

Reconnaissable au Noratlas posé devant son entrée, le 35e régiment d’artillerie parachutiste fait partie du paysage tarbais depuis près de quatre-vingts ans. Les 19 et 20 septembre 2026, il invite le public à franchir les grilles du quartier Soult pour découvrir ce qui se passe derrière ses murs.
Un régiment unique dans l’armée de Terre
Le « 35 » est le seul régiment de l’armée de Terre à cumuler deux spécialités : l’artillerie et le parachutisme. Régiment d’appui de la 11e brigade parachutiste, il fournit aux paras leurs feux et leurs capteurs, partout où ils sont engagés. Ses quelque 850 artilleurs-paras servent des canons CAESAR de 155 mm, des mortiers rayés-tractés de 120 mm, des radars et des drones de renseignement, l’ensemble étant projetable par la troisième dimension : aérolargage, poser d’assaut, aérotransport ou héliportage. Le régiment est aussi l’expert de la coordination des appuis-feux au profit de la brigade. Il est le seul régiment d’artillerie à tenir en permanence une alerte à 12 et 48 heures au titre de l’échelon national d’urgence des troupes aéroportées : quelques heures suffisent pour qu’une batterie décolle vers n’importe quel point du globe.
150 ans d’histoire
Créé à Vannes en 1873, le 35e régiment d’artillerie s’illustre pendant la Grande Guerre (Saint-Gond, Champagne, la Malmaison, Noyon, Somme-Py) ce qui vaut à son étendard la croix de guerre 1914-1918 et quatre citations à l’ordre de l’armée. C’est le régiment qu futur Maréchal Foch dont il fut le chef de corps entre 1903 et 1905. En 1940, il est détruit aux deux tiers en couvrant le rembarquement des forces alliées à Dunkerque, fidèle à sa devise d’alors : « Mourir en chantant ». Reconstitué après la guerre, il devient parachutiste et s’installe à Tarbes en 1947, adoptant la devise qu’il porte toujours : « Droit devant ». Depuis, le régiment a été de tous les engagements de la France, du Tchad à l’Afghanistan et du Sahel au flanc est de l’Europe.
2 jours pour découvrir le métier d’artilleur para
Ces journées portes ouvertes sont d’abord l’occasion de rencontrer ceux qui servent : démonstrations dynamiques, présentations de matériels, ateliers et animations pour les petits comme pour les grands. Les visiteurs pourront approcher les pièces d’artillerie, échanger avec les équipages, découvrir les traditions du régiment et mesurer ce que représente le brevet parachutiste. Les jeunes intéressés par un engagement y trouveront des interlocuteurs pour parler des métiers du « 35 », de l’artillerie au renseignement en passant par les systèmes d’information et de communication.
Au-delà de la convivialité, ces deux journées répondent à une vocation simple : entretenir le lien entre l’armée et la Nation, et rappeler aux Tarbais comme aux Bigourdans que ce régiment est aussi le leur.








