jeudi 21 septembre 2023

CHRONICORUM BELLI du 17 septembre

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Alexandrie est conquise par les Perses en 616 par Khosro II, roi de Perse. La ville est récupérée par l’empire vers 630. En 640, le général arabe ‘Amr ibn al-‘As entreprend un siège d’une quarantaine de mois. La cité n’obtient aucune aide de Constantinople : l’empereur Héraclius meurt et le nouvel empereur Constantin III qui ne règne que quatre mois, laisse le pouvoir à son fils de onze ans.

Le , Alexandrie, évacuée par les Romains, est livrée par le patriarche Cyrus aux troupes de ‘Amr. Malgré une vaine tentative de reconquête byzantine en 645, la ville restera désormais sous domination arabe. Les Grecs qui partent d’Égypte étant surtout des commerçants, le régime de la propriété du sol n’est pas modifié, et les Arabes reçoivent une solde surtout en nature. Ils assurent une garde par rotation à Alexandrie face à la mer et à Khirbeta face au désert. ‘Amr écrit au Calife Omar ibn al-Khattâb qu’il a pris une cité contenant :

  • 4 000 palais ;
  • 4 000 bains publics ;
  • 12 000 vendeurs d’huile fraîche ;
  • 12 000 jardiniers ;
  • 40 000 juifs qui paient tribut ;
  • 400 théâtres ou lieu de divertissement.

Source : WIKIPEDIA

Manuel 1er Comnène avait été en paix avec Kılıç Arslan II, le sultan seldjoukide de Rum pendant les années 1170. C’était une paix fragile, les Turcs voulant en effet pousser plus avant dans l’ouest tandis que les Byzantins voulaient reconquérir les territoires d’Asie mineure perdus après la bataille de Manzikert 105 ans auparavant. Manuel rétablit le contrôle byzantin sur la Cilicie et imposa sa suzeraineté sur la Principauté croisée d’Antioche, aidé en cela par la mort de l’émir d’Alep Nur ad-Din en 1174 ; son successeur, Saladin, dirigea ses efforts contre l’Égypte, laissant ainsi les Seldjoukides sans allié puissant à leurs côtés. En 1175, la paix fut rompue quand Kılıç refusa de remettre le territoire conquis sur leur ennemi commun, les Danichmendides

Manuel rassembla une armée qui était supposée s’étaler sur 17 km à cause de sa taille et marcha vers les frontières contre les Turcs. Arslan tenta de négocier mais Manuel était convaincu de sa supériorité et rejeta une paix renouvelée. Il envoya une partie de son armée sous le commandement d’Andronic Vatatzès vers Amasya tandis que le plus gros de ses forces marchait contre la capitale des Seldjoukides, Icônion. Les deux routes cheminaient à travers des régions très boisées où les Turcs pouvaient facilement se cacher et tendre des embuscades ; l’armée qui se déplaçait ainsi vers Amasya fut détruite dans une de ces embuscades et des émissaires turcs ramenèrent la tête d’Andronic à Manuel.

Les Turcs détruisirent les cultures et empoisonnèrent aussi les réserves d’eau pour rendre l’avance de Manuel plus difficile. Arslan harcela l’armée byzantine dans l’intention de la forcer à aller dans la vallée du Méandre et en particulier vers une passe montagneuse proche de la forteresse de Myriokephalon (« millions de têtes » en grec). Là, Manuel décida d’attaquer, malgré le risque d’autres embuscades et malgré le fait qu’il aurait pu tenter de faire sortir les Turcs hors de leurs positions et les combattre près de la plaine de Philomelion.

À ce moment, Manuel avait environ 25 000 hommes, le double selon d’autres sources (la Hongrie ayant envoyé à son secours ses vassaux valaques orthodoxes, armée dirigée par le voïvode de Transylvanie Leustach Rátót (Leustachius Voyvoda). On y trouvait aussi un contingent de la principauté croisée d’Antioche. Les troupes avaient été divisées pour former une avant-garde d’infanterie, de cavalerie et d’archers ; l’aile droite était menée par Baudoin d’Antioche, l’aile gauche par le Byzantin Jean Cantacuzène ; l’arrière-garde était commandée par Manuel lui-même. Arslan, son adversaire, pourrait avoir eu le même nombre d’hommes, mais le nombre exact est inconnu. L’avant-garde byzantine fut la première à se heurter aux troupes d’Arslan et réussit à traverser la passe sans trop de pertes, les Turcs n’ayant apparemment pas fini de prendre leurs positions. Au moment où l’avant-garde atteignit la sortie de la passe, l’arrière-garde était sur le point d’y entrer, ce qui permit aux Turcs de piéger presque toute la colonne. Les Turcs attaquèrent l’aile droite en premier, infligeant de lourdes pertes et tuant Baudoin.

Ne pouvant se résoudre à laisser massacrer ses forces, Manuel rassembla ses troupes et retourna dans la passe pour y affronter les Seldjoukides. Ce faisant, il permit à l’arrière-garde de passer avec moins de pertes que l’aile droite et l’aile gauche. À la nuit tombée, Manuel fortifia sa position et la maintint contre les attaques des archers turcs.

