dimanche 17 octobre 2021

Une question de sécurité nationale : résister à l’islam politique, combattre la radicalisation islamique

Avec une certaine impudence, une manifestation contre l’islamophobie est organisée par une association appelée « Collectif contre l’islamophobie en France » (CCIF) proche des frères musulmans (Cf. RTL du 7 novembre 2019). Elle a le soutien des bien-pensants de service dont l’aveuglement idéologique peut inquiéter.

Nous verrons si cette manifestation islamo-religieuse sera significative et exprimera cette inquiétude supposée de la communauté musulmane, qu’elle soit de nationalité française ou pas, un amalgame permanent qui permet toutes les suppositions et toutes les influences étrangères (Cf. Editorial de Michel Taube dans Opinion internationale du 8 novembre 2019 et celui de Laurent Joffrin, La lettre politique de Laurent Joffrin, bien que… mais il y a des éléments intéressants).

Bien sûr, l’affaire du voile à Besançon et les accompagnements de certaines classes scolaires par des mères voilées ont suscité des réactions. Dans notre grande tolérance et parce que nous ne sommes pas islamophobes malgré les accusations de minoritaires, pourquoi les discriminer ? Après tout, validons cette entorse visible à la laïcité pour calmer ces inquiétudes.

Posons-nous en revanche la question suivante : quelles seraient les positions de nos politiques, de ces partis dits « laïques » notamment à l’extrême gauche, du ministère de l’éducation nationale si chaque religion de France pouvait accompagner une classe scolaire d’une manière visible. Les juifs porteraient visiblement leur Kippa. Tous les chrétiens, majoritaires en France, porteraient leur croix visiblement autour du cou… Avons-nous des exemples de ce type d’accompagnement d’ailleurs et qui aurait… osé sachant le tollé que cela aurait suscité ?

Notre laïcité, sinon les fondements même des règles de la République sont donc remis en cause par cet islam politique qui, ne l’oublions pas, irrigue aussi en partie la radicalisation dite islamiste.

Il est temps non seulement d’ouvrir les yeux mais aussi de combattre ceux qui remettent en cause le fonctionnement de nos sociétés en imposant leur vision du monde.

Résister à l’islam politique, combattre la radicalisation islamique constituent peu à peu une question de sécurité nationale.

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Pour compléter cette réflexion, à la veille des prochaines élections municipales, je vous invite à lire mes conclusions du colloque qui s’est tenu à l’assemblée nationale le 6 novembre sur le thème : « Les élus défenseurs des valeurs de la République face à la radicalisation ».

François CHAUVANCY
Saint-cyrien, breveté de l’École de guerre, docteur en sciences de l’information et de la communication (CELSA), titulaire d’un troisième cycle en relations internationales de la faculté de droit de Sceaux, le général (2S) François CHAUVANCY a servi dans l’armée de Terre au sein des unités blindées des troupes de marine. Il a quitté le service actif en 2014. Il est expert des questions de doctrine sur l’emploi des forces, sur les fonctions ayant trait à la formation des armées étrangères, à la contre-insurrection et aux opérations sur l’information. A ce titre, il a été responsable national de la France auprès de l’OTAN dans les groupes de travail sur la communication stratégique, les opérations sur l’information et les opérations psychologiques de 2005 à 2012. Il a servi au Kosovo, en Albanie, en ex-Yougoslavie, au Kosovo, aux Émirats arabes unis, au Liban et à plusieurs reprises en République de Côte d’Ivoire où, sous l’uniforme ivoirien, il a notamment formé pendant deux ans dans ce cadre une partie des officiers de l’Afrique de l’ouest francophone. Il est chargé de cours sur les questions de défense et sur la stratégie d’influence dans plusieurs universités. Il est l’auteur depuis 1988 de nombreux articles sur l’influence, la politique de défense, la stratégie, le militaire et la société civile. Coauteur ou auteur de différents ouvrages de stratégie et géopolitique., son dernier ouvrage traduit en anglais et en arabe a été publié en septembre 2018 sous le titre : « Blocus du Qatar : l’offensive manquée. Guerre de l’information, jeux d'influence, affrontement économique ». Il a reçu le Prix 2010 de la fondation Maréchal Leclerc pour l’ensemble des articles réalisés à cette époque. Il est consultant régulier depuis 2016 sur les questions militaires au Moyen-Orient auprès de Radio Méditerranée Internationale. Animateur du blog « Défense et Sécurité » sur le site du Monde depuis août 2011, il a rejoint depuis mai 2019 l’équipe de Theatrum Belli.
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