IN MEMORIAM – Auguste BÉNÉBIG, compagnon de la Libération (décédé le 12 août 1993)

Auguste Bénébig est né le 30 septembre 1915 à Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Son père était chef d’atelier à la Société Le Nickel.

Après des études secondaires, il devient, à l’âge de seize ans, ouvrier mécanicien.

Il effectue son service militaire au Bataillon Mixte d’Infanterie Coloniale de 1936 à 1938.

Il est mobilisé en 1939 comme caporal puis démobilisé un an plus tard en raison de l’armistice avec le grade de maréchal des logis. Il entend l’Appel du général de Gaulle et s’engage dans les Forces Françaises Libres le 30 septembre 1940 à la suite du ralliement du territoire à la France Libre.

Affecté au Corps expéditionnaire du Pacifique que met sur pied le commandant Broche, Auguste Bénébig, nommé sergent-chef, embarque le 5 mai 1941 sur le Zealandia pour l’Australie d’où il est dirigé sur l’Egypte puis sur la Palestine avec son unité qui prend le nom de Bataillon du Pacifique (BP 1).

Promu adjudant en octobre 1941, il prend part aux opérations de Libye en janvier 1942, et se distingue ensuite à la Bataille de Bir-Hakeim ; lors de la sortie de vive force, dans la nuit du 10 au 11 juin 1942, il charge sur son dos un camarade aveuglé par une balle et le transporte hors des lignes ennemies. Il revient ensuite en plein barrage de feu chercher un autre camarade blessé pour le mettre également hors d’atteinte.

Cette action lui vaut de recevoir la Croix de la Libération.

Devenu chef de l’atelier lourd du Bataillon d’Infanterie de Marine et du Pacifique (BIMP), issu de la fusion du BP 1 et du 1er Bataillon d’Infanterie de Marine, il est dirigé sur le front d’El Alamein en octobre 1942.

Après la campagne de Tunisie, il est détaché du 7 au 30 juin 1943 au QG du général de Gaulle à la villa des Glycines à Alger, avant de retrouver son unité en Tripolitaine.

En octobre 1943, il est alors dirigé sur l’arrière, à Sousse, pour être rapatrié en Nouvelle-Calédonie. Il arrive le 22 juillet 1944 à Nouméa où il est affecté à la Compagnie de Dépôt.

Il est mis en congé illimité sur sa demande le 25 août 1944.

Après la guerre, il devient ouvrier-mécanicien à la Société Le Nickel jusqu’en 1948, puis mécanicien-garagiste à son propre compte jusqu’en 1975, année de sa retraite.

Auguste Bénébig est décédé le 12 août 1993 à Nouméa où il est inhumé.

• Chevalier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération – décret du 9 septembre 1942
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre 39/45 avec palme
• Médaille Coloniale avec agrafe « Bir Hakeim », « Libye 1942 », « Tunisie », « Tripolitaine »
• Croix du Combattant Volontaire 39/45
• Médaille commémorative 39/45 avec agrafe « Afrique »

Jean-Baptiste TOMACHEVSKY
Jean-Baptiste TOMACHEVSKY
Mon grand-oncle paternel s'est engagé dans la Légion étrangère, parti combattre pendant la guerre d'Algérie. Il est mort pour la France en 1962. C'est lui qui m'a donné l'amour de la Patrie et l'envie de la servir. Appelé sous les drapeaux en février 95, j'ai servi dans 6 régiments et dans 5 armes différentes (le Train, le Génie travaux, l'artillerie sol-air, les Troupes de marine et l'infanterie). J'ai participé à 4 opérations extérieures et à une MCD (ex-Yougoslavie, Kosovo, Côte d'Ivoire, Guyane). Terminant ma carrière au grade de caporal-chef de 1ère classe, j'ai basculé dans la fonction publique hospitalière en 2013 en devenant Responsable des ressources humaines au centre hospitalier de Dieuze. J'ai décidé ensuite de servir la Patrie différemment en devenant Vice-président du Souvenir Français (Comité de Lorquin-57) où je suis amené à participer à une cinquantaine de cérémonies mémorielles par an. Je participe également à des actions mémorielles auprès de notre jeunesse. Je suis également porte-drapeau au sein de l'Union nationale des combattants (UNC) de Lorquin (57) et membre du conseil départemental de l'ONaCVG de la Moselle, collège 2 et 3. J'ai également créé sur un réseau social professionnel un compte qui regroupe près de 16 000 personnes dédié au Devoir de mémoire. Je transmets et partage les destinées de ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie pour la France. J'ai rejoint THEATRUM BELLI en novembre 2024 pour animer la rubrique "Mémoires combattantes".

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