jeudi 7 juillet 2022

Expliquer la guerre : l’agression de l’Ukraine par la Russie

Difficile d’écrire sur le conflit ukrainien en cours. Il est en effet hasardeux de prendre une position ou d’émettre des hypothèses sur une guerre soumise à de multiples facteurs et à son incertitude. Il n’en reste pas moins que, dans une guerre, les militaires, tout en restant humbles, sont peut-être les plus qualifiés pour la décoder et non ces nombreux journalistes ou experts sans qualification militaire particulière.

Cette guerre d’agression en Europe et cette invasion de l’Ukraine par la Russie au mépris du droit international effacent les illusions de l’Occident sur un monde de paix. cette perception a été entretenue en grande partie par nos élites politiques préférant discourir, communiquer sinon baisser les yeux, faire du commerce pensant que les dépendances économiques empêcheraient les guerres…

Comme d’autres, je me suis exprimé sur la question ukrainienne à de nombreuses reprises sur le conflit ukrainien dont je communique quelques liens récents. Certes, il s’agit dans ces exemples de la chaine RT France et de CGTN, la chaine officielle chinoise dans sa version française. Cependant, si nous voulons limiter les informations biaisées, il faut apporter autant que possible notre interprétation des faits, sinon la contradiction.

Cela est d’autant plus important quand les Français invités sur le plateau, pro-russes, anti-américains, bien sûr anti-OTAN, positions souvent confondues, énoncent un si grand nombre de contre-vérités comme ce soir lorsque je débattais avec cet ancien ambassadeur de France. Néanmoins, ce n’est pas en censurant RT que le débat sera amélioré et dans ce cas, d’autres médias mériteraient sans doute le même sort à condition de déterminer les critères exacts de la sanction dans le contexte de la liberté de la presse.

Certes l’orientation de l’information demeure. Exemple sur RT ce 22 février (https://www.youtube.com/watch?v=Y2gOWkaIsys), je débattais cette fois avec Emmanuel Leroy. Président de plusieurs associations pro-russes et ancien du front national, il prétendait que l’armée russe répondait à une agression ukrainienne oubliant largement que l’armée ukrainienne était positionnée face aux républiques séparatistes du Donbass, donc en Ukraine. L’échange complet n’a pas été gardée. Le média ne garde dans ses autres éditions que ce qui intéresse sa ligne éditoriale. Mais que font nos médias nationaux si ce n’est cela ?

Concernant mon intervention du 24 février sur CGTN (https://www.youtube.com/watch?v=gpZYkDMhEs8), j’ai évoqué les buts de guerre possibles de V. Poutine qui se confirment ce 25 février : prendre Kiev et faire tomber le gouvernement ukrainien. Aucun communiqué, aucune déclaration martiale de nos dirigeants, sinon les sanctions économiques ne changeront cette situation. Car honnêtement qui veut mourir pour Kiev ? N’écartons pas la menace nucléaire évoquée par Poutine mais paradoxalement cela clôt tout débat sur l’utilité de la dissuasion nucléaire française. Elle est nécessaire et utile y compris pour défendre l’Europe.

En revanche, comme je le précisais ce soir à nouveau pendant une heure trente sur RT, tout dépendra de la capacité de résistance de la population et de l’armée ukrainienne pourtant bien abandonnée. Le président Zelenski a montré aussi son courage et sa volonté de combattre par une vidéo rappelant qu’il résistait à Kiev « avec » et « au sein de » la population. Toute résistance héroïque à cette opération russe bien planifiée sera un symbole de son échec malgré la propagande déployée par Poutine lui-même. Tous les ingrédients de la manipulation sont en effet présents dans le discours : des Ukrainiens néonazis, acteurs d’un génocide contre les russophones, jugement à venir des « auteurs » de ces crimes, appel à la désertion et au renversement du gouvernement ukrainien par son armée, civils servant de boucliers humains aux forces ukrainiennes…

Avec Poutine et peut-être demain la Chine, l’occident européen redécouvre le rapport de forces, y compris militaire. En effet, les Etats européens, et la France en particulier, ont été éduqués dans l’utopie d’un monde idéal en paix perpétuelle, privilégiant le multilatéralisme. Parfait exemple de cette élite politique qui a promu cette politique, le président Macon a  accumulé les échecs diplomatiques que ce soit en Ukraine ou ailleurs, oubliant ce qu’est le rapport de forces. Il ne suffit pas de mettre un drapeau ukrainien à côté des drapeaux français et européen lors d’une déclaration pour être crédible. Illuminer la Tour Eiffel aux couleurs de l’Ukraine ne peut pas cacher l’impréparation de nos sociétés à la guerre potentielle qui pourrait être menée par les nouvelles puissances militaires.

