4 octobre 1636 : bataille de Wittstock (guerre de Trente Ans).
Près de Wittstock, dans le nord du Brandebourg, l’armée suédoise de Johan Banér et d’Alexander Leslie bat les forces réunies de l’Empereur et de l’électeur de Saxe. La date du 4 octobre est celle du calendrier grégorien ; les Suédois, restés au calendrier julien, datent la bataille du 24 septembre.
Depuis la défaite de Nördlingen (septembre 1634), la Suède a perdu l’essentiel de ses positions en Allemagne du Sud. La paix de Prague, signée en mai 1635, a fait passer l’électeur de Saxe Jean-Georges Ier dans le camp de l’Empereur, et la plupart des princes protestants l’ont suivi. La France est entrée directement dans la guerre la même année. En Allemagne du Nord, il ne reste plus à la Suède qu’une armée de campagne digne de ce nom, celle du feld-maréchal Banér, adossée à la Poméranie et au Mecklembourg.
À l’automne 1636, Banér est rejoint par l’armée de la Weser du feld-maréchal écossais Alexander Leslie, composée de régiments allemands, écossais et anglais. Les deux chefs disposent d’environ 17 000 hommes. En face, le comte Melchior von Hatzfeldt et l’électeur de Saxe alignent quelque 18 000 Impériaux et Saxons, dont une partie de recrues peu aguerries. Ils se sont établis au sud de Wittstock sur une ligne de hauteurs sablonneuses, le Scharfenberg, couverte par des fossés et un rempart de chariots enchaînés, face aux prairies où ils attendent l’ennemi.
Banér refuse l’attaque de front. Il engage son aile droite, qu’il conduit avec Lennart Torstensson, contre la gauche impériale en la contournant à couvert des collines, ce qui oblige Hatzfeldt à retourner son dispositif. Dans le même temps, un quart de l’armée, sous le lieutenant-général écossais James King et le général Torsten Stålhandske, part pour un long détour destiné à tomber sur la droite et les arrières de l’adversaire. Le terrain marécageux ralentit ce mouvement beaucoup plus que prévu. Pendant plusieurs heures, l’aile de Banér supporte seule le poids de la bataille et commence à céder. Leslie fait alors monter cinq de ses régiments d’infanterie, qui rétablissent la ligne au prix de pertes sévères ; la réserve du général Vitzthum, elle, n’intervient pas. Au crépuscule, la cavalerie de King débouche enfin sur les arrières impériaux. Pris entre deux attaques, Hatzfeldt décroche à la faveur de la nuit en abandonnant son artillerie et ses bagages.
Les Suédois ont perdu environ 3 500 hommes, tués ou blessés, les Impériaux et les Saxons près de 5 000, prisonniers compris. Dans son rapport, Banér attribue une large part du succès à Leslie, qui déplore de son côté, dans sa correspondance avec le chancelier Oxenstierna, le coût de la manœuvre.
Wittstock sauve la dernière armée de campagne suédoise, rétablit le crédit militaire de la Suède deux ans après Nördlingen et encourage la Hesse-Cassel à poursuivre la lutte. La victoire reste sans lendemain immédiat : l’électeur de Brandebourg se rapproche de l’Empereur, et Banér, qui a mis le siège devant Leipzig au début de 1637, doit le lever à l’approche de l’armée de Matthias Gallas, supérieure en nombre. Il se replie de Torgau vers la Poméranie au terme d’une retraite difficile.
En 2007, une fosse commune contenant les restes de 125 soldats a été découverte sur le champ de bataille. L’étude des squelettes a renseigné sur l’origine géographique, l’état de santé et les blessures des combattants.

Johan Banér
Il est né au château de Djursholm. Il se distingue dans la carrière des armes au service du roi de Suède pendant les guerres menées en Russie et en Pologne. C’est déjà un officier supérieur, lorsque Gustave-Adolphe débarque en terre allemande en 1630 et occupe la Poméranie. Banér participe à toute la campagne du nord de l’Allemagne ainsi qu’à la première bataille de Breitenfeld en 1631, où il commande l’aile droite de la cavalerie suédoise. Il est présent à la prise d’Augsbourg et à la prise de Munich et rend de fiers services à la bataille de Rain am Lech et à celle de Donauwörth.
Banér est blessé au cours de l’attaque ratée du campement de Albrecht von Wallenstein à la Bataille d’Alte Veste ; peu de temps après, alors que Gustave-Adolphe avance vers Lützen, il est envoyé vers l’ouest où il affronte le général impérial Johann von Aldringen. Deux ans plus tard, il est nommé maréchal et pénètre en Bohême à la tête d’un millier d’hommes et se dirige vers Prague, en liaison avec les troupes saxonnes. Cependant l’écrasement des troupes du prince de Saxe-Weimar à la bataille de Nördlingen en 1634, par les armées impériale et espagnole, l’empêche de poursuivre une campagne victorieuse.
À la suite de ces événements, la signature de la Paix de Prague place l’armée suédoise dans une position difficile dont elle ne peut sortir que grâce aux victoires remportées par les troupes réunies de Banér, du maréchal von Wrangel et de Lennart Torstenson, à Kyritz puis à Wittstock () : la Suède peut alors restaurer son influence politique et militaire en Allemagne centrale. Toutefois les trois armées sont, même réunies, en nette infériorité numérique par rapport à l’adversaire qu’elles viennent de défaire. Après avoir évacué dans de grandes difficultés les positions retranchées qu’elles occupaient à Torgau, elles doivent se retirer au-delà de l’Oder, en Poméranie suédoise.
Toutefois, en 1639 il sillonne à nouveau l’Allemagne septentrionale, bat les Saxons à la bataille de Chemnitz et envahit la Bohême. Il passe ses quartiers d’hiver en 1640-1641 à l’ouest de l’Allemagne. Son dernier succès consiste en un audacieux coup-de-main sur le Danube. Levant le camp au milieu de l’hiver – ce qui était exceptionnel à cette époque – il rejoint les troupes françaises de Guébriant et surprend la défense de Ratisbonne où était réunie la Diète d’Empire. Seule une débâcle soudaine des glaces sur le fleuve empêche la prise de la ville. Banér doit faire retraite vers Halberstadt, fort dépité. C’est là, le , qu’il meurt non sans avoir désigné Lennart Torstenson comme successeur.
Il fut très regretté de ses soldats qui emmenèrent sa dépouille vers le camp de Wolfenbüttel. Banér avait été considéré comme le meilleur des généraux de Gustave-Adolphe et même l’empereur lui avait fait des offres alléchantes pour l’engager à son service – ce qu’il refusa. Son fils fut élevé à la dignité de comte.
4 octobre 1693 : bataille de La Marsaille (guerre de la Ligue d’Augsbourg).
Dans la plaine piémontaise, entre Orbassano et l’abbaye de Marsaglia, au sud-ouest de Turin, le maréchal de Catinat bat l’armée coalisée du duc de Savoie Victor-Amédée II.
Le duc de Savoie a rejoint la Ligue d’Augsbourg en 1690. Battu une première fois par Catinat à Staffarde, il reprend l’initiative à l’été 1693 avec l’appui de contingents impériaux et espagnols : ses troupes investissent Pignerol, place française du Piémont, enlèvent le fort Sainte-Brigitte en août et bombardent la ville. Catinat, fait maréchal de France en mars, tient les débouchés des Alpes vers Fenestrelle avec des forces insuffisantes. Louis XIV lui envoie des renforts prélevés sur les armées du Rhin et de Catalogne, parmi lesquels la gendarmerie. À la fin de septembre, il descend dans la plaine et marche sur Turin, ce qui contraint le duc à abandonner Pignerol pour couvrir sa capitale.
Les deux armées se rencontrent le 4 octobre entre les rivières Chisola et Sangone. Les effectifs sont de l’ordre de 35 000 à 40 000 hommes du côté français, de 30 000 à 36 000 chez les coalisés, où servent des Piémontais, des Espagnols du Milanais, des Impériaux sous le prince Eugène de Savoie et des régiments de réfugiés huguenots à la solde anglaise. Catinat a réglé son ordre de bataille dans le détail, en opposant ses meilleures troupes aux points faibles de la ligne adverse. Son infanterie aborde l’ennemi à la baïonnette, sans s’arrêter pour tirer, tandis que la cavalerie de l’aile droite enfonce la gauche coalisée. La charge de la Marsaille est souvent citée comme l’une des premières attaques générales à la baïonnette de l’histoire militaire. Les régiments irlandais passés au service de la France après le traité de Limerick s’y distinguent.
Les coalisés laissent sur le terrain, selon les sources, entre 8 000 et 10 000 tués et blessés, environ 2 000 prisonniers, une trentaine de canons et de nombreux drapeaux. Charles de Schomberg, qui commande les régiments à la solde anglaise, est mortellement blessé. Les pertes françaises sont évaluées entre 1 800 et 3 000 hommes.
Pignerol est dégagée, mais Catinat ne peut exploiter son succès. La saison est avancée, ses lignes de ravitaillement à travers les Alpes sont fragiles et la disette de 1693 pèse sur les approvisionnements. Il lève des contributions jusqu’à Saluces puis reprend ses quartiers d’hiver. La défaite conduit toutefois Victor-Amédée à ouvrir des pourparlers secrets avec le comte de Tessé. Ils aboutissent au traité de Turin (29 août 1696), par lequel la Savoie quitte la coalition et récupère Pignerol, démantelée.
4 octobre 1747 : mort du corsaire espagnol Amaro Pargo (Tenerife, Canaries).
Amaro Rodríguez Felipe y Tejera Machado, dit Amaro Pargo, meurt à 69 ans à San Cristóbal de La Laguna, sa ville natale. Négociant, armateur et corsaire de Philippe V, il était l’un des hommes les plus riches de l’archipel.
Il naît le 3 mai 1678 dans une famille de cultivateurs et de marchands aisés de La Laguna, alors capitale de Tenerife. Il a sept frères et sœurs, dont trois entrent au couvent. Le surnom de « Pargo », nom d’un poisson des eaux canariennes, a longtemps été expliqué par son physique ou par sa vivacité ; les historiens de l’université de La Laguna y voient plutôt un sobriquet de famille.
Sa fortune vient d’abord du commerce atlantique. Depuis les Canaries, escale de la route des Indes, ses navires portent à La Havane et dans les ports des Caraïbes les vins et les eaux-de-vie de ses propres domaines, et rapportent du cacao, du tabac et de l’argent. Il participe aussi à la traite des esclaves. Capitaine et propriétaire de plusieurs bâtiments, parmi lesquels l’Ave María y Las Ánimas, la Nuestra Señora de la Concepción et la Potencia, il prête à intérêt et accumule maisons, terres et vignes à Tenerife.
La guerre de Succession d’Espagne lui donne l’occasion de la course. Philippe V lui accorde une lettre de marque, et il s’en prend, sur la route de Cadix aux Antilles, aux navires anglais et hollandais. En 1712, il capture le navire anglais Saint Joseph, armé pour le compte de négociants de Dublin. Ses services lui valent d’être déclaré hidalgo le 25 janvier 1725, qualité confirmée par un certificat de noblesse et d’armoiries délivré à Madrid en 1727.
L’homme est aussi connu pour sa piété et ses aumônes. Il dote les couvents de La Laguna, finance l’amélioration du sort des détenus de la prison de l’île et se lie avec une religieuse dominicaine réputée pour ses vertus, sœur María de Jesús de León y Delgado, la « Siervita », à l’intercession de laquelle il attribue sa bonne fortune en mer. Après la mort de celle-ci, en 1731, il fait faire à ses frais le sarcophage où repose son corps, au couvent de Santa Catalina.
Il est inhumé dans le caveau familial du couvent de Santo Domingo, à La Laguna, sous une dalle de marbre ornée d’un crâne et de tibias croisés. La légende d’un trésor caché s’attache très tôt à son nom et a valu à l’une de ses maisons, à El Rosario, d’être éventrée par des générations de chercheurs.

4 octobre 1853 : l’Empire ottoman déclare la guerre à la Russie.
À Constantinople, le sultan Abdülmecid Ier entérine la décision de son Grand Conseil : la Porte est en guerre contre la Russie, dont les troupes occupent depuis trois mois les principautés danubiennes. C’est le premier acte de la guerre de Crimée.
La crise est née d’une querelle sur la garde des Lieux saints de Palestine, où la France soutient les religieux latins et la Russie les orthodoxes. Au printemps 1853, l’envoyé du tsar, le prince Menchikov, exige de la Porte la reconnaissance d’un protectorat russe sur l’ensemble des sujets orthodoxes du sultan. Le refus ottoman entraîne la rupture des relations. Au début de juillet, les troupes du prince Gortchakov franchissent le Prout et occupent la Moldavie et la Valachie, pays vassaux du sultan, à titre de « gage ». La note de conciliation préparée à Vienne par les puissances échoue à l’été.
La déclaration de guerre est assortie d’une sommation. Le 8 octobre, Omer Pacha, qui commande l’armée ottomane du Danube, donne quinze jours à Gortchakov pour évacuer les principautés. Le délai expiré, les Ottomans passent le fleuve à la fin d’octobre et remportent le 4 novembre le combat d’Oltenitza. Sur mer, le sort leur est contraire : le 30 novembre, l’escadre de l’amiral Nakhimov détruit une division ottomane au mouillage de Sinope, où les obus explosifs russes font la preuve de leur efficacité contre les coques en bois.
L’émotion soulevée à Londres et à Paris par l’affaire de Sinope précipite l’engagement des puissances occidentales. Les escadres française et britannique entrent en mer Noire en janvier 1854. Le Royaume-Uni et la France déclarent la guerre à la Russie les 27 et 28 mars 1854, et le corps expéditionnaire allié débarque en Crimée en septembre.

4 octobre 1890 : mise en chantier du premier sous-marin de combat de la Marine française (Toulon).
Le ministère de la Marine commande à l’arsenal de Toulon un sous-marin électrique de grande taille, deuxième bâtiment de ce type après le Gymnote. Il prendra le nom de l’ingénieur Gustave Zédé et servira jusqu’en 1909 de banc d’essai à l’arme sous-marine française.
Le Gymnote, lancé à Toulon le 24 septembre 1888, a montré qu’un sous-marin à propulsion électrique pouvait naviguer en plongée et tenir sa route. Il ne jauge qu’une trentaine de tonnes et ne porte, à l’origine, aucune arme. La Marine veut passer à un bâtiment capable de lancer des torpilles. Le projet, étudié par Gustave Zédé, est repris et mené à terme par l’ingénieur Gaston Romazotti, qui avait déjà construit le Gymnote.
