mercredi 24 avril 2024

CHRONICORUM BELLI du 29 mars.

29 mars 502 : Promulgation de la Loi Gombette (ou Loi des Burgondes),

code de lois civiles et pénales promulgué au début du VIe siècle par le roi des Burgondes Gondebaud, puis augmenté par ses successeurs Sigismond et Godomar III, fixant les usages à respecter par les sujets burgondes du Royaume. Elle a pour complément la « loi romaine des Burgondes » (lex romana Burgundionum) concernant les sujets « romains » du Royaume, c’est-à-dire les autochtones gallo-romains. La lex Burgundionum a très tôt été plus couramment appelée du nom de son promulgateur lex Gundobada (« loi de Gondebaud »), puis lex Gumbata, ce qui a donné en français « loi Gombette ». C’est le premier recueil de lois d’un roi germanique en Gaule ; après lui sont parus les codes concernant les Wisigoths, puis ceux concernant les Francs. Aucun ne montre mieux la fusion de l’élément romain avec l’élément germanique.


29 mars 1461 : bataille de Towton (guerre des Deux-Roses).

C’est la plus grande et la plus sanglante bataille à avoir jamais été livrée sur le sol anglais ainsi que la journée la plus meurtrière de toute l’histoire de l’Angleterre. Selon les chroniques médiévales, plus de 50 000 soldats des maisons d’York et de Lancastre se sont combattus ce dimanche des Rameaux pendant plusieurs heures et dans des conditions météorologiques déplorables, et une proclamation diffusée une semaine après la bataille rapporte que 28 000 hommes ont péri sur le champ de bataille. Cet engagement provoque un changement monarchique en Angleterre, Édouard IV remplaçant Henri VI sur le trône et forçant les principaux partisans des Lancastre à partir.

Henri VI a un caractère faible et ne dispose pas de toutes ses facultés mentales. Son gouvernement inefficace encourage les nobles à comploter pour le manipuler et la situation dégénère en guerre civile entre les partisans de sa maison et ceux de Richard Plantagenêt, le duc d’York. Après la capture du roi par les Yorkistes lors de la bataille de Northampton en 1460, le Parlement d’Angleterre passe un acte d’Accord selon lequel Richard et sa lignée succéderaient à Henri VI sur le trône. Marguerite d’Anjou, l’épouse du roi, refuse d’accepter que leur fils Édouard de Westminster soit ainsi dépossédé de ses droits et lève une armée avec l’aide de nobles mécontents. Richard d’York est tué à la bataille de Wakefield et ses titres et ses prétentions au trône sont transmis à Édouard, son fils aîné. Certains nobles qui hésitaient jusqu’alors à soutenir les prétentions de Richard considèrent que les Lancastre ont bafoué l’acte d’accord, et Édouard trouve suffisamment de soutien auprès d’eux pour se proclamer roi. La bataille de Towton doit ainsi accorder à son vainqueur le droit de régner sur l’Angleterre par la force des armes.

En arrivant sur le champ de bataille, l’armée yorkiste est surpassée en nombre car une partie de ses forces, commandée par le duc de Norfolk, n’est pas encore arrivée. Mais le commandant yorkiste, le baron Fauconberg, donne l’ordre à ses archers de tirer profit du vent favorable en faisant pleuvoir des volées de flèches sur leurs adversaires. Les Lancastre abandonnent alors leurs positions défensives car leurs archers n’ont pas la portée suffisante pour atteindre les lignes ennemies. Le combat au corps à corps qui s’ensuit dure plusieurs heures, épuisant les combattants. L’arrivée des troupes de Norfolk revigore les Yorkistes qui, encouragés par Édouard, mettent en déroute l’armée adverse. Beaucoup de Lancastriens sont tués pendant leur fuite, certains sont piétinés par leurs propres camarades et d’autres encore se noient. Plusieurs de ceux qui sont faits prisonniers sont exécutés.

