La France passe commande de 5 000 mitrailleuses EVOLYS au belge FN Herstal.

En marge du salon Eurosatory la Direction générale de l’armement (DGA) a formalisé l’acquisition de mitrailleuses légères auprès du fabricant belge FN Herstal. La signature s’est déroulée en présence de la ministre des Armées, Catherine Vautrin, et de son homologue belge à la Défense, Theo Francken.

Dans son périmètre immédiat, l’accord porte sur environ 2 000 armes, mêlant des mitrailleuses EVOLYS et des Minimi Mk3. Une première fraction de cette commande doit être livrée dès 2026. Le contrat s’inscrit toutefois dans une enveloppe plus large : la France a rejoint le partenariat stratégique multinational conclu entre la Défense belge et FN Herstal pour les armements légers, mécanisme à travers lequel le volume total pourrait atteindre 5 000 mitrailleuses. Environ deux tiers des exemplaires concernés seraient destinés au calibre 7,62 mm.

Le montant du marché a été arrêté entre les parties mais n’a pas été rendu public, pas plus que la ventilation exacte des quantités entre les deux modèles.

Présentée par FN Herstal en avril 2021, l’EVOLYS est restée jusqu’ici sans débouché militaire majeur, quelques forces n’en ayant acquis qu’un nombre limité d’exemplaires à des fins d’évaluation. La commande française constitue donc le premier contrat d’ampleur pour cette arme et fait de la France son premier marché d’exportation. L’EVOLYS équipe déjà, à plus petite échelle, des unités des forces spéciales françaises.

Pour l’armée de Terre, l’opération s’inscrit dans la réflexion engagée de longue date sur le remplacement progressif de son parc de FN Minimi. L’EVOLYS et la Minimi reposant sur les mêmes bandes de cartouches aux standards OTAN, la transition n’impose pas de refonte des chaînes logistiques existantes.

FN Herstal a indiqué que la totalité des armes serait fabriquée dans ses installations de Herstal, en bordure de Meuse, dans la province de Liège. La commande ne s’accompagne pas d’annonce de créations d’emplois, mais elle sécurise, selon le constructeur, le plan de charge de l’usine pour une durée d’au moins deux ans. L’entreprise, dont l’actionnaire unique est la Région wallonne, a par ailleurs récemment renforcé ses capacités de production pour répondre à la hausse de la demande des armées européennes.

Sur le plan politique, le ministre belge a relié ce contrat à la dynamique de rapprochement industriel entre Paris et Bruxelles, rappelant notamment les achats belges de véhicules blindés français Griffon et Jaguar. Au moment de la signature, Theo Francken a laissé entendre que les volumes pourraient encore s’étoffer, déclarant à la ministre française qu’« on peut en vendre beaucoup plus ».

Fiche technique

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