La commande est passée le 4 octobre 1890 sous le nom de Sirène. La mise sur cale intervient à l’arsenal du Mourillon au début de 1891. Le 1er mai 1891, quelques jours après la mort de Zédé, le bâtiment reçoit son nom. Il est lancé le 1er juin 1893 ; son armement définitif n’est prononcé que le 1er mai 1900, au terme d’une longue série d’essais.
Long de 48,50 m pour un diamètre de 3,20 m, il déplace un peu plus de 260 tonnes en surface et environ 270 tonnes en plongée, ce qui en fait alors le plus grand sous-marin du monde. Sa coque unique est en bronze « Roma », alliage choisi pour sa résistance à la corrosion. La propulsion est assurée par des moteurs électriques d’une puissance prévue de 720 chevaux, alimentés par une batterie de 720 éléments. Le projet tablait sur 15 nœuds. Cette vitesse ne sera jamais atteinte : après des accidents de batterie, le nombre d’éléments est réduit de moitié et les performances réelles restent très inférieures, les sources donnant de 9 à 12 nœuds en surface. L’équipage compte une vingtaine d’hommes.
Les premiers essais, en 1894, révèlent une tenue en plongée médiocre. Le bâtiment pique du nez et remonte sans que le barreur puisse le maîtriser. L’ajout de gouvernails de plongée à l’avant et au milieu de la coque règle le problème. En 1897, il reçoit un tube lance-torpilles d’étrave de 450 mm et embarque trois torpilles. Il est aussi l’un des premiers sous-marins dotés d’un périscope utilisable et d’un kiosque surélevé pour la veille en surface.
Principales étapes de sa carrière :
- Décembre 1898 : aux Salins d’Hyères puis au large, il réussit des lancements d’exercice contre le cuirassé Magenta, au mouillage et en marche. Ces essais font grand bruit et décident le ministre Lockroy à commander de nouveaux sous-marins.
- Janvier 1899 : il relie Toulon à Marseille par ses propres moyens.
- Avril 1901 : le président de la République Émile Loubet, venu à Toulon recevoir l’escadre italienne du duc de Gênes, effectue une plongée à son bord.
- Juillet 1901 : pendant les grandes manœuvres, il est remorqué jusqu’en Corse et place une torpille d’exercice sur le cuirassé Charles Martel en rade d’Ajaccio.
- 24 avril 1902 : il s’échoue en sortant du port de Porquerolles et regagne Toulon sans avarie.
- 1905 : il atteint, d’après certaines sources, 12,7 nœuds, sa meilleure vitesse.
- 9 août 1909 : il est rayé des listes de la flotte. Sa coque est vendue à la démolition à Toulon en août 1911.
Le Gustave Zédé a effectué plus de 2 000 plongées sans accident grave. Sous-marin « pur », dépendant de ses seuls accumulateurs, il n’avait qu’un rayon d’action de quelques dizaines de milles. Le Narval de Maxime Laubeuf, mis à l’eau en 1899 avec une double coque et une machine à vapeur pour la navigation en surface, ouvrira la voie du submersible autonome.
Gustave Zédé (1825-1891)
Né à Paris le 15 février 1825, fils de l’ingénieur Pierre-Amédée Zédé, directeur des constructions navales, il entre à l’École polytechnique en 1843 et en sort dans le génie maritime. Il sert à Brest puis à Paris auprès de Dupuy de Lôme, dont il devient le collaborateur. Officier de la Légion d’honneur en 1866, il atteint le grade de directeur des constructions navales avant de quitter le service actif vers 1880 pour les Forges et chantiers de la Méditerranée. À la mort de Dupuy de Lôme, en 1885, il reprend l’étude du sous-marin électrique que celui-ci avait ébauchée et en tire les plans du Gymnote. Il meurt à Paris le 26 avril 1891 des suites d’une explosion survenue pendant des essais sur un propulseur de torpille. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse.

4 octobre 1892 : combat de Poguessa (Dahomey).
Sur la route d’Abomey, la colonne du colonel Dodds repousse l’armée du roi Béhanzin, qui commande en personne. Les « amazones » du Dahomey sont engagées en première ligne.
Un premier conflit, en 1890, s’est conclu par un arrangement qui reconnaissait à la France la possession de Cotonou et son protectorat sur Porto-Novo. Béhanzin, monté sur le trône à la fin de 1889, a mis ce répit à profit pour acheter à des négociants allemands, par le port de Ouidah, plusieurs milliers de fusils modernes. En mars 1892, ses guerriers tirent sur la canonnière Topaze, qui remonte l’Ouémé avec le résident de France à Porto-Novo, Victor Ballot. Paris décide une expédition et en confie le commandement au colonel d’infanterie de marine Alfred-Amédée Dodds, né à Saint-Louis du Sénégal.
Dodds dispose d’un peu plus de 2 000 combattants : infanterie de marine, un bataillon de la Légion étrangère, tirailleurs sénégalais et haoussas, spahis, artillerie et génie, suivis de plusieurs milliers de porteurs fournis par le royaume de Porto-Novo. Les Européens sont armés du fusil Lebel. La colonne remonte l’Ouémé avec l’appui des canonnières, pour éviter la zone marécageuse de la Lama qui barre la route directe d’Abomey. Le 19 septembre, à Dogba, elle repousse une première attaque, lancée à l’aube, au cours de laquelle est tué le commandant Faurax, chef du bataillon de Légion. Au début d’octobre, elle franchit le fleuve et oblique vers l’ouest.
Le 4 octobre, près de Poguessa (Kpokissa), l’armée dahoméenne se jette sur la colonne en marche. Pendant 2 à 3 heures, guerriers et amazones multiplient les charges pour arriver au corps à corps. Elles se brisent sur les feux de salve et les contre-attaques à la baïonnette. Les Dahoméens laissent environ 200 morts sur le terrain ; les Français comptent 42 tués et blessés.
Après Poguessa, Béhanzin renonce aux attaques en masse et fait défendre le terrain pied à pied, à partir de tranchées et de trous individuels. Le combat d’Adégon, le 6 octobre, coûte encore très cher au corps des amazones. Il faudra un mois à la colonne, éprouvée par la soif et les maladies, pour parcourir la quarantaine de kilomètres qui la sépare de Cana, la ville sainte du royaume, où elle entre le 6 novembre. Béhanzin incendie Abomey et s’enfuit vers le nord ; les Français entrent dans la capitale le 17 novembre 1892. Dodds est nommé général. Le roi se rendra le 15 janvier 1894 et sera déporté à la Martinique. La campagne a coûté au corps expéditionnaire 85 tués, 440 blessés et plus de 200 morts de maladie.

4 octobre 1909 : naissance du vice-amiral Pierre Ponchardier, Compagnon de la Libération.

Pilote de l’aéronautique navale, chef du réseau de renseignement « Sosies » pour les côtes de France, créateur du commando parachutiste qui porte son nom en Indochine, Pierre Ponchardier meurt en service commandé au Sénégal en 1961.
Né à Saint-Étienne dans une famille d’industriels, il entre à l’École navale le 1er octobre 1927. Il sert d’abord dans les sous-marins, puis choisit l’aviation embarquée. Lieutenant de vaisseau en 1937, il commande une escadrille pendant la campagne de 1940. Replié à Bordeaux au moment de l’armistice, il embarque avec une trentaine de ses pilotes pour le Maroc.
Rentré en métropole en 1941, il prend le commandement de l’escadrille 1B. En parallèle, il succède clandestinement au capitaine de frégate Henri Nomy à la tête d’une organisation de résistance que celui-ci, repéré, doit quitter pour gagner l’Angleterre. À la fin de 1942, il fonde avec son frère cadet Dominique le réseau de renseignement « Sosies ». Dominique prend la zone nord, Pierre la zone sud et l’ensemble du littoral. À partir de janvier 1943, le capitaine de corvette Ponchardier, alias « Paul Pierret », « Geneviève » ou « Sosie Senior », transmet chaque semaine aux Alliés des renseignements sur les mouvements de navires, les abris de sous-marins, le ravitaillement en carburant des U-Boote et les défenses des ports, avec des photographies à l’appui. Il franchit la frontière plus de trente fois et organise l’évasion de nombreuses personnes recherchées. Dénoncé en janvier 1944, il poursuit son activité. Envoyé en août 1944 avec son frère reconstituer un réseau en Alsace-Lorraine, il est arrêté près de Belfort par des troupes allemandes en retraite et s’évade avec lui dans la nuit du 7 au 8 septembre.
En 1945, le contre-amiral Nomy, devenu chef de l’aéronautique navale, lui confie la formation d’un commando parachutiste destiné à l’Extrême-Orient. Le « commando Ponchardier » est engagé en Cochinchine en 1945 et 1946. Capitaine de frégate en 1946, il commande le groupe des commandos parachutistes de l’aéronavale, puis l’aviso Commandant Robert Giraud en Extrême-Orient (1947-1948). Il est ensuite adjoint au commandant de la Marine sur le Mékong (1948-1950) et attaché naval auprès du général commandant en chef en Extrême-Orient (1950-1952).
Auditeur au collège de défense de l’OTAN en 1953-1954, il commande le porte-avions La Fayette, puis la demi-brigade de fusiliers marins en Algérie en 1956. Major général du port de Toulon l’année suivante, contre-amiral, il commande l’aéronautique navale en Méditerranée avant d’être nommé sous-chef d’état-major général de la Marine en 1958. Vice-amiral en mars 1960, il prend à Dakar le commandement de la zone maritime de l’Atlantique sud.
Il trouve la mort le 27 janvier 1961 dans l’accident de son avion sur l’aérodrome de Tambacounda, dans l’est du Sénégal. Ses obsèques ont lieu à Dakar ; il est inhumé à Villefranche-sur-Mer.
Son frère Dominique (1917-1986), lui aussi compagnon de la Libération, est l’auteur des Pavés de l’enfer et, sous le pseudonyme d’Antoine Dominique, de la série du « Gorille ».
Site dédié à sa mémoire : Association Souvenir Amiral Ponchardier.
• Grand Officier de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération – décret du 20 janvier 1946
• Croix de Guerre 39/45
• Croix de Guerre des TOE (18 citations)
• Croix de la Valeur Militaire
• Médaille de la Résistance
• Médaille des Evadés
4 octobre 1916 : torpillage du croiseur auxiliaire de 1er rang Gallia (Sardaigne – Italie).
Le paquebot Gallia, qui transporte vers Salonique des renforts français et serbes, est coulé en moins d’un quart d’heure par le sous-marin allemand U-35. C’est l’une des plus lourdes pertes de la marine française pendant la Grande Guerre.
Lancé à La Seyne-sur-Mer le 26 mars 1913 pour la Compagnie de navigation Sud-Atlantique, le Gallia est un paquebot à 3 cheminées de 182 m et près de 15 000 tonneaux, filant 18 nœuds, mis en service sur la ligne de Bordeaux à Rio de Janeiro et Buenos Aires. Réquisitionné, classé croiseur auxiliaire, il sert depuis 1915 au transport des troupes de l’armée d’Orient.
Le 3 octobre 1916 au soir, il appareille de Toulon pour Salonique. Le croiseur Guichen, qui devait naviguer de conserve, n’a pu l’attendre, et le Gallia fait route seul, en zigzaguant. Les effectifs embarqués varient selon les documents : le rapport de l’officier en second parle d’environ 2 050 passagers, dont 1 550 soldats français et 350 Serbes, auxquels s’ajoute l’équipage ; d’autres relevés portent le total à quelque 2 350 personnes. Les soldats français appartiennent au 235e régiment d’infanterie, aux 55e, 59e et 113e régiments d’infanterie territoriale et au 15e escadron du train des équipages, avec des permissionnaires qui rejoignent leurs corps. Les cales contiennent des munitions et près de 200 mulets.
Le 4 octobre, vers 14 h 15, le Guichen signale par TSF un sous-marin sur la route du paquebot. Le commandant, le lieutenant de vaisseau Kerboul, change de cap et fait doubler la veille. À 17 h 44, au sud-ouest de l’île de San Pietro, une torpille est aperçue par tribord, trop près pour être évitée. Elle frappe le navire à hauteur de la cale arrière. L’explosion met hors service la TSF, de sorte qu’aucun appel de détresse n’est émis. L’évacuation s’engage dans le calme, mais le temps manque : des embarcations surchargées chavirent, des hommes sautent d’une vingtaine de mètres sur les radeaux. Le Gallia se dresse à la verticale et disparaît à 17 h 57. Le commandant Kerboul coule avec son bâtiment, accroché au cordon de la sirène.
Le tireur est le Kapitänleutnant Lothar von Arnauld de La Perière, commandant de l’U-35, qui a déjà coulé le croiseur auxiliaire Provence II en février. Il reçoit la croix « Pour le Mérite » une semaine plus tard et finira la guerre comme le commandant de sous-marin ayant détruit le plus fort tonnage.
Faute de message radio, les secours tardent. Les naufragés passent la nuit sur les radeaux et dans les canots. Le 5 octobre dans l’après-midi, le croiseur Châteaurenault, qui transporte lui-même des troupes, tombe sur les épaves et recueille plusieurs centaines de survivants, qu’il débarque à Bizerte. Deux canots conduits à l’aviron par l’officier en second, l’enseigne de vaisseau Jean Le Courtois du Manoir, atteignent le 6 octobre au soir les îles sardes de San Pietro et de Sant’Antioco ; la population de Carloforte accueille les rescapés, qui sont ensuite transférés à Bizerte. C’est leur arrivée qui permet de signaler le lieu du naufrage.
Le bilan n’a jamais été établi avec certitude. Le chiffre le plus souvent cité est de 1 338 morts et disparus ; certaines sources vont jusqu’à 1 700. Les listes nominatives reconstituées par les chercheurs dépassent 900 noms.
Le bâtiment a été cité à l’ordre de l’armée (Journal officiel du 5 décembre 1919) : « Le croiseur auxiliaire Gallia : torpillé le 4 octobre 1916 par un sous-marin ennemi, au large de San-Pietro (Sardaigne), alors qu’il transportait des troupes. Tous à bord ont donné le plus bel exemple de courage, de sang-froid et de discipline. » Le rapport de l’enseigne du Manoir (1894-1974) reste la principale source sur les circonstances du torpillage et du sauvetage.