La puissance de la maison de Lancastre est gravement affaiblie par la bataille. Henri VI fuit le pays, nombre de ses plus fervents partisans sont morts ou en exil, et Édouard IV règne sur l’Angleterre de façon ininterrompue pendant neuf ans, avant que les hostilités ne reprennent et qu’Henri VI ne remonte brièvement sur le trône. Les générations suivantes se souviennent de la bataille telle qu’elle est décrite par William Shakespeare dans le dernier volet de sa trilogie dramatique Henri VI. En 1929, une croix est érigée sur le champ de bataille pour commémorer l’événement. Plusieurs charniers et d’autres restes archéologiques reliés à la bataille sont trouvés dans la région plusieurs siècles après le combat.


29 mars 1631 : acte de naissance de la Marine militaire française.

Richelieu fait publier le « Règlement sur le fait de la Marine » qui vise à donner les premiers fondements d’une organisation administrative de la Marine française. 

Deux facteurs motivent le « grand dessein » naval de Richelieu. Le premier est d’ordre domestique : faire rentrer dans le rang toutes les formes de résistance à l’autorité royale. Outre les innombrables complots nobiliaires qu’il faut déjouer, il y a une ville qui dans toute l’Europe symbolise ce rejet de l’autorité royale : La Rochelle. Depuis la fin du XVIe siècle et les guerres de religion, la cité protestante vit presque de façon indépendante et semble invulnérable derrière ses murailles et son port qui lui offrent toutes les possibilités du commerce et du ravitaillement. En 1621, la ville crée même une amirauté rebelle, symbole fort dont le roi et son puissant ministre ne peuvent prétendre venir à bout sans flotte. La deuxième priorité est à la fois économique et internationale : rattraper le retard pris sur les autres puissances navales, tout particulièrement les Hollandais qui s’affirment au début du XVIIe siècle comme des géants des mers rivalisant avec les Espagnols, les Portugais et les Anglais. Surnommés au départ les « Gueux de la mer » ces derniers se sont progressivement emparés de tout le commerce avec les Indes orientales et disposent vers 1620 de la première flotte marchande d’Europe. Les ports français de l’Atlantique sont massivement fréquentés par les Hollandais qui contrôlent ainsi l’essentiel du commerce extérieur du pays. Une réussite qui impressionne le cardinal et qu’il est décidé à imiter.

Richelieu entre au conseil du roi en 1624 et obtient assez rapidement du roi les moyens de sa politique. Il crée officiellement la Marine royale en 1624, supprime la fonction d’amiral de France qui était inamovible pour centraliser les grandes décisions maritimes et mettre la marine à l’abri des grands féodaux. C’est ainsi qu’est créée à son profit la charge de grand-maître, chef et surintendant général de la navigation et commerce de France et que le Cardinal obtient le gouvernement de la plupart des ports du royaume (de 1626 à 1631). En , lorsqu’il rachète aux Gondi le généralat des galères et le marquisat des îles d’Hyères d’où appareillent les flottes toulonnaises, Richelieu devient quasiment le seul maître du littoral de tout le royaume. Le Cardinal développe des infrastructures de base et entreprend le lancement d’une flotte de guerre spécifique. Les débuts sont difficiles. Des gros travaux sont réalisés au Havre, qui reste un port mal protégé et difficilement accessible. Brouage, qui s’envase, est un échec coûteux. Richelieu est plus heureux à Brest et Toulon, mais les travaux y restent toutefois de faible ampleur. Richelieu s’informe et se fait aider par les frères Razilly qui parcourent les mers, du Maroc aux bouches de l’Amazone, mais l’expérience et le savoir-faire manquent. Dix-huit vaisseaux sont commandés en 1626 et six l’année suivante, mais comme il n’existe pas encore d’arsenaux français, il faut les faire construire en Hollande et en Suède. L’alliance suédoise, judicieusement signée en 1631, permet la livraison de canons suédois (les meilleurs d’Europe à cette époque) ainsi que de chanvre, de mâts, de cuivre, de bois de sapin et autres agrès. Richelieu fait embaucher de nombreux charpentiers hollandais, crée des chantiers navals à Indret et à La Roche-Bernard. En 1627, sont créées les trois premières escadres françaises : de Guyenne, Bretagne et Normandie, basées à Brouage, Brest et au Havre.

