23 janvier – 52 : insurrection des Gaules (Orléans).
Le parti anti-romain grandit chez les tribus gauloises qui ne supportent pas les privilèges économiques des marchands romains. Le signal de la révolte est donné par le massacre de Cenabum (Orléans) conformément à ce qui aurait été décidé lors du dernier rassemblement des chefs gaulois dans la forêt des Carnutes. Vercingétorix, fils d’un de ces chefs mais aussi ancien compagnon de César, prend la tête de la révolte. L’expression forêt des Carnutes est passée dans le langage courant pour désigner un « rassemblement secret ». Dans la guerre des Gaules, César écrit que la révolte gauloise a été fomentée « au milieu des bois » à l’occasion des rassemblements annuels gaulois. Les Carnutes étaient avant tout une tribu gauloise du centre de la France.

23 janvier 1811 : prise d’Olivença (Espagne).
Après 10 jours de siège, le maréchal Masséna conquiert la ville espagnole et s’empare de ses magasins, de son artillerie et fait 4 000 prisonniers.
Les Espagnols se retiraient en toute hâte sur Badajoz, poursuivis par le duc de Dalmatie, commandant en chef le 5e corps d’armée. Près de 5 000 Espagnols avaient été jetés dans Olivença, place forte. Aussitôt le duc de Dalmatie fit marcher sur cette ville la division Girard, fit sommer le gouverneur de rendre la place, et sur sa réponse, sans attendre son artillerie de siège, fit ouvrir la tranchée le , le lendemain de son arrivée devant Olivença.
La tranchée fut continuée avec vigueur, et le siège s’avançait sans aucune inquiétude de la part des Espagnols réunis près de Badajoz, que le général Briche était chargé d’observer de sa position de Talavera la Real.
Cependant, voyant la rapidité des travaux, cette armée eut honte de rester dans l’inaction, et se mit en marche pour opérer une diversion.
Elle attaqua le 20 le général Briche avec toute sa cavalerie, mais après un combat sanglant, où les assiégeants eurent le dessus, les Espagnols furent repoussés et reconduits avec vigueur jusque sous les murs de Badajoz.
Le 21, le principal bastion de la place était exposé au feu des Français, par le couronnement du chemin couvert exécuté avec les seuls moyens de l’artillerie et du génie de l’avant-garde. Dans ce moment arriva une division d’artillerie de siège, qui fut mise en place dans la nuit, et démasquée le 22 au matin. Elle tira aussitôt sur la place pour faire brèche, et au bout de deux heures la brèche commençait à se former, lorsque le gouverneur, voyant qu’il n’avait plus d’espoir du côté de l’armée de Badajoz, et qu’il ne lui restait plus aucun moyen de défense, demanda à capituler ; ce qui lui fut refusé.
Bientôt après il se présenta en avant de la porte avec son état-major, et se rendit à discrétion, avec une garnison de 4 500 hommes. Ainsi, après dix jours de tranchée ouverte, la forte place d’Olivença tomba au pouvoir des Français, qui y trouvèrent 18 pièces de canon en bon état.

23 janvier 1871 : « capitulation » de Paris.
Le 23 janvier, à Versailles, Jules Favre obtient un armistice. Cette décision, assimilée à une capitulation, ne fait qu’accroître l’exaspération d’une partie de la population convaincue d’un injuste abandon et va constituer une des causes de la Commune.

