20 avril 1770 : bataille d’Aspindza.
La bataille d’Aspindza est une bataille menée entre les forces géorgiennes du roi Héraclius II de Kartl-Kakhétie et l’Empire ottoman, dans le cadre des guerres turco-géorgiennes de l’Époque moderne.
Dans les années 1760, peu avant la formation du royaume uni de Kartl-Kakhétie en Géorgie orientale (1762), le roi Héraclius II de Kakhétie et son père, le roi Teimouraz II de Karthlie, tentèrent à maintes reprises d’établir une alliance militaire avec l’Empire russe contre les musulmans qui occupaient toute la frontière sud du royaume (Ottomans au sud-ouest et Perses à l’opposé). Plus tard, durant la guerre turco-russe de 1769, l’Impératrice Catherine II dépêcha une force expéditionnaire forte de 1 200 hommes sous le commandement du général Gottlieb Totleben en Géorgie et le roi Héraclius II ouvrit dès lors un second front contre la Sublime Porte. En , les forces russo-géorgiennes marchèrent sur la vallée de Bordjomi et prirent la forteresse de Sadgueri le . Trois jours plus tard, ils assiégèrent Atskhouri, dans le sud de l’actuel pays, mais le roi géorgien et le général russe rentrèrent bientôt en conflit. En effet, ils n’étaient pas d’accord sur la manière stratégique avec laquelle continuer la campagne. Héraclius II voulait profiter de ses succès et continuer les conquêtes jusqu’à Akhaltsikhé, la capitale du Caucase ottoman, mais Totleben refusa de lui venir en aide et resta à Atskhouri.
Pendant ce temps, le gouverneur ottoman d’Akhaltsikhé rallia ses troupes pour sauver Atskhouri. Victorieux dans ses premières avancées, il propagea la peur dans les troupes alliées dont le contingent russe profita de la situation pour quitter la Géorgie le , abandonnant littéralement les Géorgiens. Alors, le roi Héraclius II n’avait plus d’autre choix que de battre en retraite, poursuivi par les troupes turques qui tentèrent de couper les lignes de défense géorgiennes afin de les rabattre sur la ville d’Aspindza.
Dans la journée du , le roi Héraclius fait d’abord dérouter la garde avancée des Ottomans, composée de 1 500 hommes. Par cette astuce, il laisse passer les quelque 18 000 soldats des principales forces turques qui arrivent bientôt aux bords de la Koura, qui passe par Aspindza. Durant la nuit de ce , les troupes ottomanes commencent à traverser l’unique pont reliant les deux rives de la rivière, dans le but d’avancer secrètement jusqu’à Tbilissi. Or, un groupe de Géorgiens, menés par Aghabab Eristavi et Simon Moukhranbatoni, détruisirent ce même pont, avant même l’action des ennemis et bientôt, une forte armée géorgienne surprit les Ottomans. Le flanc gauche était dirigé par Giorgi Batonichvili, fils du roi même, le centre par Héraclius II en personne et la droite des troupes par le général David Orbéliani. Les Turcs sont mis en déroute et perdent environ 4 000 hommes, dont le chef avar Kokhta-Beladi, des commandants et des pachas. Les survivants réussissent à traverser la Koura à la nage.