Cette volonté de faire émerger la France en tant que puissance navale provoque la plus vive inquiétude de la Hollande mais surtout de l’Angleterre, déjà inquiète des entreprises de Louis XIII et Richelieu contre la cité protestante de La Rochelle. Des voix nombreuses s’élèvent en Angleterre contre la montée en puissance maritime d’un pays qui dispose déjà de l’une des plus grandes forces terrestres du continent. Le duc de Buckingham partage ces craintes et, dans l’espoir de provoquer la révolte de La Rochelle, débarque en 1627 dans l’île de Ré, ce qui, effectivement provoque la révolte de la ville. Les motivations religieuses face à la France sont donc étroitement interconnectées avec l’économique et, surtout, la volonté pour Londres de contrôler toutes les mers limitrophes de l’Angleterre. Un débarquement français surprise réussit à reprendre l’île de Ré, et le siège de La Rochelle se termine en 1628, après une ultime tentative de la Royal Navy pour le faire lever. Avec la digue construite pour isoler la ville, la marine royale s’est aussi dotée de 35 navires, effort tout à fait considérable.


29 mars 1809 : prise de Porto (Portugal).

Soult entre dans Porto. Au même moment Victor, pourtant en infériorité numérique, bat le général Cuesta.


29 mars 1873 : création du camp de La Valbonne (Ain). 

Créé officiellement par le général Bourbaki, gouverneur de Lyon, le camp accueille les 86e et 92e régiments d’infanterie, après un an de travaux réalisés par le 2e génie.

L’historique du camp évoquant également toutes les formations y ayant tenu garnison a été écrit par le lieutenant-colonel Pasteau : Le camp militaire de la Valbonne et ses régiments 1873-2012.


29 mars 1895 : Naissance de l’écrivain-combattant Ernst Jünger

Blessé 14 fois durant le conflit, Jünger s’est engagé dès 1914 et achève la guerre avec le grade de sous-lieutenant. Véritable héros de cette guerre, côté allemand, il est l’un des très rares à s’être vu décerner la décoration Pour le mérite (médaille créée par Frédéric II en 1740  avec inscription en français). Auteur de nombreux ouvrages relatant son expérience de la guerre dont Orages d’acierLieutenant SturmBoqueteau 125, La guerre comme expérience intérieure… il est mort en 1998 à 103 ans. Les lecteurs français l’apprécient souvent plus que ses compatriotes, le considérant de la même façon que Maurice Genevoix ou Roland Dorgelès.

Jünger est désormais publié dans la prestigieuse collection LA PLÉIADE des éditions Gallimard.


29 mars 1903 : combat du Ksar el Azoudj (Algérie).

Le combat de Ksar el Azoudj, qui eut lieu le 29 mars 1903 dans le Sud-Oranais, opposa un détachement militaire français à un groupe de 150 guerriers marocains. Le sergent Charles Lovy et 2 tirailleurs algériens succombent, après un corps à corps acharné.

Au début de l’année 1903, le bataillon est envoyé en train à Béni-Ounif, dernière station du chemin de fer de la Zousfana, en direction de la ville-palmeraie de Figuig.

Charles Lovy reçoit l’ordre d’occuper le fort avancé de Ksar el Azoudj, situé à 2 jours de chameau, avec 10 hommes.

Le , en tant que commandant de sa compagnie, il prend possession du fort situé à l’entrée de l’infini désertique, après 2 jours de marche. Le fort de Ksar el Azoudj est construit sur une arête d’un plateau légèrement incliné vers l’est et dont le point d’accès est défendu par un retranchement. Au bas de la falaise un épais bouquet de verdure cache une petite source. Il s’agit d’un fortin robuste entouré de murailles, qui sert de refuge aux cavaliers du Maghzen chargés du transport du courrier dans l’Extrême Sud.