La sécurité de notre continent est donc désormais en jeu. Se préparer efficacement aux futurs enjeux sécuritaires extérieurs devra réellement être intégré dans les programmes « affaires étrangères » et « défense » de nos présidentiables. Or, ils sont dans l’ensemble bien peu convaincants à ce jour. En particulier, les méconnaissances sur l’OTAN sont graves pour ceux qui souhaitent la quitter en cas de victoire aux élections présidentielles. Or elle montre aujourd’hui son utilité comme bouclier de ses Etats-membres face à la Russie.

François CHAUVANCY
François CHAUVANCY
Saint-cyrien, breveté de l’École de guerre, docteur en sciences de l’information et de la communication (CELSA), titulaire d’un troisième cycle en relations internationales de la faculté de droit de Sceaux, le général (2S) François CHAUVANCY a servi dans l’armée de Terre au sein des unités blindées des troupes de marine. Il a quitté le service actif en 2014. Il est expert des questions de doctrine sur l’emploi des forces, sur les fonctions ayant trait à la formation des armées étrangères, à la contre-insurrection et aux opérations sur l’information. A ce titre, il a été responsable national de la France auprès de l’OTAN dans les groupes de travail sur la communication stratégique, les opérations sur l’information et les opérations psychologiques de 2005 à 2012. Il a servi au Kosovo, en Albanie, en ex-Yougoslavie, au Kosovo, aux Émirats arabes unis, au Liban et à plusieurs reprises en République de Côte d’Ivoire où, sous l’uniforme ivoirien, il a notamment formé pendant deux ans dans ce cadre une partie des officiers de l’Afrique de l’ouest francophone. Il est chargé de cours sur les questions de défense et sur la stratégie d’influence dans plusieurs universités. Il est l’auteur depuis 1988 de nombreux articles sur l’influence, la politique de défense, la stratégie, le militaire et la société civile. Coauteur ou auteur de différents ouvrages de stratégie et géopolitique., son dernier ouvrage traduit en anglais et en arabe a été publié en septembre 2018 sous le titre : « Blocus du Qatar : l’offensive manquée. Guerre de l’information, jeux d'influence, affrontement économique ». Il a reçu le Prix 2010 de la fondation Maréchal Leclerc pour l’ensemble des articles réalisés à cette époque. Il est consultant régulier depuis 2016 sur les questions militaires au Moyen-Orient auprès de Radio Méditerranée Internationale. Animateur du blog « Défense et Sécurité » sur le site du Monde depuis août 2011, il a rejoint depuis mai 2019 l’équipe de Theatrum Belli.
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27 Commentaires

  1. Une partie non négligeable du monde occidental oppose à l’intervention militaire russe en Ukraine un concert de protestations tandis que l’Europe dite démocratique apporte son bruyant soutien à des milices ultra-nationalistes ukrainiennes que certains qualifient non sans raison d’ukro-nazies.Or,curieusement,cette même Europe dite libérale prend bien soin de passer sous silence les exactions,les crimes de guerre,les massacres (comme celui d’Odessa en 2014)commis par ces mêmes milices ultra-nationalistes depuis + de 7 ans.Le silence qui entoure ces actes impardonnables est même devenu assourdissant.On pourrait donc penser que l’avenir de l’Europe se dessine actuellement,à l’heure où j’écris ces lignes,à Kiev.Deux visions de l’humanité et de la démocratie,radicalement différentes,s’y font face,en ce moment,dans les rues de Kiev.Une vision défendue par des extrémistes néonazis qui s’inscrivent dans le droit fil des corps francs (freikorps)adeptes du national-socialisme et une vision russophile qui s’inscrit dans l’héritage d’une civilisation de + de 1000 ans.Les criminels ultra-nationalistes instrumentalisés par MM.Biden et Zelensky devront être sévèrement punis par les autorités ukrainiennes & russes.Selon les autorités européennes l’avenir de l’Europe sera néonazi ou ne sera pas.C’est pourquoi,bien sûr,je soutiens sans aucune réserve l’intervention russe ne serait-ce que pour des raisons humanitaires.Je n’ai que peu d’appétence pour le néonazisme,même réchauffé.Pour l’heure l’opération russe est un franc succès et je souhaite bon courage aux soldats russes.Quant à l’Europe de M.Macron on peut raisonnablement penser qu’elle a perdu son âme en ce début d’année 2022 si tant est qu’elle en ait eu une un jour.

