26 septembre 1580 : Francis Drake rentre à Plymouth après le deuxième tour du monde de l’histoire.
Le Golden Hind jette l’ancre à Plymouth près de 3 ans après son départ. Francis Drake est le premier capitaine à accomplir en personne, et à ramener vivant, un voyage autour du monde ; l’expédition de Magellan avait été achevée par Juan Sebastián Elcano après la mort de son chef. Drake rapporte une fortune prise aux Espagnols.
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Drake a déjà mené plusieurs raids contre l’empire espagnol des Caraïbes lorsqu’il quitte Plymouth le 13 décembre 1577 avec 5 navires et environ 160 hommes. L’expédition, soutenue en secret par Élisabeth Ire et plusieurs de ses conseillers, se présente comme un voyage commercial. Son but réel est de gagner le Pacifique et de frapper les possessions espagnoles de la côte américaine, qui ne s’attendent à aucune attaque de ce côté.
La traversée de l’Atlantique est éprouvante. En juillet 1578, dans la baie de San Julián, en Patagonie, Drake fait juger et décapiter l’un de ses gentilshommes, Thomas Doughty, accusé de mutinerie. Il franchit le détroit de Magellan en seize jours, fin août et début septembre 1578. Son navire amiral, le Pelican, a été rebaptisé Golden Hind en l’honneur de Christopher Hatton, l’un des commanditaires, dont la biche d’or orne les armoiries. À la sortie du détroit, une tempête disperse la flottille : le Marigold disparaît corps et biens, l’Elizabeth rentre en Angleterre. Drake poursuit seul. Poussé vers le sud, il reconnaît que la Terre de Feu n’est pas la pointe d’un continent austral et qu’une mer libre s’étend au-delà.
Il remonte ensuite la côte du Chili et du Pérou, pille Valparaíso et entre dans le port de Callao. Le 1er mars 1579, au large de l’Équateur, il capture le galion Nuestra Señora de la Concepción, surnommé Cacafuego, chargé d’argent, d’or et de pierres précieuses. Pour éviter les Espagnols qui l’attendent au sud, il cherche un passage par le nord, remonte jusqu’à la côte de l’actuelle Californie, où il fait relâche en juin 1579 et prend possession du pays sous le nom de Nova Albion, puis traverse le Pacifique. Il touche les Moluques, où il négocie des clous de girofle avec le sultan de Ternate. En janvier 1580, le navire s’échoue sur un récif près de Célèbes et n’est dégagé qu’en jetant une partie de la cargaison. Drake franchit ensuite le cap de Bonne-Espérance et remonte l’Atlantique en touchant la Sierra Leone.
Le 26 septembre 1580, il entre à Plymouth avec une cinquantaine de survivants. Sa première question porte sur la reine : est-elle toujours en vie ? Le butin, estimé à plusieurs centaines de milliers de livres, rapporte à la Couronne une somme supérieure à ses recettes ordinaires d’une année. L’ambassadeur d’Espagne exige la restitution des prises. Élisabeth répond en se rendant le 4 avril 1581 à bord du Golden Hind, à Deptford, où Drake est fait chevalier. Le navire y reste exposé jusqu’à sa décomposition vers le milieu du XVIIe siècle.
26 septembre 1687 : un obus vénitien fait exploser le Parthénon.
Pendant le siège de l’Acropole d’Athènes par les Vénitiens, un projectile de mortier atteint le Parthénon, où la garnison ottomane a entreposé de la poudre. L’explosion tue environ 300 personnes et détruit le toit, une grande partie des murs de la cella et de nombreuses colonnes. Le monument, resté presque intact pendant 2 000 ans, prend l’aspect de ruine qu’on lui connaît.
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En 1684, Venise entre dans la Sainte Ligue formée contre l’Empire ottoman après l’échec du siège de Vienne. Le capitaine général Francesco Morosini conquiert le Péloponnèse en 1685-1687, puis se tourne vers l’Attique. Le 21 septembre 1687, une armée d’environ 10 000 hommes, commandée par le général suédois Otto Wilhelm von Königsmarck, au service de Venise, débarque à Éleusis. Les Ottomans d’Athènes se retranchent sur l’Acropole avec une partie de la population musulmane. Ils ont démoli en 1686 le petit temple d’Athéna Niké pour dégager l’emplacement d’une batterie.
