Dassault Aviation devient mécène de l’Ordre de la Libération (Communiqué)


80 ans après l’appel du 18 juin, Dassault Aviation est fier et honoré d’apporter son soutien à l’Ordre de la Libération. Une rencontre a eu lieu ce jour, à la Chancellerie de l’Ordre de la Libération, entre le général Christian Baptiste, délégué national de l’Ordre, et Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, pour officialiser ce mécénat.

Le 18 juin 1940, le général de Gaulle lançait son appel à la résistance alors que la France était brisée et défaite militairement. Il a poursuivi le combat et relevé l’honneur de notre pays en l’installant dans le camp des vainqueurs. Puis, à partir de 1958, il a accompli une œuvre immense dans les domaines constitutionnel, économique, diplomatique, militaire…

Le 16 novembre 1940, le général de Gaulle créait l’Ordre de la Libération pour récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles (les Compagnons) qui se signalaient dans l’œuvre de libération de la France. Aujourd’hui, l’Ordre a pour mission de développer l’esprit de Défense à travers le parcours des Compagnons de la Libération et des médaillés de la Résistance française.

Entre l’action du général de Gaulle et Dassault Aviation, il existe de nombreux rapprochements qui, malgré la succession des années et des générations, sont bien ancrés dans l’identité de notre entreprise, de notre management et de nos salariés.

Marcel Dassault fut cet ingénieur, génie de l’aéronautique, interné avec sa famille et déporté parce qu’il refusait de collaborer avec l’occupant. Il prit après-guerre le nom de Dassault qui était le pseudonyme de son frère, le général Paul Bloch, dans la Résistance ; Paul Bloch qui fut nommé Grand Chancelier de la Légion d’Honneur par le général de Gaulle en 1946.

Marcel Dassault fut aussi un grand industriel, qui recréa son entreprise familiale à la Libération, retrouvant ses ingénieurs des années 1930 qui, pour nombre d’entre eux, s’étaient illustrés contre l’ennemi : Benno-Claude Vallières, futur PDG des Avions Dassault, et Henri Déplante, futur patron du bureau d’études, ont brillamment servi dans les SAS ; Xavier d’Iribarne, qui deviendra directeur général de la production, était officier dans la 1ère Armée du général de Lattre de Tassigny. Pendant les décennies d’après-guerre, le groupe Dassault a compté dans ses rangs quatre Compagnons de la Libération (Pierre-Ghislain de Bénouville, Pierre Clostermann, Louis Cortot, Jacques Maillet) et plus de 170 médaillés de la Résistance.

Le secteur de l’aéronautique et de la défense doit beaucoup de sa réussite actuelle au gaullisme industriel. Les grands champions français, dont Dassault Aviation, sont les héritiers d’une politique qui visait à redonner à la France un écosystème souverain sur lequel devait s’appuyer l’indépendance nationale et la politique de dissuasion. « S’il faut que la France ait une épée, il faut que ce soit la sienne ».

Ce patriotisme et cette souveraineté économique, remis à l’ordre du jour par la crise que traverse notre pays, sont dans l’ADN de Dassault Aviation. En tant qu’acteur industriel, nos emplois sont très majoritairement sur le territoire national, où nous payons nos impôts, où nos salariés consomment et payent leurs impôts, et où nos usines contribuent au développement de l’activité dans nombre de régions françaises.

Charles de Gaulle et Marcel Dassault partageaient une vision sociale du rôle de l’entreprise. Ils étaient très attachés à la politique de Participation, instituée par le premier et mise en œuvre de façon très avancée par le second. Chez Dassault Aviation, depuis 1959, un accord de Participation organise le partage des bénéfices en quatre parts quasiment égales : une pour les actionnaires, une pour l’impôt sur les sociétés, une sous forme de Participation au profit des salariés, le reste étant conservé au sein de l’entreprise. C’est là l’une des pierres angulaires du modèle Dassault.

Le général de Gaulle nous laisse aussi un héritage européen : celui de la coopération franco-allemande, avec le traité de l’Elysée. Il faut poursuivre dans cet élan pour bâtir une autonomie stratégique européenne qui permette aux pays du Vieux Continent d’assumer ensemble leur destin tout en restant pleinement souverains. Le projet SCAF (Système de combat aérien futur) s’inscrit dans cette dynamique, afin que demain les pays européens qui y participeront bénéficient de systèmes militaires qui leur soient propres. Car nous savons, avec le Général, que sans autonomie des moyens, il n’y a pas de liberté d’action. Et la souveraineté n’est alors qu’une chimère. Nous travaillons donc avec nos partenaires allemands et espagnols pour la préparation du futur de l’aviation de combat en Europe. Nous sommes très fiers d’être le maître d’œuvre de l’avion de combat de nouvelle génération NGF (New Generation Fighter) dont la première phase du démonstrateur a été lancée en janvier dernier. Ce programme va nous permettre de poursuivre la grande aventure aéronautique en faveur de la souveraineté et de l’indépendance de la France dans le cadre d’une Europe qui protège.

Dassault Aviation est un fleuron de l’industrie française qui n’a de cesse d’innover, depuis le Flamant de l’après-guerre jusqu’au NGF de demain, en passant par l’Ouragan, les Mystère, les Mirage, les Falcon, le Rafale et le nEUROn. Comme le général de Gaulle, « jamais las de guetter dans l’ombre la lueur de l’espérance », nous croyons dans notre étoile, notre talisman, ce trèfle à quatre feuilles qui fut restitué à Marcel Dassault après l’enfer concentrationnaire, en symbole d’une espérance préservée et d’une aventure à continuer.

Fidèles à ceux qui nous ont précédés, il nous revient de poursuivre une œuvre plus que centenaire, avec la même détermination et le même élan, au service de la souveraineté des ailes françaises et européennes.

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