samedi 20 avril 2024

CHRONICORUM BELLI du 28 décembre

28 décembre 1835 : début de la 2e guerre séminole en Floride, déclenchée par le chef séminole Osceola.

La seconde guerre séminole, également connue sous le nom de guerre de Floride (en anglais : Second Seminole War ou Florida War), est un conflit qui se déroula de 1835 à 1842 en Floride entre divers groupes d’Amérindiens, connus sous le nom générique de Séminoles, et les États-Unis. Elle fait partie d’une série de conflits appelés les guerres séminoles. La seconde guerre séminole, souvent appelée la Guerre séminole, fut la plus coûteuse des guerres indiennes et l’une des plus longues que menèrent les États-Unis. Elle fut aussi l’une des premières guerres de guérilla, préfigurant sans doute ce qu’allait être les guerres de guérilla au XXe siècle.

À l’origine du conflit, les États-Unis firent l’acquisition de la Floride espagnole en 1819 (traité d’Adams-Onís) et la colonisation de ce nouveau territoire souleva encore une fois le problème des Indiens de Floride, déjà combattus lors de la première guerre séminole. Par le traité de Moultrie Creek, les Séminoles obtinrent tout de même le droit de s’établir dans une réserve au centre de l’État, jusqu’à ce qu’Andrew Jackson, héros des guerres indiennes, devienne le septième président des États-Unis et que le Congrès américain approuve son Indian Removal Act qui prévoyait de résoudre la question indienne par une déportation massive à l’ouest du Mississippi, ce que les Séminoles refusèrent.

La guerre s’enlisa malgré les importants moyens que les États-Unis lui consacrèrent, la construction de forts, le déploiement de près de 10 000 soldats en plus de l’enrôlement de 30 000 miliciens et volontaires. Sans véritable bataille, les affrontements se résumèrent plutôt à des séries d’escarmouches que les Séminoles remportaient le plus souvent, aidés par leur connaissance du terrain et habitués qu’ils étaient au climat subtropical humide de la Floride qui rendit malade et tua de nombreux soldats américains.

Après sept ans, la guerre avait coûté cher et était devenue de plus en plus impopulaire. Beaucoup de Séminoles étaient partis de Floride et les autres obtinrent le droit de demeurer dans une nouvelle réserve, plus au sud de la péninsule, jusqu’à ce que la troisième guerre séminole éclate.


28 décembre 1897 : Naissance du futur maréchal soviétique Ivan Koniev († 21 mai 1973)

Ivan Koniev naquit dans une famille rurale à Lodeïna au gouvernement de Vologda (aujourd’hui district de Podosinovsky, dans l’oblast de Kirov) au centre de la Russie. Après de courtes études, il travailla comme bûcheron avant d’être enrôlé dans l’armée russe en 1916.

Lors de la révolution russe en 1917, il fut démobilisé et retourna chez lui. En 1919, il entra au Parti communiste et dans l’Armée rouge comme artilleur. Pendant la guerre civile russe, il servit dans la République russe d’Extrême-Orient sous le commandement de Kliment Vorochilov, plus tard proche collaborateur de Staline et commissaire du peuple pour les Affaires militaires et navales. Cette alliance est la clef de la carrière de Koniev.

En 1926, Koniev suivit les cours de formation d’officier à l’Académie militaire Frounze. À partir de cette époque et jusqu’en 1941, il s’éleva dans la hiérarchie militaire, d’abord en Transbaïkalie puis dans le district militaire du Caucase du Nord. En , il fut nommé commandant de corps. La promotion était rapide pour les officiers survivant aux Grandes Purges de Staline de 1937-1938.

Koniev dut vraisemblablement sa survie et son avancement au patronage de Vorochilov. En 1937, il devint député au Soviet suprême et en 1939 candidat au comité central du parti. Quand l’Allemagne nazie envahit l’Union soviétique, en , Koniev prit le commandement de la 19e armée dans la région de Vitebsk, et dirigea une série de batailles défensives pendant la retraite de l’Armée rouge, d’abord à Smolensk puis à proximité de Moscou. Il commanda le front de Kalinine d’ à , y jouant un rôle essentiel dans les combats pour la défense de Moscou et dans la contre-offensive soviétique de l’hiver 1941-1942. C’est en raison de son action dans le succès de la défense de la capitale soviétique que Koniev fut promu colonel-général.

Koniev continua d’exercer des commandements importants au cours de la guerre. Il commanda le front de l’Ouest jusqu’en , puis, de février à  le front du Nord-Ouest, et le front ukrainien (qui deviendra par la suite le premier front ukrainien) à partir de  jusqu’en . À ce poste, il participa à la bataille de Koursk, commandant la partie nord de la contre-offensive soviétique qui réussit à déborder l’armée d’Erich von Manstein.

Après la victoire de Koursk, l’armée de Koniev libéra Belgorod, Odessa, Kharkiv et Kiev des Allemands, et avança jusqu’à la frontière roumaine. Il fut promu au rang de maréchal de l’Union soviétique en , en reconnaissance de ses succès sur le front ukrainien.