Les deux côtés souffrirent de lourdes pertes, mais la destruction de l’équipement de siège de l’armée byzantine prive les Byzantins, des moyens nécessaires à l’attaque d’Iconium, capitale de Kılıç Arslan II. Cependant, le sultan seldjoukide Kılıç Arslan II était enclin à signer rapidement la paix. Manuel et son armée furent donc autorisés à quitter la région à condition de démanteler leurs forts et à retirer la frontière sur une ligne allant de Dorylée à Siblia. Mais Manuel n’avait pas confiance en ces offres, car le sultan avait déjà transgressé les termes du précédent traité, signé après une victoire byzantine en 1162.

Manuel lui-même compara sa défaite à la défaite byzantine de Manzikert, et, comme Manzikert, elle devint un désastre légendaire ; mais en réalité, elle ne causa pas la ruine de l’armée byzantine qui combattit en Asie mineure l’année suivante. L’armée byzantine, rapidement remise de cet échec, repart en campagne en 1177, reconquérant la plupart des territoires perdus. Manuel continua de rencontrer les Seldjoukides lors d’affrontements mineurs avec un certain succès jusqu’à sa mort en 1180. Cependant, ces derniers s’avancèrent graduellement en territoire byzantin, grignotant le territoire chrétien et modifiant les rapports de forces locaux entre les deux puissances.

Myriokephalon eut davantage d’impact psychologique que militaire, en prouvant une fois de plus que l’Empire ne pouvait plus chasser les Turcs d’Anatolie, malgré les reconquêtes partielles qui avaient eu lieu durant les 100 précédentes années. Les ambitions italiennes et égyptiennes de Manuel constituent le principal obstacle à une politique active et de longue haleine en Anatolie partiellement conquise par les Turcs. Cela a donné au sultan un certain nombre d’années pour éliminer ses rivaux et construire une force capable de tenir tête aux armées byzantines. De plus, Manuel commit de sérieuses erreurs tactiques, telles que ne pas faire reconnaître la route avant de s’y engager et de ne pas écouter ses officiers expérimentés. Ces erreurs le menèrent droit vers une embuscade.

Après la mort de Manuel, l’Empire s’enfonça dans l’anarchie et ne fut plus jamais en position de monter une grande offensive vers l’est. Ainsi, la défaite à Myriokephalon marqua la fin des tentatives byzantines pour récupérer le plateau anatolien, dès lors définitivement perdu pour l’Empire. Les populations chrétiennes s’en rendirent compte et se laissèrent progressivement convertir à l’islam, pour ne plus payer de Djizîa (impôt sur les non-musulmans). Ainsi, au fil des siècles, les Turcs acquirent en Anatolie centrale un poids démographique supérieur à celui des Roumis (fidèles du Patriarche de Constantinople).

Source : WIKIPEDIA

La bataille de Puck, également appelée bataille de Świecino ou de Schwetzin, a été livrée le  près du village de Świecino, en Poméranie, dans le cadre de la guerre de Treize Ans. Elle a opposé les Chevaliers teutoniques au Royaume de Pologne et s’est terminé par la victoire des Polonais.

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L’armée de l’Ordre Teutonique, sous le commandement de Fritz Raweneck et constituée de mercenaires, compte 1 000 cavaliers et 1 700 fantassins (principalement des paysans poméraniens). Les forces dirigées par Piotr Dunin sont elles aussi constituées de mercenaires, 2 000 hommes, pour moitié des cavaliers et pour autre moitié des fantassins. Les deux armées ont adopté des formations défensives autour de wagenburgen (« forts de chariots ») mais Piotr Dunin prend l’initiative de l’attaque et envoie des arbalétriers, protégés par la cavalerie, menacer la gauche adverse. La cavalerie lourde polonaise charge ensuite les forces teutoniques mais, après trois heures de combat, aucun avantage significatif n’est pris. Après une courte pause vers midi, le combat reprend et les Chevaliers teutoniques repoussent les Polonais mais se trouvent alors pris sous une pluie de carreaux d’arbalètes et subissent de lourdes pertes. Raveneck arrête ses troupes qui battent en retraite et lance un nouvel assaut qui se termine par un désastre, la plupart des cavaliers teutoniques étant tués, capturés ou en fuite et Raveneck lui-même trouvant la mort. L’infanterie teutonique tente une dernière défense mais une charge de la cavalerie polonaise brise ses lignes.

Les Chevaliers teutoniques ont perdu plus de 1 000 soldats, dont 300 cavaliers, alors que les pertes polonaises s’élèvent à 250 hommes. Dantzig (Gdańsk) et la Poméranie sont libérées de la menace teutonique et la voie de ravitaillement pour les forces que l’Ordre maintient sur la rive droite de la Vistule est coupée. La bataille, première bataille rangée de la guerre remportée par les Polonais, marque le tournant décisif de la guerre, qui va s’achever quatre ans plus tard par la victoire polonaise.

Source : WIKIPEDIA

La bataille de Țuțora (aussi appelée bataille de Cecora) opposa les forces de l’Union polono-lituanienne et de la principauté de Moldavie à une armée ottomane (et à ses auxiliaires Nogais), entre le 17 septembre et le 7 octobre 1620 à proximité du Prut en Moldavie (aujourd’hui en Roumanie).