Le Parthénon, successivement église chrétienne puis mosquée, est alors encore couvert. La garnison y a placé sa réserve de poudre et y a abrité des femmes et des enfants, pensant que les assiégeants épargneraient l’édifice. Les Vénitiens installent leurs mortiers sur la colline des Muses et sur l’Aréopage. Le soir du 26 septembre, un obus traverse le toit et fait sauter le dépôt. L’explosion projette les blocs de marbre, abat la plus grande partie des murs longs et plusieurs colonnes des côtés nord et sud, et brise une partie des sculptures des frises. L’incendie qui suit dure jusqu’au lendemain.
La garnison capitule le 29 septembre ; elle obtient d’être transportée à Smyrne avec les musulmans de la ville. Morosini, qui juge Athènes impossible à tenir, décide de l’évacuer au début de 1688. Avant le départ, il fait tenter de descendre les groupes sculptés du fronton ouest, dont les chevaux du char de Poséidon ; les cordages lâchent et les statues se brisent au sol. Il emporte à Venise des lions de marbre, dont le lion du Pirée, placé devant l’Arsenal. Les Vénitiens quittent Athènes en avril 1688, suivis par plusieurs milliers d’Athéniens qui craignent des représailles ottomanes.
26 septembre 1777 : les Britanniques entrent dans Philadelphie.
Deux semaines après sa victoire de la Brandywine, l’armée du général William Howe occupe sans combat Philadelphie, principale ville des colonies et siège du Congrès continental. La prise de la capitale insurgée n’apporte pourtant aucun avantage décisif à la Grande-Bretagne, qui perd la même année une armée entière à Saratoga.
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Au lieu de remonter l’Hudson pour rejoindre l’armée de John Burgoyne, qui descend du Canada, Howe choisit en 1777 de s’emparer de Philadelphie. Il embarque son armée à New York, remonte la baie de la Chesapeake et débarque à la fin d’août à Head of Elk, dans le Maryland. Le 11 septembre, il bat George Washington à la Brandywine ; dans la nuit du 20 au 21 septembre, une colonne britannique surprend à la baïonnette la division d’Anthony Wayne à Paoli. Le Congrès quitte Philadelphie le 19 septembre pour Lancaster, puis s’installe à York, en Pennsylvanie.
Le 26 septembre, lord Cornwallis entre dans la ville à la tête des grenadiers britanniques et hessois, accueilli par une partie de la population loyaliste. Le gros de l’armée campe à Germantown, au nord-ouest. Le 4 octobre, Washington l’y attaque ; l’assaut, désorganisé par le brouillard, échoue. Les Britanniques doivent ensuite dégager le cours de la Delaware, par lequel arrivent leurs approvisionnements. Les forts Mifflin et Mercer résistent plusieurs semaines ; le 22 octobre, un assaut hessois contre Fort Mercer est repoussé avec de lourdes pertes. Les deux forts ne sont évacués qu’en novembre.
Pendant ce temps, Burgoyne capitule à Saratoga le 17 octobre. Cette victoire américaine décide la France à signer avec les insurgés, le 6 février 1778, un traité d’alliance. L’armée continentale passe l’hiver à Valley Forge, où le baron von Steuben entreprend de l’instruire. Howe, remplacé par Henry Clinton, quitte l’Amérique après une fête d’adieu somptueuse, la Mischianza, donnée le 18 mai 1778. Clinton évacue Philadelphie le 18 juin 1778 pour ramener l’armée à New York ; Washington l’accroche le 28 juin à Monmouth.
26 septembre 1815 : signature de la Sainte-Alliance.
À Paris, le tsar Alexandre Ier, l’empereur d’Autriche François Ier et le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III signent un acte par lequel ils s’engagent à gouverner selon les préceptes de la religion chrétienne et à se prêter assistance. Conçu par le tsar comme un pacte de fraternité entre souverains, le texte devient entre les mains de Metternich l’emblème de l’Europe des monarchies contre les mouvements libéraux et nationaux.
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Waterloo est livrée depuis trois mois, Napoléon est en route pour Sainte-Hélène et les Alliés négocient à Paris le second traité de paix avec la France. Alexandre Ier, marqué par un mysticisme croissant, rédige lui-même l’essentiel d’un texte court, en trois articles. Les trois monarques s’y déclarent unis « par les liens d’une fraternité véritable et indissoluble », se considèrent comme les délégués de la Providence pour gouverner « trois branches d’une même famille » et promettent de se porter mutuellement secours. On a souvent attribué une influence décisive à la baronne de Krüdener, prédicatrice piétiste proche du tsar à cette époque ; elle n’est pas démontrée.
