Ce rapport dresse le bilan de la session 2025-2026 de la commission de la défense de l’Assemblée nationale, présidée depuis le 20 juillet 2024 par Jean-Michel Jacques (Ensemble pour la République). Dans son préambule, le président souligne la dégradation du contexte géostratégique et rappelle que les deux dernières lois de programmation militaire (LPM) auront permis de doubler le budget de la défense en dix ans. Il revendique trois principes de méthode : transparence, rigueur et cohésion. L’année a été dominée par l’actualisation de la LPM 2024-2030.
La commission, l’une des huit commissions permanentes, compte 72 députés issus de onze groupes, plus trois non-inscrits. Les groupes les plus représentés sont le Rassemblement National (14 membres), Ensemble pour la République (13), La France Insoumise (8) et les Socialistes (8). Le Bureau, qui s’est réuni six fois, comprend quatre vice-présidents (Valérie Bazin-Malgras, Frank Giletti, Loïc Kervran, Sabine Thillaye) et quatre secrétaires.
Chiffres clés de l’année :
- 79 réunions
- 4 cycles thématiques d’auditions
- 6 textes examinés
- 36 rapports et avis publiés ou en cours
- 34 déplacements sur le territoire national et 5 à l’étranger
Le Bureau a fixé en juillet 2024 trois axes de travail :
- Participer à la définition de la politique de défense et contrôler sa mise en œuvre, en débattant des ajustements du modèle d’armée et en suivant l’exécution de la LPM.
- Soutenir la profondeur stratégique du pays, qui repose sur le lien Nation-Armée, une base industrielle et technologique de défense (BITD) en logique d’économie de guerre, et la solidité des alliances.
- Garantir les équilibres de la condition militaire, en veillant à ce que les sujétions imposées aux militaires soient justement compensées et que le recrutement reste assuré.







