25 avril 1214 : Naissance de Louis IX, futur « Saint Louis », roi de France de 1226 à sa mort, le 25 août 1270.
Neuvième roi de France issu de la dynastie des Capétiens directs, il est le quatrième ou cinquième enfant et deuxième fils connu du roi Louis VIII, dit « Louis le Lion », et de la reine Blanche de Castille, de laquelle il reçoit une éducation très stricte et très pieuse durant toute son enfance.
Aîné des membres survivants de sa fratrie, il hérite de la couronne à la mort de son père, alors qu’il n’est âgé que de douze ans. Il est sacré le en la cathédrale de Reims, mais c’est la reine mère qui, conformément au testament de Louis VIII, exerce la régence du Royaume jusqu’à la majorité du nouveau monarque.
Devenu adulte, Louis IX met fin au conflit entre Capétiens et Plantagenêts et se soucie de l’extension du domaine royal, auquel il rattache notamment les sénéchaussées de Beaucaire et de Carcassonne, tout en consolidant sa souveraineté sur la Normandie, l’Anjou, la Touraine, le Maine et le Poitou.
Il mène un règne inspiré des valeurs du christianisme qui contribue à fonder l’idée que les pouvoirs spirituel et politique peuvent être incarnés par un seul homme. Il atténue les excès de la féodalité au profit de la notion de bien commun et développe la justice royale, où le souverain apparaît comme « le justicier suprême ». De cette manière, il fait progressivement passer la France d’une monarchie féodale à une monarchie moderne, ne reposant plus seulement sur les rapports personnels du roi avec ses vassaux, mais sur ceux du roi en tant que chef de l’État avec ses « sujets ».
Louis IX est effectivement un roi réformateur qui veut léguer un royaume dont les sujets seront soumis à un pouvoir juste : il renouvelle la « quarantaine-le-roi », ordonne la présomption d’innocence, atténue l’usage de la torture, interdit l’ordalie et la vengeance privée et institue la supplicatio, consistant à pouvoir faire appel au roi pour l’amendement d’un jugement. Sa réputation dépassant les frontières du Royaume, son arbitrage est parallèlement sollicité par les différentes monarchies d’Europe. Il établit également dans le Royaume une monnaie unique et se fait l’instigateur des institutions qui deviendront le Parlement et la Cour des comptes. Très pieux, il fait d’autre part construire plusieurs églises, abbayes et hospices, vient en aide aux plus faibles, travaille à la conversion des princes mongols, soutient la fondation du collège de Sorbonne et se procure des reliques de la Passion pour lesquelles il fait construire la Sainte-Chapelle en 1242.
En 1270, il repart en Tunisie pour la huitième croisade, au cours de laquelle il meurt de maladie. La peste, la dysenterie et le typhus ont tour à tour été évoqués ; en 2019, des analyses montrent que le roi était gravement atteint de scorbut, et peut-être de bilharziose.
Il est canonisé le sous le nom de saint Louis de France par le pape Boniface VIII, sous l’impulsion de son petit-fils Philippe IV le Bel. Sa fête liturgique est fixée au jour anniversaire de sa mort, c’est-à-dire le . Aujourd’hui considéré comme un monarque ayant offert à la France un renouveau économique, intellectuel et artistique, il est considéré comme l’un des trois grands Capétiens directs avec son grand-père Philippe II Auguste et son petit-fils Philippe IV le Bel.

Boutique de Theatrum Belli pour commémorer le 800e anniversaire de son règne débuté le 8 novembre 1226.

25 avril 1607 : bataille de Gibraltar.
Elle oppose, durant la guerre de Quatre-Vingts Ans, une flotte hollandaise commandée par Jacob van Heemskerk, qui surprend une flotte espagnole ancrée dans la baie de Gibraltar et l’anéantit après quatre heures de combat.