18 mars 1882 : naissance de Lothar von Arnauld de la Perière, As des U-Boote de la Grande Guerre
Croiseur auxiliaire Gallia · torpillé le 4 octobre 1916 au large de San Pietro (Sardaigne)
Liste nominative des disparus du Gallia
932 noms de marins et de soldats français, classés par unité puis par ordre alphabétique.
- État-major du Gallia3
- Équipage du Gallia29
- Marins passagers12
- 55e régiment d’infanterie territoriale217
- 59e régiment d’infanterie territoriale238
- 113e régiment d’infanterie territoriale180
- 235e régiment d’infanterie (réservistes du 35e RI)178
- 15e escadron du train des équipages militaires75
État-major du Gallia 3 noms
| Nom | Prénoms | Grade ou fonction | Observation |
|---|---|---|---|
| AUGUSTIN | Francis Émile | enseigne de vaisseau de 1re classe auxiliaire | |
| DE GODON | Henri Marie | enseigne de vaisseau de 1re classe | |
| KERBOUL | Eugène Alphonse | lieutenant de vaisseau | Commandant du bâtiment |
Équipage du Gallia 29 noms
| Nom | Prénoms | Grade ou fonction | Observation |
|---|---|---|---|
| BANTAS | Édouard | deuxième maître mécanicien | |
| CALAME | Ferdinand Gustave | apprenti marin | |
| CALVIER | Charles Henri | matelot de 3e classe, cuisinier | |
| CAPOMACCIO | Nicolas François | matelot de 3e classe, fourrier | |
| CELTON | François Marie | matelot de 3e classe sans spécialité | |
| DUSSAUX | Paul Hippolyte Émile | matelot de 2e classe, mécanicien | |
| DUVAL | Jean Baptiste Joseph Marcel | matelot de 3e classe sans spécialité | |
| GAVARD | Julien Louis | matelot de 3e classe sans spécialité | |
| GÉLOS | Ange Aristide Pierre | matelot de 3e classe sans spécialité | |
| GIROTH | Maurice Hubert | matelot de 2e classe, chauffeur | |
| HASCOET | Pierre Marie | quartier-maître boulanger | |
| JORET | Francis Édouard | matelot de 3e classe sans spécialité | |
| LANZONI | Jean Antoine Toussaint | premier maître mécanicien | |
| LE FEVRE | Auguste Ernest | matelot de 3e classe sans spécialité | |
| LE ROUX | Maurice Albert Gustave | matelot de 2e classe, maître d’hôtel | |
| LECUYER | Jules Pierre Alexandre | premier maître fourrier | |
| LOUEDIN | Auguste Ferdinand | matelot de 2e classe, chauffeur | |
| MAILLARD | Félix Isidore | quartier-maître de manœuvre | |
| MESSENCE | Gaston | apprenti marin | |
| MOREAU | Joseph | matelot de 2e classe | |
| ONFROY | Victor Louis Auguste | matelot de 2e classe, chauffeur | |
| PELLE | Jean | matelot, chef d’entrepont | |
| RAMET | Renée Pierre Antoine | matelot de 3e classe sans spécialité | Prénom orthographié ainsi dans la source |
| RAZOULS | Marcel Etienne François | quartier-maître mécanicien | |
| RIO | Charles François | matelot de 3e classe sans spécialité | |
| ROZEC | Hervé Jean | deuxième maître mécanicien | |
| SOURIMAND | Auguste | matelot de 2e classe, chauffeur | |
| THOMAS | Gaston | quartier-maître mécanicien | |
| TURLE | Georges Eugène Robert | matelot de 2e classe, chauffeur |
Marins passagers 12 noms
| Nom | Prénoms | Grade ou fonction | Observation |
|---|---|---|---|
| BAILLY | Paul Léon Louis | quartier-maître mécanicien | |
| CASSAN | Albert Émile | matelot de 2e classe, chauffeur | |
| COATALEM | Jean Rodolphe Eugène | quartier-maître timonier | |
| COMBOT | André Marie | second maître de manœuvre | |
| FAUGERON | Gustave | matelot de 2e classe, mécanicien | |
| LAIGUILLON | Martin | matelot sans spécialité | |
| MAINGARD | Arman (?) | matelot de 3e classe sans spécialité | Prénom incertain dans la source |
| MOREAU | Marcel | matelot mécanicien | |
| ROCASERRA | Prosper | matelot infirmier | |
| SICRE | Henri Auguste Saint Ange | matelot infirmier | |
| TROUVÉ | Auguste Louis Henri | matelot de 1re classe, mécanicien | Mécanicien du cuirassé Vérité, rentrait de permission |
| YAOUANC | Louis Marie | quartier-maître timonier |
55e régiment d’infanterie territoriale 217 noms
| Nom | Prénoms | Grade ou fonction | Observation |
|---|---|---|---|
| AMIEL | Gustave | soldat | |
| ARTAUX | Joseph | soldat | |
| BALLAND | Claude | soldat | Venu du 64e RIT le 3 octobre 1916 |
| BARBERON | Alfred | soldat | |
| BARBIER | Claude Jean Marie | caporal | |
| BARBIER | Marie Clovis | soldat | |
| BARBOTIN | François Clément | ||
| BARRY | Pierre | soldat | |
| BERGER | Albert Jules | soldat | |
| BERLIN | Nicolas François | soldat | |
| BERNARD | Jean Pierre | soldat | |
| BEZ | Marie François | soldat | |
| BEZARD | Jean Baptiste | soldat | |
| BEZOU | Michel | soldat | |
| BILLARD | Eugène Louis | caporal | |
| BLUZAT | François | soldat | |
| BONGRAND | Louis Pierre | soldat | |
| BONNEFOUS | Félix | soldat | |
| BONNET | Jean Louis | soldat | |
| BOULLE | Noël Anatole | soldat | |
| BOURNEZ | Charles Humbert | soldat | |
| BOYER | Louis | soldat | |
| BRICHARD | Albert Désiré | soldat | |
| BROSSE | Louis Henri Bazile | soldat de 2e classe | |
| BULLET | Émile Pierre | soldat | |
| BUSSAT | Gustave Marie | soldat | |
| CAILLOT | Isidore Armand | soldat | |
| CALAIS | Joseph Prosper | soldat | |
| CARAVATTE | Marie Joseph | ||
| CARON | André Auguste | soldat | |
| CARRE | Octave Albéric | soldat | |
| CARREAU | Jean | soldat | |
| CARRON | Antoine | soldat | |
| CASTIER | Jean Marie | soldat | |
| CAUCHOIS | Henri Patrice | soldat | |
| CERRE | Paul Michel | soldat | |
| CHABASSIERE | Victor Auguste | soldat | |
| CHALLANT | Émile Antoine | soldat | |
| CHAMPAULT | Jules Alexandre | soldat | |
| CHARMEY | Antoine Philippe | soldat | |
| CHARPENTIER | Edme François | soldat | |
| CHARRON | Désiré | soldat | |
| CHAUVINEAU | Jacques | soldat | |
| CHEVALIER | Louis Émile | soldat | |
| CLAPOT | Jean Marie | soldat | |
| CLERC | Martin Jean Marie | soldat | |
| CONFURON | Charles Edmond | soldat | |
| DAUDEZ | Hippolyte Adonis | soldat | |
| DECAUX | Constant Hippolyte | soldat | |
| DEGLOS | Léonide Antoine Alphonse | soldat | |
| DELAUNNAY | Georges Henri Gilbert | soldat | Patronyme écrit aussi DELAUNAY |
| DELTOUR | Jacques Marie Georges | lieutenant | |
| DEPRAS | Louis Arthur Edmond | soldat | |
| DESHAYES | Aimé Augustin | soldat | |
| DESLANDES | Théophile Emmanuel | soldat | |
| DESVIGNES | Paul François Edmond | caporal | |
| DIEUMEGARD | Henri Auguste | soldat | |
| DRELY | Louis Adolphe | soldat | |
| DUBOSC | Georges Antonin | soldat | |
| DUCREUX | Dominique | soldat | |
| DUCREUX | Pierre | soldat | |
| DUFFAUT | François Baptiste | soldat | |
| DUGIED | Abel | soldat | |
| DUPAQUIER | François Georges | soldat | |
| DURAND | Edmond Léon | soldat | |
| DUVAL | Jean Baptiste | soldat | |
| DUVALLET | Auguste | soldat | |
| ÉCALARD | Auguste Désiré Frédéric | soldat | |
| ECHENOZ | Louis Marie | soldat | |
| ECOLASSE | Charles Joseph Auguste | caporal | |
| FAUCON | Armand Elisée | soldat | |
| FAURE | Louis Frédéric | soldat | |
| FAVREAU | René Louis | soldat | |
| FLORENT | Jean | soldat | |
| FOINY | Jean | soldat | |
| FOLLIOT | Honorin Georges | soldat | |
| FOSSE | Georges | soldat | |
| FOURNIER MOTTET | Henri Paul | soldat | |
| FRANCOIS | Célestin | soldat | |
| FROMENT (DE) | Louis Joseph Marie | sergent | |
| GAILLARD | Jules Raphaël | soldat | |
| GAULON | Louis | soldat | |
| GIRARD | Claude François | soldat | |
| GIRON | Pierre Jules | soldat | |
| GODET | Léon Ferdinand | soldat | |
| GODREUIL | Gustave Édouard | soldat | |
| GOULARD | Jean Baptiste | soldat | |
| GRAMBACHER | Georges | soldat | |
| GRANCHER | Pierre Victor | soldat | |
| GRANDSIRE | Henri Hippolyte | soldat | |
| GRÉGOIRE | Jean Pierre | soldat | |
| GRENIER | Léon Eugène Boniface | soldat | |
| GRENON | Alexandre | soldat | |
| GROSFILLEY | Jules Eugène | soldat | |
| GRUHIER | Aimé Léon | soldat | |
| GUESNET | Louis Ernest Alphonse | soldat | |
| GUIGON | Claude Jean Baptiste | soldat | |
| GUILLEMIN | Charles | soldat | |
| GUILLOT | Jean | soldat | |
| GUILLOT | Pierre | soldat | |
| GUY | Marie Joseph | soldat | |
| HAY | Firmin Louis Gabriel | soldat | |
| HUGUENIN | Charles Louis | soldat | |
| JACQUEMARD | Alfred | soldat | |
| JACQUET | Marie Aristide | soldat | |
| JACQUET | Paul | soldat | |
| JANNIN | Claude Joseph Henry | soldat | |
| JARREAU | Théodore Achille | soldat | |
| JEANGUYOT | Auguste | soldat | |
| JOLLY | Florentin Émile | soldat | |
| JOUANNE | Jule Henri Adonis | soldat | |
| LACANAL | Jean Paul | soldat | |
| LAMBERT | Auguste Maurice Adrien | soldat | |
| LAMY | Charles Eugène | soldat | |
| LAUNET | Arthur Victor Eugène | soldat | |
| LAURENT | Jean | soldat | |
| LAURENT | Louis Armand | soldat | |
| LE BRETON | René François Marie | soldat | |
| LE CARS | Jean | soldat | |
| LE PAON | Eugène | soldat | |
| LECANU | Jules Marcel Aimé | soldat | |
| LECHEVALIER | Stanislas | soldat | |
| LEGER | Augustin Joseph | soldat | |
| LEGRAND | Paul Eugène | soldat | |
| LEMIRE | Arsène Henri | soldat | |
| LENOIR | Léonce Charles Alphonse | soldat | |
| LENOT | Albert Marie | soldat | |
| LERMURIER | Paul Valérie | soldat | |
| LEROUX | Alexandre Georges | soldat | |
| LEROY | Edmond Noël | soldat | |
| LEROY | Émile Eugène | caporal | |
| LEROY | François Édouard | soldat | |
| LEVASSEUR | Jules Eugène | soldat | |
| LEVASSEUR | Léopold Édouard | soldat | |
| LEVAYER | Victor Aimable Marie | soldat | |
| LIZAQUE | Paul Ernest | soldat | |
| LOISEAU | Élie Désiré | soldat | |
| MARCHAND | Gustave | soldat | |
| MARCISET | Jean Baptiste | soldat | |
| MARIE | Isidore Augustin | soldat | |
| MARIE | René Ernest Alfred | soldat | |
| MARION | Charles Louis Clément | soldat | |
| MARMORAT | Antoine | sergent | |
| MELET | Victor Jérôme | soldat | |
| MERIEL | Joseph Louis Jules | caporal | |
| MERLE | Louis | soldat | |
| METAYER | Jules Edmond | soldat | |
| MEYER | Louis | soldat | |
| MILLERIOUX | Eugène Léopold | soldat | |
| MILLERIOUX | Vincent Frédéric | soldat | |
| MILLET | Baptiste Antonin | soldat | |
| MONGRÉDIEN | Clément Jules | soldat | |
| MONIN | Maximin | soldat | Décès transcrit à Besançon, non à Toulon |
| MORIN | Alfred Désiré | soldat | |
| NILLY | Albert | soldat | |
| NOËL | Albert Eugène | soldat | |
| NORÉ | Auguste Ernest | soldat | |
| ONILLON | Pierre Eugène | soldat | |
| PARIS | Pierre Henri Édouard | sergent | |
| PERRAUD | Léon Aristide | soldat | |
| PETIT | Charles | soldat | |
| PHILIPPIN | Albert Arsène Ferdinand | soldat | |
| PICARD | Modeste Eugène | soldat | |
| PIERRE | Charles Alfred | soldat | |
| PIGACHE | Grégoire Ernest | soldat | |
| PLAISANT | Émile Gaston | soldat | |
| PLANCHON | Jacques François | soldat | |
| POCHON | Ferdinand Adolphe | soldat | |
| POLOSSE | Louis Jacques Marie | soldat | Écrit POLOCE sur Geneawiki |
| POMMIER | Charles Marie | soldat | |
| POTIN | Etienne | caporal | |
| POUBEAU | Henri Abel | soldat | |
| POULAIN | Delphin Jean Baptiste | soldat | |
| POULAIN | Joseph Gabriel | soldat | |
| QUENEL | Victor Eugène | soldat | |
| QUESNEY | Adrien Albert | soldat | |
| RACAVEL | Paul Aimé Désiré | soldat | |
| RAGOUT | Charles | soldat | |
| RAULIN | Albert Frédéric | soldat | |
| RAVIER | Félix | soldat | |
| REBET | François | soldat | |
