9 septembre (date approximative) 999 ou 1000 : bataille de Svolder.
La bataille de Svolder, ou bataille de Swold, est une bataille navale qui s’est déroulée en l’an 999 ou 1000 dans la mer Baltique, opposant le roi de Norvège Olaf Tryggvason à une alliance de ses ennemis. Les enjeux de la bataille concernent le processus d’unification de la Norvège en un État unique, la volonté de longue date des Danois de contrôler le pays et la diffusion du christianisme en Scandinavie.
L’emplacement de la bataille n’est pas clairement établi, notamment du fait de la profonde modification des côtes de la Baltique au cours des siècles ; les historiens la situent généralement soit dans l’Øresund, soit près de l’île de Rügen. n expédition sur les côtes sud de la Baltique, Olaf, le roi de Norvège, tombe dans une embuscade tendue par une alliance composée du roi de Danemark Sven à la Barbe Fourchue, du roi de Suède Olof Skötkonung et du Norvégien Éric Håkonsson, jarl de Lade. Pris par surprise, Olaf doit affronter une force largement supérieure d’au moins 70 navires avec seulement 11 navires. Arrimés les uns aux autres en une formation défensive, ses navires sont capturés l’un après l’autre jusqu’à la prise de son navire amiral, le Grand Serpent (Ormen Lange en vieux norrois), par le jarl Éric. Olaf se jette alors à la mer, mettant fin aux combats. Après la bataille, la Norvège est confiée à la gestion des jarls de Lade, en tant que fief des rois de Danemark et de Suède.
Les écrits les plus détaillés sur l’événement, les sagas royales, sont rédigés environ deux siècles après son déroulement. Historiquement peu fiables, elles offrent un récit littéraire détaillé de la bataille et des événements qui l’ont entraînée. Les sagas attribuent les causes de la bataille à la proposition malheureuse de mariage d’Olaf Tryggvason à Sigrid Storråda et à son mariage problématique avec Tyra, la sœur de Sven de Danemark. Au début de la bataille, Olaf est mis en scène injuriant les flottes danoises et suédoises à coup de bravades et d’insultes ethniques, tandis qu’il reconnaît qu’Éric Håkonsson et ses hommes sont dangereux, étant Norvégiens comme lui. L’épisode le plus connu de la bataille est le bris de l’arc d’Einarr Þambarskelfir qui annonce la défaite d’Olaf.
Dans les siècles qui suivent, la description de la bataille faite par les sagas, notamment par la Heimskringla de Snorri Sturluson, inspire de nombreuses œuvres littéraires. Magnifié par ces récits, le roi Olaf devient un personnage mythique de la littérature nordique.
Après la bataille de Svolder, les vainqueurs se partagent la Norvège en plusieurs zones d’influence. La Heimskringla offre la description la plus détaillée de ce partage, qu’elle décrit comme tripartite. Olof de Suède reçoit quatre districts : une partie du Trøndelag, le Møre, le Romsdal et le Ranrike. Olof donne ses possessions au jarl Svein Håkonsson, son gendre, pour les administrer comme son vassal. Sven de Danemark récupère le district du Viken, où l’influence danoise s’est toujours faite sentir. Le reste de la Norvège est gouvernée par le jarl Éric Håkonsson, en tant que vassal de Sven. La Fagrskinna, pour sa part, avance que la partie suédoise consiste en l’Oppland et une partie du Trøndelag. Les autres sources sont beaucoup moins précises.
Les jarls Éric et Svein s’avèrent des dirigeants forts et compétents et leur règne prospère. La plupart des sources précisent qu’ils adoptent le christianisme, mais laissent leurs sujets pratiquer la religion de leur choix. Ce choix entraîne un large retour en arrière, annulant une grande part de l’œuvre missionnaire du roi Olaf Tryggvason en faveur de la religion chrétienne.


9 septembre 1087 : mort de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie de 1035 à 1087 et roi d’Angleterre de 1066 à 1087.

