L’opération Serval à l’épreuve du doute : vrais succès et fausses leçons


Crédit : ECPAD /EMA

Le déploiement des forces françaises au Mali en janvier 2013, avec pour objectif de contrer l’offensive des groupes djihadistes du Nord Mali, ont démontré la capacité de l’Armée française à se projeter dans un très court délai, et de conduire une opération expéditionnaire à longue distance de façon autonome, en dépit des limites de ses moyens. Le succès de Serval peut être expliqué au travers de plusieurs facteurs comme la présence de forces prépositionnées, la prise de décision rapide et un tempo opérationnel élevé, mais aussi le labeur diplomatique et la qualité des relations bilatérales avec les pays africains. Ce succès ne doit cependant pas conduire à sous-évaluer les lacunes capacitaires qui ont été illustrées lors de l’opération dans les domaines du transport stratégique, de l’Intelligence, Surveillance and Reconnaissance (ISR) ainsi que de la capacité politique à régler un conflit interne dont l’issue demeure incertaine.

 L’auteur

Officier supérieur de l’armée de Terre, le Chef de Bataillon Antoine d’Evry est détaché comme chercheur au sein du Laboratoire de Recherche sur la Défense (LRD) de l’Ifri. Diplômé de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, du Cours Supérieur d’Etat-major et de l’Ecole de Guerre, il est en outre titulaire d’un Master 2 de Géographie.

—————–

Galerie photos de Theatrum Belli sur l’opération Serval

Previous Les forteresses navales : passé, présent et avenir
Next PRESS RELEASE: Airbus Helicopters has delivered the 20th and final NH90 to Finland

No Comment

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.