Chaque jour, la section fouille et effectue des reconnaissances dans cette région située au nord du djebel Béchar où l’eau de la Zousfana qui vient de Figuig est bue par le sable, où pas un arbuste, pas une herbe ne pousse. Rien que du sable et des rochers brûlés, avec des mamelons rocheux déchiquetés, fendus d’énormes crevasses et percés de trous profonds, dont le djebel Moumen, un mamelon de 700 mètres de haut, idéal pour les bandits et les embuscades.

Le , une sentinelle aperçoit dans la plaine des détachements se dirigeant vers le fort.

Ce sont trois détachements de légionnaires et de bat d’Af qui remontaient de Taghit par Fendi (région de Béchar) après avoir visité des postes plus au sud et construit des caravansérails.

Le lendemain, 3 spahis partent baliser la piste de Djenan à Taghit.

L’un d’eux revient au galop expliquant qu’en s’approchant de Fendi ils ont été attaqués par des Berbères, qui ont massacré l’escorte et se sont emparés du convoi de chameaux.

Immédiatement le capitaine Normand, commandant des légionnaires, prend un groupe de 30 hommes, part à la poursuite des Berbères, le sergent Lovy commandant l’avant-garde.

Le capitaine Normand, Lovy, 2 spahis et 5 éclaireurs engagent le combat contre les Berbères (Bérabers), embusqués dans les crêtes montagneuses. L’avant-garde est rejointe par le reste de la colonne sous les ordres du lieutenant Dézé. Cinq chameaux sont récupérés et les Marocains ne s’accrochent plus que sur une arête de rocher.

Mais, avec 12 blessés, et le combat sous le soleil, le signal de la retraite est alors donné par le capitaine face au risque d’un carnage.

Les Bérabers, plus nombreux, sont stimulés par la retraite amorcée par les militaires français. Il ne reste plus que quatre hommes à l’arrière-garde, pour couvrir la fuite de leurs camarades vers Ksar el Azoudj, qui emmènent leurs blessés. L’arrière-garde est composée du sergent Lovy et de trois tirailleurs algériens contre une centaine de Berbères marocains. Les quatre hommes, ayant utilisé leur dernière cartouche, combattent au corps à corps. Les trois tirailleurs algériens succombent, et Lovy, blessé, meurt frappé d’un coup de poignard entre les yeux.

Le capitaine Normand et ses hommes sont sauvés grâce au sacrifice de ces quatre soldats.

Enterré avec ses hommes dans l’oasis de Fendi, le corps du sergent Lovy est transféré au cimetière de Tulle .


29 mars 1920 : Légionnaire pendant la Grande Guerre, l’Argentin Vincente Almandos Almonacid, effectue le premier vol de nuit au-dessus des Andes à bord d’un Spad VII et relie Mendoza et Vina-del-Mar, ce qui lui vaut le surnom de “Condor Riojano“.


29 mars 1947 : insurrection malgache. (Madagascar).

150 Français sont tués lors d’une émeute indépendantiste. La reprise en main par l’armée et les forces de l’ordre est sanglante et passe inaperçue en France.


29 mars 1967 : lancement du SNLE Le Redoutable

premier sous-marin nucléaire lanceur d’engins français (SNLE). Le général de Gaulle est présent et déclare : « C’est une journée capitale pour notre Marine, pour notre défense et par là, pour notre indépendance ». 

Le premier sous-marin français destiné à être nucléaire reçut le numéro de construction Q244. Sa construction fut commencée à la fin des années 1950 puis abandonnée, le réacteur à eau lourde pressurisée ne pouvant tenir dans la coque pour une puissance suffisante. Les morceaux fabriqués furent néanmoins assemblés pour devenir le sous-marin Gymnote, sous-marin à propulsion classique mais équipé de 4 tubes lance-missiles. Il fut toute sa carrière le sous-marin d’essais pour la qualification des systèmes de lancement des missiles stratégiques.