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L’échec d’ambassades de l’Union polono-lituanienne à Istanbul, et les violations répétées du traité de Busza (avec des raids frontaliers incessants tant du côté des Cosaques sujets de la République des Deux Nations, que des Tatars sujets ottomans), entrainèrent la dégradation des relations entre les Ottomans et l’Union. Les deux camps entrèrent en guerre avec une faible préparation. La Sejm refusa la plupart des fonds réclamés par les hetmans et, suivant les conseils d’émissaires des Habsbourgs, prit la décision de lancer ses forces, mal préparées, dès 1620 contre des forces turques qui comptaient entrer en guerre en 1621. L’hetman Stanisław Żółkiewski, décida de mener les combats sur un sol étranger et porta son choix sur le camp retranché de Ţuţora, en Principauté de Moldavie, fortifié lors de conflits précédents.

Les hetmans Zółkiewski et Koniecpolski arrivèrent en septembre 1620 avec leurs armées à Ţuţora. Le prince moldave Gaspar Gratiani, vassal de l’Empire ottoman, décida pourtant d’apporter son soutien aux Polonais, emprisonna des émissaires du sultan Osman II et attaqua leur escorte de janissaires à Jassy. Toutefois, en raison du pillage et de l’indiscipline des troupes de l’Union, les boyards moldaves furent peu nombreux à approuver le choix de Gratiani, et se dispersèrent pour défendre leurs domaines contre les cosaques polonais. Peu de boyards se joignirent aux combats et la plupart préférèrent attendre l’issue de la guerre pour se joindre au camp vainqueur.

Le 10 septembre, premier jour des combats, plusieurs escadrons moldaves changèrent de camp et attaquèrent les flancs des cosaques polonais qui, en manque de ravitaillement, avaient eu le tort de mettre à sac les villages moldaves voisins. Le , la défaite polonaise se précisait, mais les positions furent maintenues. Ce n’est que dix jours plus tard, une fois mangé le bétail réquisitionné dans les campagnes, que les forces de l’Union firent retraite et se désagrégèrent, perdant leur butin, au fur et à mesure que se rapprochaient les troupes ottomanes. Le , l’infanterie polonaise fut rattrapée par les Turcs et fut décimée, ses chefs étant capturés. La tête de Żółkiewski fut montrée sur une pique puis salée et envoyée au sultan. Après la mort du prince moldave Gaspar Gratiani le 29 septembre, assassiné dans le village de Branistea par deux boyards fidèles au prince Alexandru IV Iliaș (lui-même vassal fidèle des Ottomans), Iliaş fut appelé à gouverner la Moldavie.

La campagne fut ensuite suspendue pendant l’hiver, mais les hostilités reprirent en 1621 avec une force accrue, ce qui mit le roi de Pologne dans une situation difficile puisque l’empereur Ferdinand II du Saint-Empire refusa de lui montrer sa reconnaissance et de lui envoyer une aide militaire.

Les Turcs firent partir une armée d’Edirne dans l’espoir de tirer l’avantage de la victoire de Ţuţora et de conquérir l’Ukraine. Néanmoins, cette armée fut stoppée lors de la bataille de Hotin et la guerre s’arrêta après le traité de Hotin, favorable aux Ottomans.

Faisant suite à cette guerre, Osman II tâcha de moderniser ses corps de janissaires indisciplinés. Ces derniers se rebellèrent et provoquèrent la déposition du sultan le .

Source : WIKIPEDIA

La première bataille de Breitenfeld a opposé Gustave II Adolphe de Suède et ses alliés saxons à la Ligue catholique du Saint-Empire le  (le 7 selon le calendrier julien alors largement utilisé) à proximité de Leipzig. C’est la première victoire majeure des protestants lors de la guerre de Trente Ans, elle incita les États protestants à s’unir. Pour la première fois, la mobilité et la puissance de feu (utilisation des cartouches et pratique du feu de salve) l’ont emporté sur le nombre et la force des piques.

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La bataille commence à la mi-journée, par deux heures d’échange d’artillerie où les canons suédois montrent leur puissance de feu en tirant trois à cinq salves pour une salve impériale. Chaque colonel disposait en effet de quatre canons de bronze de trois livres, légers et à tir rapide, issus des usines métallurgiques suédoises.

Lorsque les échanges de tirs cessent, le comte de Pappenheim mena une charge de cavalerie sur le flanc gauche sans attendre les ordres : il espère ainsi déborder les Suédois sur leur droite. En face se trouve Johan Banér et les réserves suédoises. Sept charges de cavalerie légère avec des pistolets furent repoussées par des salves tirées à courte portée. Après l’échec de la septième charge, Banér décide de charger Pappenheim avec sa cavalerie originaire de Finlande, de Småland, d’Östergötland, et de Västergötland. Les troupes de Pappenheim se débandent et fuient le champ de bataille.

L’infanterie restait stationnaire pendant que sur le flanc droit la cavalerie impériale charge et met en déroute la cavalerie de l’Électeur de Saxe. Les forces saxonnes fuient et pillent le camp suédois. Le flanc gauche des Suédois est alors vulnérable. Ce que voyant, Tilly ordonna à l’infanterie d’avancer en ordre oblique, afin de déborder les troupes suédoises sur leur gauche. Tilly était sur le point d’ordonner l’attaque sur le flanc des troupes protestantes restantes, mais Gustave-Adolphe réorganisa sa seconde ligne, sous les ordres de Gustaf Horn ce qui empêcha Tilly de mettre en œuvre son mouvement d’enveloppement.

