vendredi 17 mai 2024

CHRONICORUM BELLI du 20 janvier

20 janvier 1795 : prise d’Amsterdam.

Le général français Pichegru entre à Amsterdam avec son armée, dans le but de s’emparer définitivement des Provinces-Unies. Le gel des glaces lui permet de vaincre sans difficulté la flotte hollandaise (neutralisée par un raid … de hussards) et d’atteindre ainsi Groningue le mois suivant. La France détient alors la totalité des Provinces-Unies, qui disparaissent définitivement en s’ajoutant au territoire de la future Belgique, formant provisoirement la République batave.


20 janvier 1841 : cession de Hong-Kong à la Grande-Bretagne.

Le capitaine Charles Elliot débarque les Anglais, évacués de Canton, sur l’île de Hong Kong. Après plusieurs affrontements armés avec les Chinois, la convention de Chuenpi est signée avec le gouverneur de la Province.


20 janvier 1888 : première proposition de loi pour une préparation militaire

Jules Simon, ministre de l’instruction publique, par une circulaire du 13 décembre 1871, faisait connaître « la grande importance attachée par le gouvernement à ce que les exercices corporels, y compris le maniement du fusil, occupent une grande place dans l’éducation de la jeunesse ». La loi militaire du 27 juillet 1872 restait cependant muette relativement à l’instruction préparatoire. Mais cette même année, l’initiative privée entrait en action. On constate alors quelques essais, notamment dans le département de l’Eure, et l’idée se propage lentement dans le pays.

La loi du 13 mars 1875 forma des escadrons d’éclaireurs volontaires. Les jeunes gens désignés pour les constituer n’étaient appelés qu’en cas de mobilisation.

En 1876, une importante société est fondée à Lyon. Deux ans plus tard, au Conseil général de la Seine, M. Engelhard propose l’organisation d’un corps de vélites, âgés de quinze à dix-sept ans, et qui seraient instruits le jeudi et le dimanche de chaque semaine. Quelques mois s’écoulent. M. Georges, sénateur, en son nom et au nom de vingt-deux de ses collègues, présente un projet autorisant les communes à former des compagnies d’instruction pour les jeunes gens âgés d’au moins dix-sept ans. Le général Billot, ministre de la guerre, dépose à la même époque un projet relatif à l’organisation de compagnies de volontaires, et Paul Bert propose de rendre l’instruction militaire obligatoire à partir de l’âge de treize ans.

Les lois du 27 janvier 1880 et du 28 mars 1882 firent de la gymnastique et des exercices militaires une obligation du programme de l’enseignement primaire.

Dans l’esprit de ces lois, Paul Bert, alors ministre de l’instruction publique, charge en 1882 une commission d’étudier tout se qui se rapporte à l’éducation militaire pendant la post-scolarité, et M. le capitaine Daniel y défend un projet semblable à celui de M. le sénateur Georges, mais pour les conscrits de dix-neuf et vingt ans.

C’est alors que les sociétés se multiplient. Elles prennent généralement une devise patriotique comme titre. Leurs cours ont lieu le soir. Pour y amener les jeunes gens, des uniformes aux claires couleurs sont choisis.

A Reims, en 1883, M. Dessoye définit le but à atteindre devant les membres du Congrès de la Ligue française de l’enseignement.

Le XXe arrondissement de Paris donne à cette époque l’exemple d’une organisation qui renseigne sur le fonctionnement des sociétés. Fondée à l’instigation de Gambetta et patronnée par Anatole de la Forge, la Société d’instruction militaire préparatoire du XXe arrondissement avait pris pour devise « Pro Patria ». Les adhérents pratiquaient le tir, la gymnastique et le maniement des armes. Dirigée par un officier de réserve, le capitaine Matifas, elle formait une compagnie de cent vingt jeunes gens. Les cours, de huit heures à dix heures et demie du soir, étaient réglés de la manière suivante :

  • Lundi et jeudi : gymnastique, boxe, bâton, course ;
  • Mardi et vendredi : exercices militaires ;
  • Mercredi et samedi : escrime, théorie, topographie, télégraphie optique.
  • La journée du dimanche était consacrée aux tirs, à l’école de compagnie, à la marche et au service en campagne.
Jean Macé (1815-1894)

En 1888, Jean Macé, sénateur, et trente-six de ses collègues, déposent un projet de loi tendant à l’institution dans tous les chefs-lieux de canton d’exercices mensuels pour les jeunes gens.

