Syrie : frappes américaines peu efficaces contre un groupe djihadiste


Les frappes américaines menées en septembre contre le groupe Khorasan, une unité d’Al Qaïda Central implantée en Syrie, n’ont pas permis d’enregistrer de succès significatifs, indiquent des responsables américains au fait des opérations menées sur place.

Les services de renseignement américains continuent d’évaluer l’impact des frappes menées à l’aide de missiles Tomahawk le 22 septembre mais trois officiels américains notent que les premières indications montrent que de nombreux dirigeants et membres de cette organisation sont parvenus à s’échapper.

Ces activistes auraient même réussi à prendre la fuite avec des engins explosifs perfectionnés qu’ils prévoyaient d’utiliser pour une attaque contre des avions de ligne ou d’autres cibles de même nature. « Ils pensaient que les activistes étaient là et cela n’était pas le cas », a précisé un responsable américain familier des dispositions stratégiques arrêtées par l’administration Obama.

Le groupe Khorasan regroupe quelques dizaines d’anciens membres d’Al Qaïda qui opéraient dans la région de la frontière entre l’Afghanistan et du Pakistan et qui se sont redéployés en Syrie. Les frappes devaient, selon le contre-amiral John Kirby, porte-parole du Pentagone, enrailler « un projet d’attaque imminente contre les Etats-Unis et des cibles occidentales ».

James Comey, directeur du FBI, avait indiqué le 25 septembre qu’il n’était « pas confiant » dans le fait que cet objectif ait été atteint.

Previous Petites perles de la relation (très) spéciale UK-USA
Next La renaissance du système militaire comme acteur essentiel de la fonction de police globale contemporaine

No Comment

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.