Profitant de courants favorables et de la plus grande manœuvrabilité de ses vaisseaux, Jacob Van Heemskerk attaqua d’abord les grosses unités espagnoles, les détruisit avant de s’en prendre au reste de la flotte ; après 4 heures de combat, les 21 navires ibériques étaient coulés ou pris, 4 000 marins espagnols avaient péri. Cette grande victoire de la guerre de Quatre-Vingts Ans lui coûta toutefois la vie car l’amiral décéda de ses blessures, un boulet de canon lui ayant emporté la jambe.
Le corps du marin fut rapatrié à Amsterdam où il fut enterré avec les honneurs dans l’Oude Kerk d’Amsterdam. Dans cette même ville, au Rijksmuseum, sont exposés son costume et son armure (à laquelle il manque la plaque emportée par un boulet espagnol). De nombreux navires de la marine des Pays-Bas ont porté ou portent encore le nom de ce grand marin. C’est ainsi le cas d’une classe de frégates lance-missiles.
25 avril 1707 : bataille d’Almansa lors de la guerre de Succession d’Espagne.
Lors de la guerre de Succession d’Espagne, Berwick, à la tête d’une armée franco-espagnole, remporta à Almansa, le sur les troupes luso-britannico-hollandaises de l’archiduc Charles, commandées par Henri de Massué et le marquis des Minas, une grande victoire, permettant à Philippe V de reconquérir son trône. Elle est donc probablement la seule bataille de l’histoire à avoir opposé des troupes françaises commandées par un Anglais à des troupes anglaises commandées par un Français.
Les Anglais firent d’abord plier la première ligne de l’aile droite de l’armée française ; puis le chevalier d’Asfeld, à la tête de la seconde ligne, battit les assaillants et chargea ensuite leur aile droite, la mit en fuite et poursuivit les fuyards.
Le lendemain de la bataille, les Français firent prisonniers plusieurs généraux et 13 bataillons ennemis, dont 5 Anglais, 5 Hollandais et 3 Portugais.
La bataille d’Almansa fut décisive pour la guerre, mais n’a pas signifié la reddition immédiate du royaume de Valence. L’armée des Bourbons dut conquérir les villes et les villages qui résistaient. Xàtiva a été la première cité assiégée, au commencement de mai : l’armée des deux couronnes de France et d’Espagne ayant été divisée en deux corps, l’un, commandé par le chevalier d’Asfeld, emporta la place en quelques jours, n’hésitant pas à détruire deux monastères retranchés. La garnison, composée d’Anglais et de Hollandais, secondée par les habitants, ayant défendu le terrain de rue en rue, les Franco-Espagnols firent passer au fil de l’épée quiconque se trouvait pris les armes à la main. Les troupes réglées se jetèrent dans le château et, comme les Franco-Espagnols ne pouvaient les y forcer qu’en s’exposant à de lourdes pertes, ils prirent le parti de faire bloquer ce château par quatre bataillons, afin de remobiliser le reste de ses troupes pour d’autres expéditions. Xàtiva fut finalement occupée et le roi Philippe V ordonna sa destruction ; elle fut alors incendiée ; plus tard on changea son nom par celui de San Felipe et on procéda à son repeuplement par des personnes fidèles à l’armée des Bourbons. À la suite furent conquises Denia, Alcoy et finalement Alicante.

25 avril 1792 : Rouget de l’Isle compose Le Chant de guerre pour l’armée du Rhin, précurseur de l’hymne national français La Marseillaise.

25 avril 1917 : le contre-torpilleur Étendard est coulé par des torpilleurs allemands.
L’Étendard est un contre-torpilleur français, construit à Bordeaux et lancé en 1908, il fut mis en service en . Il combattit notamment en 1915 et en 1916 en mer du Nord, notamment près d’Ostende, mais, alors commandé par le lieutenant de vaisseau Pierre Auguste Georges Mazaré, il fut attaqué par des torpilleurs allemands et explosa (sa soute à munitions fut atteinte par un obus) et se perdit corps et biens le entre Dunkerque et Ostende entraînant la mort de tout l’équipage – 72 marins – et de son commandant).
