Historique du 35e RAC (ancêtre du 35e RAP) durant la Grande Guerre – Suivi du canon de « 75 »


Créé à Vannes en 1873, le 35e Régiment d’Artillerie Divisionnaire (RAD) restera stationné dans cette ville jusqu’en 1940.

En 1881 et 1882, il participe à l’installation du protectorat en Tunisie.

De 1903 à 1905, il a pour chef de corps le Colonel Foch, natif de Tarbes, futur Maréchal de France, de Pologne et de Grande-Bretagne. Il s’illustrera tout au long de la Première Guerre mondiale.

En 1940, le 35e RAD est anéanti aux deux tiers en couvrant la retraite et le rembarquement des forces alliées à Dunkerque, fidèle à sa devise « Mourir en chantant ».

Reconstitué en 1945, il est engagé dans les combats de réduction de la poche de Royan.

Recréé en Allemagne en 1946, le régiment rejoint Tarbes en 1947 sous l’appellation du 35e Régiment d’Artillerie Légère Parachutiste (RALP). Sa devise devient « Droit Devant ». Au sein de la 25e Division Parachutiste, il participe de 1953 à 1954 aux combats d’Indochine, en particulier à Dien Bien Phu. De 1954 à 1961, le régiment est engagé dans les opérations de Tunisie et d’Algérie.

De retour dans sa garnison de Tarbes, que son groupement d’instruction n’avait pas quitté, le 35e RALP est intégré à la 11e Division Parachutiste. La même année, sous le commandement du Colonel MENGUS, il devient le 35e Régiment d’Artillerie Parachutiste (RAP). Le « 35 » devient dès lors le seul régiment de l’armée de Terre à concilier l’artillerie et le parachutisme. Il participe à la quasi-totalité des engagements de sa division et désormais de sa brigade : Djibouti, Liban, Tchad, RCA, Guyane, Koweït, Rwanda, Golfe persique, Balkans, Afghanistan, bande sahélo-saharienne.

Unique ressource organique en feux sol-sol et sol-air de la 11e Brigade parachutiste, le 35e RAP a pour mission d’en assurer l’appui feu, et de réaliser la coordination des moyens intervenant à son bénéfice dans la 3e dimension.

THEATRUM BELLI vous propose de suivre le parcours historique du 35e régiment d’artillerie de campagne (RAC) durant la Grande Guerre avec, en complément, un texte écrit en 1915 sur le fameux canon de « 75 ». En fin de lecture, vous trouverez quelques éléments sur l’actuel « 35 ».

Stéphane GAUDIN

 

 

Galerie photos du savoir-faire opérationnel du 35e RAP

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