ATTENTION DANGER : L’armée française ne sera bientôt plus française


Général Bruno CucheChef d'état major de l'armée de terre 2006-2008 (démission)
Général Bruno Cuche
Chef d’état major de l’armée de terre 2006-2008 (démission)

Le nouveau chef d’état-major de l’armée de terre, Bruno Cuche, aimerait recruter plus d’officiers issus des “minorités visibles”, noires ou maghrébines. A quelques jours de la sortie du film Indigènes consacré aux soldats coloniaux, le général Cuche a confié, vendredi lors d’une rencontre avec la presse, qu’il jugeait “opportun que l’armée soit le plus proche possible” de l’image de la nation. “J’y serai très attentif”, a-t-il confié, sans toutefois se prononcer sur la “discrimination positive”.

Nommé à la tête de l’armée de terre le 16 juillet, Bruno Cuche avait auparavant commandé les écoles d’officiers de Saint-Cyr Coëtquidan. “Je n’y ai pas vu ce qu’on appelle désormais les minorités visibles…“, dit-il. Et pourtant “il y a une demande“, puisqu’on trouve des jeunes issus de l’immigration, “en particulier des femmes“, parmi les officiers sous contrat, un statut militaire plus précaire et moins prestigieux que celui des Saint-Cyriens.

Si l’armée peine à recruter des officiers d’origine immigrée, les militaires du rang engagés issus des “minorités visibles“, se bousculent au portillon. La loi interdit toute mesure statistique sur l’origine ethnique des soldats, mais une simple visite dans un régiment le montre. “Ils sont très nombreux, au-dessus de la moyenne nationale, avance un officier.

L’armée de Terre revendique sa tradition d’ “intégration”, héritée de l’époque coloniale. “Nous avons conservé les traditions de l’armée d’Afrique“, se félicite le général Cuche. Ainsi, il existe toujours des régiments de spahis, de chasseurs ou d’artilleurs “d’Afrique”. Les tirailleurs portent même le croissant musulman sur leur béret. Une aumônerie musulmane a été créée au sein des armées en 2005.

Pourtant, tout n’est pas rose dans le kaki. En 2005, un rapport financé par le ministère de la Défense sur “les militaires français issus de l’immigration” soulignait “les questionnements insidieux et l’éventuelle suspicion qui pèsent sur leur intégration“. Une situation d’autant plus mal vécue, notait l’auteur, la sociologue Catherine Wihtol de Wenden que “les soldats issus de l’immigration se révèlent très attachés aux valeurs militaires“. Leurs chefs semblent l’avoir compris.

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