| RENAUD | Marie Albert Ernest | soldat | |
| RICHARDEY | Pierre Joseph Édouard | soldat | |
| RIVAL | Jules Victor | soldat | |
| RIVIERE | Paul | soldat | |
| ROBARD | Marc Louis Ernest | soldat | |
| ROBINET | Louis Eugène | soldat | |
| ROLLAND | Auguste | soldat | |
| ROSE | Paul Narcisse | soldat | |
| ROUSSEL | Marie Jules | soldat | |
| ROUSSEL | Victor Célestin | soldat | |
| ROUSSOT | Claude Jules César | soldat | |
| ROY | Marie Charles | soldat | |
| RUSSIER | Jean Pierre Eugène | soldat | |
| SAUNIER | Léon Louis Eugène | soldat | |
| SELLE | Édouard Jules Robert | soldat | |
| SIMON | Martin Louis | soldat | |
| SOUCHET | Ferdinand Valentin | soldat | |
| SOYER | Émile François Jules | soldat | |
| STOFFEL | Paul Marie | soldat | |
| TALPIN | Émile | soldat | |
| TESTE | Jules Auguste | soldat | |
| THETION | Louis Joseph | soldat | |
| THIESSE | Prosper Henri Paul | soldat | |
| THOMAS | Jean | soldat | |
| TORTERAT | François Etienne | soldat | |
| TOSTAIN | Auguste Pierre Louis | soldat | |
| VACHER | Gilbert | soldat | |
| VAISSIERE | Augustin | soldat | |
| VANNIER | Jules Louis | soldat | |
| VIENNE | François | soldat | |
| VILMAT | Auguste Pierre | ||
| VINCENT | Henri | soldat | |
| VIRICLLE | Antoine | soldat | Graphie de la source, peut-être VIRICELLE |
| VITU | Jules Eugène | soldat | |
| VIVIER | Charles | soldat | |
| VOLAND | Jean Fabien | soldat |
59e régiment d’infanterie territoriale 238 noms
| Nom | Prénoms | Grade ou fonction | Observation |
|---|---|---|---|
| ADLE | Pierre Louis | soldat | |
| ALLAIRE | Pierre | soldat | |
| ALSON | Henri Baptiste | soldat | |
| ARCETTI | Alphonse Félix | soldat | |
| ARDHUISE | François Auguste | soldat | |
| ARNAULT | Sulpice Charles | soldat | |
| AUZANNEAU | Émile | soldat | |
| BAGUET | Jules Cornélien | soldat | |
| BAILLERGEAU | Pierre | soldat | |
| BALU | Alexandre Victor | soldat | |
| BAROUX | Émile Paulin Alphonse | soldat | |
| BAUCHET | Alfred Henri | soldat | |
| BEAULOIS | Prosper Prudent | soldat | |
| BÉCHON | Constant Daniel | soldat | |
| BEDOUARD | Louis Alexandre | soldat | |
| BEGUIN | Germain François | soldat | |
| BEILLON | Désiré André | soldat | |
| BENARD | Ernest Georges | soldat | |
| BERTHAUT | Alphonse | soldat | |
| BERTHIER | Louis Alexandre | soldat | |
| BIAUVOIS | Arthur Victor Claude | soldat | |
| BILLAULT | Omer Édouard Paul | soldat | |
| BIZOT | François | soldat | |
| BODARD | Joseph François | soldat | |
| BOMBERAULT | Victor Magloire | soldat | |
| BOUCHER | François Elie | soldat | |
| BOUCHER | Pierre Clément | soldat | |
| BOUCHEZ | Claude Henri | soldat | |
| BOUDOT | Jean | soldat | |
| BOULIN | Armand | soldat | |
| BOURBAULT | Eugène Étienne | soldat | |
| BOURRE | Hippolyte | soldat | |
| BOURREAU | Patrice Amilcar | soldat | |
| BOURSAULT | Jean | soldat | |
| BOUVRANDE | Arthur | soldat | |
| BREUZIN | Louis Maxime | soldat | |
| BRUCY | Auguste Désiré | soldat | |
| BRUNEAU | Paul Joseph | soldat | |
| BRUSSELLE | Julien | soldat | |
| CADOT | Joseph Eloi Claude Clotaire | soldat | |
| CAGNARD | Léon Eugène Louis | soldat | |
| CAULIEZ | Georges Jules | soldat | |
| CESBRON | Louis Mathurin | soldat | |
| CHALIGNE | Émile | soldat | |
| CHAMBAT | Léon Désiré | soldat | |
| CHANSON | Victor François | soldat | |
| CHAPEAU | Jean-Baptiste Lézin | soldat | |
| CHARBONNEL | François | soldat | |
| CHARBONNIER | Auguste | soldat | |
| CHENAIS | Auguste | soldat | |
| CHENAL-BASTIAN | Jean-François | soldat | |
| CHERON | Alexandre | soldat | |
| CHIPAULT | Sylvain Pierre | soldat | |
| CHUPIN | Honoré Firmin | soldat | |
| CLEDAT | Honoré André | soldat | |
| COLAS | Pierre Victor | caporal | |
| COLLUMEAU | Jean Louis Désiré | soldat | |
| COLMON | Gabriel | soldat | |
| CORNET | Ludovic Paulin | soldat | |
| COTTEREAU | Auguste | soldat | |
| COUDRAIS | Jean François Théodore | soldat | |
| COULÉON | Louis | soldat | |
| COURANT | Henri Louis | soldat | |
| COURDURIE | Frédéric | soldat | |
| COURONNET | Louis | soldat | |
| COUTELLIER | Henri Alexandre | soldat | |
| CREPIN | Baptiste | soldat | |
| DARAGON | Louis Sylvain | soldat | |
| DARGERY | Arsène Célestin | soldat | |
| DAVID | François Cyrille | soldat | |
| DELESTRE | Louis Eugène | soldat | |
| DELICE | Armand Octave | soldat | |
| DÉPOORTÈRE | Léon Adolphe | soldat | |
| DEROUET | Édouard Joseph | soldat | |
| DESLIN | François Victor | soldat | |
| DESMEUZES | Anatole | soldat | |
| DESPLANCHES | Émile Henri | soldat | |
| DESPRES | Auguste Ernest | soldat | |
| DRIARD | Louis | soldat | |
| DUAULT | Clément Henri | soldat | |
| DUBAS | Joseph Guy | soldat | |
| DUFAUD | Julien Frédéric | soldat | |
| DUMENIL | Adolphe Louis | caporal | |
| DUPONT | Alphonse Pierre | sergent | |
| DUPRE | François Toussaint | soldat | |
| DUTEIL | Nazaire | soldat | |
| FARDEAU | Victor Benjamin | soldat | |
| FARNEAULT | Albert | soldat | |
| FERRU | Constant | soldat | |
| FEUILLU | Romain Thiers | soldat | |
| FILLATREAU | Pierre | soldat | |
| FONTAINE | Augustin | soldat | |
| FONTAINE | Émile Léon | soldat | |
| FOUCHARD | Maurice Honoré Clément Oscar | soldat | |
| FOUCHET | Jean | soldat | Patronyme écrit aussi FOUCHER |
| FOURCHAULT | Charles Stanislas | soldat | |
| FROMIAU | Joseph | soldat | |
| FROUIN | Paul Aimé | soldat | |
| FUARD | Sulpice Joseph | soldat | |
| GANNAT | Pierre | soldat | |
| GARNIER | Charles Alexandre | soldat | |
| GATILLON | Honoré | soldat | |
| GAUDRY | Basile Victor | soldat | |
| GAUTHIER | Eugène | soldat | |
| GENDRON | Raphaël Maurice | soldat | |
| GEOFFROY | Alfred Denis Alphonse | soldat | |
| GIRANDY | Charles Aristide | soldat | |
| GIRARD | Abel Henri Jules | soldat | |
| GIRARD | Jules Eugène | caporal | |
| GOGET | Ernest Désiré | soldat | |
| GONTARD | Louis Joseph | soldat | |
| GRASSET | Charles Daniel | soldat | |
| GRÉGOIRE | Camille | soldat | |
| GRENECHE | Charles Gustave | soldat | |
| GROS | Jean Félix Marcel Raoul | soldat | |
| GUÉRIN | Jacques François | soldat | |
| GUESSARD | Armand Jacques Désiré | soldat | |
| GUICHET | Eléonore Marie Firmin | soldat | |
| GUILBAULT | Casimir Joseph | soldat | |
| GUILLEUX | Henri Louis | soldat | |
| GUYON | Alphonse | soldat | |
| HENNECHART | Ovide | soldat | |
| HÉRISSON | Émile | soldat | |
| HOCH | Victor | soldat | |
| HONDAYER | Clément | soldat | |
| HOULETTE | Jean Baptiste Adolphe | soldat | |
| HUET | Emilien | soldat | |
| JACQUEMARD | Armand Louis | soldat | |
| JAILLARD | Lucien Eugène | soldat | |
| JAMET | Léon Camille | soldat | |
| JARLIER | Modeste | soldat | |
| JOIGNEAU | Désiré | soldat | |
| JOUANNET | Louis Henri | soldat | |
| JOULIN | Narcisse | soldat | |
| KARMAN | Ernest Eugène | soldat | |
| LACOUR | Alfred Désiré | soldat | |
| LAMBERT | Joseph Eugène | caporal | |
| LAME | Clodomir Arthur Léon | soldat | |
| LAMOTTE | Camille Alexandre | soldat | |
| LANDRON | Auguste | soldat | |
| LAUNAY | Auguste Charles Henri | soldat | |
| LE BALIER | Etienne | soldat | |
| LEBLÉ | Léon | soldat | |
| LEBOEUF | Alexandre Jules | soldat | |
| LECONTE | Joseph Jean Baptiste | soldat | |
| LÉCULLIER | Louis Laurent | Figure aussi dans la liste du 235e RI : doublon probable | |
| LEFORT | Pierre Joseph | soldat | |
| LEGENDRE | François Émile | soldat | Prénoms François Maurice sur Geneawiki |
| LEGER | François Alexandre | soldat | |
| LEGRAND | François Xavier | soldat | |
| LELIEVRE | Gabriel Christophe Auguste | soldat | |
| LEROUX | Augustin Joseph | soldat | |
| LEROY | Eugène | soldat | |
| LEROY | Henri Paul René | caporal | |
| LEVEAU | Auguste Alphonse | soldat | |
| LHOPITAL NAVARRE | Justin Anne Henri | sergent | |
| LIGERON | Eugène Louis Désiré | soldat | |
| LIVENAIS | Louis Julien | soldat | |
| LORIER | Auguste Marie Joseph | caporal | |
| MANCEAU | René Joseph | soldat | |
| MARQUENET | Émile Charles | soldat | Patronyme écrit aussi MARQUENEL |
| MARQUIS | René | soldat | |
| MARTIN | Adam | caporal | |
| MARTIN | Louis | soldat | |
| MATHIEU | Eugène | soldat | |
| MAZURIER | Louis | soldat | |
| MERCIER | Louis Joseph | soldat | |
| METTON | Désiré | soldat | |
| MIGNOT | Jules Louis | soldat | |
| MOLDAT | Alphonse Alexis | soldat | |
| MOREAU | Paul Alexandre | soldat | |
| MORET | Louis François Désiré | soldat | |
| MORISSET | Victor Hippolyte | soldat | |
| MOULON | Léon Michel | soldat | |
| NEVEU | Émile Thomas | soldat | |
| PAILLARD | Henri | soldat | |
| PANARD | Louis Alexandre | soldat | |
| PERON | Alexandre | soldat | |
| PERRIOT | René Édouard | soldat | |
| PETITPAS | Louis Charles | soldat | |
| PLAULT | Mereure Adrien | soldat | |
| PLUCHON | Alexandre | caporal | |
| POILANE | François Joseph Louis | caporal | |
| POINTEREAU | Jules Albert | soldat | |
| POIRET | Léon Ferdinand | soldat | |
| POIRIER | Alfred Louis | soldat | |
| POIRIER | Louis Constant | soldat | |
| POMPONNE | Alphonse | soldat | |
| PRESLE | Louis Auguste | soldat | |
| PROTIN | Pierre Désiré Moïse | soldat | |
| PROUST | Henri Émile | soldat | |
| PROVENCE | Henri Louis | soldat | |
| RABREAU | Eugène Constant | soldat | |
| RAGU | Jules Isidore Émilien | soldat | |
| RENAUD | Maximilien | soldat | |
| RENAULT | Charles | soldat | |
| RENAULT | Constant | soldat | |
| RIBOU | Victor Auguste | soldat | |
| RICHARD | Émile Auguste | soldat | |
| RIVAUX | Louis Jacques | soldat | |
| RIVIERE | Henri Auguste | soldat | |
| ROBICHON | Etienne Michel | soldat | |
| ROBIN | Eugène | soldat | |
| ROBYN | Fernand Gaston | soldat | |
| ROCHARD | Désiré | soldat | Patronyme écrit aussi RÉCHARD |
| ROUSSEAU | Gustave | soldat | |
| ROY | Charles Jules | soldat | |
| ROY | Félix | soldat | |
| ROY | Georges | soldat | |
| SAUVALLE | Charles Alfred | soldat | |
| SEVERIN | Henri Pierre | soldat | |
| SIGNY | Charles Armand | soldat | |
| SIRON | Ernest Léon | soldat | |
| SIROT | Auguste | soldat | |
| SOULIER | Léonard | soldat | |
| STOLZ | Joseph | soldat | |
| STRAUSS | René Alexandre | sergent | Décès transcrit à Paris 9e, non à Toulon |
| SUZINEAU | Omer Adolphe | caporal | |
| TALOTTE | Arthur | soldat | |
| TAVERNE | Joseph Désiré | soldat | |
| TERRIER | Maximilien | soldat | |
| THEBAULT | Pierre | soldat | |
| THEBAUT | Sylvain | soldat | |
| THIERRY | Augustin | soldat | |
| THIERRY | Pierre | soldat | |
| TOUSOT | Charles | soldat | |
| TRÉCUL | Joseph Louis Gustin Clément | soldat | |
| VAILLANT | René | soldat | |
| VALLADE | Jean | soldat | |
| VALLON | Joseph Eugène | soldat | |
| VERBUCKEN | Pierre Joseph | soldat | |
| VIBERT | Louis François | soldat | |
| VIEL | Léopold Émile | soldat | |
| VIGNE | Alphonse | soldat | |
| VILGRAIN | Alphonse Anatole | soldat | |
| VILLANOVA | Georges Jean Baptiste Antoine | soldat | |
| VITEAU | Charles Louis Auguste | soldat | |
| VIVIANT | Jules Eugène | soldat |
113e régiment d’infanterie territoriale 180 noms
| Nom | Prénoms | Grade ou fonction | Observation |
|---|---|---|---|
| AIRAULT | Eugène | soldat | |
| ALLARD | Louis Eugène | soldat | |