20 avril 1809 : bataille d’Abensberg.
Napoléon Ier avait dû quitter le champ de bataille de la guerre d’Espagne pour faire face à l’offensive de l’Autriche, désireuse de prendre sa revanche de sa défaite d’Austerlitz en 1805. L’armée française du Rhin, commandée par le maréchal Berthier, devait être rejointe par les jeunes recrues amenées par Napoléon et par les contingents de l’armée wurtembergeoise et de l’armée bavaroise. Cependant, le télégraphe optique, à cause du mauvais temps, ne permit pas de coordonner efficacement les mouvements des troupes qui se trouvèrent divisées en plusieurs corps, celui du maréchal Davout marchant au nord du Danube vers Ratisbonne, ceux d’Oudinot et Masséna au sud du fleuve, vers Augsbourg, situation dangereuse face à une armée adverse supérieure en nombre et commandée par le meilleur général autrichien, l’archiduc Charles.
Napoléon rejoignit l’armée d’Allemagne à Donauwörth dans la nuit du 16 au : il y trouva deux corps d’armée commandés par Lannes et Lefebvre et ordonna à Davout de franchir le Danube à Neustadt pour rejoindre le gros de l’armée plus à l’est, tandis que Masséna avançait plus au sud le long de l’Isar. Le , Davout remporta sur l’avant-garde autrichienne la bataille de Teugen-Hausen qui lui permit d’atteindre le point de rendez-vous prévu. Son rapport, trop optimiste, fit croire à Napoléon qu’il avait battu le gros de l’armée autrichienne.
Le matin du , Napoléon, surestimant le succès remporté par Davout, ordonna aux troupes françaises et bavaroises de l’armée d’Allemagne, forte de 55 000 hommes, d’attaquer l’aile gauche autrichienne commandée par Johann von Hiller et forte de 42 000 hommes. L’aile droite autrichienne, commandée par l’archiduc Charles, resta à peu près inactive. Après une journée de combats, Charles ordonna la retraite de ses deux ailes. Les Autrichiens perdirent 7 000 hommes (2 800 morts et 4 000 prisonniers) ; les Français et leurs alliés, eux, environ 3 000 tués ou blessés.
Bien qu’en infériorité numérique sur l’ensemble du théâtre de la campagne, les 113 000 hommes de Napoléon parvinrent à diviser les 160 000 Autrichiens en deux forces distinctes. Charles fut forcé de se retirer à l’est d’Eckmühl et Hiller au sud-est vers Landshut. Chacun fut par la suite contraint de se battre séparément. L’armée de Napoléon dut livrer quatre batailles en quatre jours, Abensberg le , Landshut le 21, Eckmühl le 22 et Ratisbonne le 23, pour obliger les Autrichiens à évacuer la Bavière, sans parvenir à détruire le gros de l’armée autrichienne qu’il retrouvera à Essing et Wagram.

20 avril 1814 : Napoléon 1er fait ses adieux à la Garde impériale (Fontainebleau).
« Soldats de ma vieille Garde, je vous fais mes adieux. Depuis vingt ans, je vous ai trouvés constamment sur le chemin de l’honneur et de la gloire. Dans ces derniers temps, comme dans ceux de notre prospérité, vous n’avez cessé d’être des modèles de bravoure et de fidélité. Avec des hommes tels que vous, notre cause n’était pas perdue. Mais la guerre était interminable ; c’eut été la guerre civile, et la France n’en serait devenue que plus malheureuse. J’ai donc sacrifié tous nos intérêts à ceux de la patrie ; je pars. Vous, mes amis, continuez de servir la France. Son bonheur était mon unique pensée ; il sera toujours l’objet de mes vœux ! Ne plaignez pas mon sort ; si j’ai consenti à me survivre, c’est pour servir encore à notre gloire ; je veux écrire les grandes choses que nous avons faites ensemble ! Adieu, mes enfants ! Je voudrais vous presser tous sur mon cœur ; que j’embrasse au moins votre drapeau ! » Après avoir serré dans ses bras le général Petit, et embrassé le drapeau,
Napoléon reprend : « Adieu encore une fois, mes vieux compagnons ! Que ce dernier baiser passe dans vos cœurs ! »
Baron Fain : Manuscrit de 1814, Paris, Bossange, 1830, p. 251-252
Source : FONDATION NAPOLEON
20 avril 1828 : l’explorateur René Caillé entre dans Tombouctou.
René Caillié ou René Caillé, né le (28 Brumaire An VIII) à Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres) et mort le à La Gripperie-Saint-Symphorien (Charente-Maritime), est un explorateur français, figure emblématique de l’exploration africaine. Il est surtout connu pour avoir été le premier Européen à atteindre Tombouctou et à en revenir vivant, exploit qui a fait de lui une célébrité à son époque.
Journal d’un voyage à Tomboctou et à Jenné, dans l’Afrique Centrale