    • merci pour cette contribution engagée qui ressemble aux échanges sur RT que j’ai eus avec un ancien ambassadeur de France ce 25 février et qui soutenait ces affirmations. Je ne partage pas votre soutien à l’agression militaire russe et je suis loin d’être convaincu par ces accusations de néo-nazis et d’exactions notamment à Odessa. elles ont pu avoir eu lieu. curieusement ni ONG, ni organisations internationales, pas de plaintes n’ont eu lieu ou abouti à une quelconque mise en cause. Enfin, il me semble bien que l’Ukraine ne soit pas une dictature. en l’occurrence, ces enquêtes auraient pu avoir lieu. donc est-ce une action de propagande de votre part? Cordialement

      • Bonjour
        Ci dessous les drapeaux du regiment Azov connu et de la division SS das reich qui n’est plus à présenté.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9giment_Azov
        https://fr.wikipedia.org/wiki/2e_division_SS_Das_Reich
        La similitude est troublante n’est ce pas.
        Pour les exactions commises à Odessa même wikipédia en parle, c’est quand même dingue de prétendre ne pas les connaitre… J’ai juste tapé «  »odessa massacre 2014″ » dans mon moteur de recherche qui n’est pas google je le précise.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Incendie_criminel_%C3%A0_Odessa

        • Effectivement, on trouve cet événement sur Google comme beaucoup d’autres articles dans la seule orientation prorusse.
          Cette cinquantaine de personnes ont été victimes d’un incendie provoqué par des extrémistes nazis. Actions que l’on retrouve ou l’on peut retrouver dans plusieurs pays y compris la Russie. Cela ne signifie pas que l’Ukraine soit un gouvernement fasciste sinon génocidaire. En outre, combien d’actes répréhensibles de ce type depuis 2014? En France, les médias qui ont parlé de ce triste événement sont principalement de gauche car les personnes décédées étaient syndicalistes, activistes de gauche. une explication?
          Dans tous les cas, se référer uniquement sur cet événement pour valider ses théories me paraît bien léger.

          • Bonjour
            Merci pour votre réponse.
            Personne ne dit que l’Ukraine soit dirigé par un gouvernement nazi.
            Par contre je dis que des groupes nazis défilent dans kiev, je dis que des milices nazis sont incorporés dans l’armée Ukrainienne.
            Il semblerait que quand ces bataillons sont déployés sur la ligne de front les civils se font bombardés. Les médias occidentaux ne parlant pas des exactions commis dans le Donbass, nous ne pouvons nous fier qu’aux images venant de Russie.C’est une propagande contre une autre je vous l’accorde.
            Je pense que le gouvernement Ukrainien a peur de ces milices et n’ose pas les désarmée, certains diront que de toute façon se sont les meilleurs troupes.
            Il semblerait que ces groupes nazis viennent de Galicie ou ils ont pignons sur rue et maltraite la population. Je dis il semble, car nous manquons de donner indépendante.

      • Les ong que vous évoquez sont toutes a la solde des pays occidentaux qui les financent. Ce fut le prix de leur silence après les interventions otanesques et sans mandat des nations unies, notamment en Yougoslavie, Irak, LYBIe, Syrie avec destruction des états souverains et des millions de morts. Ces ong ne peuvaient donc pas condamner les actes criminels de groupes ukrainiens sur leurs compatriotes pro russes. C’est ce qui justifie également le silence sur le massacre des populations de DOMBASS et Lougangs depuis 2014. Ces criminels ne cachent d’ailleurs pas leur idéologie nazie bien affirmée lors des événements de Maidan, soutenus par les usa et leurs alliés européens. Pas besoin de vous rappeler les propos de Victoria Nulland interceptés par les services secrets russes sur la formation du gouvernement ukrainien issu des événements du Maidan !
        L’expression « Fuck UE » !!!
        n’est pas de moi, mais d’un dirigeant américain, principal partenaire de l’Union européenne …

    • Bonjour Pékinois, Comme nous ne sommes pas sur twitter, un minimum de mots aurait été utile pour comprendre cette remarque.
      Cordialement

  2. Bonjour Monsieur,

    Ne sachant plus qui croire où non, pouvez-me donner votre avis quand la Russie affirme que les forces armées ukrainiennes ont fait 14’000 morts durant ces 8 dernières année dans le Donbass. Et pour quel raison Poutine ne s’est pas arrêté à sécuriser cette région et a décider d’envahir toute l’Ukraine.

    Je vous remercie.

    • Bonsoir
      je ne peux donner qu’un avis… qui peut être démenti dans le futur. les chiffres évoquent en général 14000 tués pour l’ensemble des années du conflit qui a en gros débuté en 2014. ce ne sont pas les forces ukrainiennes qui ont causé ces morts mais le conflit dans sa totalité sachant que l’armée russe est présente dans le donbass (3000 h supposés). Les pertes sont causées par les uns et par les autres dans les combats menés toutes ces années.
      Concernant les buts de guerre, si Poutine s’était limité au Donbass, à l’extrême, la crise se serait sans doute limitée à cette zone et l’émotion mondiale aurait été moins grande. Donc pourquoi Poutine s’est-il lancé dans cette aventure? Pour moi, l’image de faiblesse de l’UE, le manque de fiabilité des USA depuis plusieurs années, mais aussi une armée russe devenue puissante au cours des années, la volonté de régler la question du Donbass et celle de la reconnaissance de la Crimée, une frustration de la Russie dans le mépris que lui porte l’UE, sans doute aussi la crainte d’ici peu d’années de voir une armée ukrainienne entrainée et équipée capable de rétablir la souveraineté de l’Ukraine sur le Donbass, tous ces facteurs ont conduit à mon avis Poutine à tenter l’aventure militaire après s’y être préparé depuis des années. cela est favorisé aussi par le contrôle de l’énergie dont vous remarquerez qu’il arrive toujours dans l’UE et donc que l’on paye la guerre de Poutine pour son gaz et son pétrole, sauf erreur de ma part mais je n’ai pas trouvé de démenti.