Gustave Adolphe (1594-1632).

La cavalerie de Banér, commandée directement par Gustave Adolphe, attaque ensuite sur le flanc gauche des troupes catholiques, et parvient à s’emparer de leurs canons, qui sont ensuite tournés vers l’infanterie impériale. La combinaison de ces canons avec l’artillerie suédoise de Lennart Torstenson, en feux croisés, met en difficulté les tercios catholiques, qui s’enfuient peu avant la tombée de la nuit.

On dénombre 7 000 morts et 6 000 prisonniers dans le camp catholique, et 3 000 soldats supplémentaires se rendent le lendemain à Leipzig3. Du côté protestant, les Suédois déplorent 2 100 morts et les Saxons 3 000.

Les forces catholiques et impériales sont considérablement affaiblies, et ne disposent plus que de 7 000 hommes. Gustave Adolphe prend la ville de Halle-sur-Saale quelques jours après la bataille. Les États protestants rejoignent la Suède dans la guerre : Brunswick-Lunebourg, les landgraviats de Hesse (Hesse-Cassel et Hesse-Darmstadt), le Brandebourg et la Saxe font partie du camp anti-impérial avant la fin du mois de septembre. La force nouvelle des protestants, malgré la mort de Gustave Adolphe l’année suivante à la bataille de Lützen, renverse l’équilibre de la Guerre de Trente Ans.

L’état de santé et l’âge de Tilly (il meurt 6 mois plus tard à 72 ans) ne laissent pas d’autre choix à l’Empereur Ferdinand de Styrie que de se reposer sur Albrecht von Wallenstein.

Source : WIKIPEDIA

La bataille d’Antietam (également connue dans l’historiographie sudiste comme la bataille de Sharpsburg) est le premier grand affrontement armé de la guerre de Sécession à se produire sur le territoire de l’Union.

Après plusieurs victoires en Virginie (vallée de Shenandoah, Péninsule, 2nde Bull Run), l’armée de Virginie du Nord de Robert E. Lee envahit l’État du Maryland dans le Nord. Après quelques batailles, les deux armées se rencontrent durant la journée du , aux alentours de Sharpsburg et de l’Antietam Creek, dans le comté de Washington (État du Maryland) aux États-Unis. L’armée du Potomac, commandée par le major-général George B. McClellan, finit par l’emporter puisque l’armée confédérée retraite. Cependant, ce dernier n’engagea pas de poursuite ce qui conduisit par la suite à son limogeage.

Cette bataille de la campagne du Maryland reste à ce jour la plus sanglante de l’histoire des États-Unis (à se dérouler en une journée) avec près de 23 000 morts, blessés, prisonniers ou disparus.

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Lee déploie son armée, 50 000 hommes, au nord et à l’est de Sharpsburg. Son flanc droit (à l’est) est ancré sur la rivière Antietam, tandis que sa gauche (au nord), perpendiculaire au ruisseau, défend les approches au Nord de la ville dont la route de Hagerstown. McClellan a 87 000 soldats à sa disposition ; il estime que son adversaire dispose de plus de 110 000 combattants. Il arrive en face le . Le lendemain Jackson rejoint Lee.

À l’aube, sur l’aile droite de l’Union, l’artillerie du major général Joseph Hooker ouvre le feu sur les confédérés de Jackson. Ces derniers attaquent mais sont repoussés par le Corps du major général Joseph Mansfield. Les combats ont notamment lieu dans un champ de maïs et des bosquets. Les hommes de l’Union enfoncent à chaque fois les lignes sudistes mais finissent toujours repoussés par les troupes du Sud.

Au centre, les hommes du major général Edwin Sumner subissent des pertes élevées, en particulier les Irlandais, en attaquant les confédérés du major général Daniel H. Hill retranchés dans une route encaissée.

Sur l’aile gauche, au sud est de la ville, les troupes du major général Ambrose Burnside, 10 000 hommes, sont décimées par les 500 franc-tireurs de la Géorgie de la brigade de Toombs au passage du pont qu’ils franchissent à 13 heures, après avoir avancé lentement pendant toute la matinée. À la fin de l’après-midi, elles menacent de prendre Sharpsburg et les forces de Lee à revers. C’est à ce moment que la division légère d’A. P. Hill les prend de flanc, arrêtant leur progression puis les repoussant de l’autre côté du ruisseau. Si les troupes de Burnside avaient avancé plus rapidement, elles n’auraient pas été bloquées par celles de Hill, ce qui aurait donné la victoire à L’Union.

Plus de trois mille six cents hommes meurent sur le champ de bataille ; les unionistes eurent 12 410 soldats mis hors de combat, tandis que les confédérés subissent 10 700 pertes.

En dépit de la supériorité numérique de l’armée de l’Union, le général en chef George McClellan fait preuve une fois de plus de son tempérament temporisateur en n’engageant pas le gros de ses troupes dans la bataille, ce qui permet à Robert Lee de réaliser une retraite en bon ordre et de ramener en territoire confédéré son armée durement éprouvée par la bataille (proportionnellement, les pertes sudistes ont été beaucoup plus élevées).

Lee fait retraite en Virginie poursuivi par le nouveau général de l’armée du Potomac, Burnside. Lee inflige à ce dernier une cinglante défaite à la bataille de Fredericksburg, en décembre 1862.

