Le général d’armée MONCHAL, ancien CEMAT et ancien chef de corps du 35e RAP est décédé hier


Après le maréchal Foch et le général Mengus, en 1979, arrive à la tête du régiment, le troisième des chefs de corps du « 35 » promis à une destinée exemplaire : le colonel Monchal, futur chef d’état-major de l’armée de terre de 1991 à 1996.
 
Né à Die dans la Drôme le 27 août 1935, Marc Monchal appartient à cette génération d’officiers à qui il reviendra de débuter une carrière au plus fort du drame algérien dès 1956. A l’issue de sa scolarité à Saint-Cyr, le jeune officier est nommé sous-lieutenant en 1958. Après l’Ecole d’Application de l’artillerie à Châlons-sur-Marne, le sous-lieutenant Monchal est affecté au 2/24e RA en Algérie ou il sert successivement comme chef de section d’infanterie, puis adjoint au commandant de batterie à pied.
 
Lieutenant au mois d’octobre 1958, il est affecté à l’Ecole de Châlons, puis il rejoint, un an plus tard, le centre d’instruction du 35e RAP à Tarbes. Désormais, le régiment tiendra une place prépondérante dans la carrière de l’homme et de l’officier. Il le retrouvera à toutes les grandes étapes de sa carrière. Au mois de novembre 1959, il rejoint le 1/35e RAP commandé par le colonel Touyeras dans le Sud-Constantinois. A son retour en métropole, il occupe différents postes à l’Ecole d’Application de l’Artillerie avant de suivre les cours de l’école d’état-major et d’être affecté à l’état-major de la 11e DP. Capitaine en 1963, il prend le commandement de la 3e batterie du 35e RAP au mois de juillet 1966. Après sept années en état-major durant lesquelles il est admis à l’Ecole supérieure de guerre et nommé chef d’escadron, le lieutenant-colonel Monchal commande les 30e et 31e promotions de sous-lieutenants de l’Ecole d’Artillerie, avant de revenir à Tarbes en 1978 en qualité de commandant en second du « 35 » avant d’en prendre le commandement en 1979 et d’être nommé colonel en 1980.
 
Esprit brillant, il crée « le raid artillerie » au sein même de son régiment, possédant les qualités d’un chef dans la lignée des Foch, Mengus, Touyeras, le colonel Monchal est promis à de hautes destinées. L’analyse de ses supérieurs se vérifiera pleinement puisqu’à son tour, après avoir « été nommé général de brigade en juin 1984 et commandé la 1re Division blindée à Trêves de 1987 à 1989, il accède aux plus hautes responsabilités de l’armée de Terre avec rang et appellation de général d’armée en 1991. Admis en 2e section, le général d’armée Monchal est grand officier de la Légion d’Honneur, décoré de la croix de la valeur militaire, de La Croix du combattant, de la médaille commémorative des opérations de maintien de l’ordre de la sécurité en Algérie et de la médaille d’or de la jeunesse et des sports. Grand officier de l’ordre du Mérite de la République d’Allemagne, il est aussi titulaire de nombreuses décorations étrangères, notamment américaine, espagnole, argentine et suédoise.
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