      La résistance ukrainienne va l’inciter à faire preuve de moins en moins de modération dans le recours à la force notamment dans les villes. Il ne veut pas perdre la face, sinon apparaître comme vaincu et utilisera vraisemblablement tous les moyens à sa disposition, y compris progressivement contre la population urbaine, pour s’emparer de l’Ukraine.

      Bonne soirée

      • En Syrie, la Russie a réussi à mettre l’OTAN et ses alliés en déroute uniquement avec ses avions, ses hélicoptères de combat et des missiles balistiques, sans véritables troupes au sol. Je rappelle que la Syrie se trouve à plus de 5000 km de la Russie. Comment peut-on naïvement croire que l’Ukraine qui est frontalière, résiste à l’armée russe ?
        En Syrie, Poutine défendait sa vision géopolitique mondiale. Mais en Ukraine, il a déclaré qu’il défend la survie de son pays. On peut imaginer que la détermination soit plus grande. Mais Poutine tient cependant à préserver le patrimoine architectural de l’Ukraine. Tous ces édifices, bâtiments, musées, bibliothèques, archives, églises, monuments et autres, représentent un héritage de l’union soviétique auquel Poutine est particulièrement attaché. Poutine a également déclaré vouloir préserver les populations civiles comme en témoignent les images qui nous parviennent et qui sont différentes de celles de l’Irak, la Lybie ou la Yougoslavie… Je rappelle par ailleurs que L’Ukraine était le cœur du patrimoine historique de l’union soviétique que les dirigeants ukrainiens actuels considèrent comme symbole d’un passé sombre dont la restauration n’est même pas une préoccupation…

  3. L’interdiction de médias russes est choquante. Des démocraties qui se veulent un exemple pour le Monde n’accordent donc aucune confiance à la liberté de choix et à l’esprit critique de leurs citoyens……..à moins que leurs positions politiques soient si discutables que tout autre éclairage soit banni. Aveu de faiblesse démocratique surtout en France où l’Education Nationale met en exergue l’apprentissage de l’esprit critique.
    Pourtant ce ne sont ni Sputnik ni RT qui nous révèlent que Gazprom continue ses exportations en Europe et que la banque intermédiaire Sherbank(dont la filiale autrichienne est en faillite) n’est pas exclue de Swift.
    Ces interdictions sont mal ressenties en Afrique et au Moyen Orient et je souhaite bien du plaisir aux correspondants de la presse occidentale dans ces pays car leurs expulsions assez fréquentes et/ou le refus de visas ne pourront se voir opposer la sainte liberté de la presse.
    Sans bien sûr le souhaiter, on peut craindre que ce conflit européen affaiblisse l’Occident otanien dans ce qui fut le Tiers Monde. On constate une attitude neutraliste des gouvernement hors Occident et deux pays importants la Turquie(membre bizarre de l’OTAN) et le Mexique voisin des Etats Unis se refusent à prendre des sanctions et des interdictions de survol vis à vis de la Russie.
    En Asie du Sud Est l’Inde reste neutre et sauvegarde ses liens privilégiés avec Moscou et seuls Singapour et Brunei prennent des sanctions….comme par hasard les plus riches.
    Les puissances occidentales se préparent un avenir compliqué vis à vis des BRICS et la notion de pays non alignés peut ressurgir au détriment de l’influence civilisationnelle occidentale. Le mépris sinon la haine des valeurs occidentales dont font preuve un bon nombre de populations musulmanes de la planète peut devenir contagieuse ailleurs. Certes la propagation du rêve de la société de consommation peut s’y opposer mais ses promoteurs européens se placent en situation d’infériorité intellectuelle en pleurnichant sur un amoindrissement de leur confort gazier et succombent à la dictature de l’émotion.
    Au Maghreb,en Egypte et dans d’autres pays ce ne sont pas des émotions qui sont ressenties mais plutôt de sévères inquiétudes devant des pénuries de blé importé et d’autres matières premières notamment les engrais. Quand on se souvient des bouleversements que provoquent des émeutes de la faim on relativise les Gilets Jaunes.

