dimanche 26 mai 2024

CHRONICORUM BELLI du 15 mai


15 mai 1525 : bataille de Frankenhausen, lors de la guerre des Paysans allemands.

Ce mouvement est une suite du mouvement Bundschuh (1493-1517), littéralement chaussure nouée, type de chaussure de paysan pauvre, à lacets, à la romaine, façon carbatina ou opanke ou mocassin.

Le XVe siècle avait déjà connu 18 autres mouvements analogues principalement en Allemagne du Sud-Ouest. Contrairement aux précédents, le soulèvement de Mühlhausen (Thuringe) s’appuie sur des revendications religieuses d’importance.

Le , à la bataille de Frankenhausen, 8 000 à 10 000 paysans s’opposent à 2 000 cavaliers, 6 000 lansquenets, et quelques pièces d’artillerie. Les insurgés brandissent le drapeau arc-en-ciel, et disposent en armement de type guerrier uniquement de huit grands fusils de chasse (façon arquebuse) sur chariot (Karrenbüchse), d’au moins quinze autres fusils (à main), ainsi que d’outils servant d’armes (faux, faucille, fléau, fourche) et d’armes mineures (piques, hallebardes, sabres courts). Un armistice de trois heures, avec des négociations et un sermon argumenté de Müntzer, est brisé sans prévenir par les troupes princières, ce qui crée une panique suivie d’un massacre : 6 000 morts au moins du côté insurgé. Au moins 600 révoltés sont faits prisonniers, dont la moitié est exécutée le lendemain. Thomas Münzer est capturé, torturé, puis exécuté le .

Les villages impliqués dans le soulèvement paysan sont soumis à des amendes très élevées et à des demandes excessives de dommages et intérêts de la part du clergé et de la noblesse laïque.


15 mai 1815 : Début de la 4e guerre de Vendée qui opposa les bonapartistes aux royalistes, pendant les Cent-Jours. Elle se termina le 26 juin de la même année.

Séparée par la Loire, les deux insurrections évoluèrent parallèlement. L’insurrection « vendéenne » se déroula dans le département de la Vendée, dans les Deux-Sèvres, le sud de la Loire-Inférieure et le sud du Maine-et-Loire. La chouannerie concerna le Morbihan, les Côtes-du-Nord, l’Ille-et-Vilaine, le Finistère, le nord de la Loire-Inférieure, le nord du Maine-et-Loire, la Mayenne et la Sarthe.

Le 15 mai, 25 000 paysans se soulèvent en Vendée militaire, Bressuire est prise. Les généraux impériaux Delaborde et Travot n’ont que peu de troupes à opposer aux insurgés, presque tous les régiments de ligne étant appelés à combattre aux frontières. Un premier affrontement sérieux a lieu le 17 mai à Châtillon et Saint-Pierre-des-Échaubrognes où les 1 200 hommes du colonel Prévost sont battus par les 2 000 Vendéens d’Auguste de La Rochejaquelein et de Simon Canuel. Le 20 mai, les Impériaux, à court de munitions, se replient sur Angers et Saumur. D’Autichamp en profite et prend Cholet sans coup férir. Les généraux vendéens élisent alors Louis de La Rochejaquelein comme généralissime.


15 mai 1899 : Naissance du général et historien Jean Etienne Valluy

Il est en chef du bureau des opérations du 21e corps d’armée, est fait prisonnier et reste un an en captivité.

Rapatrié en 1941, il est envoyé à Dakar comme sous-chef d’état-major, est nommé commandant du 18e régiment de tirailleurs sénégalais puis chef d’état-major du commandant supérieur. En 1943, il est directeur des troupes coloniales à Alger. Il est promu officier général en .