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LE COMBAT NAVAL DEVANT DUNKERQUE La mort glorieuse d’un de nos torpilleurs « Étendard ».
Jan des Dunes — Nord Maritime, 24 avril 1922
Parmi les épisodes les plus douloureux et les plus dramatiques de la guerre à Dunkerque, en figure un dont la date du 25 avril ramène le 5e anniversaire : on en a parlé. Il a passé presque inaperçu alors, on l’a si vite oublié, hélas !
Pourtant c’est une page qu’il faut consigner dans nos annales et c’est un fait qu’il faut rappeler aujourd’hui. Il s’agit du combat naval rapide (il ne dura pas un quart d’heure) qui se déroula en rade de Dunkerque dans la nuit du 24 au 25 avril 1917 à 2 heures 15 et au cours duquel devait être coulé corps et biens avec 72 marins, le torpilleur de haute mer « l’Étendard » de la station de Dunkerque. Horrible fait divers dans l’immense étreinte des nations en feu, il est arrivé à des heures tragiques où se préparait un sursaut nouveau des formidables armées en présence, heures d’angoisses et de fièvres, de lassitudes secrètes, presque de désespérances et de l’avant et de l’arrière, il a eu quatre lignes de communiqué, trois exactes, une erronée, il a remué l’opinion pendant quarante huit heures puis sous le bâillon de la censure, tout s’est tu. On avait peu de détails, on n’osait trop dire ce qu’on savait le fait fut vite classé à côté de tant d’autres « incidents » de chaque semaine et nul, depuis, n’a plus parlé de « l’Étendard » et de ses pauvres marins qui dorment actuellement encore devant la plage de Malo.
« L’Étendard » était un peu nôtre pourtant : il faisait, bien avant la guerre, partie de notre Défense mobile et plus d’un de ses vigoureux cols bleus avait en notre ville un foyer, une famille, des affections, des amitiés : quelques petites flamandes de chez nous ont, à leur tour, après sa disparition dans les flots, pris rang, dans l’innombrable cortège des femmes en deuil et des cœurs brisés…
Vers 2 heures du matin, par une nuit noire et sans étoiles, survenait brusquement au dessus de la ville, un Taube ayant profité de l’écran des nuages pour déjouer le peu de surveillance, d’ailleurs difficile, des défenses aériennes et terriennes. Des témoins, guetteurs de la tour et des batteries de côte, virent soudain éclater quelques fusées rouges : des signaux vers le large envoyés par l’aviateur. Quand s’allumèrent les projecteurs, l’avion avait disparu, ayant fait son œuvre. D’autres devaient la poursuivre.
Sept torpilleurs allemands, sous le commandement du Colonel Lieutenant Assman, tous feux allumés, surgirent d’un coup de la brume nocturne, devant Dunkerque à moins de 3000 mètres, entre Malo et Terminus et crachèrent sur la ville en dix minutes, cinq cents obus de 88 et 105. C’étaient des obus lumineux, des fusées parachutes les accompagnaient. Le ciel s’embrasa soudain d’immenses jets de flamme, s’illumina comme en plein jour de clartés resplendissantes. Le spectacle était féerique et, de la campagne jusqu’à Hazebrouck où l’on crut Dunkerque en feu, on pouvait détailler la silhouette des tours, des mâtures, des remparts de la ville : la pluie lumineuse éclairait par réverbération, à l’horizon opposé, jusqu’aux navires allemands eux mêmes, longues couleuvres glissant sur l’eau et parfaitement visibles de Terminus. Le communiqué du lendemain parlant de l’attaque ajoutait « Les batteries du front de mer ont riposté ». En effet, la batterie de Mardyck tira un coup de canon, au petit bonheur : celle de Zuydcoote en tira sept. Mais elle braqua ses projecteurs sur la rade ; ils firent coup double malheureusement. Ils découvrirent l’ennemi qui filait sur Ostende, ayant fini sa tache ; ils découvrirent le torpilleur « Étendard » qui gardait la passe de Zuydcoote. Celui-ci mis en pleine lumière fut une cible excellente pour l’escadrille boche et en un éclair fulgurant une torpille lui fut lancée, l’atteignant à la soute. Une immense gerbe de flammes jaillit à 300 pieds, « l’Étendard » sans avoir pu tirer un seul coup de canon coulait à pic en trois minutes.
