lundi 27 mai 2024

CHRONICORUM BELLI du 21 avril

21 avril – 753 : Fondation mythique, sous « les auspices de Jupiter » de ROME,

« capitale du monde antique, vouée dès ses origines à l’éternité ».

D’un point de vue civilisationnel, nous devrions être en 2777 et non pas en 2024.


21 avril 1779 : tentative de reprise de Jersey et Guernesey (actuelles îles anglo-normandes).

Une flottille française, partie de Saint Malo et transportant 1500 hommes ne parvient pas à débarquer à cause du mauvais temps. Ces iles appartiennent à la couronne d’Angleterre depuis 1204.


21 avril 1916 : création de la fourragère.

La fourragère dérive du souvenir de la corde à fourrage que le soldat enroulait autour de son épaule. Elle réapparaît en 1916. Une circulaire du 21 avril stipule : « il est créé un insigne spécial destiné à rappeler d’une façon permanente les actions d’éclat de certains régiments et unités formant corps cités à l’ordre de l’armée. Cet insigne sera constitué par une fourragère aux couleurs de la croix de guerre ». C’est dans le but de stimuler les formations, de donner de l’allant et de développer l’esprit de corps que le commandement créé cette forme visible du courage et de l’abnégation qui sera de couleurs différentes en fonction du nombre de citations à l’ordre de l’armée obtenues. (2 à 3, couleur de la croix de guerre ; 4 à 5, couleur de la médaille militaire ; 6 à 8, couleur  de la Légion d’honneur ; 9 à 11, double fourragère LH et croix de guerre ; 12 à 14, double fourragère LH et médaille militaire ; 15 et plus double fourragère LH). LCL Georges Housset (SHD/DSD).


21 avril 1918 : mort du Baron rouge, Manfred Von Richthofen. (Vaux-sur-Somme).

As de la chasse allemande aux 80 victoires en combat aérien. Il décède en posant son Fokker DRI 425/17 (triplan qu’il a rendu célèbre) après avoir reçu une balle provenant d’une tranchée australienne. Les alliés lui accordent des funérailles dignes d’un héros national. 


21 avril 1922 : naissance de Valérie André

Valérie André, née le  à Strasbourg (Bas-Rhin), est une médecin militaire, aviatrice, parachutiste et pilote d’hélicoptère française. Première femme à devenir officier général en France, elle achève sa carrière militaire avec les trois étoiles de médecin général inspecteur du Service de santé des armées. Elle est également la troisième femme à être élevée à la dignité de grand-croix de l’ordre national de la Légion d’honneur et la première à être élevée à celle de grand-croix de l’ordre national du Mérite.

Après la Seconde Guerre mondiale, Valérie André obtient son diplôme de médecine de l’université de Paris pour l’année scolaire 1946-1947. Elle choisit comme sujet de thèse de doctorat la « pathologie du parachutisme », ce qui lui permet d’associer ses deux passions, aviation et médecine. Le parachutisme, dit-elle « est un sport qui fait appel aux ressources les plus profondes de l’être pour l’exécution d’un acte considéré comme antinaturel : le saut dans le vide. Parce qu’il développe des qualités de calme, de sang-froid, de maîtrise de soi ; qu’il fait appel à l’esprit de camaraderie et développe l’esprit d’équipe, car si le saut est un acte purement individuel, la préparation à ce saut est un acte collectif ; enfin, que chaque saut est pour le parachutiste une victoire remportée sur lui-même ». Elle encadre médicalement une préparation militaire parachutiste et fait ses premiers sauts. Puis elle suit un cours de planeur sur Caudron C.800 et de vol à voile à l’aéro-club universitaire de Beynes et obtient son brevet de parachutisme à Bayonne au cours de l’année 19485, au moment où elle devient à la fois pilote et médecin militaire, des professions alors peu accessibles aux femmes en France. Elle retourne en France en 1950, pour obtenir la licence de pilote d’hélicoptère à l’école de vol de Pontoise sur Hiller. Elle a le brevet numéro 33 de l’Aéro-club de France. Elle ne recevra un brevet de pilote militaire qu’en 2010 alors qu’il a été créé en 1956.