20 avril 1899 : le lieutenant-colonel Klobb reçoit l’ordre d’arrêter la colonne Voulet-Chanoine (Niger).
Les capitaines Voulet et Chanoine qui se sont illustrés dans de récentes conquêtes coloniales (Indochine et Afrique) reçoivent l’ordre de rallier le lac Tchad par l’Ouest de l’Afrique afin d’opérer une jonction avec deux autres colonnes parties du Sud algérien et du Congo. Le but du commandement français est de contrôler l’Afrique centrale. Le dénouement peu glorieux pour la France de la crise de Fachoda (1898) a en effet exacerbé la compétition coloniale. Les deux officiers, pour des raisons encore indéterminées, commettent de très nombreuses exactions contre les populations rencontrées.
Obnubilés par la lettre de leur mission, probablement mentalement malades (syphilis) et manquant des moyens matériels qui leur permettraient de ne pas « vivre sur le pays », ils perdent l’esprit de la mission et s’enfoncent dans la violence. Alerté, le ministre des colonies ordonne à Klobb de les arrêter. Un autre élément éclaire cette décision : Le capitaine Chanoine est le fils d’un général antidreyfusard et ministre de la guerre en 1898. Ne pas sanctionner les rebelles, donnerait aux Dreyfusards un motif supplémentaire contre l’armée. Lorsque Klobb rejoint la colonne infernale, il est tué. Peu de temps après, les propres hommes de Voulet et Chanoine se mutinent et les tuent.
20 avril 1916 : arrestation de Sir Roger Casement (Baie de Tralee – Irlande).
Ancien diplomate britannique anobli en 1911 par la couronne pour services rendus lors de ses affectations en Afrique (1892 à 1911) et notamment au Congo belge. Retiré en Irlande quelques années avant la Première Guerre mondiale, Casement est devenu un adepte de la cause indépendantiste irlandaise.
Il est invité par Berlin à séjourner en Allemagne en novembre 1914 et tente alors d’organiser la livraison d’armes au profit des Indépendantistes. Un soulèvement étant prévu pour la Pâque 1916, Casement est débarqué clandestinement par le U-19, sous-marin allemand. Il est arrêté par une patrouille et sera pendu pour trahison le 3 août suivant.

20 avril 1954 : Diên Biên Phu se poursuit.
« Le colonel Lalande (commandant le centre de résistance Isabelle) organise une opération – réussie – pour reboucher une partie des tranchées vietminh réalisées par les hommes du bataillon 265 (régiment 57, division 304). Sur Eliane 1, les parachutistes du II/1er RCP recueillent un déserteur vietminh disant appartenir à la division 312. Ce dernier dresse un tableau pessimiste des conditions de vie des bo doïs autour de Diên Biên Phu, des pertes terribles causées par l’artillerie et l’aviation françaises expliquant l’arrivée de jeunes recrues moins préparées aux rigueurs du combat. » — Ivan Cadeau.

20 avril 1962 : arrestation du général Salan (Alger).
Vivant depuis un an dans la clandestinité après la tentative de putsch (22 avril 1961) du « quarteron de généraux » voulant imposer à de Gaulle une Algérie française, le général Salan est arrêté à Alger d’où il dirigeait les opérations de l’OAS. Condamné à la prison à vie, il est réintégré dans ses prérogatives de général d’armée et de grand-croix de la Légion d’Honneur en 1982, à la suite de l’amnistie votée par le Parlement.

20 avril 1978 : Boeing 707 contre Sukhoi.
« Le Boeing 707-321B c/n 19363/623 immatriculé HL7429 de la Korean Air Lines, vol KAL902, qui relie Paris à Anchorage, victime d’une erreur de navigation, est abattu par un chasseur Sukhoï Su-15TM piloté par le Capt. Alexander Bosov, qui a reçu l’ordre pour ce faire du 21st Soviet Air Defense Corps, en dépit de l’identification civile de l’appareil, faite par ses soins et reportée au commandement soviétique. Touché sur l’aile gauche, l’avion effectue un atterrissage d’urgence sur le lac gelé Korpijärvi, près de la frontière finlandaise. Deux des 109 personnes à bord sont tuées. Les Soviétiques suspectaient la présence d’un avion de renseignement américain Boeing RC-135 ». LCL Pierre B. (CFA).
20 avril 1982 : premier accident du F-117 (Groom Lake – Nevada).
Avant sa livraison à l’USAF, et lors de son premier vol, le Lockheed F-117A #80-0785 s’écrase au décollage de la fameuse zone 51. Le pilote, Bob Ridenhauer sérieusement blessé, cessera ses activités de pilote d’essai. L’accident est dû à une inversion des câblages de commande de la direction. Un accident similaire s’était produit pendant le vol d’essai d’un Lockheed A-12 en décembre 1965.