| AMERY | Léon Jules | soldat | |
| ANFRAY | Pierre François | soldat | |
| ARCHAMBAUD | Pierre Eugène Henri | soldat | |
| ARROUET | Augustin Louis | soldat | |
| AUGER | Pierre Louis | soldat | Inscrit par erreur sous le nom de FAUGER à Toulon ; la source le cite deux fois |
| AUMONT | Henri Émile | soldat | |
| BABIN | Léon Félix Alfred | soldat | |
| BACHELOT | Auguste Eugène | soldat | |
| BALLON | Louis | soldat | |
| BARBAULT | Aimé Paul | soldat | |
| BARBIER | Alphonse Eugène | soldat | |
| BARDIN | Lazare | soldat | |
| BAUTHAMY | Jean Marie | soldat | Patronyme écrit aussi BAUTAMY |
| BAYER | Isidore | soldat | |
| BEAUGEARD | Joseph Victor | soldat | |
| BEAUNEVEUX | Constant Jules | soldat | |
| BERGERON | Frédéric | soldat | |
| BERTHONNEAU | Alexandre | soldat | |
| BIDAULT | Constant Louis | soldat | |
| BIGAUD | Alexandre | soldat | |
| BINDET | Arsène | soldat | |
| BLOCHEAU | Pierre Louis Baptiste | soldat | |
| BOCHE | Louis Joseph | soldat | |
| BODIN | Louis Henri | soldat | |
| BODIN | Marie Jean-Baptiste | soldat | |
| BOIREAU | Jean Baptiste Louis | caporal | |
| BOISSELIER | Simon François | soldat | |
| BOITEAU | Joseph | soldat | |
| BONAMOUR | Marcel Philippe | soldat | |
| BOULOIZEAU | Sevrain Eugène | soldat | |
| BOURGETEL | Alexandre | soldat | |
| BOURSE | Émile Marie Joseph | soldat | |
| BOUTIER | Eugène | soldat | |
| BRARD | Louis François Albert | soldat | |
| BRUNET | Louis Alexandre | caporal | |
| CARNET | Eugène Jules | soldat | |
| CERON | Léon Louis | soldat | |
| CHAIGNEAU | Aristide Joseph | soldat | |
| CHAMBONNET | Jean | soldat | |
| CHARPENTIER | Charles Victor | soldat | |
| CHARPENTIER | Jean Léopold | caporal | |
| CHARPENTIER | Jules Gustave | soldat | |
| CHARRON | Octave François | soldat | |
| CHAUVEAU | Eugène | soldat | |
| CHEBROU | Louis Jean Baptiste | sergent | |
| CHESNEL | Victor Grégoire | soldat | |
| CHEVRIER | Marie Louis Henri | soldat | |
| CHOTARD | Octave Louis Auguste | soldat | |
| COIFFARD | Honoré | soldat | |
| CORIOU | Alain | soldat | |
| COTO | Louis Marie | soldat | |
| COURSON | Auguste Pierre | soldat | |
| COUSIN | Auguste Marcel | soldat | |
| COUTURIER | Auguste | soldat | |
| CROCHARD | Anastase Henri | soldat | |
| DE COUESSIN | Hyacinthe Marie Hippolyte | capitaine | Plus ancien officier de l’armée de terre à bord |
| DELHOMMEAU | Joseph Michel | soldat | |
| DESANNAY | Armand Auguste | soldat | |
| DESCLOIX | François Jean Marie | soldat | |
| DESMARS | Pierre Marie | soldat | |
| DION | Édouard | soldat | |
| DORÉ | Jean Marie | soldat | |
| DUTIN | Joseph Pierre | soldat | |
| ESTIVALET | Pierre Émile | soldat | |
| FAVREAU | Pierre Benjamin | soldat | |
| FERRAND | Théodore Gabriel | soldat | |
| FOUCAULT | Alfred Louis Alexandre | soldat | |
| FOUGEREUX | Marie Charles Narcisse | soldat | |
| FOUQUE | Julien Constant | soldat | |
| FRADIN | Jean Marie | soldat | |
| GABARD | François Marie | soldat | |
| GAILLARD | Jean | soldat | |
| GALLIER | Louis Auguste | soldat | |
| GARNIER | Pierre | soldat | |
| GAUVAIN | Denis | soldat | Patronyme écrit aussi GAUVIN |
| GERMAIN | Henri André Jean | soldat | |
| GIBAUD | Eugène Alexandre | soldat | |
| GINDREAU | Michel Marie | soldat | |
| GIRARD | Eugène | soldat | |
| GOBIN | Baptiste Henri | soldat | |
| GOUJON | Charles Alexandre | soldat | |
| GRANGER | François | caporal | |
| GRAVELEAU | Louis Baptiste | soldat | |
| GRELET | Charles Clément | soldat | |
| GUÉRIN | Ernest Elie Joseph | soldat | |
| GUÉRIN | Victor Auguste | soldat | |
| GUIBERT | Clément | soldat | |
| GUILLEMOT | Eugène Marie François | soldat | |
| GUILLET | Albert | soldat | |
| GUYON | Yves Louis | soldat | |
| GUYONNET | Jean Auguste | soldat | |
| HAUGUET | Joseph Alfred | soldat | |
| HERAULT | Auguste | soldat | |
| JOULAIN | François Grégoire | soldat | |
| JUBIEN | Célestin | soldat | |
| JULIEN | Jean Amboise | soldat | |
| LABESSE | Jean | soldat | |
| LABOURÉ | Charles Auguste | soldat | Prénoms Charles Augustin sur Geneawiki |
| LACLIE | Victor | soldat | |
| LAFUYRE | Louis | soldat | |
| LAGNEAU | Stanislas | soldat | |
| LALLIER | Joseph Hippolyte | soldat | |
| LAMARCHE | Paul Émile | soldat | |
| LE LANDAIS | Victor Jean-Marie | soldat | |
| LEBORGNE | Louis Marie | soldat | |
| LEGENDRE | Henri Pierre | soldat | |
| LEGRAND | Henri Jean | soldat | |
| LEOPOLD | Henri Paul | soldat | |
| LERAY | Henri Francis | soldat | |
| LEROUX | François Marie | soldat | |
| LESAGE | Eugène Édouard | soldat | |
| LESNEUR | Joseph Victor | caporal | Peut-être le LESUEUR Joseph Hector, caporal, cité par Geneawiki |
| LESPAGNOL | Louis Eugène | soldat | |
| LIAIGRE | Firmin Louis | soldat | |
| LIONNET | Jean Victor Alphonse | soldat | |
| LOQUET | Pierre Marie | soldat | |
| LORIEUL | Arsène Baptiste | soldat | |
| LORILLARD | Henri | soldat | |
| LOYSON | Paul Louis | soldat | |
| LUCAS | François Marie | soldat | |
| MABIT | Louis Marie | soldat | |
| MALARD | Joseph | soldat | |
| MALBRAN | Louis | soldat | |
| MANCEAU | Antoine Joseph | soldat | |
| MANCEAU | François Joseph Pierre | soldat | |
| MANET | Auguste François | soldat | |
| MANSON | Jean | soldat | |
| MARTIN | François | soldat | |
| MARTIN | Jean Frédéric | soldat | |
| MARTINEAU | Eugène Édouard | soldat | |
| MAUPOINT | Louis Édouard | soldat | |
| MELIN | Désiré | soldat | |
| MICHAUD | Philibert Pierre | soldat | |
| MOREAU | Alexandre Marcellin | soldat | |
| MOREAU | Louis Augustin | soldat | |
| NATUREL | Alfred Désiré Eugène | soldat | |
| NERRIERE | Louis Jean Dominique | soldat | |
| NOMPEX | Pierre | soldat | |
| ODIN | Louis Émile | soldat | |
| PARIS | Constant Jean Baptiste | soldat | |
| PAYEN | Jean Baptiste | soldat | |
| PEDRONO | Marie Joseph | soldat | |
| PERISSAT | Pierre | soldat | |
| PIDOU | Eugène | soldat | |
| PLARD | Jean Baptiste Marie | soldat | |
| POIRIER | Auguste Joseph | soldat | |
| POUSSIER | Victor Marie | soldat | |
| PROTHEAU | Ernest Constant | soldat | |
| PROVOST | Pierre Marcel | soldat | |
| RABIN | Léon Marie | soldat | |
| RAIMBAULT | Léon Louis | soldat | |
| RAINARD | Pierre Frédéric Émile | soldat | |
| RAPIN | Constant Eugène | soldat | |
| RAVAUD | Germain | soldat | |
| RAVION | Félix Jules | soldat | |
| REAUX | Isidore Jacques | soldat | |
| RIBOUX | Émile Vidal | sergent | |
| RICHARD | Célestin Auguste | soldat | |
| RICHARD | Charles Henri | soldat | |
| ROBIN | Julien | soldat | |
| ROCTON | Emmanuel Alexandre | soldat | |
| ROLAND | Louis Alexandre | soldat | |
| ROY | Constant Eugène | soldat | |
| TALAND | Jules | soldat | |
| TESSANDDIER | Louis | soldat | Graphie de la source, peut-être TESSANDIER |
| THAREAU | Pierre Marie René | soldat | |
| THEZE | Louis Victor Henri | soldat | |
| THOMAS | Auguste Denis | soldat | |
| THOMAS | Justin | soldat | |
| THOMAS | Louis Augustin | soldat | |
| TRAPENARD | Pierre Édouard | soldat | |
| TRAVAILLE | Pierre Marie | soldat | |
| TREZEL | Ferdinand Auguste | soldat | |
| TROUVE | Victor | soldat | |
| VALLÉE | Jean Marie | soldat | |
| VERGNE | François | caporal | |
| VILLESUZANNE | Elie (Eloi ?) | soldat | Prénom incertain dans la source |
| YHUEL | Joseph Marie | soldat |
235e régiment d’infanterie (réservistes du 35e RI) 178 noms
| Nom | Prénoms | Grade ou fonction | Observation |
|---|---|---|---|
| ALLAIN | Gustave Émile | soldat | |
| ALLARD | Hippolyte Auguste | soldat | |
| BAILLEUL | Séraphin Hippolyte | sergent | |
| BAROIN | Jacques | soldat | |
| BARRAU | Gustave | soldat | |
| BAUDOUIN | Pierre Marie | ||
| BAUDRY | Henri Marcel | soldat | |
| BAZILLE | Paul Henri | soldat | |
| BEAULIEU | Eugène | soldat | |
| BOISNARD | Marcel Fernand | soldat | |
| BOISSY | Jean Albert Roger | soldat | |
| BONIN | Achille | soldat | |
| BONINI | Maurice Léon | sous-lieutenant | |
| BORREY | André Frédéric | caporal | |
| BOURDON | Marcel Honoré | soldat | |
| BOUTEILLER | Alphonse Auguste | soldat | |
| BREMONT | Georges Julien | soldat | |
| BRETONNEAU | Narcisse Albert | soldat de 2e classe | |
| BRUNEL | Paul Félix Joseph | soldat | |
| CARBONEL | Léopold Claudion Claude | soldat | |
| CARDONNE | Louis | soldat de 2e classe | |
| CELLIER | Georges Alexandre | soldat | |
| CHARBAULT | Camille Théodore | soldat | |
| CHARRETON | Prosper | soldat | |
| CHENOT | Flavien Léon | soldat | |
| CLUMAT | Maxime Désiré | soldat | |
| COLLONGE | Marion Claude | soldat | |
| COMONT | Jacques Charles | soldat | |
| COUSIN | Alphonse Honoré Émile | soldat | |
| COUSTET | Emmanuel Ollier Achille | soldat | |
| CRUCHET | Georges Armand Alexandre | ||
| CUSSON | Albert Jules | soldat | |
| DAVEZIES | Marius Gabriel Léon | soldat | |
| DAVOUST | Auguste Louis Albert | soldat | |
| DE RENNE | Pierre | soldat | |
| DÉCHAUME | Antoine | soldat | |
| DÉCHAUME | Pierre | soldat | Décès transcrit à La Grande-Verrière (71), non à Toulon |
| DEGRENNE | Hippolyte Émile François Joseph | soldat | |
| DELAFONTAINE | Fernand Georges Edmond | soldat | |
| DELAPLACE | Louis Victor Georges | soldat | |
| DELAROCHE | Henri Joseph | soldat | |
| DELAUTRE | Pierre Justin | soldat | |
| DESPLÉBIN | Eugène Aimé | soldat | |
| DIDIER | Joseph François | soldat | |
| DIEPPOIS | Joseph Alexandre | soldat | |
| DOLIDON | Georges Marie | soldat | |
| DONNET | Joseph | soldat | |
| DOUDEAU | Léon | soldat de 2e classe | |
| DUCROT | Edmond Aristide Henri | soldat | |
| DUFOUR | Narcisse | soldat | |
| DUPARCQ | Albert Prince | soldat | |
| DUVAL | Joseph Jules | soldat | |
| ÉONO | Jean Louis Marie | soldat | |
| FALIBARON | Louis Gabriel | soldat | |
| FAUCHEUX | Francis Paul | soldat | |
| FAVREAU | Victor Célestin | soldat | |
| FLEUTOT | Ernest | soldat | |
| FONTAINE | Valentin Désiré | caporal | |
| FREILINGER | Ernest | soldat de 2e classe | |
| GARNIER | Émile Eugène | soldat | |
| GAUCHARD | Eugène Victor | caporal | |
| GAUTHIER | Jean | soldat | |
| GEFFRAY | Joseph Théophile | soldat | |
| GERMAIN-CARA | Henri Régis | soldat | |
| GIBOUIN | Henri Victor Marie Joseph | soldat | |
| GILLOT | Jean-Claude | soldat | |
| GIRAUD | Charles Joseph | soldat | |
| GIRAUD | Jean Louis | soldat | |
| GRANJEAN | Albert | soldat | |
| GRÉGOIRE | Pierre | soldat | |
| GRESSIN | Maxime | soldat de 2e classe | |
| GUE | Édouard Émile Lucien | soldat | |
| HALBOURT | Armand Léon | soldat | |
| HAMEL | Charles Louis Dominique | soldat | |
| HASNE | Ernest Auguste | soldat | |
| HÉLANDAIS | Armand Désiré | caporal | |
| HENRI | Eugène Auguste | soldat | |
| HERMAUD | Henri Alphonse Auguste | soldat | |
| HERR | Édouard Julien | sergent | |
| HERVOUET | François | soldat | |
| HUON | Joseph | soldat | |
| JAHYER | Edmond Alfred | soldat | |
| JOLLET | Alex Roger | soldat | |
| JOURY | Henri Augustin | soldat | |
| JOYEUX | Louis Léon Hubert | soldat | |
| JULLIEN | Auguste | caporal | |
| LANIER | Lucien Gérard | soldat | |
| LAURIER | Odilon Isidore | soldat | |
| LE BRETON | Henri Marie | soldat | |
| LE SCOUARNEC | Albert Emmanuel | soldat | |
| LEBEAU | Henri Léon | soldat | |
