mercredi 21 février 2024

CHRONICORUM BELLI du 5 novembre

5 novembre 1556 : deuxième bataille de Panipat qui symbolise la chute du pouvoir afghan et le rétablissement de l’Empire moghol.

Crédit : DR.

5 novembre 1757 : bataille de Rosbach (Allemagne).

Le prince de Soubise à la tête d’une armée franco-impériale est complètement défait par l’armée prussienne de Frédéric II. Les Prussiens, inférieurs en nombre, ont tendu un piège dans lequel les français donnent sans méfiance. Longtemps, cette défaite reste pour la France, synonyme de désastre déshonorant car le vent de panique qui a soufflé dans les rangs français a poussé beaucoup d’unités à se replier sans combattre.


5 novembre 1804 : Mort à 74 ans de Michel Cabieu, sergent des milices garde-côtes.

A Ouistreham, en 1762, muni d’un tambour et d’une arme, il fait feu de place en place, ordonne à ses soldats inexistants de faire feu et fait ainsi croire aux Anglais que les troupes françaises sont nombreuses.


5 novembre 1854 : bataille d’Inkerman. (Crimée).

Après l’échec de Balaklava (25 octobre 1854), le général russe Menchikov ordonne une deuxième tentative de rupture du siège de Sébastopol par une attaque massive (36 000 hommes) des arrières anglais sur le plateau d’Inkerman. La surprise alliée est totale mais le manque de coordination du commandement russe s’ajoutant à la résistance héroïque du petit contingent britannique donne suffisamment de temps aux Français pour amener des renforts. Les généraux Bourbaki et Bosquet inversent le sort des armes et  transforment l’échec russe en déroute. L’armée russe perd 10 000 hommes, les Anglais 3 000 et les Français 800, principalement dans un assaut suicidaire de la brigade Lourmel sur le bastion de la Quarantaine. 

Cette victoire commune est toujours célébrée dans la mémoire de l’armée britannique, beaucoup moins chez les Français.


5 novembre 1912 : Thomas Woodrow Wilson est élu 28e président des États-Unis.


5 novembre 1914 : la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Empire ottoman.


5 novembre 1917 : Naissance de Jacqueline Auriol, seconde femme pilote d’essai après Adrienne Bolland

  • Le , elle bat un record de vitesse féminin sur avion à réaction Mistral à la moyenne de 855,92 km/h. L’Américaine Jacqueline Cochran lui reprend ce record le  à 1 050 km/h.
  • Le , Jacqueline Auriol est la première Européenne à franchir le mur du son, à bord d’un Mystère II.
  • Le , elle entre à l’École du personnel navigant d’essais et de réception (EPNER) et en sort le , brevetée pilote d’essai. Elle intègre ensuite le très fermé Centre d’essais en vol de Brétigny-sur-Orge. Jacqueline Cochran, alors vice-présidente de la Fédération aéronautique internationale (FAI), fait tout pour conserver son titre de « femme la plus rapide du monde », et annonce en  que les records féminins seraient abolis le 1er juin de la même année. Mais Jacqueline Auriol, très déterminée, reprend le record de vitesse avec 1 151 km/h sur Dassault Mystère IV le , contraignant sa concurrente à revenir sur sa décision.
  • Le , aux commandes du T-38A-30-NO Talon, l’Américaine porte le record à 1 262 km/h.
  • Le , Jacqueline Auriol porte le record (féminin) du 100 km en circuit fermé à 1 849 km/h sur Mirage III C puis le  à 2 038 km/h sur Mirage III R. La société Dassault lui demande ensuite de réaliser des records sur l’avion d’affaires Mystère 20.
  • Une ultime fois, le 1er, l’Américaine portera ce record encore plus haut avec 2 097 km/h sur F-104G.

Carte Jacqueline Auriol par B. Freudenthal. Cliquer sur l’image pour accéder au site.

5 novembre 1942 : l’AS allemand Erich Hartmann obtient sa première victoire en combat aérien.

Son palmarès de 352 avions ennemis abattus entre novembre 1942 et mai 1945 est le plus élevé jamais obtenu par un pilote de chasse.

Livré aux Soviétiques par les Américains à la fin du conflit, il est interné en camp puis, après plus de quatre années de détention, son refus persistant de collaborer lui vaut d’être jugé et condamné à 25 ans de prison pour « crimes de guerre ». Libéré en 1955, il reprend du service en 1956 et commande la première escadre de chasse à réaction de l’armée de l’air ouest-allemande renaissante dès 1957. Mais, en désaccord avec sa hiérarchie sur le choix du chasseur F-104 Starfighter, qu’il trouve prématuré, il prend une retraite anticipée en 1970 avec le grade de colonel et se reconvertit dans la formation des pilotes civils. Il meurt le 20 septembre 1993.


5 novembre 1956 : opération sur Suez (Egypte).

Le président Nasser a nationalisé en Juillet le canal de Suez dont les intérêts étaient principalement franco-britanniques. Lors des accords secrets de Sèvres (24 oct), les gouvernements français (Guy Mollet), britannique (Anthony Eden) et Israélien (Ben Gourion) décident d’intervenir militairement : la France pour sanctionner le soutien au FLN algérien, la Grande-Bretagne pour reprendre le contrôle du canal, Israël pour mieux  contrôler sa frontière Sud et le golfe d’Akaba. Les Israéliens ont lancé une offensive blindée dans tout le Sinaï (29 octobre) que les franco-britanniques déclarent vouloir arrêter en menant une opération aéroportée sur Port Said. L’opération est tactiquement une belle réussite, tous les objectifs assignés étant atteints, cependant les menaces soviétiques et protestations américaines obligent le trio à faire machine arrière et mettent en évidence que l’Europe a définitivement cédé le leadership mondial aux deux grands. Au même moment, les russes en profitent pour mater la révolte à Budapest, sans réaction à l’Ouest.


5 novembre 1963 : Cessez-le-feu entre le Maroc et l’Algérie (Guerre des sables / 25 septembre 1963 – 20 février 1964)

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