, c’est de renforcer notre Base industrielle et technologique de défense (BITD) en forgeant, nous-mêmes, les équipements susceptibles d’assurer le succès des armes de la France. Il faudra, ainsi, combler les lacunes engendrées par l’application, à nos armées, de principes prétendument libéraux, conduisant, par exemple, à marteler comme un dogme que l’approvisionnement en munitions de petit calibre « n’est pas stratégique ». « Regardez, je vais sur Internet et, en quelques clics, je trouve la meilleure source d’approvisionnement, au prix le plus compétitif… pour, enfin, passer ma commande ! » (histoire vécue). Ainsi, d’abandon en abandon, plus rien n’est stratégique… Donc, pour nous sauver, à très court terme, exit le Système de combat aérien du futur (SCAF) et le Main Ground Combat System (MGCS), une hérésie tactique pour les experts de la Bundeswehr.

Il nous faudra donc, aussi, prononcer notre Aggiornamento doctrinal en abandonnant nos habitudes et nos facilités OTANniennes. Nous redoutions la guerre de haute intensité que les Russes nous imposeraient dans un futur plus ou moins proche puis nous nous sommes mis à rêver de « gagner la guerre avant la guerre », un genre de périphrase alambiquée signalant bien que nous n’aurions jamais les moyens humains, matériels et financier de gagner un véritable conflit armé en Centre-Europe… et, en fait, nous devons faire face à une nouvelle surprise stratégique sans avoir pu ou su muscler, à temps, notre dissuasion conventionnelle. Devons-nous vraiment nous préparer à une nouvelle confrontation avec les équipement conçus et développés dans le cadre de la guerre froide, à la fin des années 1980 ? Ainsi, bien que mis en service fin 2009 seulement, et après bien des péripéties, l’hélicoptère de combat Tigre est emblématique de l’obsolescence de nos modes d’action. Le théâtre ukrainien ne nous confirme que ce que nous savons depuis fort longtemps : que vaut un appareil de ce type face aux missiles Sol-air basse couche (SABC), voire même face aux moyens plus rudimentaires de Lutte anti-drones (LAD) ? Quand abandonnerons-nous ce bijou de sophistication et ce gouffre à crédits de Maintien en condition opérationnelle (MCO) au profit de drones aériens armés plus rustiques, mais dont la perte n’obèrera pas un capital humain difficile à recruter, à former et à instruire, et cher à entraîner ?

EN SYNTHÉSE

L’avenir n’est écrit nulle part et bien malin celui qui aurait pu prévoir que les Ukrainiens résisteraient d’aussi belle manière au rouleau compresseur russe. Aujourd’hui, des avis autorisés martellent que, naturellement, à la fin, Poutine gagnera, forcément… C’est mathématique, alors à quoi bon résister ? Bien au contraire, la résistance acharnée des Ukrainiens sera gage de notre Paix future, lorsque même les Russes comprendront que le principe même de guerre, tant loué, est définitivement à ranger au magasin des accessoires d’un autre temps.

En attendant, il faudra apprendre à nous passer de sources d’approvisionnement énergétiques peu sûres, peu fiables, contraires à nos principes de souveraineté et d’indépendance… et acheter des pulls. Loin de nous contraindre à la soumission, cette épreuve devrait nous inciter à un recentrage sur la défense de nos intérêts propres et à nous détourner des injonctions de pouvoirs étrangers sensibles au chant des sirènes prétendument écologistes, hissant le gaz russe au rang d’énergie propre et en diabolisant, toujours, le nucléaire français.

Même si toute cette affaire sombre, comme il faut le prévoir, dans une cacophonie indescriptible et un sauve-qui-peut général, pour en revenir au plus vite au ‘Business as usual’ cher à nos voisins d’Outre-Rhin, nous aurons toujours besoin d’une défense authentiquement nationale, s’appuyant sur une structure de renseignement professionnalisée et des moyens d’action véritablement efficaces. C’est, à mon sens, dans ce domaine que nous pourrons progresser le plus vite. Nous appuyant sur une doctrine d’intervention rénovée et sur une force d’action rapide souple et légère, mais à la létalité décuplée, il nous faudra apprendre à « faire la guerre autrement » en agissant sur les champs immatériels comme sur la maîtrise de l’information. Vaste programme mais au combien ambitieux et exaltant…

Thierry BARRAULT

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5 Commentaires

  1. Moi, ce qui me frappe le plus, c’est la difficulté à mettre en œuvre des avions de combat. Je ne suis pas certain de l’analyse. Aura-t-on toujours 10 avions de renseignement à côté du théâtre d’opération et intouchables? Nsp. Sans eux, embuscades et drones seraient-ils aussi efficaces? Nsp. Mais est-il possible pour un avion de pénétrer dans la profondeur du dispositif ennemi avec des DCA bien maintenues? Pas certain. Des plateformes à 60m€ sont-elles la panacée pour une guerre prolongée? Pas sûr non plus. Le pratique et pas cher a du bon. Le consommable a du bon. Les plateformes hyper sophistiquées sont bien, mais pas longtemps.