  4. OU sont les stratèges militaires Ukrainiens .Une colonne de véhicules militaires en panne sur 60 km devraient etre tirée comme des pigeons a moins que qu’il y ai un truc que je n’ai pas compris

    • bonjour.
      pour frapper une colonne de véhicules, il faut avoir cette capacité: renseignement pour que l’artillerie ukrainienne si disponible puisse frapper, aviation (peu d’appareils disponibles – 40? , une partie détruite dans les aérodromes au début de la guerre, suprématie aérienne russe) semble-t-il. Ce n’est pas une question de stratégie mais une question de moyens. Si justement cette colonne de 60 km est si apparente c’est que les Ukrainiens ne sont pas en mesure de la détruire

  5. A PROPOS de la CRIMEE :
    Russe depuis 300ans, la Crimée est offerte (en cadeau de mariage) à l’administration de l’Ukraine dans le cadre de l’URSS en 1954.
    Début 91 (avant la dissolution de l’URSS) par référendum (+ de 94%) la Crimée redevient République autonome avec l’accord et validé par le parlement de Kiev.
    En 94 cette république, toujours par référendum (+ de 80%) opte pour plus d’autonomie et pour la double nationalité. Un président est élu.
    De fait, la Crimée n’était alors ni Russe ni Ukrainienne.
    En 95 (la Russie est alors affaiblie) les forces spéciales ukrainiennes font une opération militaire ou envahissent la Crimée (selon), le président est destitué et la constitution abolie.
    En 2014 à la première occasion (révolution /coup d’état selon le camp) la Russie après un 3éme référendum (aux résultats identiques aux premiers) rétablie sa souveraineté sur la péninsule.
    Aujourd’hui une nouvelle guerre en Europe (Cela ressemble à l’Alsace-lorraine et la Sarre entre la France et l’Allemagne : 2 guerres). Pourquoi prendre absolument parti pour une Crimée Ukrainienne ? Par respect pour les décisions de l’ère Soviétique ?
    C’est vrai les anglo saxons voudraient voguer librement en mer noire (incident/test de juin 2021 avec la marine anglaise), mais du coup les Russes risquent de s’installer à l’Est du DNIEPR (assez large grace aux barrages par endroit pour être défendu) à travers une République Russophone incluant toute la cote et Odessa.

    De KIEV
    Objectif ou point de fixation ? Démettre le gouvernement ? Avec qui signer alors le cessez le feu ? Poutine croit-il et/ou veut-il récupérer toute l’Ukraine ?
    Pour l’instant c’est le contrôle des axes ferroviaires et d’approvisionnement qui importe sans doute. Avant Kiev ce sont les nœuds ferroviaires le probable objectif puisque semble-t-il l’armée Russe en soit dépendante.

    Peu importe mais merci à tous les boutefeux ! d’autant que pour l’instant l’armée russe a peu utilisé son aviation.

  6. Des commentaires absurdes et ineptes qui frisent l’intelligence avec l’ennemi. Poutine est un ex-colonel du KGB, héritier en droite ligne du NKVD, de la Guépeou et de la Tchéka, un nostalgique du stalinisme. En un mot, nos ennemis de toujours, que ce fût en Indo ou en Algérie. Actuellement, les mercenaires du groupe Wagner agissent ouvertement pour éliminer la France de l’Afrique. Le néo-bolchevisme de Poutine est notre ennemi. « Ennemi un jour, ennemi toujours ». « Ceux qui ont oublié le passé seront condamnés à le revivre ».

    • Bonjour
      l’éternelle question est de savoir, si au nom du respect du débat démocratique, il faut permettre l’expression de personnes comprenant mal les problématiques et ne sachant pas prendre le recul nécessaire avant de s’exprimer. Etant ouvert au débat et respectant les idées simplistes et peu construites, je fais un effort et mets en ligne. Cordialement

  7. Bonjour,
    Pour reprendre votre échange du 26 février, il semblerait selon un document édité par l’OFPRA disponible sur https://www.ofpra.gouv.fr/sites/default/files/atoms/files/1811_ukr_violences_groupes_ultranationalistes_0.pdf , que les exactions commises par des milices ukrainiennes soient bien réelles. En dépit de l’avertissement figurant en première page du document, les différents recoupements d’informations arrivent tous à la même conclusion. L’Ukraine n’a pas toujours été une nation exemplaire en la matière, à commencer par la présence dans son armée régulière de bataillons ou régiments à l’affichage ouvertement néonazi, dont la réalité n’est plus à démontrer.

    • Bonjour, cela ne contredit pas ce que j’ai écrit après avoir ce que j’avais écrit. il y a des milices mais il ne s’agit pas d’actions menées par le gouvernement ukrainien. N’en sachant pas plus et ne m’étant pas exprimé plus avant par ailleurs le 26 février, je n’ai rien à ajouter. Cordialement

  8. Merci, j’en conclue donc que mes idées n’étaient pas assez simplistes pour être du débats. Par contre, celles d’Hervé pleines de bon sens et de réflexions y ont droit. Compris ! Mais je persiste à penser que tout ce qui se passait en Ukraine avant l’invasion ne méritait pas à ce point éloge que ce soit du point de vue démocratique ou de la science du « vivre ensemble » (en interne ou avec ses voisins). Tout ne peut pas être évacuer au prétexte de la solidarité évidente nécessaire avec le peuple ukrainien.