Le texte ne comporte aucune obligation précise. Metternich le qualifie en privé de « rien sonore » et le ministre britannique Castlereagh de « pièce de mysticisme sublime et de non-sens ». Presque tous les souverains d’Europe y adhèrent, dont Louis XVIII. Le prince régent britannique envoie une lettre d’approbation personnelle mais le Royaume-Uni n’accède pas à l’acte, faute de pouvoir engager la Couronne sans le Parlement. Le pape s’abstient, et le sultan ottoman n’est pas concerné. La Confédération suisse adhère en 1817.
L’instrument juridique de l’ordre européen est en réalité la Quadruple-Alliance, conclue le 20 novembre 1815 entre la Russie, l’Autriche, la Prusse et le Royaume-Uni, qui prévoit des congrès réguliers ; la France y est associée en 1818 au congrès d’Aix-la-Chapelle. L’usage fait néanmoins de « Sainte-Alliance » le nom de ce système. Au congrès de Troppau, en 1820, les puissances de l’Est affirment un droit d’intervention contre les révolutions. L’Autriche rétablit l’absolutisme à Naples et en Piémont en 1821 ; la France, mandatée au congrès de Vérone, envoie en 1823 une armée restaurer Ferdinand VII en Espagne. Les divergences sur l’indépendance grecque et la révolution de 1830 en France et en Belgique mettent fin au système.
23-26 septembre 1845 : combat de Sidi-Brahim.
Près de Djemaâ-Ghazaouet, dans l’ouest de l’Algérie, une colonne française d’environ 420 hommes tombe dans un piège tendu par l’émir Abd el-Kader. Une compagnie de chasseurs à pied se retranche dans le marabout de Sidi-Brahim et y tient trois jours. Le 26 septembre au matin, les survivants tentent de rejoindre la garnison ; une quinzaine y parviennent. Le combat est devenu la fête de tradition des bataillons de chasseurs.
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En 1845, Abd el-Kader, réfugié au Maroc depuis la défaite de l’armée chérifienne à l’Isly en août 1844, relance la guerre sur la frontière ouest de l’Algérie. Le lieutenant-colonel Lucien de Montagnac commande le poste de Djemaâ-Ghazaouet, l’actuelle Ghazaouet. Informé que l’émir menace les tribus alliées, il sort dans la nuit du 21 septembre avec 354 chasseurs du 8e bataillon de chasseurs d’Orléans et 69 cavaliers du 2e régiment de hussards, soit environ 420 hommes et deux jours de vivres.
Le 23 septembre au matin, Montagnac se porte avec la cavalerie et trois compagnies vers des cavaliers ennemis aperçus la veille, en laissant son bivouac à la garde du commandant Froment-Coste. Il est enveloppé par les forces de l’émir, dont l’effectif est très diversement estimé, de quelques milliers d’hommes à 10 000 selon les sources françaises. Montagnac est mortellement blessé ; les hussards et les chasseurs engagés sont presque tous tués ou pris. Froment-Coste, accouru avec une compagnie, est tué à son tour. Le capitaine de Géreaux, resté au bivouac avec la dernière compagnie, environ 80 hommes, gagne le marabout de Sidi-Brahim, petit sanctuaire entouré d’un mur de pierres sèches, et s’y retranche.
Les assiégés résistent trois jours, sans eau, en découpant leurs balles pour économiser les munitions. Abd el-Kader leur fait porter plusieurs sommations. Selon la tradition, le capitaine adjudant-major Dutertre, fait prisonnier le 23, est conduit devant le marabout pour inviter les défenseurs à se rendre et les exhorte au contraire à se battre jusqu’au bout ; il est décapité. Toujours selon la tradition, le clairon Guillaume Rolland, prisonnier, reçoit l’ordre de sonner la retraite et sonne la charge.
Le 26 septembre à l’aube, les défenseurs sortent en carré et marchent vers Djemaâ-Ghazaouet, à une quinzaine de kilomètres. Harcelés, ils perdent l’essentiel de leur effectif dans le ravin de l’oued Mersa, à quelques kilomètres du poste. Géreaux et le lieutenant de Chappedelaine y sont tués. En fin de journée, seize hommes, le caporal Lavayssière, quatorze chasseurs et un hussard, sont recueillis par la garnison ; plusieurs meurent peu après de leurs blessures. Dans les jours qui suivent, un détachement d’environ 200 hommes parti d’Aïn Témouchent se rend à son tour aux troupes de l’émir.