En 1948, à la suite d’une pénurie de médecins militaires, Léon Binet, doyen de la faculté de médecine de Paris propose aux étudiants qui le veulent de servir en Extrême-Orient. Elle saisit l’occasion et rejoint l’Indochine en tant que médecin militaire avec le grade de capitaine pendant l’hiver 1948-1949. Affectée au premier hôpital de Mỹ Tho, elle devient plus tard adjointe de neurochirurgie à l’hôpital de Saïgon.

Après avoir appris qu’elle possédait le brevet de parachutiste, ses supérieurs l’amènent à suivre le cours de chirurgien de guerre et à servir dans une zone frontalière entre l’Indochine et le Laos qui ne pouvait être atteinte que par parachutage.

En Indochine en effet, elle s’était rendu compte à quel point des endroits isolés ou couverts par la forêt sont difficiles d’accès pour les avions du transport médical. De retour en Indochine, le , elle se spécialise dans le service d’évacuation médicale de pilotage des hélicoptères Hiller 360 et Sikorsky H-34 dans l’équipe du capitaine Alexis Santini. Entre sa première mission, le , et son départ de l’Indochine en 1953, elle effectue 129 vols d’exploitation, assurant l’évacuation de 165 blessés vers des postes médicaux ou vers l’hôpital le plus proche.

Le , elle participe à une mission d’évacuation immédiate de blessés de Tu Vu sur la rivière Noire. Le seul hélicoptère disponible, stationné près de Saigon, est partiellement démonté, puis transporté à bord d’un avion Bristol Freighter à Hanoï, où il est remonté. Il s’envole ensuite vers Tu Vu, malgré le brouillard et le feu antiaérien intense ; elle y soigne les blessés, évacués deux par deux à Hanoi.

Le 14 avril 1952, elle devient la première femme à apponter sur la plate-forme du porte-avions Arromanches qui se trouve en opérations en Baie d’Along qui a demandé en urgence un hélicoptère pour évacuer les blessés à la suite d’un accident grave qui s’est produit à bord.

Valérie André, participa avec le médecin-général Robert, Frédéric Curie ou Paul-Émile Victor, à la création de la Ligue française de secours et de sauvetage aérien (LIFRASSA) qui mit au point une réglementation concrète du sauvetage aérien.

Le , elle est affectée au Centre d’essais en vol de Brétigny-sur-Orge, qui fournit une assistance médicale aux équipages. Elle obtient la qualification pour la conduite du Morane-Saulnier MS.733 Alcyon, du Nord 1101 hélicoptères Djinn Aerospatiale Bell 47, Piasecki HUP, et Sikorsky S-55, en participant à différents vols expérimentaux. Dans cette période, elle participe à la création du laboratoire de médecine aérospatiale.

De 1959 à 1962, elle sert en Algérie en tant que commandant adjoint du service médical à la Base aérienne 142 Boufarik, puis en tant que commandant de l’hélicoptère de service de sauvetage stationné sur la Base aérienne 146 La Réghaïa, près d’Oran. Devenue pilote d’hélicoptère d’activation Aérospatiale SA-318 Alouette II, Djinn, Alouette III puis Sikorsky H-34, Vertol H-21 et Sikorsky S-58 en trois ans de service, elle effectue plus de 350 missions. En 1961, elle est nommée médecin-chef de l’ensemble de la base de Reghaïa. À la fin de la guerre en Algérie, elle revient en France et continue sa carrière d’officier du service de santé, promue lieutenant-colonel en 1965 et colonel en 1970. Elle est d’abord chirurgienne sur la base aérienne 107 Villacoublay, puis conseillère auprès du Commandement du transport aérien militaire (COTAM).

