lundi 24 juin 2024

DRONE WARFARE de Thales : un écosystème en devenir pour des architectures orchestrées et ouvertes

Lors de sa Journée des industriels des drones aériens de contact (JIDAC), Thales a présenté les enjeux capacitaires auxquels il entend répondre à travers une approche souveraine dans l’orchestration de partenaires (start-ups, PME) afin de fournir des solutions fiables et pérennes pour le combat aéroterrestre et naval : la « Drone Warfare ».

La guerre russo-ukrainienne consomme énormément de drones. Selon le général Barrera, les retours d’expérience (RETEX) indiquent plus de 10 000 drones détruits chaque mois, l’espérance de vie d’un drone dépassant très rarement 5 vols.

Pour pouvoir fournir les armées dans une perspective de retour des conflits de haute intensité, les industriels doivent pouvoir fournir des drones rustiques, produits en masse, peu coûteux, comprenant un juste niveau de briques technologiques (connectivité, optronique, liaison de données, …) pour contrer les brouillages, et intégrer de l’intelligence artificielle pour pouvoir naviguer sans GPS, désigner des cibles prioritaires tout en restant autonomes.

Pour optimiser l’usage de ces drones, l’interopérabilité avec diverses plateformes et systèmes terrestres (le système de gestion et de transmission Atlas pour l’artillerie par exemple), aéroterrestres, aérienne et navales est prépondérant.

 

Charge létale de 300 grammes de la tête militaire de la MTO Toutatis produite par Thales à La Ferté-Saint-Aubin (45).

DRONE WARFARE se veut un label de performance (reposant sur la symbolique otanienne) pouvant identifier des technologies cohérentes, adaptables et innovantes et misant sur l’agilité des start-ups et des PME coordonné par un groupe industriel, Thales, assurant l’intégration, la production et la vente dans un marché de plus en plus concurrentiel. C’est également un gage de sécurité concernant l’intégration de matériels sensibles comme les charges létales sur des systèmes nécessitant l’utilisation de sites hautement sécurisés comme celui de La Ferté-Saint-Aubin (Loiret) qui produit la tête militaire de 1 kg (dont 300 grammes d’explosif) de la Munition TéléOpérée (MTO) TOUTATIS développée par AEROMAPPER, société créée en 2012 désormais filiale de Thales. La tête militaire est sécurisée par un dispositif de sécurité et d’armement numérique et à double sécurité. Une charge creuse est à l’étude pour la destruction de blindés lourds. 

Cette MTO aux ailes repliables a une autonomie de 30 minutes avec un rayon d’action de 10 km atteignant sa cible en piqué avec un moteur éteint pour être plus discrète. Cette MTO pourrait également être largué à partir d’autres drones plus volumineux comme le SPY’RANGER X de Thales ou le drone tactique léger EPERVIER de la société AVIATION DESIGN destiné aux unités de contact et aux forces spéciales.

Une jeune entreprise prometteuse, AERIX SYSTEMS, propose des plateformes volantes dotés de propulsions omnidirectionnelles possédant des performances nouvelles comme le vol sur la tranche et inversé, une très grande stabilité et résistance au vent tout en étant capable d’une extrême manœuvrabilité. Ces plateformes peuvent tout à la fois se transformer en MTO, notamment pour la lutte anti-drone ou bien servir pour les troupes au contact notamment pour acheminer des petits matériels, ou des munitions pour des groupes de combat engagés dans des endroits très difficiles d’accès, ou bien pour la lutte anti-terroriste notamment à l’intérieur de bâtiments.

Actuellement une quinzaine d’entreprises participent à l’écosystème DRONE WARFARE :

Une idée serait peut-être d’inclure également dans l’écosystème DRONE WARFARE des régiments pour des échanges directs, des productions futures réalisées par eux répondant rapidement à leurs besoins et permettre une meilleure maîtrise opérationnelle des plateformes par les télépilotes sur les théâtres d’opération. Le 17e régiment d’artillerie semble indiquer cette direction. Affaire à suivre…

Ci-dessous, le système de mini drone de reconnaissance (SMDR) SPY’RANGER de Thales utilisé par des régiments d’artillerie.

Caractéristiques :

  • Drones et station au sol.
  • Autonomie : 2 h 30.
  • Masse : 15 kg.
  • Envergure : 4 mètres environ.
  • Vitesse de vol comprise entre 65 et 90 km/h.
  • Boule optronique avec caméras électro-optique et infrarouge haute résolution.
  • Système déployé en 12 minutes par deux opérateurs.
  • Transfert fiable et sécurisé des informations de contrôle / commande du drone et des flux vidéo haute définition à très longue distance.
  • Doublement des performances par rapport au drone précédent (autonomie, élongation, charge utile bi-capteur).

 

 

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