Les prisonniers, près de 300, sont internés dans le camp mobile d’Abd el-Kader au Maroc. En avril 1846, la plupart sont massacrés dans le camp de l’émir ; quelques officiers, gardés comme otages, survivent. Le clairon Rolland échappe au massacre dans la nuit du 27 avril et rejoint son unité le 17 mai 1846 ; il mourra en 1915, à 93 ans. Abd el-Kader se rend au général de Lamoricière le 23 décembre 1847. La Sidi-Brahim est célébrée chaque année par les bataillons de chasseurs à pied et alpins, et le 8e bataillon de chasseurs porte le nom de « bataillon de Sidi-Brahim ». Les restes des défenseurs, réunis dans un mausolée à Ghazaouet, ont été rapatriés en 1962 au musée des chasseurs de Vincennes.

Nuit du 26 au 27 septembre 1911 : l’ultimatum italien à l’Empire ottoman ouvre la guerre de Libye.
Rome remet à la Sublime Porte un ultimatum de 24 heures exigeant son accord à l’occupation militaire de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque. La guerre est déclarée le 29 septembre. Elle donne à l’Italie la Libye, sert de banc d’essai à l’aviation militaire et ébranle l’Empire ottoman à la veille des guerres balkaniques.
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Depuis la fin du XIXe siècle, l’Italie considère les deux provinces ottomanes d’Afrique du Nord comme sa part du partage colonial. Elle a obtenu l’accord tacite de la France, en échange de sa liberté d’action au Maroc, et celui du Royaume-Uni. La crise d’Agadir, qui ouvre la voie au protectorat français sur le Maroc, pousse le gouvernement de Giovanni Giolitti à agir. La presse nationaliste présente la Libye comme une terre riche et peu défendue.
L’ultimatum, remis à Constantinople dans la nuit du 26 au 27 septembre 1911, invoque les menaces pesant sur les ressortissants italiens et l’hostilité des autorités ottomanes à leurs entreprises. La Porte propose de négocier des garanties économiques ; Rome refuse et déclare la guerre le 29 septembre. La flotte bombarde les forts de Tripoli à partir du 3 octobre ; les premiers marins débarquent le 5, le corps expéditionnaire du général Carlo Caneva le 10. Tobrouk, Derna, Benghazi et Homs sont occupés en octobre.
Les Italiens tiennent rapidement la côte mais se heurtent à l’intérieur à la résistance des troupes ottomanes, peu nombreuses mais encadrées par de jeunes officiers venus de Constantinople, parmi lesquels Enver Bey et Mustafa Kemal, et surtout à celle des populations arabes et de la confrérie sanoussie. Le 23 octobre, à Chara Chatt, dans l’oasis de Tripoli, une attaque surprise inflige de lourdes pertes aux bersaglieri ; les représailles contre la population font des centaines, peut-être des milliers de victimes. Le 1er novembre 1911, le sous-lieutenant Giulio Gavotti lance à la main de petites bombes depuis un monoplan Etrich Taube sur des positions ottomanes près de Tripoli : c’est le premier bombardement aérien de l’histoire. L’Italie emploie aussi des dirigeables et des avions de reconnaissance.
Pour contraindre la Porte, la marine italienne attaque en mer Rouge et en mer Égée, bombarde les Dardanelles et occupe Rhodes et le Dodécanèse au printemps 1912. Le traité d’Ouchy, signé le 18 octobre 1912 au moment où éclate la première guerre balkanique, reconnaît de fait la souveraineté italienne sur la Libye. La résistance intérieure, conduite notamment par la Sanoussiya, se poursuit pendant 20 ans. Elle ne prend fin qu’après la pendaison de son chef, Omar Mukhtar, le 16 septembre 1931, au terme d’une répression marquée par les déportations et les camps de concentration de Cyrénaïque.
26 septembre 1914 : défaite sud-africaine de Sandfontein dans le Sud-Ouest africain allemand.
Au début de l’invasion de la colonie allemande du Sud-Ouest africain, l’actuelle Namibie, un détachement sud-africain isolé au point d’eau de Sandfontein, près de la frontière, est encerclé et contraint de se rendre par les troupes coloniales allemandes du lieutenant-colonel Joachim von Heydebreck.
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En août 1914, Londres demande à l’Union sud-africaine, dominion depuis 1910, de s’emparer des stations radio et des ports de la colonie allemande voisine. Le Premier ministre Louis Botha et son ministre de la Défense Jan Smuts acceptent. La décision divise les Afrikaners, dont beaucoup n’ont pas oublié la guerre des Boers achevée 12 ans plus tôt. Le 15 septembre, le commandant de la Force de défense de l’Union, le général Christian Beyers, démissionne ; le général Koos de la Rey est tué le même soir par erreur à un barrage de police. En octobre, le lieutenant-colonel Manie Maritz, qui commande sur la frontière nord-ouest, passe aux Allemands. La révolte afrikaner qui suit mobilise une partie des forces sud-africaines jusqu’en décembre.