| LECOMTE | Alfred Joseph | soldat | |
| LÉCULLIER | Louis Laurent | soldat | Figure aussi dans la liste du 59e RIT : doublon probable |
| LEDUC | Armand Albert | soldat | |
| LEGAY | Auguste | soldat | |
| LEJUS | Charles Joseph | soldat de 2e classe | |
| LEMAIRE | Adolphe Hubert | soldat | |
| LEMAITRE | Paul Albert Henri | soldat | |
| LEMANCEL | Albert Georges | soldat | |
| LEMARCHAND | Gustave Philogène Ozide | soldat | |
| LENORMAND | Maxime Eugène Désiré | soldat | |
| LERALLU | Georges Armand | caporal | |
| LEVY | Lagare Gabriel | soldat | |
| LIOUX | Robert Jules Eugène | soldat | |
| LOMBARD | Paulin Marius | soldat | |
| LOUCHON | Félix Joseph | soldat | |
| LUBRUN | Louis Léon Fernand | soldat | |
| LUNEL | Henri Louis | soldat | |
| LUQUET | Pierre Charles Marie | soldat | |
| MADELEINE | Auguste Eugène | Dit PIGACHE Auguste | |
| MAILLOT | René | soldat | |
| MAISONNEUVE | Joseph Etienne | soldat | |
| MALLARD | Albert Jules Eugène | soldat | |
| MARJOLLET | Bloudin | soldat | |
| MARLOT | Désiré Émile | soldat | |
| MAUGRION | Jules | soldat | |
| MAURICE | alias Louis | soldat | Pupille sans prénom |
| MERCIER | Henri Georges | soldat | |
| MILBEO | Augustin Saint Anne | soldat | |
| MILLOUD | Jules Antoine | soldat | |
| MONNOURY | Henri Théophile | soldat | |
| MORIER | Jean | caporal | |
| MORIN | Amédée Élie | soldat | |
| NICOLLET | Camille | soldat | |
| NOUVIALE | Maurice Charles Eugène | caporal | |
| PAILLIEUX | Charles André | soldat | |
| PARE | Aimable François Isidore | soldat | |
| PARMENTIER | Maurice Louis | soldat | |
| PARUSSI | François Alphonse | soldat | |
| PATRICE | Alixe | soldat | |
| PATUREL | Clément Patient Léon | ||
| PEAUDECERF | Joseph | soldat de 2e classe | |
| PERROUSSET | Jean Baptiste | soldat | |
| PETIT | Félix Antoine | soldat | |
| PHILIP | Gustave | soldat | |
| PICARD | René Denis Alphonse | soldat | |
| PIERRE | Hippolyte | soldat | |
| PIRAIRE | Léonce Gaston | soldat | |
| PLUMAS | Gustave Auguste | soldat | |
| PROVOST | Arthur | soldat | |
| RANSSAC | Clément | soldat | |
| RAVEAU | Arthur | soldat | |
| REYNAUD | Auguste | soldat | |
| RIVIERRE | Jean Albert Marcel | soldat | |
| ROBERGE | Alexandre | soldat | |
| ROBINET | Louis | soldat | |
| ROJOT | Georges Louis | soldat | |
| RONDET | Antoni Marie | soldat | |
| ROSEL | Maurice Désiré | caporal | |
| ROUMEJON | Roger Léon | caporal | |
| ROUSSEAU | Alexandre Louis | soldat | |
| ROUSSEL | Victor Clément Marie | soldat | |
| ROUSSELET | Ernest François Léon | soldat | |
| ROUSSET | Charles Léon Théodore | soldat | |
| ROYER | Charles | soldat | |
| SAGAUSAN | Jean Prosper | soldat | |
| SAUVADE | Désiré François | soldat | |
| SCHEWE | Paul Jules | soldat | |
| SEGUIN | Lucien Désiré | soldat | |
| SERBY | Jacques | soldat | |
| SORGUE | Jules Émilien Henri | soldat de 2e classe | |
| TANCHEL | Charles René | caporal | |
| TATON | Germain Vital | soldat | |
| THIAULT | Albert Jules | soldat | |
| THOREAU | Émile | soldat | |
| THOREL | Henri Amédée | soldat | |
| TISSEAU | Joseph Marie Auguste | soldat | |
| TONNELIER | Simon | soldat | |
| TREMIER | Rose Marie | soldat | |
| VAL | Henri Paul Gustave | soldat | |
| VANDERVALLE | Edouard Clément | soldat | |
| VARLET | Norbert Joseph Amédée | soldat | Lieutenant d’après Geneawiki |
| VAUTIER | Henri Auguste Florentin | soldat | |
| VERNIER | Victor Charles Eugène | soldat-clairon | |
| VERY | Jean Camille | soldat | |
| VIALLE | Albert | soldat | |
| ZIMMERMANN | Aloés | soldat | Né à Rountzenheim en 1885, engagé volontaire puis naturalisé |
| ZIMMERMANN | Michel Florentin | soldat |
15e escadron du train des équipages militaires 75 noms
| Nom | Prénoms | Grade ou fonction | Observation |
|---|---|---|---|
| ASSENS | Jean Baptiste | conducteur | |
| AUDOUX | Pierre Émile | soldat | |
| AUNEAU | Gustave Marie Benjamin | soldat | |
| BARRE | Joseph Marie | soldat | |
| BASQUIN | Édouard | maréchal des logis | |
| BÉRAUD | Jean Marie | soldat | |
| BILLARD | Émile Eugène | soldat | |
| BLANCHARD | Aimable Ferdinand | soldat | |
| BLOT | Eugène Alexis Noël | soldat | |
| BOUDOUX | Jules Jean Baptiste | soldat | |
| BRIZARD | Louis Alexandre | soldat | |
| BRUNAUD | Jean | soldat | |
| CHABRIER | François | maréchal des logis | |
| CHAISE | Etienne Victor | soldat | |
| CHAMPEAUX | François Henri | conducteur | |
| CÔTÉ | Richard Victor Aimé | conducteur | |
| COULET | Félix Clément | soldat | |
| DARTHOU | Julien Martial | brigadier | |
| DELFAUT | Pierre | conducteur | |
| DEMUR | Pierre Gustave | conducteur | |
| DEREGNAUCOURT | Édouard Arthur | conducteur | |
| DEVAUX | Donatien Joseph | soldat | |
| DUCOUX | Jean | soldat | |
| FARGES | Jules Antoine | soldat | |
| FAUCONNET | François | soldat | |
| FAURE | François | soldat | |
| FRESNEL | Auguste Gustave | soldat | |
| FROMANG | Jean Louis | soldat | |
| GABILLER | Pierre | soldat | |
| GARDELLE | Pierre | soldat | |
| GARNIER | Alexandre Albert | soldat | |
| GAUDIARD | Henri Louis | soldat | |
| GOSSART | Siméon Émile Léon | soldat | |
| GRANGE | Pierre Joseph Eugène | conducteur | |
| GRAVAT | Jean | soldat | |
| GRENOUILLON | Octave | soldat | |
| GUILLEN | Antoine Louis | conducteur | |
| GUYOT | Jean Marie | soldat | |
| JACQUARD | Victor Edmond Gabriel | soldat | |
| JAFFEUX | Bonnet | conducteur | |
| JANICAUD | Maurice Jules Firmin | soldat | |
| LARMONIER | Joseph | soldat | |
| LAVILLE | Marie Louis | conducteur | |
| LECLERC | Louis Joseph | soldat | |
| LEGRAND | Jean Baptiste Marius | soldat | |
| LEMONNIER | Jean Baptiste Marius | soldat | |
| LIGNIÈRES | Claude Annet | conducteur | 51e compagnie de muletiers |
| LUCAS | Marius | soldat | Prénoms Marius Gabriel sur Geneawiki |
| MAI | Hector André | brigadier | |
| MANTEAU | Henri Pierre Paul | soldat | |
| MARQUIS | Joseph Raoul | brigadier | 51e compagnie de muletiers |
| MASCON | Marie Joseph Antoine | soldat | |
| MICHEL | Justin | conducteur | |
| MIGEAT | Lucien Antoine | maréchal des logis | |
| MONIER | Léonard François | soldat | |
| MOREAU | Louis Henri | soldat | |
| MOREL | Jean Baptiste Eugène | conducteur | 51e compagnie de muletiers |
| MOUY | Fernand Julien Ernest | soldat | |
| ODIÈVRE | Sylvère Fortuné | conducteur | 51e compagnie de muletiers |
| PAILLOUX | Joseph Germain | soldat | |
| PARINET | Jean | soldat | |
| PETIT | Jean | soldat | |
| POILEU | Joseph | soldat | |
| PORTAIL | Eugène Claudius | soldat | |
| QUANTIN | Pierre Hippolyte | soldat | |
| RAMEAU | Camille Pierre | soldat | |
| REBEYRAT | Pierre | conducteur | |
| RIBOT | Alexandre Maurice | brigadier | |
| RICHOUX | Albert | conducteur | |
| RIOU | Firmin Joseph Hyacinthe | soldat | |
| SENNÉ | Fortuné Alfred | conducteur | 51e compagnie de muletiers |
| SEPTIER | Louis Philippe | soldat | |
| SIMONOT | Louis Philippe | ||
| SOULIER | Annet Auguste | conducteur | 51e compagnie de muletiers |
| TOURTEAU | Pierre | soldat |
Liste incomplète : le bilan le plus souvent cité est de 1 338 morts et disparus, et les soldats serbes embarqués n’y figurent pas. Louis Laurent Lécullier apparaît dans deux unités (doublon probable). Source : liste nominative du site chtimiste.com (mise à jour d’octobre 2023), établie d’après l’état civil de Toulon et la base Mémoire des hommes.
4 octobre 1918 : l’Allemagne demande l’armistice au président Wilson.
Dans la nuit du 3 au 4 octobre, le nouveau chancelier allemand, le prince Max de Bade, fait partir pour Washington une note demandant la conclusion immédiate d’un armistice et l’ouverture de négociations de paix sur la base des Quatorze Points.
La démarche est exigée par le haut commandement lui-même. Depuis le 8 août, l’armée allemande recule sur tout le front occidental. Le 26 septembre, Foch a lancé son offensive générale de la Meuse à la mer. Le 29, la Bulgarie signe l’armistice de Salonique, ce qui découvre le flanc sud des Empires centraux ; le même jour, au grand quartier général de Spa, Ludendorff et Hindenburg déclarent à l’empereur que la guerre ne peut plus être gagnée et réclament une demande d’armistice sans délai, assortie d’une parlementarisation du régime destinée à faire porter la responsabilité de la paix par les partis de la majorité du Reichstag. Le chancelier Hertling se retire. Max de Bade, nommé le 3 octobre, tente d’obtenir un délai ; l’état-major refuse.
La note, transmise par l’intermédiaire de la Suisse, s’adresse au seul président des États-Unis, dont Berlin espère des conditions moins dures que celles de Paris et de Londres. L’Autriche-Hongrie fait une démarche parallèle. Wilson reçoit le texte le 6 et répond le 8 octobre par une demande d’éclaircissements. L’échange dure un mois. Les notes américaines se durcissent, notamment après le torpillage du paquebot Leinster le 10 octobre : évacuation préalable des territoires occupés, arrêt de la guerre sous-marine, garanties rendant impossible toute reprise des hostilités, mise à l’écart du pouvoir militaire. Ludendorff, qui veut alors rompre les pourparlers, est congédié le 26 octobre.
Sur le terrain, les combats ne ralentissent pas. Les conditions militaires sont fixées par Foch et les chefs alliés, et l’armistice est signé à Rethondes le 11 novembre, deux jours après l’abdication de Guillaume II. Le fait que la demande soit venue du commandement, et que la signature ait été laissée à des civils, nourrira après guerre la thèse du « coup de poignard dans le dos ».
4 octobre 1943 : libération de Bastia, la Corse premier département français libéré.
À l’aube, les goumiers marocains et les patriotes corses entrent dans Bastia, que les dernières troupes allemandes ont quittée dans la nuit. L’opération « Vésuve », commencée le 13 septembre, s’achève.
L’annonce de l’armistice italien, le 8 septembre 1943, déclenche le lendemain l’insurrection en Corse, où la Résistance, armée depuis des mois par les missions venues d’Alger et les livraisons du sous-marin Casabianca, se rend maîtresse d’Ajaccio. L’île est occupée par quelque 80 000 Italiens et par la brigade d’assaut SS Reichsführer-SS. Le commandement allemand décide d’y faire transiter la 90e division de Panzergrenadiers, évacuée de Sardaigne, pour la rembarquer vers l’Italie par Bastia. Il lui faut donc tenir la route de la côte orientale et le port.
À Alger, le général Giraud décide d’appuyer l’insurrection sans attendre des moyens alliés, alors absorbés par le débarquement de Salerne. Dans la nuit du 12 au 13 septembre, le Casabianca du commandant L’Herminier débarque à Ajaccio 109 hommes du bataillon de choc du commandant Gambiez. Les contre-torpilleurs Fantasque et Terrible, puis des croiseurs, amènent les jours suivants le 1er régiment de tirailleurs marocains du colonel de Butler, le 2e groupe de tabors marocains du lieutenant-colonel Boyer de Latour, des spahis et de l’artillerie de la 4e division marocaine de montagne. L’ensemble, environ 6 000 hommes, est placé sous les ordres du général Henry Martin. Une partie des troupes italiennes du général Magli combat à leurs côtés.