Le patrouilleur « Nelly », commandant Lemarchand, et le bateau « Notre Dame de Lourdes » de Boulogne capitaine Trohiard, qui se trouvaient non loin et eux aussi découverts, essuyèrent une trentaine d’obus, mais par d’habiles manœuvres et forçant le vapeur, ils purent se réfugier dans le port, ayant toutefois des avaries et des blessés.
Le « Nelly » passant près du torpilleur en train de couler eut l’énergie de ralentir et d’envoyer une chaloupe de secours qui par dessous les obus de la côte et ceux de la mer recueillit sept marins du torpilleur, flottant sur l’eau ; mais ce n’étaient que des cadavres qu’elle ramena à Dunkerque. Le « Notre Dame de Lourdes » avait son équipage hors de combat, sauf 4 hommes, le chef de pièce avait été tué, ses deux servants blessés ; les chaînes du gouvernail étant sautées et le pilote tué c’était le capitaine, stoïque sur sa plate-forme, qui manœuvrait le gouvernail avec deux câbles, aidé d’un sublime blessé, le vendéen Monmousseaux qui avait les deux jambes coupées au genou par un obus et baignant dans le sang, devait mourir au débarqué après avoir contribué à mettre le bâtiment en sûreté. Dans la machinerie, un seul chauffeur était resté vivant et assurait le service. La canonnade avait attiré, du large où ils croisaient sans s’être aperçus du passage des Allemands, les patrouilleurs français et anglais : ils accoururent peu après et tentèrent sans succès, la chasse des bâtiments ennemis qui regagnèrent Zeebrugge sans dommage ni perte.
En ville, le hurlement des sirènes fit descendre les gens dans les caves. Une minute après, la pluie des obus, petits mais nombreux, s’abattait en rafales, faisant partout d’énormes ravages, mais relativement peu de victimes.
Les dégâts les plus sérieux étaient relevés quai du Leughenaer, rue des Vieux Remparts (maison Coquelin) Petite Chapelle (Maison Detraux) Square Turenne, rue Carnot, quai des Hollandais 52, rue Royer (Postes), rue de la Marine (Maison Bart, coiffeur) rue des Bassins (Maison Desmick), rue Nationale (Maison Durin), rue Caumartin, de Beaumont, de Soubise, St Bernard, de Lille ; L’Hôtel de la Marine en avait reçu neuf et l’un d’eux était tombé dans la chambre du commandant, à deux pas du lit ; et puis la Banlieue : Malo, à l’établissement Pyl où un Anglais à la jambe cassée, a l’épicerie Hertz, où 800 bouteilles de spiritueux sont cassées ; à Rosendaël où un obus de 105 s’abat sur la propriété Laubry où cantonnent l’état major du 36e corps et son commandant le Général Mollet ; à l’hôpital, à l’Hospice etc. Il y avait dix neuf blessés, la plupart peu gravement, et cinq morts dont le douanier Dehon (de Wargnies) tué à son poste sur la plage de Terminus, l’officier anglais Badforth tué en sautant de son lit dans sa chambre, rue du quai etc. Il faut y ajouter le regretté Commandant Descholt, mort subitement dans son lit au bruit de l’obus fracassant des fenêtres en face de chez lui, rue Nationale. À onze heures du matin, on relevait, en ville seulement, la trace de 290 obus tombés un peu partout. Quant à l’Étendard et à ses 72 marins engloutis dans les flots, on ne devait savoir officiellement sa disparition que le lendemain.