À l’été 1087, en conflit avec Philippe Ier de France sur le Vexin, Guillaume conduit une expédition de représailles et met à sac la ville de Mantes. Au milieu des ruines et des flammes, son cheval fait un écart. Guillaume, désarçonné ou projeté contre le pommeau de sa selle, se blesse gravement au bas-ventre.
Ramené à Rouen, il se fait transporter hors des murs, au prieuré Saint-Gervais, où il agonise plusieurs semaines en pleine lucidité. Il y règle sa succession : le duché de Normandie à son fils aîné Robert Courteheuse, la couronne d’Angleterre à son second fils Guillaume le Roux, de l’argent au cadet Henri. Il meurt le 9 septembre 1087.
Selon la tradition rapportée par plusieurs chroniqueurs et reprise par l’ensemble des biographies modernes, ses serviteurs, dès son dernier souffle, se saisissent de ses biens et de son mobilier et abandonnent le corps. Il faut le transporter jusqu’à l’abbaye Saint-Étienne de Caen, qu’il avait lui-même fondée, où un incendie se déclare pendant la cérémonie.
Le corps, considérablement enflé par la décomposition et la chaleur, ne tient plus dans le sarcophage prévu. En le forçant, celui-ci se rompt, dégageant une odeur qui disperse l’assistance.
Le tombeau sera profané à plusieurs reprises : par les calvinistes pendant les guerres de Religion, puis à la Révolution. Il ne reste aujourd’hui qu’un fémur gauche, seul vestige authentifié du corps du Conquérant, sous une dalle de marbre noir refaite au XIXe siècle.

9 septembre 1389 : naissance de Pierre de Rieu.
Pierre de Rochefort ou Pierre de Rieux ( – 1439), seigneur de Rochefort et d’Assérac. Il était gouverneur de Saint-Malo lorsqu’il succéda à son père Jean II de Rieux dans la charge de maréchal de France le .
Il se trouvait à Paris en 1418 quand la ville fut prise par les Bourguignons. Destitué par ceux-ci et maintenu par le Dauphin Charles, régent du royaume, il le conduisit à Bourges.
Il combattit les Anglais en Angoumois, en Normandie et enfin au Mans où il fut pris dans une sortie. Il paya sa rançon et revint guerroyer en France.
En 1429, il prit Avranches et assista Jeanne d’Arc au siège d’Orléans. En 1435, il défendit Saint-Denis assiégé par les Anglais, leur reprit Dieppe et les força à lever le siège d’Harfleur.
En 1437, de concert avec le connétable de Richemont il s’empara du Pays de Caux. En 1438, il tomba aux mains de Guillaume de Flavy, commandant de la ville de Compiègne et dévoué aux Anglais. Jeté en prison, il mourut de misère en 1439, après neuf mois de captivité.
9 septembre 1493 : bataille de Corbavie (Croatie).
Sur le champ de Krbava, au cœur de la Croatie actuelle, l’armée féodale croate est anéantie par un corps de cavalerie légère ottomane pourtant inférieur en nombre. Le ban Derenčin, souvent présenté comme tué au combat, fut en réalité capturé et mourut en captivité à Bourse. La défaite ouvre un siècle de guerre continue entre la Croatie et l’Empire ottoman.
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L’été 1493 voit un raid ottoman conduit par le sanjak-bey de Bosnie, Hadım Yakup Pacha, à travers la Croatie jusqu’en Carniole et en Styrie. Sur le chemin du retour vers la Bosnie, ses huit à dix mille cavaliers légers, chargés de butin, doivent nécessairement traverser le champ de Krbava.
Le ban de Croatie Emerik Derenčin, prévenu, y rassemble une armée composite de nobles croates, slavons et hongrois ; environ 2 000 à 3 000 cavaliers lourds et 8 000 fantassins selon les évaluations. Plusieurs seigneurs le pressent d’intercepter les Ottomans dans un défilé, où l’infanterie croate aurait l’avantage. Derenčin refuse, choisissant délibérément la bataille rangée en terrain découvert ; par point d’honneur autant que par calcul, souhaitant asseoir son autorité de ban devant une noblesse divisée.
La cavalerie légère ottomane, plus mobile, harcèle d’abord l’armée croate de volées de flèches, provoquant nervosité et désordre. Un millier de cavaliers ottomans, passés inaperçus, se sont entre-temps dissimulés dans un bois voisin. Lorsque les Croates, exaspérés, se portent en avant, les Ottomans les enveloppent de trois côtés ; de front, sur un flanc et sur les arrières.
La déroute est totale. La fine fleur de la noblesse croate périt sur le terrain, dont le comte Petar Zrinski. Environ 7 000 Croates sont tués (un bilan proche de celui d’Azincourt), ce qui a valu à la bataille le surnom de « champ de la mort des Croates ».
Le ban Emerik Derenčin n’est pas tué au combat : il est capturé. Conduit à Bourse, en Anatolie, il y meurt en captivité quelques mois plus tard. Sa fonction de ban de Croatie prend fin le jour même de la bataille, le 9 septembre 1493, et il est remplacé par Ladislav Kanizsai.
NOTA : Il n’y a pas d’annexion territoriale immédiate ; les Ottomans repartant avec leur butin. Mais la bataille accélère l’émigration des populations croates vers le nord-ouest et le sud, et elle marque conventionnellement le début d’une guerre de cent ans entre la Croatie et l’Empire ottoman, qui verra le royaume perdre l’essentiel de son territoire au siècle suivant. Un moine franciscain du milieu du XVIe siècle, Ivan Tomašić, la qualifiera de première chute du royaume de Croatie.