Pendant ce temps, la Force A du général de brigade Henry Lukin, débarquée à Port Nolloth, avance vers le fleuve Orange. Un détachement d’environ 250 hommes, cavaliers avec deux canons et deux mitrailleuses, occupe le puits de Sandfontein, au-delà du fleuve. Heydebreck, informé de sa position, concentre environ 1 700 hommes, 10 canons et 4 mitrailleuses. À l’aube du 26 septembre, plusieurs colonnes allemandes encerclent Sandfontein. Le lieutenant-colonel R. C. Grant, qui vient d’arriver avec des renforts, est blessé. L’artillerie allemande détruit les canons sud-africains et les mitrailleuses abattent les chevaux, privant la garnison de tout moyen de fuite. Vers 18 heures, les Sud-Africains se rendent.
Le bilan s’établit à 16 tués, 51 blessés et 205 prisonniers côté sud-africain, à 14 tués et 46 blessés côté allemand. Les Allemands soignent les blessés et traitent correctement les prisonniers. L’échec, lié à la dispersion des forces et à des renseignements défaillants, retarde l’offensive. Botha reprend lui-même la direction des opérations au début de 1915. Les colonnes sud-africaines, supérieures en nombre et en mobilité, convergent vers l’intérieur ; Windhoek tombe le 12 mai 1915. Les troupes allemandes capitulent à Khorab le 9 juillet 1915. Le territoire est confié en 1920 à l’Union sud-africaine sous mandat de la Société des Nations.
26 septembre 1914 : mort du peintre August Macke en Champagne.
L’un des principaux peintres de l’expressionnisme allemand est tué à 27 ans près de Perthes-lès-Hurlus, dans la Marne, moins de 2 mois après son départ pour le front.
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Né le 3 janvier 1887 à Meschede, en Westphalie, August Macke grandit à Cologne et à Bonn. Il étudie à l’académie des beaux-arts de Düsseldorf, découvre l’impressionnisme lors de séjours à Paris et se lie en 1910 avec Franz Marc, puis avec Vassily Kandinsky. Il participe en 1911-1912 aux expositions du groupe munichois Der Blaue Reiter (« Le Cavalier bleu »). Il se rend à Paris en 1912 avec Marc et y rencontre Robert Delaunay, dont les recherches sur la couleur l’influencent durablement.
En avril 1914, il voyage en Tunisie avec Paul Klee et le peintre suisse Louis Moilliet. En deux semaines, entre Tunis, Saint-Germain, Hammamet et Kairouan, il réalise plusieurs dizaines d’aquarelles et des centaines de dessins, qui comptent parmi ses œuvres les plus connues.
Mobilisé dès le mois d’août 1914 dans l’infanterie, il prend part aux premières batailles de la guerre avant que son unité ne soit engagée en Champagne. Il est tué le 26 septembre 1914 dans les combats de Perthes-lès-Hurlus, localité détruite pendant la guerre et jamais reconstruite. Son corps n’a pas été identifié ; son nom figure au cimetière militaire allemand de Souain. Franz Marc écrit en hommage un texte sur la perte que représente sa mort pour la peinture allemande. Il est lui-même tué à Verdun le 4 mars 1916.

26 septembre-3 octobre 1917 : bataille du bois du Polygone.
Troisième assaut « pas à pas » du général Plumer pendant la troisième bataille d’Ypres, l’attaque du bois du Polygone, menée principalement par deux divisions australiennes, atteint tous ses objectifs limités et résiste aux contre-attaques allemandes.
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L’offensive britannique en Flandre, lancée le 31 juillet 1917, s’est enlisée en août dans la boue et sous les contre-attaques. Douglas Haig confie alors l’effort principal au général Herbert Plumer, commandant la 2e armée. Celui-ci abandonne la recherche de la percée au profit d’attaques à objectifs limités, espacées d’une semaine environ : une avance d’un à deux kilomètres, derrière un barrage roulant très dense, suivie d’une consolidation immédiate pour briser les contre-attaques. La méthode réussit une première fois le 20 septembre sur la route de Menin.