Sept cadavres avaient été ramenés vers 3 heures du matin, par le « Nelly » ; treize autres cadavres furent jetés à la côte de Malo dans la journée, par la marée montante ; parmi eux, le jeune enseigne du bord ; mais déjà vers trois heures et demie du matin, des douaniers, à Malo Centre, avaient recueilli trois malheureux arrivant à la nage en hurlant au secours : un d’entre eux, à peine sur le sable rendit le dernier soupir, les deux autres, exténués restèrent deux jours entre la vie et la mort, et finalement furent sauvés. Le 28 avril, on retrouva deux autres corps près du phare. Le 29, en présence du Général Mollet, commandant le 36e corps, c’étaient les funérailles solennelles des 13 premières victimes connues ; leurs dépouilles mortelles furent conduites de la chapelle de l’hôpital militaire où une messe avait été célébrée en plein air, au cimetière, sur sept voitures fourragères décorées de drapeaux. Le 2 mai : autre corps non identifié trouvé porteur encore du béret aux lettres d’or « Étendard », près des Huit Bouches ; le 24 : sur la plage Ouest, trois nouveaux corps. L’amiral Exelmans présidait leurs funérailles quelques jours après. Total : 27 cadavres recueillis à la côte, deux marins sauvés ; les quarante autres petits marins de France, Bretons, Provençaux et Flamands sont restés dormir de leur dernier sommeil en face de la digue où les coquettes villas d’aujourd’hui seront réveillées dans quelques mois par des chants de la vie et de la gaieté insouciantes.
Pendant quelques jours, on put voir, de la côte Est où se rendirent tous les Dunkerquois pour la saluer, l’épave du torpilleur coupé en deux, émergeant de la surface des flots ; bientôt elle disparut, elle aussi, à tout jamais.
Peu après, « L’Étendard » était cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants : « Sous l’action énergique de son commandant le Lieutenant de Vaisseau Mazaré, s’est distingué par sa belle tenue militaire et son ardeur, a péri glorieusement dans un combat inégal contre plusieurs destroyers allemands dans la nuit du 24 au 25 avril 1917. » Depuis plus personne, sauf là où le souvenir de ses marins est resté vif dans des cœurs de femmes et d’enfants, plus personne ne parle du torpilleur Étendard.
C’est presque naturel, en France, où l’on oublie si vite et où il y eut tant de drames semblables ; mais ici à Dunkerque, où ses joyeux « cols bleus » animèrent longtemps nos rues de leur juvénile gaieté, aux heures de terre… eh bien, je le demande : dans une ville comme la notre où l’on a, inné, le culte du souvenir, du sacrifice et du dévouement, dans une ville où il y a une rue du « Chemin de fer », un quai de la « Concorde », une place d' »Abondance », une rue du « Pont de Fer » et autres noms stupides à faire pleurer, pourquoi n’a-t-on pas encore une rue du « Torpilleur Étendard » ?

“ Tranchées mouvantes…”: vivre et combattre sur les torpilleurs et contre-torpilleurs de la Zone des armées du Nord (Olivier Gomez).
25 avril 1928 : Mort du général russe Piotr Nicolaïevitch Wrangel.
Il fut commandant en chef des armées du Sud, qui combattit dans les Armées blanches durant la guerre civile russe. Né Peter von Wrangel le ( dans le calendrier julien) à Novoaleksandrovsk, Russie (aujourd’hui Zarasai, Lituanie) et mort le à Bruxelles. Sa dépouille repose dans l’église orthodoxe russe de Belgrade.


25 avril 1945 : jonction des troupes américaines et soviétiques, lors du jour de l’Elbe, près de Torgau.
La patrouille commandée par le sous-lieutenant William D. Robertson quitte Wurzen vers 10 heures du matin le 25 avril 1945. Des prisonniers de guerre britanniques à Sitzenroda signalent la présence de prisonniers de guerre américains et de blessés à Torgau. Robertson s’y rend, allant bien au-delà de ce que ses ordres lui permettent.
