André Jean Delorme, né le 7 juin 1890 à Terrenoire (Loire) et mort le 14 janvier 1917 à Cuperly (Marne).
Il intègre l’école de pilotage de Saint-Cyr, où il étudie en tant qu’élève-pilote lorsque la Première Guerre Mondiale éclate.
La fermeture provisoire des écoles de pilotage en France, décidée par le chef de l’aviation qui pensait que la guerre serait courte, l’oblige à regagner son unité initiale. Delorme combat alors avec son régiment en Lorraine. Il est blessé le 18/08/1914 d’une balle qui lui traverse le mollet et l’envoie à l’hôpital. Il est pendant sa convalescence muté le 25/09/1914 au 222e RI, le régiment de réservistes issu du 22e, pour en assurer l’encadrement. Il y est promu au grade de sergent-major le 7/10, puis adjudant le 6/11 suivant, tout en continuant d’être affecté sur le front près de Lunéville.
Néanmoins, toujours volontaire pour intégrer l’aviation, il est rappelé à Saint-Cyr le 05/12/1914 quand l’école rouvre ses portes. Il part suivre le cursus des écoles de pilotage de Pau dont il sort breveté et affecté à l’escadrille C.56 à la fin du mois de 06/1915, stationnant dans la Somme. Plusieurs fois cité à la suite de divers actes de bravoure sous le feu de la DCA ou des chasseurs ennemis, il est promu au grade de sous-lieutenant au mois de 03/1916 alors que son escadrille a été affectée en Lorraine.
Celle-ci passe le mois suivant en Champagne où il va obtenir sa première victoire homologuée, contre un chasseur Fokker Eindecker abattu par son observateur au retour d’une mission de bombardement, le 28/05/1916. Il en remporte une seconde le 18 juin suivant au terme d’un combat épique contre 3 Eindecker qui tuent son mitrailleur.
Le 30/07/1916, son Caudron G.4 est touché de plein fouet par un éclat d’obus. Si cette fois-ci l’observateur est indemne, Delorme reçoit un éclat dans l’épaule qui le blesse grièvement. Il parvient à poser son Caudron dans ses lignes où il est évacué en hôpital. Peu après son retour de convalescence à la fin du mois de septembre, il est muté dans la chasse à l’escadrille N 38 stationnant sur le terrain de la Noblette, près de Châlons. Volant sur un chasseur Nieuport, il ne tarde pas à rencontrer le succès en descendant un Roland C dans les lignes allemandes le 26/11/1916, suivi d’un Halberstadt D le 21/12/1916. Deux semaines plus tard, le 05/01/1917, il remporte sa cinquième victoire de manière spectaculaire en forçant un LVG C à se poser dans les lignes françaises près d’Auves où il est capturé avec son équipage.
Meilleur pilote de son escadrille, il est talonné par l’adjudant Georges Madon qui deviendra par la suite un des meilleurs as français. Grâce à sa grande aisance en vol, il se voit confier un des premiers SPAD mais préfère la maniabilité du Nieuport. C’est sur ce dernier appareil qu’il trouve la mort accidentellement le 14/01/1917.
- Chevalier de la Légion d’honneur.
- Médaille militaire.
- Croix de guerre 14-18, palme d’argent.
- Croix de guerre (Belgique).