Au cours de cette année, les sociétés, déjà nombreuses, dans le but de coordonner leur action et de défendre leurs intérêts, forment à Paris une fédération régionale. Ce cadre ne tarda pas à s’élargir par l’adhésion des Sociétés des départements, et la fédération devint nationale en 1890, sous le titre d’Union des sociétés d’instruction militaire de France. Depuis deux ans déjà, M. Edmond Dollfus comme président et M. Auguste Barrai comme secrétaire général dirigeaient l’organisation des concours nationaux annuels des Tuileries. Ces concours, devenus traditionnels, sont dotés de prix par la Ville de Paris.

Dans le rapport du projet de loi abaissant à trois ans la durée du service dans l’armée active, M. Laisant, député, déclarait :

« Le jour où les jeunes gens auront toutes facilités pour s’instruire dans la connaissance des choses militaires avant leur incorporation ; le jour où l’on ne recevra plus au régiment que des hommes connaissant au moins l’école du soldat, habitués à leur arme, déjà assouplis, ce jour-là ce n’est pas trois années, mais deux au plus qui suffiront pour obtenir le résultat désiré ».

Cette pensée, qui semblait dominer la loi du 15 juillet 1889, fut traduite dans son article 85, lequel prescrivait l’obligation des exercices dans les établissement d’enseignement et l’organisation de l’instruction militaire de la jeunesse.

Les prescriptions de l’article 85 ne furent pas observées. Seules les sociétés, en continuant leur tâche, firent entrer un peu plus dans les moeurs ce que les lois n’abordaient pas encore.

Un simple arrêté, en juillet 1893, ajouta au programme scolaire le tir à la carabine de petit calibre, pour les élèves âgés de plus de dix ans.

Source : Adolphe Cheron, Institut français de l’éducation


20 janvier 1911 : Naissance de Léon Cuffaut,  pilote de chasse de la Seconde Guerre mondiale, titulaire de 17 victoires dont 13 homologuées.

Léon Cuffaut est né le 20 janvier 1911 à Charenton (Val-de-Marne). Il est le fils d’Octave Cuffaut, ingénieur, et de son épouse, née Blanche Milleraut. En 1917, alors qu’il se promène en compagnie de ses parents dans le bois de Vincennes, un avion s’écrase à quelques mètres de lui. Ce drame le pousse davantage vers ces curieux engins qui essaient de défier les lois de la pesanteur.

Il passe sa jeunesse en Bourgogne. Il a fait ses études au lycée d’Auxerre. Il peut contempler longuement les prouesses des pilotes de l’aérodrome régional qui lui inspirent sa vocation pour l’aéronautique. Son assiduité sur les terrains d’aviation est récompensée : il reçoit le baptême de l’air par le colonel Jean Moreau, pilote de la Première Guerre mondiale aux trois victoires. C’est la concrétisation de son rêve et le début d’une brillante carrière.

Léon Cuffaut débute en s’engageant à Oran au titre du 2e groupe d’Afrique, le 25 janvier 1930 et commence son apprentissage de mitrailleur sur Breguet 14. Il passe avec succès, en 1934, le concours d’entrée à l’école de formation des sous-officiers de carrière du personnel navigant d’Istres.

Il obtient, en 1935, son brevet de pilote militaire. Sorti major de sa promotion, il se porte candidat pour l’école de chasse d’Étampes. De mai à août 1936, il découvre une gamme complète d’avions, passant des Nieuport 62 au Dewoitine D.501, s’exerçant au pilotage sans visibilité sur Morane 230.

Il est affecté, en août 1936, à la base aérienne 156 de Bizerte où il sert sous les ordres du capitaine Murtin. Il sera sollicité par l’action d’aviation populaire qui s’est installée à côté de la base. Il consacrera ses après-midis à former les jeunes pilotes et décernera plus d’une trentaine de brevets, avec la bienveillance de sa hiérarchie. Le capitaine Tricot l’encourage à se présenter au concours d’entrée à l’École de l’air, ce qu’il fait en septembre 1937. Il est admissible à l’écrit mais il ne peut passer l’oral car il y a un contre-temps.

Il est envoyé convoyer des avions en Espagne avec l’ordre de convoyer des avions aux républicains espagnols. Il y rencontre André Malraux et le capitaine soviétique Gueorgui Zakharov. Une fois sa mission terminée, il repasse avec succès le concours d’entrée à l’École de l’air.

En 1939, Léon Cuffaut, alors sous-lieutenant, est affecté au G.C. I/3 puis au G.C. II/6 sur MS 406. Le 22 novembre 1939, il descend ses deux premiers Me 109 allemands. Pendant la campagne de France de 1940, il est déjà commandant d’escadrille, au Centre d’instruction de la chasse (CIC), situé sur la base aérienne 122 Chartres-Champhol. Replié sur Toulouse, il rencontre Didier Daurat qui lui conseille de gagner l’Afrique française du Nord.