Il devient chef d’état-major du général de Lattre de Tassigny à la 1re armée française en 1944, débarque en Provence et participe à la bataille des Vosges et à la bataille d’Alsace. En 1945, il prend le commandement de la 9e division d’infanterie coloniale qui, la première, franchira le Rhin à Leimersheim, prend Karlsruhe, Baden-Baden, Rastatt et Kehl, avant de pousser vers le Haut-Danube et la frontière suisse.

En mars 1945, il prend le commandement de la 9e DIC (ancêtre de notre brigade) qu’il conduit en Allemagne et en Indochine. De 1956 à 1960, il est commandant en chef des Forces Alliées du secteur centre-Europe.
Il est l’auteur de divers articles dans la Revue des deux Mondes, la Revue de la Défense Nationale, et le XXe Siècle fédéraliste. Il a fait paraître deux ouvrages, l’un Se Défendre (Plon, 1960 – Prix du maréchal Foch 1961 de l’Académie française), l’autre Honneur et Patrie (Nouvelles Éditions Latines, 1964) et dirige le comité de rédaction de La Première Guerre mondiale (Larousse, 1968).

15 mai 1917 : Pétain remplace Nivelle.

« Le général Pétain remplace Nivelle au commandement en chef des armées françaises. En un mois, l’armée française a perdu 135 000 hommes, 25 000 tués ». LCL Rémy Porte (EMAT/ MGAT). 

Illustration du général Pétain parue dans le journal britannique « The Sphere » du 18 mars 1916.

15 mai 1940 : 1 460 soldats français tués ce jour.

La 1ère armée repousse l’attaque du XVIe corps blindé allemand à Gembloux (Belgique) et le tient en échec pendant 72 heures. À Stonne (Ardennes), le combat est tout aussi furieux : le village change 19 fois de camps. Des poches vont y résister jusqu’au 25 mai. À la Horgne (Ardennes), ce sont les Spahis qui mettent un coup d’arrêt au général Guderian. Le résultat final de la campagne de France est certes un échec cuisant pour l’armée française et donne souvent l’impression que la combativité de nos forces y a été nulle. Cependant, le taux de pertes de cette période est tout aussi effrayant qu’aux mauvais jours de Verdun (1916)  ou de l’offensive du Chemin des Dames (Avril 1917) et la plupart des morts sont comptabilisées au combat et non lors d’une retraite.


15 mai 1941 : l’espion Sorge annonce Barbarossa.

L’Allemand Richard Sorge, espion à la solde des Soviétiques et en poste à Tokyo, transmet un message à Moscou révélant que l’invasion de l’URSS par le IIIe Reich doit être déclenchée entre le 20 et le 30 juin. Le renseignement est d’une grande valeur mais Staline n’y croit pas. Le 22 juin, Hitler déclenchera le plan Barbarossa.


15 mai 1943 : naissance du Comité National de la Résistance.

Le CNR est constitué sous l’égide de Jean Moulin. Celui-ci parvient après plusieurs réunions secrètes et quelques compromis à déclarer la primauté du politique (de Gaulle) sur l’ensemble des mouvements de la Résistance intérieure.


15 mai 1945 : la France est désignée comme membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU (San Francisco)


15 mai 1958 : de Gaulle sort de son silence.

La IVe République vacille sous l’effet de la menace d’un putsch de l’armée française en Algérie à l’occasion d’une manifestation patriotique qui dégénère à Alger (13 mai). Une majorité de pied-noir souhaite le retour de de Gaulle pour enrayer le processus d’indépendance de l’Algérie. Le général Massu prend la présidence du Comité de salut public né de l’insurrection algéroise et en appelle au général de Gaulle, l’exhortant à sortir de son silence.  De Gaulle déclare qu’il se tient « prêt à assumer les pouvoirs de la République ». Le président de la République, René Coty, conscient de l’état d’esprit des Français, appelle le 1er juin, « le plus illustre des Français » à former son gouvernement.


15 mai 1988 : début du retrait soviétique d’Afghanistan.

523 soldats soviétiques seront tués lors du retrait qui se terminera le 15 février 1989.

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