dimanche 21 juillet 2024

Significations du logo de Theatrum Belli

Le cercle symbolise :

  • La Terre, « Gaïa », (et donc la dimension internationale de TB), le temps cyclique (« court » de l’actualité et « long » de l’histoire et de la géopolitique ; cette Histoire qu’il faut garder en Mémoire et donc sans cesse rappeler pour ne pas oublier).
  • La globalité (de la thématique « Sécurité-Défense » qu’entend promouvoir le site depuis sa création en 2006 : politique, militaire, culturelle, historique, sociale, économique…).

Le cercle évoque aussi bien sûr le bouclier (arme passive, défensive et protectrice de la Cité). Il est l’arme essentielle du guerrier spartiate (l’hoplon) permettant à la phalange hoplitique d’avancer en rangs serrés sur l’ennemi tout en restant protégée. Il est le garant de la cohésion de la phalange au sein de laquelle l’oncle se battait au coté du neveu. Dans la mythologie (cf le bouclier d’Achille), il pouvait représentait l’univers justifiant pourquoi le guerrier combattait et mourrait : les coups de l’adversaire s’abattant en vain sur ce « cosmos », cette réalité figurée qui lui était chère (pays, valeurs) qu’il entendait défendre bec et ongle face à un ennemi qui avait entrepris de lui spolier.

Le bouclier évoque aussi le guerrier mort ou blessé au combat à qui il servait souvent de civière.

Le cercle évoque aussi la cyclique qui orne les bérets de nos soldats.

Enfin, le cercle évoque le « champ » (THEATRUM) et l’épée évoque, quant à elle, la « bataille », la « guerre », le « combat » (BELLI).


L’épée :

L’épée pointe en bas qui prolonge la lettre « T » est le symbole de l’état militaire, de sa vertu, de sa bravoure mais aussi de sa puissance. Elle est également un symbole axial, polaire. Elle était plantée sur la tombe des guerriers Scythes (symbolisme qui s’est retrouvé à des milliers de kilomètres chez les Celtes, notamment dans le mythe arthurien).

L’épée symbolise également la rectitude morale, surtout lorsqu’elle est brandie par un chevalier.

Pour reprendre les mots de Paul-Georges Sansonetti, diplômé de l’Ecole du Louvre : Dans le symbolisme chrétien, saint Paul nous le rappelle, l’épée c’est le Verbe ; ce que confirme saint Jean l’Évangéliste lors de sa la vision d’un être au corps glorieux dont le visage ressemblait « au soleil lorsqu’il luit dans sa force » tandis que « de sa bouche sortait un glaive aigu à double tranchant ». Le Verbe, autrement dit la parole, ce qui implique l’écriture et les mots qui naissent des lettres, se change en épée ; comme pour dire que, selon l’ancien monde, le langage à la source d’une civilisation est indissociable de la lumineuse rectitude joignant, par l’ethos qu’elle nécessite, l’humain au divin. 

Le pommeau de l’épée symbolise les quatre points cardinaux (Nord, Sud, Est, Ouest) de la dimension géopolitique (enjeux, tensions internationales, projection de forces).


Les couleurs :

Le fond pourpre évoque bien sûr le sang versé (le sien mais aussi celui de l’ennemi/adversaire qui en ce sens doit être respecté et reconnu, car c’est avec son ennemi qu’on peut construire une paix, même passagère). Il symbolise aussi la force, la puissance, la jeunesse, l’ardeur. Il symbolise également le feu (le feu de la bataille ou bien le feu de camp autour duquel les guerriers font « cercle », se retrouvent pour boire et chanter. 

La couleur dorée évoque l’or, métal inaltérable. Cette permanence de la condition humaine que fait qu’ « Il y aura toujours un champ de bataille » depuis notre plus lointaine histoire (« Polémos est le père de toute chose », Héraclite – Fragments 53).

Le doré évoque également la couleur de l’hydromel (boisson de force et de courage, « nectar des Dieux »), une des premières boissons alcoolisées que l’homme ait bues, mentionnée par Aristote dès -350 ; boisson que les Valkyries remplissent dans les cornes durant le festin des dieux nordico-germaniques, abreuvant au Valhalla les guerriers tombés au combat. L’hydromel est aussi la boisson qui donne le talent de poète à celui qui en boit. Or, tout guerrier a besoin du poète pour chanter/raconter ses exploits à travers les générations qui se succèdent. Il est un élément essentiel de la tradition, orale d’abord, écrite ensuite.

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