En 1944, les armées de Koniev avancèrent à partir de l’Ukraine et de la Biélorussie en Pologne, puis en Tchécoslovaquie. En juillet, il était sur les bords de la Vistule au centre de la Pologne, et il reçut le titre de héros de l’Union soviétique. En septembre 1944, ses forces, formant maintenant le quatrième front ukrainien, avancèrent en Slovaquie et furent aidées par les partisans slovaques qui combattaient l’occupation allemande. En , Koniev commanda les forces soviétiques qui se lancèrent dans l’offensive hivernale massive en Pologne occidentale, repoussant les Allemands de la Vistule vers l’Oder. En Pologne méridionale, ses forces libérèrent Cracovie et, en avril, elles forcèrent la ligne de l’Oder, en se joignant au Premier front biélorusse, puis avancèrent vers Berlin. L’honneur de prendre Berlin revint cependant au maréchal Joukov, et les forces de Koniev furent détournées au sud-ouest, pour faire leur jonction avec les forces américaines à Torgau. Ses troupes libérèrent également Prague peu avant la reddition finale des forces allemandes.

Après la guerre, Koniev fut nommé à la tête des armées soviétiques d’occupation en Allemagne orientale et également au haut commissariat allié pour l’Autriche. En 1946, il fut nommé commandant des forces terrestres soviétiques et premier ministre adjoint de la défense d’Union soviétique, remplaçant Joukov. Il occupa ce poste jusqu’en 1950, quand il fut nommé commandant de la zone militaire carpatique. C’était clairement une mise à l’écart, en conformité avec la politique de Staline consistant à reléguer les commandants populaires de la guerre à des postes obscurs afin qu’ils ne menacent pas son pouvoir.

Cependant, Koniev revient sur le devant de la scène après la mort de Staline et devient l’un des principaux alliés du nouveau chef du parti, Nikita Khrouchtchev, après l’arrestation et le procès en 1953 de Lavrenti Beria, chef de la police politique soviétique. C’est du reste lui qui dirigea le tribunal qui allait condamner à mort le maître d’œuvre de la terreur stalinienne.

Il fut de nouveau nommé premier ministre adjoint de la défense d’Union soviétique et commandant des forces terrestres soviétiques, poste qu’il conserva jusqu’en 1956, quand il fut nommé commandant en chef des forces armées du pacte de Varsovie. Il occupa ce poste jusqu’en 1960, quand il se retira du service actif. En 1961-1962, il fut toutefois rappelé comme commandant des forces soviétiques en République démocratique allemande. Il a été alors nommé au poste, en grande partie honorifique, d’inspecteur général du ministère de la Défense.

En , il représente l’Union soviétique à Londres pour les obsèques de Winston Churchill.

Source : WIKIPEDIA


 

28 décembre 1899 : Naissance de Mikhaïl Sergueïevitch Malinine,

Héros de l’Union soviétique pour ses fonctions de chef d’état-major dans les principales batailles auxquelles prit part l’Armée rouge : Moscou, Stalingrad, Koursk, Biélorussie, Pologne et Berlin.

Originaire de Poloutino, un village du gouvernement de Kostroma, Malinine fut d’abord charpentier avant de s’engager dans l’Armée rouge en 1919 pendant la guerre civile. Après être sorti diplômé de la 2e école d’infanterie de Moscou, en 1922, il servit dans le district militaire de Moscou pendant les années suivantes. En 1931, il s’inscrivit à l’Académie militaire Frounzé et adhéra au Parti communiste. Deux ans plus tard, après avoir achevé ses études à l’académie, il fut nommé instructeur, chargé d’un cours pour les commandants des forces blindées de Léningrad. Il participa à la guerre d’Hiver contre la Finlande comme chef des opérations de la 9e armée puis fut nommé chef d’état-major du 7e corps mécanisé, poste qu’il conserva jusqu’en .

Lors de l’invasion allemande de l’Union soviétique, il fut expédié au front et nommé chef d’état major de Rokossovski, dans ce qu’il restait du 9e corps mécanisé. Cette unité prit part à la bataille de Smolensk. Malinine suivit ensuite Rokossovski lorsque celui-ci prit le commandement de la 16e armée, qui venait d’être reconstituée. Il en devint chef d’état-major le .

Il continua à exercer cette fonction sous le commandement de Rokossovski, puis de Joukov à partir de , pendant presque toute la guerre : au front de Briansk (chef d’état-major du 20 juillet au 27 septembre 1942), au front du Don (30 septembre 1942 – 15 février 1943), au front du Centre (15 février – 20 octobre 1943) puis au front biélorusse (20 octobre 43 – 10 juin 1945). Il prit ainsi part aux batailles de Moscou, de Stalingrad, de Koursk, de Biélorussie, de Pologne et de Berlin. Malinine fut promu au grade de lieutenant-général le  et de colonel-général le .

Le , Malinine fut distingué par le titre de Héros de l’Union soviétique. Il fut ensuite chef d’état-major du Groupe des forces soviétiques en Allemagne jusqu’en 1948, puis chef d’état-major de l’Armée soviétique. De 1950 à 1952, il servit comme inspecteur en chef adjoint, puis inspecteur en chef de l’Armée. Il s’éleva ensuite au rang de premier vice chef d’état major des Forces armées soviétiques, un poste qu’il conserva jusqu’à sa mort, en 1960. À ce titre, il participa à l’écrasement de la révolution hongroise de 1956. Le , il fut promu au grade de général d’armée.

Malinine fut également député au Soviet suprême, candidat au Comité central de 1952 à 1956, et membre de la Commission centrale de contrôle du Parti communiste de l’Union soviétique. Il décède le 24 janvier 1960.

Source : WIKIPEDIA


28 décembre 1915: Naissance de Lev Lvovitch Chestakov.

Une des grandes figures de l’aviation soviétique qui s’illustra pendant la guerre civile espagnole puis la Seconde Guerre mondiale. 74 victoires homologuées (29 en solo et 45 en coopération). Héros de l’Union soviétique.

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