Le président Lincoln annonce l’abolition de l’esclavage. Il voulait le faire plus tôt mais attendait une victoire pour ne pas paraître agir en position de faiblesse.

Les puissances européennes sont confortées dans leur opinion que le Sud ne gagnera pas la guerre et s’abstiennent d’intervenir. Par ailleurs, la proclamation entraîne un vif soutien de la population européenne vis-à-vis de l’Union, dissuadant encore plus les gouvernements européens d’intervenir.

Source : WIKIPEDIA

Le combat de Montmesly eut lieu le , pendant la guerre franco-prussienne. Les troupes françaises sous les ordres du général d’Exéa se heurtèrent aux troupes du 13e corps allemand.

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Le 17 septembre, les Ve et VIe corps allemands ainsi que le IIe corps bavarois reprennent leur marche, couverts sur les flancs par les 2e et 4e divisions de cavalerie allemandes en direction de Villeneuve-Saint-Georges.

Le Ve corps qui marchait au centre avait pour mission spéciale de protéger l’établissement d’un pont à Villeneuve-Saint-Georges puis de faire franchir la Seine à une partie de ses troupes et de cantonner sur les deux rives aux environs de ce point.

Dans la matinée, la 17e brigade vint, en avant-garde, prendre position à Limeil et plaça des avant-postes dans les premières maison de Mesly ainsi que dans les fermes de l’Hôpital et de la Tour. C’est là qu’elle se heurta à la brigade Daudel, de la division d’Exéa du 13e corps, qui de son côté arrivait à Mesly.

Le général Vinoy ayant appris que des denrées accumulées au château de Piple, près de Boissy-Saint-Léger, n’étaient pas encore rentrées dans la place de Paris, avait songé à aller les chercher et à se renseigner en même temps sur les mouvements de l’ennemi qui s’approchait. En conséquence, il avait envoyé dans cette direction la division d’Exéa, avec le 1er régiment de chasseurs à cheval et quatre batteries, dont une de mitrailleuses, dont le mouvement consistait à gagner le village de Créteil puis celui de Boissy-Saint-Léger.

La colonne atteignit Créteil sans difficulté, n’ayant rencontré sur son chemin qu’une bande de maraudeurs français, armés, qui cherchaient à s’emparer d’une ferme et que la cavalerie avait dispersée à coup de plat de sabre. Le gros village de Créteil était absolument vide et abandonné de ses 2 500 habitants le village ayant été traversé le matin par des uhlans.

La colonne française dépassa Créteil puis, longeant la Marne et les murs du parc de Bonneuil, arriva à un carrefour situé à proximité d’un bois où étaient dissimulés des cavaliers ennemis. Comme on apercevait au loin les colonnes allemandes fortes d’environ 6 000 hommes, longeant les hauteurs de Limeil, la brigade Daudel fut dirigée avec précaution vers la colline de Montmesly, tandis que la brigade Mattat restait en réserve à Créteil. Le régiment des chasseurs s’établit sur la route de Boissy-Saint-Léger, au nord de Bonneuil-sur-Marne, et l’artillerie se plaça en partie face au nord et en partie face à l’est.

Il était un peu plus de deux heures quand celle-ci ouvrit son feu, auquel répondit sur le champ une batterie du Ve corps allemand, postée près de Valenton, puis une autre arrivée au nord-est de Limeil.

Soutenues par ces feux, 9 compagnies prussiennes lancèrent alors contre Montmesly un mouvement enveloppant que les soldats français accueillirent fermement. L’exemple donné par les généraux d’Exéa et Daudel qui restèrent constamment à cheval au milieu des tirailleurs, triompha de leur premier malaise, et avec l’appui des mitrailleuses, ils purent tenir leurs adversaires en respect.

Mais le général Vinoy, présent sur le lieu de l’action, apercevait distinctement de grosses colonnes ennemies qui défilaient vers le sud. Jugeant que l’opération sur le château de Piple n’était plus possible, que sa reconnaissance offensive l’avait suffisamment renseigné, et que tenir plus longtemps serait exposer ses troupes à être enveloppées, il donna le signal de la retraite et se replia sur Créteil. Malgré une légère panique, le mouvement s’exécuta dans de bonnes conditions et, à 5 heures du soir, la division d’Exéa regagnait ses bivouacs dans le bois de Vincennes ayant 57 hommes hors de combat. L’ennemi avait, de son côté subi une perte équivalente. L’émotion causée dans Paris par cette première escarmouche ne dura que quelques heures.

Mais les gardes nationaux qui montaient la garde sur les remparts de l’Est, ne parvinrent pas à calmer aussi vite la surexcitation produite par eux par l’odeur de la poudre, qu’ils n’avaient respirée cependant que de fort loin. Ils accueillirent les soldats de la brigade Daudel par une fusillade qui atteignit 3 hommes, et pendant toute la nuit tiraillèrent au hasard. On ne trouva d’autre moyen, pour avoir raison de ces forcenés que de leur retirer leurs cartouches. Un pareil début n’était guère rassurant.