Les Allemands se replient méthodiquement vers le nord. Les derniers combats se livrent pour les cols qui commandent Bastia à l’ouest. Le col de San Stefano est enlevé le 30 septembre. Celui de Teghime, à 536 m d’altitude, est attaqué à partir du 1er octobre par les goumiers et les tirailleurs, sous la pluie et le brouillard, face à des positions appuyées par de l’artillerie ; il tombe entre le soir du 2 et le 3 octobre. Dans la nuit, les Allemands achèvent leur embarquement après avoir détruit les installations du port. Le 4 octobre au petit matin, les goumiers entrent dans la ville.
Les troupes françaises ont perdu environ 75 tués et 240 blessés, les résistants corses quelque 170 tués, les Italiens plus de 600. La nécropole de Saint-Florent abrite les tombes des goumiers tombés à Teghime. Le jour même de la libération, Bastia est encore touchée par un bombardement de l’aviation américaine, mal informée de la situation, qui fait des victimes civiles.
Le 8 octobre, à Ajaccio, le général de Gaulle salue dans la Corse « le premier morceau libéré de la France ». L’île, qui n’a pas attendu le débarquement allié pour se soulever, devient une base aérienne de premier plan pour les opérations d’Italie et pour la préparation du débarquement de Provence.

4 octobre 1957 : lancement de Spoutnik 1 (Baïkonour – Kazakhstan).
L’Union soviétique place en orbite le premier satellite artificiel de la Terre. Le lanceur est une version à peine modifiée du missile intercontinental R-7, dont le premier tir à pleine portée date de moins de deux mois.
Le tir a lieu à 19 h 28 temps universel depuis le polygone de Tiouratam, au Kazakhstan, connu plus tard sous le nom de Baïkonour ; il est alors 22 h 28 à Moscou et déjà le 5 octobre sur le pas de tir. Le satellite, désigné PS-1 (« satellite élémentaire »), est une sphère d’alliage d’aluminium poli de 58 cm de diamètre et de 83,6 kg, munie de quatre antennes. Elle contient des batteries et deux émetteurs radio fonctionnant sur 20 et 40 MHz. La durée de ses signaux varie avec la température et la pression internes, seule mesure transmise. L’orbite, parcourue en 96 minutes, s’étend d’un peu plus de 200 km à près de 950 km d’altitude.
Le projet doit beaucoup à l’obstination de Sergueï Korolev, constructeur en chef du bureau d’études OKB-1. La R-7 « Semiorka » a été conçue pour porter à 8 000 km une charge thermonucléaire de plusieurs tonnes, les bombes soviétiques étant plus lourdes que leurs équivalents américains. Cette puissance, surabondante pour un missile, en fait d’emblée un lanceur spatial. Korolev obtient de l’utiliser pour un satellite scientifique lourd ; le programme prenant du retard, il lui substitue un engin réduit à l’essentiel afin de devancer les États-Unis, qui ont annoncé un lancement pour l’Année géophysique internationale.
Spoutnik 1 émet pendant 21 jours, jusqu’à l’épuisement de ses batteries le 26 octobre. Il se consume dans l’atmosphère le 4 janvier 1958 après environ 1 400 révolutions. Dès le 3 novembre 1957, Spoutnik 2 emporte la chienne Laïka.
L’effet aux États-Unis est considérable. Le satellite en lui-même est inoffensif, mais la fusée qui l’a lancé peut atteindre le territoire américain avec une arme nucléaire. La « crise du Spoutnik » entraîne en 1958 la création de l’ARPA puis de la NASA, une loi sur l’enseignement scientifique et l’accélération des programmes de missiles. Le premier satellite américain, Explorer 1, est lancé le 31 janvier 1958.

4 octobre 1958 : acte de naissance de la Ve République.
Le président René Coty promulgue la nouvelle Constitution, approuvée par référendum le 28 septembre. Le texte est publié au Journal officiel du 5 octobre.
La IVe République n’a pas résisté à la crise ouverte à Alger le 13 mai 1958. Investi président du Conseil le 1er juin, le général de Gaulle obtient par la loi constitutionnelle du 3 juin le mandat de préparer de nouvelles institutions, à soumettre au pays. Le projet est rédigé pendant l’été sous la conduite du garde des Sceaux Michel Debré, examiné par un comité consultatif constitutionnel et par le Conseil d’État, puis présenté par de Gaulle le 4 septembre, place de la République. Le référendum du 28 septembre donne près de 80 % de « oui » en métropole.
Le texte renforce l’exécutif et encadre le Parlement. En matière de défense, il fait du président de la République le garant de l’indépendance nationale et de l’intégrité du territoire (article 5) et le chef des armées, qui préside les conseils et comités supérieurs de la défense nationale (article 15). L’article 16 lui confie des pouvoirs exceptionnels en cas de menace grave et immédiate. Le gouvernement dispose de la force armée (article 20), le Premier ministre est responsable de la défense nationale (article 21) et la déclaration de guerre est autorisée par le Parlement (article 35). L’ordonnance du 7 janvier 1959 portant organisation générale de la défense complète cet édifice.
Le référendum avait aussi une portée africaine. Les territoires d’outre-mer devaient choisir entre l’entrée dans la Communauté instituée par la Constitution et l’indépendance immédiate. Seule la Guinée de Sékou Touré vote « non » ; elle devient indépendante le 2 octobre 1958. Les autres territoires d’Afrique noire et Madagascar deviennent des États membres de la Communauté, avant d’accéder à l’indépendance en 1960.
Charles de Gaulle est élu président de la République le 21 décembre 1958 par un collège de quelque 80 000 grands électeurs et prend ses fonctions le 8 janvier 1959. L’élection du chef de l’État au suffrage universel direct sera introduite par le référendum du 28 octobre 1962.
4 octobre 1959 : lancement de Lunik 3 (Baïkonour – Kazakhstan).
Deux ans jour pour jour après Spoutnik 1, l’Union soviétique lance la sonde qui rapportera les premières images de la face cachée de la Lune.
Luna 3, appelée « Lunik 3 » par la presse occidentale, est une sonde de 278 kg lancée par une fusée dérivée de la R-7. C’est le premier engin spatial stabilisé sur ses 3 axes, condition nécessaire pour pointer un appareil photographique. Sa trajectoire la fait passer le 6 octobre à environ 6 000 km de la Lune, qu’elle contourne par le sud avant de revenir vers la Terre.
Le 7 octobre, à plus de 60 000 km de distance, la sonde s’oriente vers la face éclairée, invisible depuis la Terre, et prend en 40 minutes 29 clichés avec deux objectifs. Le film est développé, fixé et séché à bord, puis analysé par un dispositif de télévision qui transmet les images vers les stations soviétiques lorsque la sonde se rapproche de la Terre. 17 vues, de qualité médiocre, sont reçues avant la perte du contact, le 22 octobre. Elles couvrent environ 70 % de l’hémisphère caché.
Publiées à la fin d’octobre, ces images montrent une surface très différente de la face visible : un relief accidenté, criblé de cratères, et presque aucune de ces grandes plaines sombres appelées « mers ». Les astronomes soviétiques en tirent en 1960 le premier atlas de la face cachée et baptisent les formations reconnues : la mer de Moscou (Mare Moscoviense), le cratère Tsiolkovski, et une « mer du Rêve » (Mare Desiderii) dont les observations ultérieures montreront qu’elle réunit en réalité une mer plus petite, Mare Ingenii, et plusieurs cratères sombres.
La mission confirme l’avance soviétique des premières années de la course à l’espace. Trois semaines plus tôt, Luna 2 avait été le premier objet fabriqué par l’homme à atteindre la surface lunaire.

4 octobre 1966 : indépendance du Lesotho.
Le protectorat britannique du Basutoland, enclavé dans l’Afrique du Sud, devient le royaume du Lesotho, avec Moshoeshoe II pour souverain et le chef Leabua Jonathan pour Premier ministre.
Le pays doit son existence à la guerre. Dans les années 1820, le chef Moshoeshoe Ier rassemble sur le plateau fortifié de Thaba Bosiu des groupes sotho dispersés par les bouleversements du Mfecane. Il résiste ensuite à la poussée des Boers de l’État libre d’Orange, qui lui enlèvent ses meilleures terres au cours de plusieurs guerres entre 1858 et 1868. Pour éviter l’absorption, il obtient en mars 1868 la protection de la Couronne britannique. Rattaché à la colonie du Cap en 1871, le territoire se soulève en 1880 lorsque les autorités du Cap prétendent désarmer ses habitants. Cette « guerre des fusils » se termine sans vainqueur en 1881 et conduit Londres à reprendre l’administration directe en 1884. Ce statut vaut au Basutoland de rester à l’écart de l’Union sud-africaine créée en 1910.
L’indépendance n’apporte pas la stabilité. En 1970, Leabua Jonathan, battu aux élections, annule le scrutin et suspend la Constitution. Il est renversé en janvier 1986 par le général Justin Lekhanya, sur fond de blocus économique imposé par Pretoria, qui reproche au Lesotho d’abriter des militants de l’ANC. En septembre 1998, après des élections contestées et une mutinerie dans l’armée, des troupes sud-africaines et botswanaises interviennent au nom de la Communauté de développement de l’Afrique australe (opération « Boleas »). Les combats et les pillages ravagent le centre de Maseru.
4 octobre 1992 : accord général de paix de Rome (Mozambique).
Le président mozambicain Joaquim Chissano et le chef de la Renamo, Afonso Dhlakama, signent à Rome l’accord qui met fin à 16 ans de guerre civile.
Indépendant du Portugal en 1975, le Mozambique est gouverné par le Frelimo de Samora Machel, d’orientation marxiste. La Résistance nationale mozambicaine (Renamo) est créée peu après avec l’appui des services rhodésiens, qui veulent priver de bases arrière la guérilla nationaliste du Zimbabwe. Après 1980, l’Afrique du Sud prend le relais et arme le mouvement, malgré l’accord de non-agression de Nkomati conclu avec Maputo en 1984. La guerre, menée contre les infrastructures et les populations rurales, fait autour d’un million de morts, combats et famines confondus, et déplace plus de 4 millions de personnes. Machel meurt dans un accident d’avion en 1986. Son successeur, Chissano, abandonne le parti unique en 1990.
Les négociations s’ouvrent à Rome en juillet 1990, au siège de la communauté catholique de Sant’Egidio. 4 médiateurs les conduisent : Andrea Riccardi et Matteo Zuppi pour Sant’Egidio, l’archevêque de Beira Jaime Gonçalves, et le député Mario Raffaelli pour le gouvernement italien. La délégation gouvernementale est dirigée par Armando Guebuza, celle de la Renamo par Raul Domingos. La fin de la guerre froide, la transition sud-africaine et la sécheresse de 1992 pèsent sur les deux camps. L’accord est signé en présence du président du Zimbabwe Robert Mugabe et de représentants des Nations unies, des États-Unis, de la France, du Portugal et du Royaume-Uni.
Le texte prévoit un cessez-le-feu, effectif le 15 octobre, le cantonnement et la démobilisation des combattants, la formation d’une armée nationale à partir des deux forces, la transformation de la Renamo en parti politique et des élections pluralistes. Le Conseil de sécurité crée le 16 décembre 1992 l’Opération des Nations unies au Mozambique (ONUMOZ), qui déploie plusieurs milliers de casques bleus. Les élections d’octobre 1994 sont remportées par Chissano et le Frelimo ; la Renamo accepte le résultat. Le 4 octobre est depuis lors férié au Mozambique.
La paix connaît une rechute à partir de 2013, lorsque la Renamo reprend les armes dans le centre du pays et déclare l’accord caduc. De nouveaux accords sont conclus en 2014 puis en 2019.
4 octobre 1993 : fin de la bataille de Mogadiscio (Somalie).
Au lever du jour, une colonne blindée de l’ONU dégage les Rangers et les opérateurs de la Delta Force encerclés depuis la veille dans le quartier du marché de Bakara. 18Américains ont été tués.
Le raid lancé le 3 octobre dans l’après-midi par la Task Force Ranger du général William Garrison (opération « Gothic Serpent ») visait 2 lieutenants du général Mohamed Farah Aïdid, réunis près de l’hôtel Olympic. Les captures sont faites en quelques minutes. Mais deux hélicoptères Black Hawk sont abattus au lance-roquettes, à vingt minutes d’intervalle, et l’opération se transforme en sauvetage. Une centaine d’hommes s’installent en défense autour de la première épave, harcelés toute la nuit par des miliciens mêlés à la foule. Sur le second site, deux tireurs d’élite de la Delta Force, Gary Gordon et Randall Shughart, se font déposer pour protéger l’équipage ; ils sont tués et le pilote Michael Durant est capturé. Tous deux recevront la Medal of Honor à titre posthume.
La colonne de secours, formée dans la soirée, réunit des fantassins de la 10e division de montagne américaine, des blindés à roues malaisiens et des chars pakistanais. Elle quitte le port vers 23 h 30, atteint les assiégés vers 2 heures et repart à l’aube, une fois dégagé le corps du pilote resté coincé dans la première épave. Faute de place dans les véhicules, une partie des soldats rejoint à pied, sous le feu, le stade tenu par les Pakistanais.
Le bilan est de 18 tués et 73 blessés américains, d’1 tué et 7 blessés malaisiens et de 2 blessés pakistanais. Les pertes somaliennes, combattants et civils, sont évaluées de plusieurs centaines à plus d’un millier de morts. Les images de corps de soldats traînés dans les rues retournent l’opinion américaine. Le 7 octobre, le président Clinton annonce le retrait des forces américaines pour le 31 mars 1994. Durant est libéré le 14 octobre. Le secrétaire à la Défense Les Aspin, qui avait refusé l’envoi de blindés demandé par le commandement sur place, annonce sa démission en décembre.