Le , la décision de construire le premier SNLE français est signée, il se nomme le projet Q-252 (numéro de coque).

La construction de ce nouveau type de matériel débute fin  à Cherbourg à partir des plans de l’ingénieur de l’Armement André Gempp. Il s’agit de créer un sous-marin de plus de 9 000 tonnes, équipé d’un système de propulsion nucléaire et capable en outre de tirer des missiles à têtes nucléaires.

Le , il est lancé à Cherbourg en présence du général de Gaulleet avec comme commandants les capitaines de frégate Bernard Louzeau et Jacques Bisson, commandant chacun l’un des deux équipages.

Le , il est transféré de son quai provisoire situé dans l’arsenal de Brest à la nouvelle base de l’Île longue.

Le 1er , il est admis au service actif au sein de la Force océanique stratégique (FOST) sous le commandement du capitaine de frégate Louzeau. À son admission au service actif, il est équipé de 16 missiles mer-sol balistiques M1 (450 kt sur 2 000 km), puis M2 à partir de , puis de missiles M20 comportant chacun une tête nucléaire d’une mégatonne et d’une portée supérieure à 3 000 km.

Durant les quinze premières années du programme de mise au point de toutes les composantes de la force nucléaire française (terrestre, aérienne et sous-marine), environ 90 milliards de francs courants ont été investis, et le sous-marin Le Redoutable a coûté environ 12% du total.

Deux équipages de 135 hommes chacun (120 hommes et 15 officiers), les « Bleus » et les « Rouges » se relayaient pour que le navire soit opérationnel en tout temps. Sur les 6 SNLE, quatre devaient toujours se trouver en mer, dont trois en position de tir.

Le , le premier tir Onagre d’un missile stratégique M1E a eu lieu à partir du Redoutable en plongée. Ce SNLE appareille pour sa première patrouille le ; celles-ci duraient de 55 jours au début à 75 jours de mer à la fin de sa carrière. Comme tous les autres SNLE, il fut durant toute sa carrière intégré à la Force océanique stratégique de la Marine nationale française et basé à l’Île Longue, dans la rade de Brest. À la différence des cinq autres sous-marins de la série, il n’a pas bénéficié de la « refonte M4 ».

En 20 ans de service, il a effectué 51 patrouilles3 469 journées en mer, et 83 500 heures de plongée (soit 11 ans à la mer dont 10 en plongée). Le Redoutable a été retiré du service actif le  et condamné le . Avant son retrait du service actif et après enlèvement des missiles balistiques, il effectua une escale avec relève d’équipage à Dakar en  soutenu par le TCD Orage (opération Jubarte, pour tester grandeur nature une relève d’équipage loin des bases). Ce fut la seule escale en terre africaine de l’histoire des SNLE français.

Le Le Redoutable revient sur la base du port militaire de Cherbourg, où son constructeur, la direction des constructions navales, se lance dans son démantèlement qui durera un peu plus de deux années. Dans le courant de l’année 1993, la tranche réacteur est séparée du reste du sous-marin puis entreposée pour quelques dizaines d’années sur une aire antisismique spécialement aménagée et protégée dans la zone militaire du Homet avant stockage définitif sur un site de l’ANDRA.


29 mars 1969 : condamnation du lieutenant William Calley pour le massacre de Mi Lay.

Le 16 mars 1968, la compagnie « C » à laquelle appartient le Ltn Calley tue entre 300 et 500 civils dans le village de Mi Lay (Vietnam) au cours d’une opération planifiée. L’officier de 26 ans prétend avoir obéi aux ordres de son capitaine, Ernest Medina. Mais la cours martiale ne retient que la responsabilité personnelle et le condamne à la prison à vie pour le crime de 22 civils. Le président Nixon intervient trois jours plus tard pour commuer sa peine. Il est gracié en 1974 après 3 années de prison. Le scandale est grand dans l’opinion publique américaine. Des photos prises juste après le massacre, mais publiées au moment du procès, montrent au grand public des cadavres de civils dont beaucoup sont ceux de femmes et d’enfants.

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