Source : WIKIPEDIA

Jean Chaput, fils du chirurgien Henri Chaput, s’engage dans l’armée en 1913, où il sert dans l’infanterie avant d’être transféré dans l’Aéronautique militaire en 1914. Il suit une formation de pilote et reçoit son brevet de pilote en militaire en . Il est immédiatement affecté à l’Escadrille 28, au sein de laquelle il remporte sa première victoire le , aux commandes d’un Caudron, ce qui lui vaut de recevoir la Médaille militaire. Trois jours plus tard, le , il est blessé au combat. Blessé à nouveau le , il ne reprend du service qu’en janvier 1916. Il est fait Chevalier de la Légion d’honneur en 1916. En , il est à nouveau blessé et ne reprend le service qu’en mai 1917.

Ses succès lui valent d’être promu successivement au grade de sergent, puis à celui de lieutenant en . Il remporte deux nouvelles victoires, les  et , avant d’être transféré à l’Escadrille 57, en . Entre le  et le , il abat un ballon d’observation et quatre avions allemands. Le , il est à nouveau grièvement blessé, et ne pourra retourner au combat avant le début de l’année 1917.

Le , il remporte un doublé ainsi que deux nouvelles victoires en mai et en . Le , il reçoit la grande médaille d’or de l’Aéro-Club de France, avec un certain nombre de pilotes de guerre — mais il n’est pas présent lors de la cérémonie et la photo officielle. Il partage la dernière victoire de l’année avec l’as Xavier de Sévin. Jean Chaput devra attendre le  pour connaitre à nouveau le succès. Ce jour-là, il remporte un doublé, en abattant notamment l’as allemand Erich Thomas. En avril, il est nommé à la tête de l’Escadrille 57, et a reçu ses deux dernières victoires.

Le , Chaput est tué au combat à bord de son SPAD XIII par Hermann Becker.

Source : WIKIPEDIA

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Il fait partie de ces pilotes qui utilisèrent les fusées-torpilles LE PRIEUR (ancêtres de nos roquettes sur aéronefs) pour détruire les dirigeables allemands.

Douaumont, 22 mai 1916.

Déjà trois mois que la bataille de Verdun a commencé. Chaque mois quelque 70 000 soldats français et allemands en moyenne sont engloutis dans ce maelström de feu. Le fort de Douaumont, occupé par les Allemands depuis le 25 février, est pris sous un effroyable feu d’artillerie depuis le 19 mai. Le 22 mai, l’attaque se prépare. A l’aube, huit pilotes français (Guiguet, Nungesser, Beauchamps, de Gennes, de Boutigny, Chaput, Réservat et Barrault) prennent leur envol à bord de Nieuport. Leur objectif : la destruction de ballons d’observation allemands, les Drachen « pour empêcher l’ennemi de régler ses tirs ». Ils sont équipés d’armes nouvelles et révolutionnaires : les fusées d’aviation Le Prieur, transformant leurs biplans en redoutables « avions torpilleurs ».

Selon le compte rendu qu’écrira le lendemain le lieutenant de vaisseau Yves LE PRIEUR, en moins d’une minute, entre 4h50 et 4h51 du matin, six Drachen sur huit, situés sur la rive droite de la Meuse, « sont abattus en flammes. Sur cent kilomètres à droite de Verdun et cent kilomètres à gauche, les Allemands descendent en toute hâte leurs ballons observatoires, condition excellente pour l’exécution de notre plan ».

Lors de la bataille de Verdun, 14 Drachen furent abattus au total par les fusées LE PRIEUR.

Général de cavalerie, le baron russe Roman von Ungern-Sternberg combat les troupes des Bolcheviks dès 1917 en Sibérie. De 1917 à 1921, il se taille une réputation de légende tant chez ses hommes que chez l’ennemi. Considéré comme un dieu vivant de la guerre par certaines tribus mongoles ou comme un illuminé sanguinaire par les Bolcheviks, il aurait été livré par ses proches collaborateurs qui voulaient mettre un terme à la guerre qu’il menait selon des objectifs de plus en plus personnels. Il est fusillé à Novonikolaïevsk.

Lire le roman Cour des mystères d’Hugo Pratt ainsi que Bètes, Hommes et Dieux de Ferdynand Ossendowski.

Les alliés lancent la plus grande opération aéroportée de l’Histoire (30 000 paras aérolargués et mis à terre par planeurs), dans le but de conquérir les ponts permettant la traversée des Pays-Bas (dont une partie a été inondée par l’occupant) et d’atteindre l’Allemagne. Malgré les succès initiaux à Eindhoven et Nimègue, l’audacieuse opération conçue par le général Montgomery est un échec coûteux sur le plan humain. Le dernier pont à Arnhem n’a pas pu être atteint par la composante blindée avant que les paras britanniques, légèrement équipés, ne soient réduits par les forces allemandes, malgré une résistance désespérée longue d’une semaine.

Les parachutistes capturés sont traités en prisonniers de guerre, mais les vainqueurs allemands fusillent sans procès les civils néerlandais soupçonnés de les avoir aidés. La ville est vidée de ses habitants. Cent mille personnes errent sur les routes.

L’opération est un échec complet. En mémoire des camarades tombés, le béret des parachutistes britanniques porte un ruban noir. Frost et ses hommes ont reçu les honneurs de la guerre. D’assiégeants, ils sont devenus assiégés ; on leur avait demandé de tenir deux jours, ils ont tenu neuf jours et neuf nuits, sans renfort, ni repos.