Le 26 septembre, à 05 h 50, par temps sec, les 4e et 5e divisions australiennes du 1er corps ANZAC attaquent le bois du Polygone, ancien champ de manœuvre de l’armée belge réduit à des troncs déchiquetés, avec des divisions britanniques sur leurs flancs. Le barrage, formé de cinq rideaux successifs de tirs d’artillerie et de mitrailleuses, est décrit par les témoins australiens comme le grondement d’un feu de brousse. La veille, une contre-attaque allemande a bousculé la 33e division britannique au sud du bois, ce qui expose le flanc de la 5e division australienne. Celle-ci atteint néanmoins ses objectifs et s’empare de la butte, ancien pas de tir transformé en réseau d’abris allemands.
Les contre-attaques allemandes des jours suivants sont brisées par l’artillerie. Le 3 octobre, les positions sont consolidées. Les pertes britanniques s’élèvent à environ 15 000 hommes, dont 5 770 Australiens ; les pertes allemandes sont estimées à 13 500. L’attaque suivante, à Broodseinde le 4 octobre, est un nouveau succès, avant que la pluie ne ramène l’offensive dans la boue jusqu’à la prise de Passchendaele en novembre. Le monument de la 5e division australienne se dresse aujourd’hui sur la butte du bois du Polygone.
26 septembre 1918 : début de l’offensive Meuse-Argonne.
À 05 h 30, après 3 heures de préparation d’artillerie, la 1re armée américaine du général Pershing attaque entre l’Argonne et la Meuse, tandis que la 4e armée française du général Gouraud attaque à sa gauche en Champagne. C’est la plus grande bataille de l’histoire militaire des États-Unis : plus d’1,2 million de soldats américains y participent jusqu’à l’armistice, et plus de 26 000 y sont tués.
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À la fin de l’été 1918, Foch prépare une série d’offensives convergentes sur tout le front de l’Ouest. Dans le secteur Meuse-Argonne, l’objectif est la voie ferrée Metz-Sedan-Mézières, artère des armées allemandes du centre. Deux semaines plus tôt, les Américains ont réduit le saillant de Saint-Mihiel. Il a fallu déplacer en quelques jours, de nuit et par des routes encombrées, des centaines de milliers d’hommes et des milliers de canons ; l’officier chargé de cette manœuvre est le colonel George C. Marshall.
Le terrain est redoutable : à l’ouest, la forêt de l’Argonne ; à l’est, les hauteurs de la rive droite de la Meuse, d’où l’artillerie allemande prend les assaillants de flanc ; au centre, la butte de Montfaucon, puis plusieurs lignes fortifiées, dont la Kriemhilde Stellung, élément de la ligne Hindenburg. Le 26 septembre, 9 divisions américaines, pour la plupart sans expérience du combat, attaquent sur 3 corps d’armée. Elles progressent de plusieurs kilomètres, mais la 79e division échoue devant Montfaucon, qui n’est pris que le lendemain. Les embouteillages sur les rares routes, la confusion des unités et l’arrivée de divisions allemandes en renfort arrêtent l’avance dès le 29.
Les combats reprennent en octobre dans des conditions très dures. Du 2 au 8 octobre, un groupe de bataillons de la 77e division, le « bataillon perdu » du commandant Charles Whittlesey, résiste encerclé dans l’Argonne. Le 8 octobre, le caporal Alvin York neutralise un nid de mitrailleuses et ramène 132 prisonniers. Pershing crée une 2e armée et confie la 1re au général Hunter Liggett le 16 octobre. La Kriemhilde Stellung est percée à la mi-octobre, notamment à la côte de Châtillon. Le 1er novembre, une nouvelle attaque rompt les défenses allemandes ; les Américains atteignent les hauteurs dominant Sedan dans les premiers jours de novembre.
Au 11 novembre, les pertes américaines s’élèvent à 26 277 tués et 95 786 blessés. Du côté français, la 4e armée de Gouraud, qui a attaqué le 26 septembre entre Suippe et Argonne, progresse vers l’Aisne et Vouziers, au prix elle aussi de pertes élevées.
Aller au contenu PDF26 septembre 1918 : René Fonck abat 6 avions allemands dans la journée.
Pour la seconde fois de la guerre, après le 9 mai 1918, l’as français René Fonck obtient 6 victoires homologuées en une seule journée. Il termine la guerre avec 75 victoires, record des aviateurs alliés.
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Né le 27 mars 1894 à Saulcy-sur-Meurthe, dans les Vosges, René Fonck est incorporé en 1914 dans le génie, puis passe dans l’aviation en 1915. Il sert d’abord comme pilote d’observation, abat un premier avion en 1916, puis rejoint en 1917 l’escadrille SPA 103 du groupe de combat 12, celui des « Cigognes ». Pilote d’un SPAD, il se distingue par une méthode prudente : il attaque de haut, par surprise, et tire de courtes rafales d’une grande précision, en économisant ses munitions. Il n’est jamais blessé en combat aérien.