Il embarque clandestinement à bord d’un Lockheed Electra, arrive à Oran, dans la soirée du 25 juin 1940, sous le feu de la DCA. Il est affecté à Alger puis participe à la campagne de Syrie en 1941 au sein du G.C. II/3 sur D.520. Son attitude complaisante envers les gaullistes lui vaut d’être muté en décembre 1941 comme chef du centre de haute-montagne de Tikjda en Grande Kabylie. Il participe à l’organisation d’une filière du réseau de résistance Alliance.

NORMANDIE-NIEMEN

Le 29 mai 1943, il se porte volontaire pour faire partie des renforts envoyés au régiment de chasse Normandie-Niémen. Il arrive à Toula le 22 novembre 1943 et sert au Normandie-Niémen jusqu’à la fin de la guerre sur Yak 9.

Le 25 mai 1944, il quitte Toula pour Doubrovskaïa (près de Smolensk) avec le régiment en tant que lieutenant de la 1re escadrille « Rouen ». Il participe à la deuxième campagne et obtient plusieurs victoires aériennes. Il est promu capitaine le 8 août 1944 mais doit quitter le groupe le 31 octobre 1944 pour des raisons de santé. Il est dirigé sur le Moyen-Orient.

Le capitaine Cuffaut termine la guerre avec 17 victoires aériennes dont 13 homologuées, ce qui le place parmi les premiers as français de la Seconde Guerre mondiale. Après la capitulation de l’Allemagne, il est tour à tour commandant d’escadrille et commandant de groupe. Il commande le Normandie-Niémen d’avril 1947 à septembre 1948 (Base aérienne 151 Rabat-Salé, au Maroc). Il termine sa carrière militaire avec le grade de général de brigade aérienne en 1962.

Il totalisait 18 700 heures de vol et avait effectué 1 010 missions de guerre en 2 626 heures de vol de guerre, ce qui est exceptionnel pour un pilote de chasse français.

Léon Cuffaut devient directeur général de l’Aéro-Club de France de 1962 à 1977. Il mêle les activités aéronautiques, associatives et d’aides : chef pilote et instructeur de l’Aéro-Club des handicapés aux Mureaux à partir de 1983, il forme, avec l’aide du colonel Guy Eisenbach, un ancien de la Royal Air Force (mort le 30 novembre 2001) de nombreux élèves dont des anciens pilotes et parachutistes grièvement blessés en service et des polios ou accidentés de la route. Il est décédé le 18 septembre 2002.

Source : WIKIPEDIA

©Photographe inconnu/ECPAD/Défense.31 mai 1945.

20 janvier 1942 : conférence de Wannsee (Allemagne).

Lors d’une réunion secrète, une vingtaine de dirigeants nationaux-socialistes planifient la « solution finale à la question juive ». Rédigé par Adolph Eichmann, le procès-verbal des entretiens est accablant. Alors que les massacres de Juifs ont déjà commencé depuis des mois (notamment en Ukraine), il s’agit désormais pour les services de sécurité nazis d’adopter une méthode industrielle de destruction. 


20 janvier 1945 : début de la bataille de la poche de Colmar.

Le général de Lattre donne l’ordre à Béthouart et Monsabert de réduire la poche de Colmar avec l’aide des 1re et 3e divisions américaines. Les combats sont d’une très grande intensité et se déroulent au cours d’un hiver particulièrement rigoureux (-20°C fréquents) face à 72 000 Allemands commandés par Himmler en personne. Devant la difficulté de prendre Colmar, le général Guy Schlesser conçoit une manœuvre audacieuse qui réussit parfaitement et la ville tombe sans dégâts. Le 2 février, un régiment américain, qui par le jeu des relèves des unités de tête vient de percer les défenses de Colmar, a l’élégance de laisser les chars du 1er Cuirassier entrer en premier dans Colmar. La bataille s’achève le 9 février et avec elle, la bataille d’Alsace. Le général Schlesser est embrassé par son chef le général de Lattre, et fait citoyen d’honneur de la ville.

Bataille de la poche de Colmar : Un char Sherman M4 lors de la libération de Riquewihr, dans le Haut-Rhin. Crédit : A. Hugel-MMCPC

20 janvier 1951 : fin de la bataille de Vinh Yen (Indochine). Et victoire de de Lattre.