Du côté allié, les pertes s’élèvent à 16 805 hommes tués, blessés ou prisonniers : dont 7 640 Britanniques et Polonais des 1st British Airborne Division et 1re brigade indépendante de parachutistes polonais, 3 664 Américains des 82nd et 101st Airborne et 5 354 Britanniques pour le XXXe corps.

Du côté allemand, Model évalue à 3 300 les pertes de son groupe d’armées B ; mais des calculs récents avancent le chiffre de 8 000 soldats allemands hors de combat, dont au moins 2 000 tués.

Près de 12 000 parachutistes furent ainsi perdus, et Montgomery dut constater que « Market Garden a réussi à 90 %… » ! En tout cas, l’opération porta un bien mauvais coup à Model : sa ligne de résistance sur les cours d’eau des Pays-Bas avait été coupée en deux, et il dut rayer de ses effectifs environ 7 000 soldats et 95 blindés… Il s’agit néanmoins de l’un des derniers succès tactiques de l’Axe.

Par ailleurs, en raison de la priorité donnée à cette opération, le camp allié négligea de prendre le contrôle des rives de l’Escaut, qui donne accès au port d’Anvers (tombé intact aux mains des troupes britanniques le ), en laissant libres sur ses arrières les restes importants d’une division parachutiste allemande, qui se réorganisa rapidement. La prise de contrôle d’Anvers n’eut lieu que plus tard, au prix de lourdes pertes, de sorte que le port d’Anvers ne fut utilisable qu’à partir du . Entretemps, l’approvisionnement devait toujours se faire au départ du port artificiel d’Arromanches et des déchargements sur la côte normande et du port de Cherbourg, ce qui provoqua une crise logistique, l’approvisionnement des unités en ligne se faisant difficile en raison de l’étirement excessif des itinéraires de ravitaillement.

Si l’opération Market Garden avait entièrement réussi, elle aurait peut-être raccourci la durée de la guerre et ouvert de nombreuses opportunités militaires et politiques aux Alliés. Mais ses objectifs finaux ne furent pas atteints malgré la libération d’une partie du territoire néerlandais, et la création d’une base d’opérations qui nécessitera un nombre important de troupes pour la conserver lors de la bataille de l’Escaut, menée par les forces canadiennes.

Le cinéaste et acteur britannique Richard Attenborough a rendu célèbre cet épisode de la Seconde guerre mondiale en glorifiant la résistance des paras britanniques dans le film Un pont trop loin avec une distribution prestigieuse (James Caan, Sean Connery, Michael Caine, Dirk Bogard,…).

À la suite du plan de partage de la Palestine voté par l’assemblée générale de l’ONU le , prévoyant là la fois la création d’un État juif, d’un État arabe et d’un zone internationale à Jérusalem et à Bethléem en Palestine alors administrée par les Britanniques, un état de guerre larvé et de très nombreux incidents fait des milliers de victimes par mort ou par blessure éclatent entre Juifs et Arabes en Palestine entre décembre 1947 et mai 1948.

L’État juif, dit « État d’Israël », ayant été créé de façon unilatérale par le Yichouv le  par la déclaration faite par David Ben Gourion, président du Yichouv à Tel Aviv, Bernadotte est nommé médiateur des Nations unies en Palestine le . Il est ainsi le premier médiateur officiel de l’histoire de l’ONU. Sa mission est alors immense : faire cesser les combats et superviser la mise en application d’un partage territorial entre Israël et les États arabes.

Le  1948, le comte propose un premier plan, avec un État juif sur 20 % de la superficie de la Palestine, au lieu des 55 % prévus par l’ONU le 29 novembre 1947, cet État devant être confédéré avec la Transjordanie. qui fut créée par les Britanniques en 1926. L’État arabe prévu disparaît et son territoire est attribué à la Transjordanie. Ce plan est rejeté par toutes les parties, y compris arabes. « Bernadotte devient la cible, en Israël, d’une virulente campagne de presse ».

Fin juillet 1948, le groupe terroriste juif LEHI (ou en anglais Stern, portant le nom de son créateur, Avraham Stern, qui est mort fin 1941 les armes à la main, lors d’un combat contre les Britanniques), créé fin 1940-début 1941, qui est une scission de droite de l’Irgoun, menace Bernadotte de mort, à la suite d’une rencontre qu’il avait eue avec deux de ses membres le  .

Il est alors affirmé par le groupe que : « Nous avons l’intention de tuer Bernadotte et tout autre observateur des Nations unies en uniforme qui viendra à Jérusalem ». Lorsqu’on leur demanda pourquoi, ils répondirent « que leur organisation était déterminée à ce que Jérusalem soit sous l’autorité de l’État d’Israël et qu’elle ne permettrait pas d’interférence de la part d’une organisation nationale ou internationale ».

Le 1er août 1948, Israël Eldad, un des trois dirigeants du Lehi, déclare, lors d’une réunion publique à Jérusalem : « Les combattants pour la liberté d’Israël adressent une mise en garde aux observateurs des Nations unies [et] aux généraux de Bernadotte […]. Nous emploierons contre les représentants d’un pouvoir étranger les mêmes méthodes que nous avons employées contre les Britanniques ».