  9. Monsieur Chauvancy,

    Permettez moi de revenir sur un point de votre article qui mérite réflexion.
    Vous évoquez à deux reprises le terme « occident » puis « occident européen » puis « états européens » et enfin « l’OTAN » en concluant par
    « Or elle [l’OTAN] montre aujourd’hui son utilité comme bouclier de ses Etats-membres face à la Russie. »

    Vous faites à mon sens un contresens historique en intégrant notre pays dans le bloc de l’ouest opposé à la Russie.
    J’imagine qu’à l’école de guerre et lors de vos différentes missions vous avez pu constater que la réalité est bien plus nuancée et
    que la France historiquement n’est pas et ne devrait pas être un état vassal du bloc atlantiste.

    L’empire britannique puis son successeur américain n’ont eu de cesse d’affaiblir et de combattre la France
    qui a été et qui est toujours une sacrée épine dans leur pied anglo-saxon. Il suffit de voir le traitement humiliant réservé au
    gouvernement français en exil durant la seconde guerre mondiale pour comprendre leur aversion profonde pour une pensée
    politique et diplomatique française indépendante (l’affaire Giraud, postdam, yalta, AMGOT,…). Les humiliations récentes ne
    manquent pas, il suffit de lire l’affaire des sous marins australiens…

    L’équilibre du monde nécessite une France qui ne s’aligne ni sur la Russie ni sur les EU. Ne nous trompons pas, les EU et leurs vassaux
    ne voient que leur intérêts et rien ne les sert mieux qu’une Europe en guerre. Au moyen de provocations soutenues et savamment
    introduites, ils ont mis la Russie au pied du mur en empiétant agressivement sur leur zone d’influence.
    La guerre semble inévitable depuis bien des années. De plus l’Ukraine est un pays « récent » avec de nombreuses hétérogénéités culturelles :
    l’ancienne galicie austro hongroise à l’ouest, l’est russophone, les tatars aux suds. Seul le centre géographique peut être qualifié de réellement ukrainien.

    Vous parlez enfin d’un bloc européen. Il n’existe pas en tant qu’entité indépendante. Il est profondément dépendant
    du parapluie militaire Américain. Les peuples eux mêmes refusent l’idée d’un état fédéral européen. L’Europe ne peut
    être qu’économique tant ses peuples sont différents et ont un désir ardent de souveraineté.

    La responsabilité du conflit est Russe et Américaine. Non, la France n’a rien a gagner à faire partie de l’OTAN. Non, la Russie n’est pas
    ennemie de la France. Oui, il faut se méfier des Russes mais autant que des anglo-saxons.

    Vous critiquez les candidats proposant une sortie de l’OTAN, mais quid d’un mouvement des « non-alignés » mené par la France ?
    N’y aurait on pas à gagner ?
    Il me semble que votre pensée aurait beaucoup à gagner à « déconstruire » cette conception pro-atlantiste issue d’années de propagande
    pré et post guerre froide.

    Cordialement

    • Bonjour monsieur merci pour cette longue contribution qui a le mérite d’être en partie argumentée avec objectivité et qui pourrait être discutée. Vous avez raison d’évoquer l’Ecole de guerre dont vous avez peut-être suivi la scolarité pour l’évoquer comme référence. En effet, nous apprenons l’objectivité et c’est que j’ai exprimée dans un billet rapide. Surtout, exprimer une approche différente de la votre ne signifie pas que je ne suis pas objectif… et que vous le seriez.

      En effet, la seconde partie tombe dans ce que vous me reprochez et dans ce que je lis depuis un certain nombre d’années: un anti-américanisme prononcé, une autre « propagande » instillée par la nécessaire justification gaullienne de quitter l’organisation intégrée de l’OTAN au nom de l’indépendance sans toutefois quitter l’alliance.

      Par ailleurs votre référence aux « non-alignés » dont la France serait la pilote est une irréalité constatable y compris sous le Général de Gaulle, certes qui marquait sa différence mais était toujours présent aux cotés de ses alliés en particulier américains lors des crises internationales.

      Concernant les anglo-saxons, je vous invite à lire mon billet du 22 septembre 2021 sur ce site (https://theatrum-belli.com/face-au-bloc-anglo-saxon-nest-il-pas-temps-pour-la-france-de-changer-de-politique-etrangere/) avant de porter un jugement qui me parait péremptoire sur mon positionnement. Pour rester objectif, il faut tout lire et ne pas se contenter de ce qui fait réagir dans un contexte « crisogène ».

