HISTOIRE : Chronique culturelle du 15 novembre


15 novembre 1315 : bataille de Morgarten (Suisse actuelle).

Convoités à la fois par la Bavière et l’Autriche, les Cantons suisses (Uri, Schwytz et Unterwald) donnent leur faveur au duc Louis IV de Bavière. Mécontent, Léopold Ier d’Autriche envoi une armée de 4000 hommes mater les montagnards suisses. Malheureusement pour lui, son attaque ne reste pas secrète et les Cantons préparent une embuscade dans les règles de l’art au niveau du lac d’Ageri et du passage de Morgarten. L’armée Habsbourgeoise pense surprendre les paysans suisses au petit matin et progresse de nuit sur un chemin qui à certains endroits est étroit, pris entre des falaises et un lac. C’est là que les paysans suisses l’attendent : ils laissent l’armée s’engager dans le piège, la bloquent puis la détruisent posément à coup de pierres, troncs d’arbres et coups de piques. Beaucoup de chevaliers périssent noyés dans le lac. L’opinion publique de l’époque est choquée car les montagnards suisses ne font aucun prisonnier : ils préfèrent détrousser l’adversaire (mort ou assommé) plutôt que de s’embarrasser d’un otage pour réclamer une rançon comme cela se pratiquait alors.


15 novembre 1634 : premier règlement de discipline de la Marine.

Richelieu fait adopter un texte codifiant la discipline à bord des navires sur la base des traditions et coutumes des marins.


15 novembre 1796 : début de la bataille du pont d’Arcole (Italie).

Après l’échec de Caldiero le 12, Bonaparte doit éviter de perdre Vérone. Manœuvrant pour couper les Autrichiens de leurs soutiens, il butte sur l’Alpone, petit affluent de l’Adige, que seul un pont traverse à la hauteur du village d’Arcole fermement tenu par les Autrichiens. L’acharnement des soldats français et l’exemple de leurs chefs (Augereau, Lannes, Bon, Verdier) leur permettront de forcer le passage, au prix de nombreuses pertes…deux jours plus tard.


15 novembre 1891 : Naissance du futur Generalfeldmarschall Erwin Rommel.

Le maréchal Rommel est passé à la postérité comme figure de l’officier modèle de la Wehrmacht, à la fois stratège hors pair et homme d’honneur, formé au front pendant la Première Guerre mondiale et étranger aux crimes du IIIe Reich pendant la Seconde.
Général victorieux à la tête d’une division blindée en mai 1940, il devient commandant de l’Afrikakorps au début de 1941 ; c’est alors que naît la légende du « Renard du désert », à grand renfort de propagande nationale-socialiste. Cinq mois avant le déclenchement de l’opération Overlord, le Feldmarschall Rommel, commandant en chef du groupe d’armées B en France occupée, est chargé de la défense des côtes de la Manche. Ayant tenté en vain de s’opposer au rouleau compresseur allié en Normandie, il sera contraint au suicide trois mois après le coup d’État manqué du 20 juillet 1944.


15 novembre 1900 : Churchill est fait prisonnier par Botha (Afrique du Sud).

Envoyé comme correspondant du Morning post en Afrique du Sud pour couvrir le second conflit des Boers, le jeune Winston Churchill, 26 ans, est victime d’un déraillement du train blindé dans lequel il voyage. Les troupes du général Botha le font prisonnier. Il s’évade un mois plus tard du camp de Pretoria et parcourt 480 km jusqu’à Lourenço Marquez. Il fait la « une » des journaux britanniques et entame une carrière publique qui durera 60 ans.


15 novembre 1907 : Naissance de Claus von Stauffenberg, figure centrale du complot contre Hitler et qui est devenu l’un des symboles de la résistance allemande au national-socialisme (opération Walkyrie). Exécuté dans la nuit du 21 juillet 1944.

Lire le texte de Jean-Fraçois THULL


15 novembre 1942 : premier vol du chasseur de nuit allemand Heinkel He 219.

Rapide, puissant, maniable et bien armé, il aurait pu avoir une grande influence sur le conflit mais seuls 288 exemplaires furent livrés.


15 novembre 1944 : Premier vol de l’avion de transport militaire américain Boeing C-97 Stratofreighter.

Entre 1947 et 1958, 888 C-97 sont construits en plusieurs versions, 816 étant des ravitailleurs KC-97. Les C-97 servent dans le pont aérien de Berlin, la guerre de Corée et la guerre du Viêt Nam.


15 novembre 1976 : mort de Jean Gabin (Neuilly-sur-Seine).

Jean Alexis Moncorgé (son vrai nom) effectue son service militaire à Lorient en tant que fusilier marin (1924). Devenu une véritable star du cinéma il est néanmoins mobilisé en septembre 1939 et affecté à Cherbourg. Refusant de tourner pour les Allemands, il émigre aux Etats-Unis après une fuite par l’Espagne (Février 1941). Après quelques tournages à Hollywood, il finit par s’engager dans les forces navales françaises libres (Avril 1943) et gagne Casablanca. Il est affecté à la 2e DB où il sert en tant que chef de char au régiment blindé de fusiliers-marins et ira jusqu’à Berchtesgaden après avoir participé aux combats de Royan et de la campagne d’Allemagne. Monstre sacré du cinéma français, il a tourné dans la plupart des films dits classiques. Ayant conservé toute sa vie des relations étroites avec la Marine nationale, l’une de ses dernières volontés est permise par le Président de la République : le 19 novembre, les honneurs militaires lui sont rendus à bord de l’aviso Détroyat et ses cendres sont répandues au large de Brest.

gabin

Previous Chronique culturelle du 14 novembre
Next 15 novembre 1907 : Naissance de Claus von Stauffenberg

No Comment

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.