La bataille de Vĩnh Yên (en vietnamien : Trận Vĩnh Yên), qui se déroula du  au , constitua un engagement militaire majeur de la guerre d’Indochine. Elle opposa les forces de l’Union française à celles du Việt Minh, et se solda finalement par une victoire tactique et stratégique décisive des Français, commandés par Jean de Lattre de Tassigny, sur leurs adversaires, menés par Võ Nguyên Giáp. Cette réussite de l’Union française marqua un véritable tournant dans le déroulement du conflit, quelques mois après le désastre qu’avait représenté pour les Français la bataille de la RC 4.

La 308e division effectua une diversion sur Bao Chuc, un petit avant-poste à environ quatre kilomètres au nord-ouest de Vĩnh Yên. Le GM 3 se porta rapidement au nord afin de prendre la relève des 50 soldats assiégés de la garnison, mais il tomba dans une embuscade tendue par les forces de la 312e division à Dao Tu. Une série de frappes aériennes et des barrages d’artillerie permirent finalement au GM 3 de se dégager du piège et de battre en retraite à Vĩnh Yên, mais trop tard pour avoir pu empêcher la perte d’un bataillon entier et la quasi-destruction d’un autre. Les forces du Việt Minh, profitant de leur succès, prirent une chaîne de collines face à Vĩnh Yên.

Le 14 janvier, de Lattre vint à Vĩnh Yên afin de prendre le contrôle effectif des opérations. Il ordonna au GM 2 de venir de Hanoï pour servir de réserve, puis au GM 1 d’attaquer à l’ouest et de percer jusqu’à la ville de Vin Yen. Il demanda également un soutien aérien ainsi que des renforts. Le GM 1 réussit à effectuer une avance victorieuse le long de la Route 2 et fit sa jonction avec le GM 3 afin de mener plusieurs attaques qui délogèrent finalement les viet minhs des collines récemment capturées. Le , cependant, les Việt Minhs déclenchèrent une contre-attaque massive à l’aide de la 308e division. De Lattre répliqua par la plus importante concentration de frappes aériennes françaises de toute la guerre, lors de laquelle le napalm fut pour la première fois utilisé à grande échelle. Les troupes de Giáp durent battre en retraite. Dans les premières heures du 17 janvier, les soldats français, ayant poussé jusqu’à la colline 101, tombèrent à court de munitions, tandis que les forces Viêt Minhs s’emparèrent bientôt de la colline 47. Giáp avait le contrôle du centre, alors que les Français tenaient les collines 210 (10e bataillon parachutiste de chasseurs à pied) et 157 sur les flancs. À l’aube, la 308e division recommença l’attaque.

De Lattre se servit du GM 2, sa dernière réserve, afin de se porter sur la Colline 47, tandis que le GM 3 fut envoyé vers les positions françaises isolées de la Colline 210. Des attaques aériennes au napalm appuyèrent ces deux offensives. En fin de compte, l’aviation française emporta la décision. La 308e division commença à retraiter, et la 312e tenta une dernière action désespérée. Néanmoins, elle ne put renverser la situation. Le soir du , les deux divisions viet minhs se retirèrent dans les montagnes.

i cette impressionnante victoire française ne fournit aucun sursis de court-terme — Giáp essaya de nouveau de franchir les lignes de défense françaises peu de temps après —, elle n’en fut pas moins un incontestable remontant moral pour les soldats français. Elle confirma en outre que Paris avait pris la bonne décision en nommant De Lattre pour conduire les opérations contre le Việt Minh. Du point de vue stratégique, la bataille signifiait que la guerre n’était pas près de se terminer et que la victoire ultime et décisive demanderait, aux deux camps, des efforts considérables.

Vinh Yen de Alexander Zervoudakis, Revue Historique des Armées N° 194 (mars 1994)


20 janvier 1960 : Massu rappelé à Paris.

Le ministre de la Défense, Pierre Guillaumat, reproche au général de division Massu (commandant le corps d’armée d’Alger) une interview qu’il a accordée au journal allemand Suddeutsche Zeitung et dans laquelle il montre qu’il n’est pas d’accord avec la politique algérienne de De Gaulle. Ce dernier le relève de son commandement.


20 janvier 1981 : libération des otages américains (Iran).

Le 4 novembre 1979, 400 étudiants iraniens prennent d’assaut l’ambassade des États-Unis à Téhéran, en réaction à l’hospitalisation du shah Mohammad Reza Pahlavi (ancien dirigeant iranien réfugié au Mexique) le 22 octobre 1979 à New York. Pendant 444 jours, cinquante-deux diplomates et civils américains sont retenus en otage. Le jour de la prise d’otage, 6 diplomates américains réussissent à s’enfuir, avec l’aide de la CIA, en se faisant passer pour des cinéastes. Cette anecdote est très bien racontée dans le film Argo, réalisé par Ben Affleck en 2012. Les 52 otages sont finalement libérés le jour de l’investiture du président Ronald Reagan.