  2. La géo stratégie ne se limite pas aux questions d’armement tactique . Prétendre que il suffira d’acheter des pulls pour régler les problèmes de déficit énergétique est un peu court. Toutes les industries utilisent de l’énergie massivement et plutôt du gaz car son rendement est le meilleur et son prix , jusque récemment était avantageux. La production énergétique de base est une industrie qui se bâtit sur du long terme , au moins 10 ans. La transition énergétique est loin d’avoir prouvé son efficience alors que tout les sources traditionnelles ont fait l’objet de désinvestissement systématique . L’affaire du gaz ou du pétrole Russe est une catastrophe annoncée pour l’économie de l’Europe. Nul besoin d’imaginer une agression Russe qui reste un fantasme . L’Europe tombera sans combattre faute de moyens car il est trop tard pour sortir de l’ornière ou des rêveurs irresponsables nous ont entraînés.

  3. Tout à fait d’accord avec vous: Poutine a fait voler l’ordre international en éclat ……mais il n’est pas le premier dans ce siècle. Bush fils, sans motion de l’ONU, envahissant l’Irak a adopté la même conduite provoquant un cataclysme au Moyen Orient. L’OTAN a aussi outrepassé l’ordre international avec l’intervention au Kosovo ce qui provoque des frontières bien indécises dans les Balkans
    L’ordre international à dominante occidentale a certes volé en éclats depuis l’intervention russe mais si l’on dépasse le cadre occidental il apparait des tendances lourdes ailleurs sur la planète. Mexique, Brésil, Afrique du Sud, Inde, Indonésie n’ont pas manifesté, en dépit des pressions de Washington,une attitude hostile vis à vis de Moscou. Quant à la Chine……..Tous ces pays ,membres du G20, s’opposent à l’exclusion de la Russie du club censé garantir un dialogue en vue d’une coexistence pacifique. Le prochain sommet du G20 doit se tenir en automne à Bali et si la Russie en est mise au ban l’on risque fort d’assister à une renaissance d’une entente entre pays non aligné comme elle intervint à Bandoeng, là aussi en Indonésie.
    Plus de 70 ans plus tard, l’Occident n’aura plus comme interlocuteurs des pays du Tiers Monde mais des puissances démographiques, économiques ,militaires et culturelles qui contesteront l’ordre établi..dans ce contexte l’ONU ne garderait son rôle qu’en satisfaisant la revendication de plus en plus insistante d’un élargissement du Conseil de Sécurité à ces nouveaux acteurs.
    Et la France dans tout cela? Plutôt que de s’hypnotiser sur les mirages européens que fait miroiter la RFA de plus en plus attirée par l’Est et le Nord de l’Europe elle devrait avoir le courage de renouer dans la tradition gaulliste avec ce qui fut le Tiers Monde.

  4. Cet exposé est confus, pour le moins et surtout imprévoyant.

    D’abord la totale prise de parti en faveur d’un état failli, affreusement corrompu, sous perfusion américaine et dont les forces armées organisées à partir de milices ultra nationalistes, se livrent du fait de leurs traditions envers leurs propres civils à des représailles anti pillards et anti désertions, tout à fait indignes d’un pays candidat à entrer dans l’UE. Libérés de prison et équipés d’armes lourdes, toutes les mafias ukrainiennes sont donc maintenant en veille à l’ouest du pays, et se préparent à lutter contre quoi?
    Pas forcément contre l’armée Russe, dont ses dirigeants ont trop cru à la terreur qu’elle pouvait inspirer et qui s’est retirée finalement en bon ordre, en gaspillant à la Russe, une variante du gaspillage à l’Américaine, qui ne fut pas glorieuse non plus en Irak et en Afghanistan, en plus après 20 ans de présence.

    La libération de Marioupol, avec la révélation de la vérité au sujet de son occupation et de sa défense par des miliciens nationalistes fanatiques entrainés par l’OTAN (boucliers humains, exactions diverses) va faire de gros dégâts à une propagande très supérieure en efficacité le premier mois à tout ce que les nazis et les communistes avaient pu faire de plus unanime et de plus fabriqué et dont vous êtes un porteur patent.
    Pourriez-vous, monsieur l’expert, nous évoquer ne serait ce qu’allusivement l’ampleur des dommages causés à l’Ukraine par l’armée Russe dont vous ne dénoncez que l’amoralisme ?

    Votre allusion à la nécessité de porter des pulls semble signifier d’autre part que vous avez acheté l’éventualité d’une rupture de la fourniture du gaz Russe (au delà d’une simple augmentation de son prix, le facteur multiplicatif étant à déterminer, x10 ?).
    Ignorer que cela signifie l’effondrement de l’industrie Allemande en quelques mois et la destruction et la ruine de l’Union Européenne immédiatement après est un tout petit peu inconséquent.
    Quoi qu’il en soit et en tout état de cause, la Russie vient d’augmenter son territoire d’une portion de l’Ukraine définitivement démembrée, laissant l’Occident à ses traités bidons (qu’il violait à volonté sans vergogne ni hésitation) mais surtout sans plus de suprématie monétaire; celle-ci est en effet définitivement perdue, cela aura été le poisson d’avril de 2022.

    Vous pourrez toujours vous entrainer avec vos nouveaux gadgets « mili » hors de prix une fois la paix revenue, mais avec quel argent ?

  5. Dans la première partie de votre exposé, vous manquez d’objectivité. Votre parti-pris anti russe abolit les raisons premières de ce conflit (Non respect des accords de 2014 par l’Ukraine, volonté de rentrer dans l’OTAN, violences sur les Républiques auto-proclamées…).
    C’est dommage car cela rend la suite de votre développement sujet à caution. Alors que vous avez raison (Souveraineté nationale) !
    D’autres voies concernant les relations avec la Russie sont possibles. Elles mériteraient qu’on s’y intéresse.

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