L’épisode, raconté par le journaliste Mark Bowden puis porté à l’écran par Ridley Scott (La Chute du faucon noir, 2001), a durablement marqué la politique américaine d’intervention. Il est souvent comparé au combat du 17 juin 1993, livré dans la même ville par le détachement français de l’opération « Oryx » du colonel de Saqui de Sannes. Engagés pour dégager un bataillon marocain pris à partie par les miliciens d’Aïdid, les Français avaient progressé à pied, en appui mutuel, avec des tirs de précision et sans recours aux armes lourdes, et s’étaient retirés au prix de quelques blessés.
L’opération Gothic Serpent est un échec militaire américain que Ridley Scott et Hollywood (La chute du faucon noir) ont métamorphosé en un film rendant beaucoup plus hommage à l’héroïsme (certes réel) des soldats US qu’à leur capacité à maîtriser la violence au cours de ce combat au cœur de la population. Dans des conditions similaires, trois mois plus tôt et au même endroit, le sous groupement tactique du colonel de Saqui de Sannes (opération ORYX) ne déplore que deux blessés. Tout en interdisant de tirer à l’arme lourde et de riposter aveuglément aux tirs qu’essuient ses hommes, le colonel français prend l’ascendant sur les hommes d’Aïdid qui constatent à la fois la précision meurtrière et le sang-froid du détachement.

4 octobre 1993 : l’armée russe donne l’assaut au Parlement (Moscou).
Des chars de la division Kantemirovskaïa ouvrent le feu sur la « Maison blanche », siège du Soviet suprême, où sont retranchés les adversaires de Boris Eltsine. La crise constitutionnelle ouverte le 21 septembre se dénoue par les armes.
Depuis 1992, le président russe et le Parlement hérité de l’époque soviétique s’opposent sur les réformes économiques et sur le partage des pouvoirs. Le 21 septembre 1993, Eltsine signe le décret n° 1400 qui dissout le Congrès des députés du peuple et le Soviet suprême, mesure que la Constitution en vigueur ne l’autorise pas à prendre. Le Parlement vote sa destitution et proclame président le vice-président Alexandre Routskoï, général de l’armée de l’air et ancien d’Afghanistan. Avec le président du Soviet suprême, Rouslan Khasboulatov, celui-ci s’enferme dans le bâtiment, entouré de volontaires armés.
Le 3 octobre, des manifestants forcent les cordons de police, s’emparent de la mairie de Moscou et tentent de prendre le centre de télévision d’Ostankino, où les forces du ministère de l’Intérieur tirent ; plusieurs dizaines de personnes sont tuées. Eltsine décrète l’état d’urgence. Dans la nuit, le ministre de la Défense, le général Pavel Gratchev, d’abord réticent à engager l’armée dans un conflit politique, cède après avoir obtenu un ordre écrit.
Le 4 octobre au matin, des chars T-80 postés sur le pont qui fait face au bâtiment tirent sur les étages supérieurs, qui prennent feu. Les unités spéciales Alpha et Vympel, qui ont refusé de donner l’assaut, négocient la sortie des occupants. Routskoï et Khasboulatov se rendent en fin d’après-midi et sont incarcérés à la prison de Lefortovo. Le bilan officiel des deux journées s’établit à près de 150 morts ; des estimations non officielles sont plus élevées.
Eltsine fait adopter par référendum, le 12 décembre 1993, une Constitution qui donne au président des pouvoirs très étendus. Les chefs de l’insurrection sont amnistiés par la nouvelle Douma en février 1994.

4 octobre 2001 : un vol commercial détruit par un missile (Mer noire).
Le Tupolev 154 du vol 1812 de la compagnie russe Sibir, parti de Tel-Aviv pour Novossibirsk, explose en vol à 11 000 m d’altitude. Ses 78 occupants sont tués. Il a été atteint par un missile sol-air S-200 tiré lors d’un exercice de la défense aérienne ukrainienne en Crimée.
L’appareil, un Tu-154M immatriculé RA-85693, transporte 66 passagers et 12 membres d’équipage. Une quarantaine de passagers sont des Israéliens, pour la plupart originaires de l’ex-URSS, qui se rendent dans leur famille en Sibérie ; les autres sont russes. Le contrôle de Sotchi perd le contact vers 13 h 45, heure de Moscou. Le pilote d’un avion arménien qui croise dans le secteur voit l’appareil exploser et tomber en mer, à environ 190 km à l’ouest-sud-ouest de Sotchi.
Moins d’un mois après les attentats du 11 septembre, l’hypothèse d’un acte terroriste est la première envisagée, d’autant que le vol venait d’Israël. Dès le premier jour, des responsables américains indiquent que leurs moyens de surveillance ont détecté un tir de missile. Ce jour-là, la défense aérienne ukrainienne mène en effet des tirs réels au polygone du cap Opouk, près de Kertch. Un S-200 lancé contre un drone-cible, détruit entre-temps par un autre missile, a poursuivi sa course au lieu de s’autodétruire ; son autodirecteur a accroché l’avion de ligne, à quelque 250 km de là, et la charge a explosé à proximité du fuselage. Les débris repêchés portent les perforations et les billes d’acier caractéristiques de cette arme.
Moscou commence par écarter cette explication, Vladimir Poutine déclarant que les missiles utilisés ne pouvaient atteindre le couloir aérien. Kiev nie pendant plusieurs jours, puis admet, le 12 octobre, que son armée est probablement responsable. Le ministre de la Défense, le général Oleksandr Kouzmouk, est limogé le 24 octobre. La commission d’enquête russe conclut à la destruction de l’avion par un missile S-200 ukrainien.
L’Ukraine n’a jamais reconnu de responsabilité juridique. Elle a versé, à titre gracieux, 200 000 dollars par victime aux familles, en vertu d’accords conclus avec Israël en novembre 2003 puis avec la Russie en 2004, soit 15,6 millions de dollars au total. La compagnie, qui réclamait le prix de l’appareil, a été déboutée par les tribunaux ukrainiens en 2011 et 2012. Les tirs réels de missiles antiaériens à longue portée ont été suspendus pendant plusieurs années en Ukraine.

4 octobre 2011 : attentat au camion piégé à Mogadiscio (Somalie).
Un camion chargé d’explosifs et de fûts de carburant explose à l’entrée d’un complexe ministériel de la capitale somalienne. L’attentat, revendiqué par les shebab, est alors le plus meurtrier commis par le mouvement en Somalie.
L’explosion se produit en fin de matinée au poste de contrôle qui garde l’accès du complexe, au carrefour dit du « kilomètre 4 ». Devant le ministère de l’Enseignement supérieur, des étudiants et leurs parents attendent les résultats d’un concours pour des bourses d’études offertes par la Turquie. Ils forment la majorité des victimes. Les premiers bilans font état de 60 à 70 morts et d’environ 150 blessés ; les décomptes ultérieurs dépassent la centaine de tués.
Les shebab, affiliés à Al-Qaïda, avaient évacué la plupart de leurs positions dans Mogadiscio au mois d’août, sous la pression de la force de l’Union africaine (AMISOM) et des troupes du gouvernement de transition. L’attentat montre qu’ils conservent les moyens de frapper au centre de la capitale. Il vise aussi la présence turque : Recep Tayyip Erdoğan s’était rendu à Mogadiscio en août, en pleine famine, et Ankara engageait un important programme d’aide. Quelques jours plus tard, à la mi-octobre, l’armée kényane entre dans le sud de la Somalie pour y combattre le mouvement.
4 octobre 2013 : mort à 102 ans du général vietnamien Võ Nguyên Giáp.
Le vainqueur de Diên Biên Phu s’éteint à l’hôpital militaire 108 de Hanoï, à l’âge de 102 ans. Commandant en chef de l’Armée populaire du Viêt Nam pendant trois décennies, il n’avait jamais fréquenté d’école militaire.
Né le 25 août 1911 au village d’An Xá, dans la province de Quảng Bình, alors en Annam, il est le fils d’un lettré de condition modeste. Élève du collège Quốc Học de Hué, il en est renvoyé en 1927 pour avoir pris part à une grève scolaire. Il milite dans les cercles nationalistes puis communistes, ce qui lui vaut d’être arrêté en 1930 et condamné à deux ans de prison, dont il purge un peu plus d’un an. Installé à Hanoï, il passe le baccalauréat, obtient une licence en droit et enseigne l’histoire à l’école privée Thăng Long. Ses cours sur la Révolution française et sur Napoléon restent dans la mémoire de ses élèves. Il écrit dans la presse du Front démocratique et publie avec Trường Chinh une étude sur la question paysanne.
À la fin des années 1930, il épouse une militante, Nguyễn Thị Quang Thái, dont il a une fille. En mai 1940, le parti l’envoie en Chine avec Phạm Văn Đồng ; il y rencontre Hô Chi Minh. Sa femme, arrêtée en 1941, meurt en détention à la prison centrale de Hanoï ; sa belle-sœur, Nguyễn Thị Minh Khai, dirigeante communiste arrêtée en Cochinchine, est fusillée en août 1941. Son père mourra à son tour en détention en 1947.
Revenu dans la haute région du Tonkin, il participe à la création du Việt Minh en 1941 et organise les premiers groupes armés. Le 22 décembre 1944, dans une forêt de la province de Cao Bằng, il fonde avec 34 hommes la Brigade de propagande armée pour la libération, date retenue comme celle de la naissance de l’Armée populaire. À l’été 1945, ses unités reçoivent l’instruction et les armes d’une équipe de l’OSS américain, dans le cadre de la lutte contre les Japonais. Après la révolution d’août, il est ministre de l’Intérieur du gouvernement provisoire. En mars et avril 1946, il négocie avec le général Salan l’application militaire des accords du 6 mars, puis domine la délégation vietnamienne à la conférence de Dalat. Ministre de la Défense à la fin de 1946, il est nommé général d’armée en 1948.
Sa conduite de la guerre d’Indochine passe par trois temps. Jusqu’en 1949, il préserve ses forces dans les bases du Viêt Bắc. L’aide chinoise lui permet ensuite de constituer des divisions régulières, avec lesquelles il détruit en octobre 1950 les garnisons françaises de la route coloniale 4. Il croit alors pouvoir emporter le delta du fleuve Rouge. Le général de Lattre lui inflige en 1951 une série d’échecs coûteux, à Vĩnh Yên en janvier, à Mạo Khê en mars et sur le Day en mai et juin. Il en tire les leçons, revient à la guerre de mouvement dans la haute région et vers le Laos, puis accepte en 1954 la bataille que lui offre le commandement français à Diên Biên Phu. En renonçant à l’assaut rapide prévu en janvier pour un siège méthodique, avec une artillerie hissée à bras sur les hauteurs, il obtient la chute du camp retranché le 7 mai 1954. Les accords de Genève sont conclus dans la nuit du 20 au 21 juillet.
Pendant la guerre du Viêt Nam, il reste ministre de la Défense et commandant en chef, mais son influence est disputée. Partisan d’une stratégie prolongée, il est en désaccord avec le secrétaire général Lê Duẩn sur l’opportunité de l’offensive générale du Têt 1968. L’offensive de Pâques 1972 se solde par de lourdes pertes. La campagne finale du printemps 1975, qui s’achève par l’entrée des chars nord-vietnamiens dans Saïgon le 30 avril, est conduite sur le terrain par son ancien adjoint, le général Văn Tiến Dũng. L’image du chef jamais vaincu ne résiste donc pas à l’examen. Son adversaire américain, le général Westmoreland, lui reconnaissait de grandes qualités tout en lui reprochant son indifférence aux pertes.
Après la réunification, il est progressivement écarté. Il cède le ministère de la Défense en 1980, quitte le bureau politique en 1982 et reste vice-Premier ministre jusqu’en 1991. Dans sa retraite, il intervient par lettres ouvertes contre la corruption et, en 2009, contre l’exploitation de la bauxite des hauts plateaux par des entreprises chinoises, au nom de l’environnement et de la sécurité nationale.
Ses funérailles nationales, les 12 et 13 octobre 2013, rassemblent des foules considérables. Selon son vœu, il est inhumé dans sa province natale de Quảng Bình, face à la mer, et non au cimetière des dignitaires de Hanoï.

4 octobre 2017 : embuscade de Tongo Tongo (Niger).
Une patrouille de soldats nigériens et de forces spéciales américaines tombe dans une embuscade de l’État islamique dans le Grand Sahara, près de la frontière malienne. Quatre Américains et cinq Nigériens sont tués.
Le détachement compte 11 Américains, pour la plupart des « bérets verts » de l’équipe ODA 3212 du 3e groupe de forces spéciales, et une trentaine de militaires nigériens, répartis dans huit véhicules légers non blindés. Parti de Ouallam le 3 octobre pour une reconnaissance, il a été réorienté dans la soirée vers la recherche d’un cadre du groupe, Doundou Chefou, puis a passé la nuit dehors sans le trouver. Le 4 au matin, sur le chemin du retour, il s’arrête au village de Tongo Tongo, dans la région de Tillabéri, pour se ravitailler en eau et rencontrer les notables. La halte se prolonge.
Vers 11 h 40, à la sortie du village, la colonne est prise sous le feu d’une centaine d’assaillants arrivés à moto et en pick-up, armés de mitrailleuses lourdes, de mortiers et de lance-roquettes. Les véhicules sont séparés. Les sergents-chefs Bryan Black, Jeremiah Johnson et Dustin Wright sont tués en couvrant le décrochage ; le sergent La David Johnson, isolé, est abattu à près d’un kilomètre de là. Quatre soldats nigériens et un interprète meurent également ; huit Nigériens et deux Américains sont blessés.
Les premiers appuis sont français. Des Mirage 2000 de l’opération Barkhane, décollés de Niamey, survolent la zone à basse altitude environ une heure après l’alerte, sans ouvrir le feu faute de pouvoir distinguer amis et ennemis, ce qui suffit à faire rompre le combat. Des hélicoptères français évacuent ensuite les blessés. Le corps de La David Johnson n’est retrouvé que le 6 octobre.
L’affaire révèle au public américain, et à une partie du Congrès, l’ampleur de la présence militaire des États-Unis au Niger, environ 800 hommes à l’époque. L’enquête du commandement pour l’Afrique (AFRICOM), rendue publique en mai 2018, relève des insuffisances dans la préparation de la mission, son habillage administratif et la chaîne d’approbation. Plusieurs officiers sont sanctionnés ; les familles des morts contestent la répartition des responsabilités, qui épargne selon elles les échelons supérieurs. L’attaque est revendiquée en janvier 2018 par le groupe d’Adnane Abou Walid al-Sahraoui, que les forces françaises élimineront en août 2021.