23 janvier 1916 : combat de M’Rirt (Moyen Atlas – Maroc).
Profitant de la faible présence militaire française laissée sur le sol marocain, les tribus berbères, instrumentalisées par les Allemands, relancent leurs attaques contre les postes isolés. M’Rirt avec sa vingtaine de Goumiers est dégagé par l’intervention d’un groupe nomade qui cause 200 pertes aux assaillants contre 81 français.
23 janvier 1917 : le général Berthelot au GQG russe (actuelle Saint-Pétersbourg).
Berthelot est envoyé par Joffre dès fin 1916 en Roumanie à la tête de la mission militaire française pour y reconstruire l’armée roumaine quasiment détruite par l’offensive des puissances centrales sitôt l’entrée en guerre de la Roumanie (27/08/1916).
Afin de coordonner les efforts franco-roumains avec ceux des Russes, Berthelot se rend au GQG du Tsar où dans une ambiance de fin de règne (Abdication de Nicolas II début Mars) il constate à la fois la difficulté du commandement russe à communiquer avec ses forces présentes en Roumanie et le mécontentement du GQG face à l’influence française grandissante sur les cadres et la population roumaine.
Lire l’ouvrage de Michel Roussin, Sur les traces du général Berthelot, Editions Guéna-Barley 2013.
23 janvier 1924 : naissance de la journaliste et reporter de guerre Brigitte Friang.
Berthe Elisabeth Friang qui se fera appeler par son prénom de résistante Brigitte Friang est née le 23 janvier 1924 dans le 16e arrondissement de Paris et morte le 6 mars 2011 à Apt.
Résistante à 19 ans, rescapée de Ravensbrück, attachée de presse d’André Malraux est décédé à 87 ans, elle a traversé son siècle en femme libre, courageuse et indépendante.
Brigitte Friang naît le 23 janvier 1924 à Paris dans une famille bourgeoise qu’elle quitte pour s’engager dans la Résistance à l’âge de 19 ans. Elle entre en août 1943 au Bureau des opérations aériennes (BOA), réseau chargé d’accueillir les agents et les armes du Bureau central de renseignement et d’action (BCRA, services secrets de la France Libre). Dite dite « Galilée 2 », elle va inspecter des terrains d’atterrissages clandestins, porter des documents ou des valises de radioguidage. En mars 1944, donnée par un membre de son réseau, elle est interpellée au Trocadéro par la Gestapo, bouscule un Allemand avant d’être blessée d’une balle dans le ventre. Torturée, elle ne parle pas. Déportée à Ravensbrück à l’âge de 21 ans, elle survit à une « marche de la mort » (470 km à pied pendant trois semaines).
Première correspondante de guerre A son retour à l’Hôtel Lutetia à Paris qui accueille les rescapés des camps, elle ne pèse plus que 26 kg. D’abord attaché de presse d’André Malraux au rassemblement du peuple français (RPF) de 1947 à 1951, une fonction qu’elle reprendra en 1958 et 1959 au ministère avec André Malraux. Elle tint dans les « Antimémoires » de l’écrivain le « rôle symbolique des femmes déportées, ce peuple dérisoire des tondues et des rayées ».
Elle passe son brevet parachutiste militaire, devient correspondante de guerre, d’abord pour la presse écrite, puis pour la télévision à l’ORTF. Prisonnière du Vietcong, sautant en parachute avec des commandos parachutistes, prise sous le feu des mortiers, elle dira un jour : « Je passe ma vie à crever de frousse ».Première femme correspondante de guerre, Brigitte Friang fut l’une des rares femmes de sa génération à couvrir la guerre d’Indochine de 1951 à 1954 – elle fêtera ses trente ans en janvier 1954 dans la cuvette de Diên Biên Phu -, l’expédition de Suez en 1956, la guerre des Six Jours en 1967 ou l’offensive du Vietcong du Têt sur Saïgon en 1968. En mai 1968, cette gaulliste est pourtant licenciée de l’ORTF où elle dénonce les pressions du pouvoir sur les rédactions. Après 1968, Brigitte Friang devient journaliste indépendante et écrit plusieurs livres.
Elle avait raconté sa vie dans « Regarde-toi qui meurs » (Robert Laffont), paru en 1970, un livre dédié à André Malraux.
Brigitte Friang était grand officier de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite, rosette de la Résistance et Croix de guerre 1939-1945 et des TOE (Territoires d’opérations extérieures).

23 janvier 1943 : prise de Tripoli par les Britanniques (Libye).
Pendant 19 mois (septembre 1940 – février 1943), les forces de l’Axe affrontent les Alliés au cours de batailles brillantes et d’une succession d’aller-retour de grande ampleur entre les faubourgs du Caire et Tripoli. Le génie tacticien de Rommel ne peut finalement rien contre la VIIIe armée du prudent et patient Montgomery, faute d’une logistique suffisante. La priorité au front Est donnée par Hitler ainsi que la suprématie britannique en Méditerranée privent Rommel de renfort et l’empêche de traverser l’Égypte pour gagner les champs pétrolifères du Moyen-Orient.
(voir la RHA n°130, journaux de marche du French Squadron S.A.S. en Libye (1942-1943) par le capitaine J. N. Vincent).

23 janvier 1973 : Nixon annonce la fin de la guerre du Vietnam.
Au cours d’une allocution télévisée, le président américain officialise sa volonté de mettre fin à une guerre de 12 ans qu’une majorité de ses compatriotes dénonce de manière virulente. Les accords de paix sont signés 4 jours plus tard à Paris mais les combats vont durer jusqu’en 1975… et ce malgré la volonté de « vietnamiser » le plus possible le conflit. Les Etats-Unis déplorent 58 000 morts, le Vietnam du Sud, 230 000 et le Vietminh environ 1 million.






Bonjour,
Pour l’évènement du 23 janvier 1973 : Nixon annonce la fin de la guerre du Vietnam
Les USA et le Viet Nam du Sud ne combattaient pas le Viet Minh mais le Viet Nam du Nord, à l’instar des 2 Corées, Sud et Nord. Le Viet Minh, c’était pendant la guerre d’Indochine
Cordialement
Les documents pentagon sont passionnants. J’avais gardé le souvenir que la vietnamisation de l’armée début 50 avait été efficace. En fait les chiffres cités montrent qu’on en était bien trop loin pour espérer un relai.
As of 1953 , there were 2600 native officers of whom only a handul held rank above major compared with 7000 french officers in a force of 150 000 vietenamese troops. Sur Dien bien phu, les chiffres sont encore plus durs: 11 officiers vietnamiens sur 393 alors que leurs troupes représentaient 36% des effectifs. (papiers A20 , publication 2/48)
Le nombre d’officier vietnamiens en 1953 était effectivement faible, mais il était logique, sachant que la vietnamisation avait été lancée par de Lattre en 1950 et qu’il faut un certain temps (de 6 mois à 3 ans) pour former un lieutenant et une dizaine d’année pour un officier supérieur. Pour l’anecdote, un certain nombre d’officiers laotiens, formés à Saint-Cyr dans les années 60-70, ont été intégrés dans l’armée française avec leur grade lors de la prise du pouvoir par les communiste ; les derniers ont quitté le service dans les années 1990.