Le 9 mai 1918, il abat 6 avions allemands en deux sorties, performance qu’il renouvelle le 26 septembre 1918, jour du déclenchement de l’offensive franco-américaine de Champagne et d’Argonne ; il revendique ce jour-là plusieurs chasseurs Fokker D.VII. À l’armistice, il compte 75 victoires homologuées, devant les 53 de Georges Guynemer et les 43 de Charles Nungesser. Il en revendiquait nettement davantage.
Après la guerre, il est élu député des Vosges en 1919. Le 21 septembre 1926, il tente la traversée de l’Atlantique sans escale de New York à Paris à bord d’un trimoteur Sikorsky S-35 ; surchargé, l’avion s’écrase au décollage et prend feu, tuant deux membres de l’équipage. Inspecteur de l’aviation de chasse dans les années 1930, il se rapproche pendant l’Occupation du régime de Vichy ; arrêté en septembre 1944, il est libéré sans être poursuivi. Il meurt à Paris le 18 juin 1953.

Nuit du 26 au 27 septembre 1943 : opération Jaywick, raid de canoës sur le port de Singapour.
Partis d’Australie à bord d’un vieux bateau de pêche japonais, 6 commandos du Z Special Unit gagnent Singapour, où ils fixent de nuit des mines magnétiques sur les coques de navires japonais. Au matin du 27, les explosions coulent ou endommagent 6 à 7 bâtiments. L’équipe rentre en Australie sans perte ; la population de Singapour paie le prix des représailles.
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L’idée revient au commandant Ivan Lyon, officier britannique qui a combattu en Malaisie et s’est échappé de Singapour en 1942. Le service spécial allié en Australie lui fournit un bateau de pêche japonais saisi en 1941, rebaptisé Krait, et 14 hommes, marins et soldats australiens et britanniques. L’équipe s’entraîne pendant des mois au maniement des canoës pliants et à la pose de mines ventouses.
Le Krait quitte Exmouth Gulf, en Australie-Occidentale, au début de septembre 1943. Arborant le pavillon japonais, ses hommes teints en brun et vêtus comme des pêcheurs malais, il traverse l’archipel indonésien sous domination japonaise. Le 24 septembre, il débarque 6 hommes et 3 canoës sur une île proche de Singapour, puis s’éloigne. Les équipes, Lyon et le matelot Huston, le lieutenant Donald Davidson et le matelot Falls, le lieutenant Robert Page et le matelot Jones, pagaient de nuit jusqu’à la rade.
Dans la nuit du 26 au 27 septembre, elles fixent leurs charges sur des cargos et des pétroliers au mouillage, puis se retirent. Les explosions commencent vers 05 h 00 du matin. Les estimations d’après-guerre, fondées sur les archives japonaises, établissent que 6 navires, représentant entre 15 000 et 26 000 tonneaux selon les recensements, sont coulés ou endommagés. Les six hommes se cachent dans les îles, rejoignent le Krait dans la nuit du 1er au 2 octobre et atteignent Exmouth le 19 octobre.
Les Japonais, qui ne soupçonnent pas une action venue d’Australie, attribuent le raid à un réseau local. À partir du 10 octobre, la police militaire japonaise arrête et torture des dizaines de civils, dont des internés du camp de Changi : c’est l’« incident du Double Dix ». Plusieurs meurent en détention. En 1944, Lyon tente de renouveler le coup avec l’opération Rimau ; elle échoue et aucun des 23 participants ne revient. Lyon est tué en octobre 1944 ; 10 survivants capturés sont décapités à Singapour le 7 juillet 1945.
26 septembre 1962 : révolution républicaine au Yémen du Nord et intervention égyptienne.
À Sanaa, des officiers dirigés par le colonel Abdallah al-Sallal renversent l’imam Muhammad al-Badr, au pouvoir depuis une semaine, et proclament la République arabe du Yémen. Nasser envoie aussitôt des troupes pour soutenir les républicains. L’intervention égyptienne, qui atteint environ 70 000 hommes, s’enlise dans une guerre de montagne jusqu’en 1967.
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Le royaume mutawakkilite du Yémen est l’un des États les plus fermés du monde arabe. L’imam Ahmad meurt le 19 septembre 1962 ; son fils Muhammad al-Badr lui succède. Dans la nuit du 26 septembre, des officiers inspirés par le nationalisme nassérien bombardent le palais de Sanaa. Al-Badr, que les putschistes croient mort sous les décombres, s’échappe vers le nord et gagne l’Arabie saoudite, où il rassemble les tribus fidèles à la monarchie.