20 janvier 1988 : fin de la bataille de Cuito Cuanavale (Angola).

Durant une vingtaine d’années et dans le cadre de l’affrontement Est-Ouest, le Sud-ouest africain a connu un conflit pour le contrôle de la zone composée des actuels Namibie, Angola et Zambie. Le 12 janvier, les forces armées populaires de libération de l’Angola (FALPA) et le mouvement indépendantiste namibien (SWAPO) lancent un raid contre le chef de l’UNITA (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola), Jonas Savimbi, dans son repère de Jemba. Soutenue par les forces sud-africaines, l’UNITA contre-attaque et exploite immédiatement l’erreur des communistes en faisant une profonde incursion vers la capitale. Alerté, Cuba projette en Angola d’importants moyens qui stoppent la percée au niveau de Cuito Cuanavale. L’affrontement est le plus important pour l’Afrique depuis la Seconde Guerre Mondiale. Le camp cubain perd 4 600 hommes en une semaine. L’Afrique du Sud enregistre peu de pertes mais se résout à négocier, ne voulant pas d’une guerre totale que son opinion publique ne soutiendrait pas.


20 janvier 2012 : cyberattaques mondiales d’envergure.

Le FBI et la police néozélandaise procèdent à l’arrestation de Kim Schmitz alias Kim Dotcom et déconnectent son site Internet de téléchargement, Megaupload, responsable d’un manque à gagner sur les droits d’auteurs, estimé à 500 millions de dollars. Immédiatement une série de cyberattaques touchent de très nombreux sites dans le monde. Les sites du FBI, d’Universal, de la Maison Blanche et de l’Élysée, pour ne citer que les plus emblématiques, sont attaqués, et rendus indisponibles ou « défacés ». Si ce genre d’attaques numériques n’est pas nouveau, son ampleur, sa coordination et sa rapidité prouvent une capacité inquiétante. Les attaques ont été revendiquées par le collectif de hackers Anonymous.

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1 COMMENTAIRE

  1. Pascal PECCAVET Historien de la bataille de Dien Bien Phu.
    Attaché Principal d’Administration d’État dans l’Éducation Nationale . Ancien commandant de bord sur Gazelle 2500 heures de vol, ancien combattant Guerre du Golfe et Somalie. Commissaire aux Armées de Réserve.
    Chercheur à l’ECPAD et au SHD. Auteur de « Dien Bien Phu Indochine Journal de marche 20 novembre 1953 au 07 mai 1954. (650 pages 400 photographies)

    Le 20 janvier 1954 déclenchement de l’opération Atlante sur le centre Vietnam. L’opération Atlante est une opération militaire de la guerre d’Indochine, composée de trois phases, Aréthuse, Axelle et Attila, sur six mois à partir du 20 janvier 1954. Le général Henri Navarre a employé 53 bataillons d’infanterie et d’artillerie pour essayer de prendre au piège 30 000 soldats Vietminh supposés cachés parmi une population locale de 2 millions d’habitants répartis dans les lagunes marécageuses entre Tourane et Nha Trang, dans le Centre du Vietnam. L’objectif était de pacifier la population locale et de rétablir la souveraineté du gouvernement de Bảo Dai. Visite du Secrétaire d’État Jacquet, l’Ambassadeur Dejean, le Chef d’état Major le Général Blanc, le Général commandant en chef Navarre sur le site de Dien Bien Phu. Mise en place de l’artillerie Vietminh autour de la cuvette de Dien Bien Phu Le régiment 57 de la division 304 vient d’arriver à DBP. Trois nuits sont prévues pour amener les pièces à bras d’homme jusqu’aux positions de batteries dans les collines. Il fallut cependant 7 nuits pour hisser certaines pièces. Les pièces de 75 mm de la division 351 du régiments 34 (15 pièces de 75 mm de montagne et de 20 mortiers de 120mm) (matériel décomposable en plusieurs fardeaux) furent égrenées le long des crêtes qui dominaient la plaine à l’Est
    Les obusiers de 105 Vietminh sont répartis en deux paquets : d’une part, dans la haute vallée de la Nam Youm et d’autre part dans la région ou la piste Pavie s’élevait sur les contreforts du plateau de Ma Phang.

    Je suis en mesure de donner jour par jour minute par minute les opérations et le déroulement des opérations de la bataille de Dien Bien Phu jusqu’au 8 mai.

    Cordialement.

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