Valérie André est promue médecin général (avec rang et prérogatives de général de brigade) en , ce qui fait d’elle la première femme à devenir officier général en France. L’année de sa retraite, en 1981, elle est promue médecin général inspecteur (avec rang et prérogatives de général de division). Ses derniers postes sont ceux de directrice du service de santé de la 4e puis de la 2e région aérienne.

Lire sur Theatrum Belli : Guerre d’Indochine : Valérie André, pionnière des EVASAN héliportées


21 avril 1949 : premier vol au monde d’un avion à statoréacteur

(avec une tuyère thermopropulsive), le Leduc 010-01 piloté par Jean Gonord. Sa vitesse ascensionnelle max. était de 20 m/s à 10 000 m, soit le double du F-86 Sabre.


21 avril 1954 : Dien Bien Phu se poursuit.

« Dans la nuit du 20 au 21 avril, Huguette 1 se voit totalement isolée du sous-secteur centre. L’opération de « desserrement » et de ravitaillement réalisée en fin de matinée par les légionnaires du 1/13e DBLE et les parachutistes du 5e BPVN appuyée par deux blindés s’avère très coûteuse et seul un étroit couloir est ouvert. Mais l’effort ne peut être maintenu et les légionnaires de la 1ère compagnie du 1/13e DBLE sont laissés à eux-mêmes. A noter également, dans la même nuit du 20 au 21 avril, le coup de main des parachutistes du II/1er RCP sur Dominique 6, pourtant perdue depuis plus d’un mois. Une vingtaine de soldats viêt-minh sont tués et plusieurs casemates abritant des mitrailleuses lourdes, détruites. » Ivan Cadeau (SHD/DREE).


21 avril 1961 : putsch des généraux (Alger).

L’armée française a remporté la victoire sur le terrain mais beaucoup de ses chefs constatent amèrement que politiquement le FLN est en train de remporter la guerre d’Algérie. Depuis 1958, la position du général de Gaulle quant au statut de l’Algérie a beaucoup évolué. Réaliste et attentif au sens de l’Histoire, il déçoit ceux qui l’ont pourtant porté au pouvoir, et lors d’une conférence de presse, le 11 avril, évoque « l’État souverain d’Algérie ». S’estimant trahis, les généraux Challe (armée de l’Air), Jouhaud (armée de l’Air) et Zeller (armée de Terre) décident (dans la nuit du 21 au 22) de prendre le pouvoir à Alger avec les légionnaires du commandant Hélie Denoix de Saint Marc (1er REP) et du GCP du commandant Robin. Le célèbre général Salan rejoint les putschistes le 23 avril, mais cela ne suffit pas. La troupe et ses chefs, dans leur très grande majorité refusent de suivre le « quarteron de généraux en retraite ». Le discours télévisé cinglant de De Gaulle achève de rallier les indécis. Le 25, Challe, Zeller et Saint Marc se constituent prisonniers. Salan et Jouhaud rejoignent la clandestinité et l’OAS. Ils seront arrêtés un an plus tard.  Quatre régiments sont dissous dont le 1er REP, le 30 avril. Ces cinq officiers ont tous été amnistiés et réintégrés dans leurs droits civiques et dignités militaires en 1982. 


21 avril 1967 : putsch des colonels (Athènes).

Au nom du roi, mais sans son accord, des colonels prennent le pouvoir en Grèce à la faveur d’une période d’instabilité politique forte et parce qu’ils craignent une prise de pouvoir des communistes.


21 avril 1972 : Apollo 16 sur la Lune (Monts Descartes – Lune).

Cinquième et avant-dernier alunissage des Américains. 


21 avril 1982 : création de la médaille de la Défense nationale.

Par décret présidentiel n°82-358, est créée une médaille récompensant les services particulièrement honorables rendus par les militaires d’active et de la réserve opérationnelle à l’occasion de leur participation aux activités opérationnelles ou de préparation opérationnelle des armées, notamment les manœuvres, exercices, services en campagne, ainsi que les interventions au profit des populations. La médaille comporte 3 échelons, bronze, argent et or avec agrafes diverses.

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