      Au plaisir de lire la suite

      Bien cordialement

  10. Bonsoir,

    Merci pour votre réponse détaillée et agrémentée d’un superbe article que j’ai lu très attentivement.
    Il nuance très agréablement votre article peut être lui aussi écrit, comme vous le dites vous même en introduction, sur le vif.
    Cela expliquerait les positions un peu « tranchées » vis à vis de la Russie.

    Je prend note du fait que ma pensée est possiblement influencée par un autre type de propagande. C’est un travail quotidien de
    recoupement des sources et d’honnêteté intellectuelle que celui de l’analyste qui prétend à l’objectivité.

    Deux éléments pour ajouter au débat tout en essayant de garder la tête la plus froide possible.

    – Si être au commande d’un bloc « non alignés » est pour le moment irréalisable car, effectivement, notre armée n’a pas une
    capacité de projection suffisante face à un adversaire qui aurait des moyens militaires un tant soi peu sophistiqués, notamment dans la défense
    sol-air (javelins) ou sol-sol (nlaw); nous devrions, en attentant de reformer une armée digne des grands, prendre nos distances avec nos « alliés » atlantistes
    tout en gardant une place privilégiée parmi leurs vassaux. De Gaulle l’avait plutôt bien réussi et les chinois le font de manière remarquable en ce moment.
    Cette posture d’équilibriste est, à mon avis, la seule qui permette d’assurer la stabilité et la sécurité dans le monde actuel.

    Il faut relire Talleyrand (Orieux ou Waresquiel) dont la vision diplomatique de l’Europe reste très actuelle. La paix en Europe (ou dans le monde) repose sur un équilibre entre le bloc est (Russie + Chine), le bloc anglais (aujourd’hui EU + UK), le bloc germanique (essentiellement allemagne aujourd’hui) dont la France est le garant.
    L’Europe actuelle ne semble pas avoir l’indépendance diplomatique qui permettrait un équilibre. Il faut alors soit s’en éloigner, soit la réformer en profondeur.
    La crise actuelle est le résultat d’un déséquilibre avec une progression tumorale du bloc EU + UK vers l’est de l’europe.

    – Beaucoup plus trivialement, vous dénoncez des éléments de propagande pro-russe (« prétendait » [ligne 16]). Il est très difficile, sinon impossible, de connaître le faux du vrai dans un conflit militaire moderne « à chaud ». Plusieurs exemples récents d’intoxication dont les fondements ont été profondément remis en questions:
    -> les pseudos « armes de destruction massive » en Irak en 2003 puis en syrie sous Bachar Al Assad
    -> la défense de « la démocratie » en Lybie
    -> la grande manipulation occidentale sur le Kosovo, pourtant territoire serbe
    -> « l’axe du mal » dominé par l’IRAN

    De ma posture d’observateur « non aligné », c’est à dire ni russe ni atlantiste, j’ai de nombreux éléments d’interrogation issus de la lecture de nombreux sites d’informations pro-russes et pro-américains:
    -> Ou est Zelenski ? Est-il vraiment le héros de Kiev que l’on dépeint ? Est il en pologne ? A Lviv ?
    -> Quel a été son comportement face aux nationalistes du Dombass ? Aux oligarques ukrainiens ?
    -> Y-a-t-il des groupes néo nazis en ukraine de l’Est ? Les ukrainiens sont-ils unis ?
    -> Quelle a été l’influence des EU en ukraine depuis 2014 ? Quelle rôle ont-ils joué ?
    -> Y-a-t-il eu un pilote appelé le fantôme de Kiev ? On voit déjà que le mythe de l’île au serpent est un fake !
    -> Quels sont les objectifs russes ? Y-a-t-il des arrières pensées économiques (les céréales ? des minerais ?)
    -> Quelles sont les pertes russes ? Sont elles largement sous estimées par le Kremlin ?
    -> Qu’en est il des exactions commises dans le Dombass depuis 2014 ?
    -> Quid des corridors humanitaires ? La faute à qui ?
    -> etc

    Encore une fois, les interrogations sont nombreuses et la vérité se dessinera dans plusieurs années mais personnellement je me garderai
    de porter un jugement moral sinon philosophique hâtif et définitif sur la responsabilité des évènements actuels en Ukraine.

    Une seule chose me semble certaine, notre gestion politique du conflit est ratée.

    • Merci pour ce retour positif dans l’esprit du dialogue et non d’affrontements idéologiques, peu productifs à l’antipode des échanges entre personnes raisonnables, pas forcément d’accord.
      Concernant vos questions qui mériteraient un billet à elles seules:

      -> les pseudos « armes de destruction massive » en Irak en 2003 puis en syrie sous Bachar Al Assad.
      J’étais aux USA à l’époque pour différents séminaires: les militaire américains étaient convaincus de la véracité de ce que déclarait le politique, en l’occurrence un général Colin Powell
      -> la défense de « la démocratie » en Lybie
      arrêtons de rêver. déboulonner un dictateur doit être un objectif de la démocratie. cependant s’il pense nous tromper il doit payer. Il a trompé le président de la république de l’époque. Il a payé. en revanche, être incapable de penser l’après Khaddafi montre l’incompétence politique sinon de son administration sauf si elle n’a pas été écoutée.
      -> la grande manipulation occidentale sur le Kosovo, pourtant territoire serbe. oui sans doute, j’étais en Albanie à l’état-major de l’otan à Tiran, sous la domination britannique mais pas américaine (comme adjoint à la cellule presse de la force, j’ai travaillé avec les américains, pas très anglophiles) puis au Kosovo quand nous y sommes entrés. Cependant le raid blindé russe sur Pristina a rempli de stupeur l’EM à Tirana et a rappelé qu’il fallait respecter la Russie.
      -> « l’axe du mal » dominé par l’IRAN. N’est-ce pas vrai.? Faut il rappeler les attentats terroristes à Paris de 1995/96?

      De ma posture d’observateur « non aligné », c’est à dire ni russe ni atlantiste, j’ai de nombreux éléments d’interrogation issus de la lecture de nombreux sites d’informations pro-russes et pro-américains:
      -> Ou est Zelenski ? Est-il vraiment le héros de Kiev que l’on dépeint ? Est il en Pologne ? A Lviv ? Pour moi oui, en Ukraine, avec un réel art de la communication sans doute aidé par les anglo-saxons.
      -> Quel a été son comportement face aux nationalistes du Dombass ? Aux oligarques ukrainiens ? je ne sais pas.
      -> Y-a-t-il des groupes néo nazis en ukraine de l’Est ? Les ukrainiens sont-ils unis ? 1) il semble que oui. 2) les combats le montrent: 8 millions de russophones sur 40 millions. aucun signe de russophones du côté de Poutine sauf dans les deux républiques autoproclamées.
      -> Quelle a été l’influence des EU en ukraine depuis 2014 ? Quelle rôle ont-ils joué ? sans doute Soros, les états-unis sans doute mais pas de preuves tangibles de mon côté. ond écouvre cepednant depuis deux mois que la Roumanie abrite six bases américaines/ OTAN ( effectifs nn connus) dont une ABM…
      -> Y-a-t-il eu un pilote appelé le fantôme de Kiev ? On voit déjà que le mythe de l’île au serpent est un fake ! voir article de Jeanne Sénéchal du Figaro article auquel j’ai contribué
      -> Quels sont les objectifs russes ? Y-a-t-il des arrières pensées économiques (les céréales ? des minerais ?) aucune idée vérifiée mais évidentes dans la planification de l’opération. les sanctions tombent en parti dans le vide et nous sommes dépendants. Horreur. on ne le savait pas. Grave. on paye nos fonctionnaire à quoi faire? Par ailleurs discrètement on rappelle aujourd’hui que l’on achète à la Russie le gaz et le pétrole dont on a besoin. ce sera bon pour le pétrole et le gaz de schiste américains…
      -> Quelles sont les pertes russes ? Sont elles largement sous estimées par le Kremlin ? Aucune idée. un journaliste m’a dit que les corps étaient incinérés. le retour des cercueils que j’évoque souvent dans les médias est un problème même pour Poutine (rappel de la guerre de Tchétchénie et des mères de soldats tués, à mon avis une mobilisation possible pour le peuple russe)
      -> Qu’en est il des exactions commises dans le Dombass depuis 2014 ? voir le Monde d’hier qui rappelle le seul fait connu et utilisé apr els prorusses pour justifier cette guerre
      -> Quid des corridors humanitaires ? La faute à qui ? instrumentalisation des civils aussi bien par les Ukrainiens que par les russes pour le public occidentale et son aptitude à ressentir l »émotion. aujourd’hui, j’intervenais sur une chaine. deux femmes et un enfant tués semble-t-il par les russes dans un corridor humanitaire. est-ce une preuve d’une menace? plus sérieusement est cette proposition russe d’envoyer les civils ukrainiens vers la biélorussie et la russie. inacceptable car ils deviennent des otages et le symbole d’une fausse assistance humanitaire
      -> etc

      Encore une fois, les interrogations sont nombreuses et la vérité se dessinera dans plusieurs années mais personnellement je me garderai
      de porter un jugement moral sinon philosophique hâtif et définitif sur la responsabilité des évènements actuels en Ukraine.

      Une seule chose me semble certaine, notre gestion politique du conflit est ratée.
      J’approuve. être un bon samaritain (et des appels téléphoniques) ne suffit pas à renverser un rapport de force. Quand les européens auront réintégré la notion du rapport de force, peut-être que notre sécurité sera assurée mais c’est une révolution culturelle certes symbolisée par l’achat d’avions de chasse pour l’Ukraine après des années de pacifisme. 450 millions d’euros? A peine deux rafale sauf erreur de ma part. certes les avions de type russe sont moins chers mais cela n’en fera pas beaucoup de toute façon.
      Bonne soirée

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