Le général Courtney Hodges, commandant de la 1re armée américaine, avait bien prévenu ses hommes de traiter les Soviétiques avec égard, mais Robertson n’est pas en mesure d’appliquer le protocole convenu à Yalta. Il n’a pas de fusée verte à tirer. La solution de fortune qu’il adopte est devenue l’une des images les plus connues de la fin du conflit : à l’aide de couleurs à l’eau trouvées dans une pharmacie, Robertson transforme un drap de lit en drapeau américain de fortune. Il grimpe ensuite dans la tour du château de Hartenfels et agite ce drapeau depuis les fenêtres du grenier.
De l’autre côté du fleuve, la réaction soviétique est d’abord hostile. Les soldats soviétiques de la 58e division de fusiliers de la Garde, stationnés à l’extrémité opposée du pont, l’aperçoivent et tirent des fusées rouges. Comme la patrouille américaine ne dispose pas de fusées vertes pour répondre, les Soviétiques ouvrent le feu. Les deux patrouilles parviennent à communiquer grâce à l’aide d’un prisonnier de guerre soviétique, un officier du nom de Titov, détenu à la prison de la Wehrmacht de Fort Zinna.
Le lieutenant soviétique Alexandre Silvashko est d’abord sceptique sur l’identité de Robertson et de ses hommes. Il pense que les quatre individus agitant un drap coloré sont des Allemands cherchant à attirer ses soldats dans un piège.
Un officier soviétique, Alexeï Gorlianski, s’est rappelé avoir failli tirer accidentellement sur les Américains qui approchaient, avant de renoncer lorsque l’un d’eux a crié : « Moscou-Washington. Hitler kaput. Hourra ! »
La tension se dissipe progressivement. Robertson et ses hommes rampent prudemment sur les ruines du pont de l’Elbe, que les troupes allemandes en retraite avaient dynamité dans la matinée du 25 avril. Le sergent Nikolaï Andreïev et d’autres soldats rampent vers eux depuis la rive est. Ils s’étreignent sans un mot. La patrouille regagne l’autre rive, où les soldats de l’Armée rouge leur réservent un accueil enthousiaste. Robertson négocie avec le commandant soviétique pour organiser une rencontre entre les deux officiers supérieurs. Accompagnée de quatre soldats soviétiques, la patrouille retourne vers les troupes américaines vers 17 heures.


25 avril 1951 : victoire des Nations unies, à la bataille de Kapyong, pendant la guerre de Corée.
La vallée de la Kapyong, occupée par la 27e brigade du Commonwealth qui était alors en réserve, est une route idéale d’évasion pour les Sud-Coréens. La rivière Pukhan traverse le centre de la vallée, dont la largeur atteint quelque trois kilomètres. Le 2e bataillon canadien du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (PPCLI) s’installe à la cote 677 et le 1er Régiment britannique du Middlesex s’accroche au sud des Patricias, tandis que le 3e bataillon du Royal Australian Regiment occupe la cote 504.
Dans la nuit du 22 au , les forces chinoises attaquent les positions de la 6e Division de la République de Corée qui est menacée d’être coupée du reste des troupes et d’être anéantie. Les Australiens sont les premiers à être attaqués durant toute la nuit du 23 au . Le jour, les Australiens sont forcés à se retirer. Leur retrait expose les Patricias aux attaques directes.
La bataille générale débute. Les Canadiens repoussent l’assaut par le tir nourri de mitrailleuses et de mortiers, puis sont débordés et le commandant appelle un tir d’artillerie sur ses propres positions. Ils ont pu maintenir leurs positions, vitales à la défense de toute la brigade. L’ennemi a souffert de lourdes pertes et son offensive a été arrêtée. Ce jour-là, le 2e bataillon du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry a gagné l’un des premiers rangs parmi toutes les unités de l’ONU en Corée par sa bravoure et son héroïsme.
corée
25 avril 1960 : succès de l’opération Sandblast.
Le sous-marin nucléaire d’attaque américain USS Triton (SSRN-586) achève la première circumnavigation en immersion. Lors de son entrée en service, il était le plus grand et plus puissant des sous-marins jamais construits et le seul sous-marin non soviétique équipé de deux réacteurs nucléaires.







