lundi 16 mai 2022

FAMAS F1 : Le célèbre « bullpup » français

Après la Deuxième Guerre mondiale, la France va pouvoir reprendre les recherches de nouvelles armes à feu modernes. A partir des années 1960, on va essayer les armes en service dans les autres armées notamment les fusils Kalashnikov, M16, FAL, G3, etc.

L’ingénieur en chef des travaux d’armement de la Manufacture d’Armes de St-Etienne, le général Paul Tellié (décédé en 2014, Saint-Cyrien en 1940), va concevoir des prototypes pour un nouveau fusil d’assaut. Certains de ses prototypes fonctionnent avec un emprunt de gaz et une configuration classique d’autres étaient des bullpups. A cette époque, le choix de la cartouche n’est pas encore décidé. D’ailleurs Paul Tellié, lors d’un voyage aux États-Unis va rencontrer Eugene Stoner, le « père » du M16, avec qui il va échanger et s’accorder sur le fait qu’une munition intermédiaire comme le 5,56×45 mm était l’avenir.  

En 1968, Paul Tellier et ses équipes poursuivent les recherches sur ce qui va devenir le FAMAS et la MAS va produire deux prototypes qui vont être essayés le 13 janvier 1969. En avril 1975, Yvon Bourges, le ministre de la Défense de l’époque, annonce que le nouveau fusil d’assaut de l’armée française doit être de conception française. Une fois cette décision prise, il faut se lancer dans le développement final du FAMAS qui va passer par diverses versions et de nombreux essais pour s’assurer de sa fiabilité et déterminer certaines caractéristiques comme le nombre de rayures, on va également ajouter le limiteur de rafale qui ne faisait pas partie du cahier des charges initial. En mai 1977, l’arme est officiellement adoptée et la Manufacture d’Armes de St-Etienne va se préparer pour la production de ces armes qui ne commencera qu’à partir du mois de juillet 1979.

En tout, c’est un peu de plus de 350 000 fusils qui vont être fabriqués entre 1979 et 1992, dernière année de fabrication des FAMAS.

  1. Partie plate = talon de crosse / Partie anguleuse = bec de crosse
  2. Crosse amovible
  3. Appuie-joue mobile (permet de passer d’une arme pour droitier à une arme pour gaucher)
  4. Ensemble mobile. Fenêtre d’éjection des étuis selon le montage de l’extracteur (ici à droite)
  5. Goupilles à démontage rapide
  6. Branche de bipied
  7. Poignée garde-main (PGM)
  8. Levier d’armement
  9. Alidade de visée pour les tirs de grenade (on lui attribue plusieurs noms : alidade de tir courbe, alidade de tir vertical).
  10. Bague d’enfoncement de grenade
  11. Manchon cache-flamme
  12. Canon-sélecteur de tir à 3 positions : tir au coup par coup / rafale / sûreté
  13. Queue de détente
  14. Crochet du chargeur
  15. Chargeur (ici, un chargeur PCL, « pour cartouches de lancements », appelé aussi « chargeur feuillette »).
  16. Numéro de série de l’arme
  17. Boîtier de mécanisme 2 positions : rafale 3 coups / automatique (illimité)
Maître LUGER
Maître LUGER
J’ai créé la chaîne YouTube "MAÎTRE LUGER" en 2017 pour présenter l’évolution de l’armement léger à travers l’histoire et proposer de la documentation en français. En effet, les armes légères souffrent souvent d’un manque d’information en français ce qui est d’autant plus regrettable que la France est le berceau de l’armement moderne (fusil semi-automatique, poudre sans fumée, balle Minié, etc.). Mon objectif est de mettre en avant la riche histoire de ces inventions et l’ingéniosité des hommes qui les ont conçus. Je travaille en collaboration avec différents acteurs dont des musées, collectionneurs privés et entreprises de l’armement qui me permettent d’avoir accès à ces armes pour les étudier et quelques fois les essayer. J'ai rejoins l'équipe de THEATRUM BELLI en décembre 2021.
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