L’Égypte, qui a sans doute été informée du projet, reconnaît la république et envoie des troupes dès les premiers jours d’octobre. Nasser y voit l’occasion de relancer son influence après la rupture de l’union avec la Syrie en 1961 et de menacer à la fois l’Arabie saoudite et la présence britannique à Aden. L’Arabie saoudite et la Jordanie soutiennent les royalistes ; le Royaume-Uni, par des moyens clandestins et des mercenaires, fait de même. Le conflit devient l’un des terrains de la guerre froide arabe.
Le corps expéditionnaire égyptien, porté à environ 70 000 hommes vers 1965, tient les villes et les grands axes mais ne parvient pas à soumettre les tribus des montagnes du nord. L’aviation égyptienne emploie des armes chimiques, gaz moutarde et phosgène, contre des villages royalistes ; l’attaque de Kitaf, le 5 janvier 1967, fait environ 140 morts. Les pertes égyptiennes, élevées, n’ont jamais été établies avec précision. La guerre immobilise au Yémen une partie importante de l’armée égyptienne au moment de la guerre des Six Jours de juin 1967.
Après la défaite face à Israël, Nasser et le roi Fayçal s’accordent, lors du sommet arabe de Khartoum en août 1967, sur le retrait égyptien, achevé en décembre. Les royalistes assiègent alors Sanaa pendant 70 jours, de novembre 1967 à février 1968, sans parvenir à la prendre. La guerre s’achève en 1970 par la reconnaissance de la république par l’Arabie saoudite. Le 26 septembre est la fête nationale du Yémen.
26 septembre 1983 : le lieutenant-colonel Stanislav Petrov tient pour fausse une alerte d’attaque nucléaire américaine.
Peu après minuit, le système soviétique d’alerte avancée signale le lancement de cinq missiles balistiques depuis les États-Unis. L’officier de permanence au centre de commandement de Serpoukhov-15, Stanislav Petrov, juge qu’il s’agit d’une erreur et ne transmet pas l’alerte comme une attaque réelle. Il a raison : les satellites ont pris des reflets du soleil sur des nuages pour des départs de missiles.
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L’automne 1983 est l’un des moments les plus tendus de la guerre froide. Le 1er septembre, la chasse soviétique a abattu au-dessus de l’île de Sakhaline le Boeing 747 du vol 007 de Korean Air Lines, tuant ses 269 occupants. Les États-Unis s’apprêtent à déployer en Europe des missiles Pershing II, et la direction soviétique, sous Iouri Andropov, redoute une attaque surprise. En novembre, l’exercice de l’OTAN Able Archer 83 sera interprété par une partie du renseignement soviétique comme une possible préparation de frappe.
Stanislav Petrov, né en 1939, est lieutenant-colonel des troupes de défense antiaérienne et ingénieur ; il a participé à la mise au point du système satellitaire d’alerte Oko. Dans la nuit du 25 au 26 septembre, il assure la permanence au centre de contrôle de Serpoukhov-15, au sud de Moscou. Vers 0 h 15, l’ordinateur annonce le lancement d’un missile intercontinental depuis une base américaine, puis de quatre autres. Petrov dispose de quelques minutes. Il estime qu’une première frappe américaine engagerait des centaines de missiles et non cinq, que le système est récent et encore peu fiable, et que les radars terrestres, qui ne peuvent voir les missiles qu’une fois ceux-ci au-dessus de l’horizon, n’apportent aucune confirmation. Il signale un dysfonctionnement.
L’enquête établit que les capteurs infrarouges des satellites, placés sur une orbite de type Molnia, ont été trompés par le reflet du soleil sur des nuages de haute altitude, dans une configuration rare. Le système est ensuite corrigé par le recoupement avec des satellites géostationnaires. Petrov reçoit d’abord des félicitations orales, puis des reproches pour des lacunes dans la tenue de son journal de permanence. Il n’est pas décoré, est affecté à un poste moins sensible et quitte l’armée en 1984.
L’affaire reste secrète jusqu’en 1998, date à laquelle le général Iouri Votintsev, ancien commandant des forces d’alerte antimissile, la révèle dans ses mémoires. Petrov reçoit ensuite plusieurs distinctions étrangères, dont le prix de Dresde pour la paix en 2013. Il meurt le 19 mai 2017 à Friazino, près de Moscou ; sa mort n’est connue qu’en septembre suivant.