D’après Israël Eldad, la décision de tuer Folke Bernadotte est prise en août par les trois dirigeants du LEHI qui étaient alors le « Centre », plus haute instance du LEHI, qui était composée d’Yitzhak Shamir, de Nathan Yalin-Mor et d’Israël Eldad.

Le  1948, Folke Bernadotte propose un nouveau plan de partage de la Palestine, dans lequel la Transjordanie annexerait le Néguev, la Judée et la Samarie. La confédération prévue lors du premier plan proposé le 27 juin 1948 entre Israël et la Transjordanie disparaît. Ce plan prévoit également un État juif sur la Galilée, le passage de Jérusalem sous contrôle international et le rapatriement (ou dédommagement) des réfugiés juifs et arabes, dans chaque Etat nouveau devant être créé . Concernant ce dernier sujet, le comte Bernadotte écrivait : « Ce serait offenser les principes élémentaires que d’empêcher ces innocentes victimes du conflit de retourner à leur foyer, alors que les immigrants juifs affluent en Palestine et de plus menacent de façon permanente de remplacer les réfugiés arabes enracinés dans cette terre depuis des siècles ». Il critique « le pillage sioniste à grande échelle et la destruction de villages sans nécessité militaire apparente. »

Ce second plan est de nouveau refusé par les Israéliens et les pays arabes. La Transjordanie, grande gagnante du projet de Folke Bernadotte, n’ose pas accepter, compte tenu de l’état de guerre contre l’État d’Israël, créé le 14 mai 1948 et des soupçons de collaboration qui pèsent sur lui.

D’après les études des documents et des témoignages, il est connu aujourd’hui que « le meurtre a été planifié par Yehoshua Zettler, le commandant de la section du LEHI de Jérusalem (la dernière en activité et la plus dure), qu’il a été décidé en août au plus haut niveau par les trois responsables du centre et que l’exécution en a été confiée à un vétéran du LEHI, Yehoshua Cohen, qui sera des années plus tard, le garde du corps de David Ben Gourion, quand il vivra au kibboutz à Sde Boker. Les deux autres tireurs étaient Yitzhak Ben-Moshe et « Gingi » Zinger ; quant au conducteur de la jeep, il s’appelait Meshulam Makover.

Colonel Sérot.

Le 17 septembre 1948, après avoir rencontré les observateurs de la trêve et visité quelques emplacements possibles pour le bâtiment du futur quartier général de l’ONU à Jérusalem, le convoi de Folke Bernadotte, composé de trois voitures, entre dans le quartier Katamon de Jérusalem. Chaque voiture arborait les drapeaux des Nations unies et de la Croix-Rouge et personne, dans ce convoi, n’est armé. Le comte Bernadotte af Wisborg, quant à lui, avait refusé à plusieurs reprises le gilet pare-balles qu’on lui proposait et avait refusé au colonel Sérot, qui pensait que le convoi pouvait être attaqué, d’avoir une arme avec lui alors qu’il se trouvait dans sa voiture.

Dans la voiture du médiateur, sur la banquette arrière, avaient pris place : Folke Bernadotte, le colonel français André Sérot, chef des observateurs des Nations unies à Jérusalem, et le général suédois Åge Lundström, chef de la supervision de la trêve en Palestine et représentant personnel du comte Bernadotte.

Peu après avoir franchi un barrage israélien, le convoi est arrêté par une jeep qui lui barre le passage. Les trois membres du LEHI, armés, ont revêtu l’uniforme de l’armée israélienne et surgissent de cette jeep tandis que le conducteur reste au volant. Les trois voitures sont arrosées de balles. Le comte Bernadotte est abattu de 6 balles à bout portant et le colonel français André Sérot lui en reçoit 18, au moyen du pistolet-mitrailleur allemand « Schmeisser » modèle MP40 ; des années plus tard, des journalistes israéliens ont établi que le tueur est Yehoshua Cohen, vétéran du Lehi et qui sera en 1952 un des créateurs du kibboutz à Sde Boker, chef de la sécurité de ce kibboutz et garde du corps de David Ben Gourion, qui sera résident de ce kibboutz quand il ne sera plus Premier ministre de l’État d’Israël entre 1953 et 1955, puis de 1963 jusqu’à son décès.

Source : WIKIPEDIA

Le , les accords de Camp David sont signés à Washington en présence de Sadate, Begin et du président américain Jimmy Carter. Un mois plus tard, le , Sadate et Begin reçoivent le prix Nobel de la paix. Néanmoins, cet accord est extrêmement impopulaire dans le monde arabe et musulman.

L’Égypte est alors la plus puissante des nations arabes et une icône du nationalisme arabe. De nombreux espoirs reposaient dans la capacité de l’Égypte à obtenir des concessions d’Israël pour les réfugiés, principalement palestiniens, dans le monde arabe. En signant les accords, Sadate fait défection aux autres nations arabes qui doivent désormais négocier seules. Son action est considérée comme une trahison du panarabisme de son prédécesseur Nasser, cela a détruit le front arabe uni. Les intégristes égyptiens, qu’il avait largement réhabilités, sont parmi les plus acharnés contre lui.

En conséquence, l’Égypte est expulsée de la Ligue arabe le 31 mars 1979 tandis que ses relations diplomatiques avec les pays membres de la ligue sont suspendues, à l’exception du Soudan et du sultanat d’Oman.

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