Bien avant les sous-marins nucléaires, il y eut les tâtonnements, les prototypes et parfois les drames. Le musée national de la Marine à Rochefort revient aux origines de la navigation sous-marine militaire avec l’exposition « Au poste de plongée ! L’aventure des premiers submersibles », présentée jusqu’au 2 janvier 2028.
L’histoire est intimement liée à l’arsenal de Rochefort. Grande place de la construction navale française aux XVIIe et XVIIIe siècles, celui-ci s’est progressivement spécialisé dans les unités de plus petite taille, parmi lesquelles les premiers sous-marins.
La pièce maîtresse de cette histoire est le Plongeur. Lancé en 1863, ce bâtiment expérimental de 44,5 mètres de long est présenté comme le premier sous-marin expérimental de la Marine française. Sa coque en plaques d’acier rivetées, sa propulsion reposant sur l’air comprimé et son équipage de 34 hommes en faisaient alors un concentré d’innovations.
Le prototype révèle cependant rapidement ses limites : autonomie réduite, difficultés de stabilisation et sillage le rendant facilement repérable. Il est désarmé dès 1867. L’expérience est néanmoins suffisamment importante pour que la Marine en présente des modèles réduits à l’Exposition universelle de Paris la même année, afin de mettre en avant les capacités techniques de ses arsenaux.
Quelques décennies plus tard vient le temps de la construction en série. Au début du XXe siècle, Rochefort produit les quatre submersibles électriques de la classe Farfadet : Farfadet, Korrigan, Gnome et Lutin. Cette nouvelle étape de l’aventure sous-marine est aussi marquée par le drame : Farfadet et Lutin sombrent à quelques mois d’intervalle dans la rade de Bizerte, en Tunisie, causant la mort de nombreux marins.
À travers près d’une centaine d’objets, photographies, documents et archives, l’exposition raconte ainsi une histoire où progrès technologique et prise de risque restent étroitement liés. Elle met également en lumière le rôle des ingénieurs, ouvriers et équipages qui ont progressivement permis de transformer l’expérimentation sous-marine en véritable capacité militaire.
L’exposition s’inscrit dans « L’appel des profondeurs », programmation commune proposée en 2026 sur les cinq sites du musée national de la Marine à Brest, Paris, Port-Louis, Rochefort et Toulon.
L’histoire est intimement liée à l’arsenal de Rochefort. Grande place de la construction navale française aux XVIIe et XVIIIe siècles, celui-ci s’est progressivement spécialisé dans les unités de plus petite taille, parmi lesquelles les premiers sous-marins.
La pièce maîtresse de cette histoire est le Plongeur. Lancé en 1863, ce bâtiment expérimental de 44,5 mètres de long est présenté comme le premier sous-marin expérimental de la Marine française. Sa coque en plaques d’acier rivetées, sa propulsion reposant sur l’air comprimé et son équipage de 34 hommes en faisaient alors un concentré d’innovations.
Le prototype révèle cependant rapidement ses limites : autonomie réduite, difficultés de stabilisation et sillage le rendant facilement repérable. Il est désarmé dès 1867. L’expérience est néanmoins suffisamment importante pour que la Marine en présente des modèles réduits à l’Exposition universelle de Paris la même année, afin de mettre en avant les capacités techniques de ses arsenaux.
Quelques décennies plus tard vient le temps de la construction en série. Au début du XXe siècle, Rochefort produit les quatre submersibles électriques de la classe Farfadet : Farfadet, Korrigan, Gnome et Lutin. Cette nouvelle étape de l’aventure sous-marine est aussi marquée par le drame : Farfadet et Lutin sombrent à quelques mois d’intervalle dans la rade de Bizerte, en Tunisie, causant la mort de nombreux marins.
À travers près d’une centaine d’objets, photographies, documents et archives, l’exposition raconte ainsi une histoire où progrès technologique et prise de risque restent étroitement liés. Elle met également en lumière le rôle des ingénieurs, ouvriers et équipages qui ont progressivement permis de transformer l’expérimentation sous-marine en véritable capacité militaire.
L’exposition s’inscrit dans « L’appel des profondeurs », programmation commune proposée en 2026 sur les cinq sites du musée national de la Marine à Brest, Paris, Port-Louis, Rochefort et Toulon.

Cent ans après l’annonce de la fermeture de l’arsenal de Rochefort, l’exposition rappelle ainsi la place occupée par le site dans les premières décennies d’une aventure technologique et militaire qui allait profondément transformer la guerre navale.







