ONERA : 80 années d’excellence au service de notre souveraineté militaire.

L’Office national d’études et de recherches aérospatiales (ONERA) a marqué le 80ᵉ anniversaire de sa création lors d’une cérémonie organisée le 5 mai à Paris, sous la présidence de son président-directeur général Emmanuel Chiva. L’événement a réuni des autorités politiques et militaires ainsi que des représentants des milieux industriels et scientifiques français et étrangers, et s’est accompagné d’une exposition et de la remise des prix scientifiques de l’établissement.

L’ONERA a été créé le 3 mai 1946 par une loi adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale constituante, dans le but de relancer la recherche aéronautique française au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Son champ d’activité a été étendu au domaine spatial en 1961. Établissement public à caractère industriel et commercial, il est placé sous la tutelle du ministère des Armées, exercée par la Direction générale de l’armement (DGA) et l’Agence de l’innovation de défense (AID). Au cours de ses huit décennies d’existence, l’organisme a contribué aux principaux programmes aérospatiaux civils et militaires français et européens, parmi lesquels Ariane, Airbus, Falcon ou Rafale, ainsi que des programmes de missiles, d’hélicoptères, de moteurs et de radars.

Quatre prix scientifiques décernés

Quatre distinctions ont été attribuées lors de la cérémonie. Le prix de la Recherche scientifique, qui récompense le parcours d’un ingénieur-chercheur confirmé, a été remis à Thierry Fusco. Le prix Jeune talent, destiné à un début de carrière, a été décerné à Samir Beneddine.

Deux prix collectifs ont complété le palmarès. Le prix de la Réalisation technique a été attribué à Judicaël Bedouet, Thomas Dubot et Antoine Joulia. Le prix Défense, qui distingue une contribution scientifique ou technique dans ce domaine, a été remis à Sébastien Reynaud, Cédric Martel, Eric Glémet, Florent Muller et Laurent Perus.

Emmanuel Chiva a également remis une distinction particulière à son prédécesseur Bruno Sainjon, qui a dirigé l’ONERA pendant plus de onze ans.

L’ONERA a accompagné Dassault durant tout le développement du Rafale : furtivité, domaine de vol, moteur (M88), armements, détection et identification.
L’ONERA s’est impliqué dans ce programme dès 1985 en exploitant les souffleries S1MA et S2MA ainsi que le banc de dynalpie à Modane et la soufflerie F1 au Fauga. A S2MA, les veines transsonique et supersonique ont servi aux essais de : manœuvrabilité, entrée d’air, emports, haute incidence, trajectographie et arrière-corps pour notamment évaluer les performances, valider les configurations et qualifier les trajectographies lors de la séparation (missiles, bombes guidées laser, etc.). Plus de 160 campagnes d’essais (hors export) ont été menées dans le seul centre de Modane.

Un rapport annuel et un nouveau clip institutionnel

Dans son allocution, le président-directeur général a évoqué les besoins actuels en matière de recherche aérospatiale, en mentionnant la dissuasion, l’aviation de combat, le renseignement, l’accès à l’espace et la décarbonation de l’aviation civile parmi les domaines prioritaires identifiés par les armées et le secteur industriel.

L’ONERA a profité de la cérémonie pour présenter son rapport annuel 2025 ainsi qu’un nouveau clip institutionnel.

L’établissement emploie environ 2 200 personnes et disposait en 2025 d’un budget de 312 millions d’euros, dont plus de la moitié provient de contrats commerciaux. Son siège est situé à Palaiseau.

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