9 septembre 1585 : naissance d’Armand Jean du Plessis de Richelieu (Paris).
Armand Jean du Plessis de Richelieu, dit le cardinal de Richelieu, cardinal-duc de Richelieu et duc de Fronsac, est un ecclésiastique et homme d’État français, né le à Paris et mort le dans cette même ville. Pair de France, il a été le principal ministre du roi Louis XIII.
Initialement destiné au métier des armes, il est contraint d’entrer dans les ordres afin de conserver à sa famille le bénéfice de l’évêché de Luçon. Temporairement ministre des Affaires étrangères en 1616, il est nommé cardinal en 1622 et devient principal ministre d’État de Louis XIII en 1624. Il reste en fonction jusqu’à sa mort, en 1642, date à laquelle le cardinal Mazarin lui succède.
La fonction exercée par Richelieu auprès de Louis XIII est souvent désignée par l’expression de « Premier ministre », bien que le titre ne soit utilisé à l’époque que de façon officieuse pour désigner le ministre principal du roi dont l’action englobe aussi bien des dimensions politiques, diplomatiques, militaires et coloniales que culturelles et religieuses.
Réputé pour son habileté voire pour son caractère jugé retors, souvent critiqué pour sa fermeté intransigeante, il rénove la vision de la raison d’État et en fait la clef de voûte de ses méthodes de gouvernement et de sa conception de la diplomatie et de la politique. En lutte à l’extérieur contre les Habsbourg, et à l’intérieur contre la noblesse et les protestants, il réprime sévèrement tant les duels meurtriers que les révoltes antifiscales paysannes. Il s’illustre également dans des affaires demeurées fameuses, telle l’Affaire des démons de Loudun.
Richelieu est considéré comme l’un des fondateurs majeurs de l’État moderne en France. Son action est un long combat pour un renforcement du pouvoir royal.
Par son action, la monarchie s’affirme sous une nouvelle forme qui sera plus tard désignée par le terme d’absolutisme, et ce, de manière triomphante sous le gouvernement personnel de Louis XIV (1661–1715), puis de manière plus apaisée sous celui du cardinal de Fleury (1726–1743).
15 novembre 1634 : premier règlement de discipline de la Marine par le cardinal de Richelieu
9 septembre 1914 : charge du lieutenant de Gironde.
Cerné par les lignes allemandes avec une soixantaine de cavaliers exténués, le lieutenant de Gironde attaque de nuit un parc d’aviation ennemi à pied et à cheval. Il meurt de ses blessures le lendemain. L’épisode est resté dans la mémoire de l’arme comme le dernier combat de la cavalerie française contre l’aviation.
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Le 2e escadron du 16e régiment de dragons, commandé par le lieutenant Gaston de Gironde, appartient à la 5e division de cavalerie du général de Cornulier-Lucinière, engagée depuis le 7 septembre 1914 dans les combats de l’Ourcq. L’escadron opère en reconnaissance profonde derrière les lignes allemandes, harcelant les itinéraires arrière ennemis.
Le 9 septembre au soir, ses 80 cavaliers, épuisés, hommes et chevaux incapables de dépasser le pas, se replient vers la ferme de Vaubéron, près de Mortefontaine, dans le Soissonnais. Un habitant vient les prévenir qu’une escadrille allemande et plusieurs véhicules stationnent à découvert sur le plateau, près du village de Vivières.
De Gironde décide d’attaquer sans attendre, malgré l’état de ses hommes. L’escadron charge à cheval puis, la progression rendue impossible sur le terrain, met pied à terre pour achever l’assaut à l’arme blanche et au fusil. il parvient à détruire les aéroplanes allemands alignés sur le plateau. 27 dragons sur une soixantaine engagés survivent au combat, dont 8 blessés.
De Gironde meurt le lendemain. Recueilli par deux de ses cavaliers, il est transporté à l’ambulance allemande installée au château de Vivières, propriété de l’écrivain Henry Bataille, où il succombe à ses blessures deux heures après son admission.
Deux de ses officiers, les sous-lieutenants de Villelume et Ronin, quittent le lendemain la ferme avec les rescapés et parviennent, après plusieurs jours d’évasion en vêtements civils, à rejoindre les lignes françaises.


9 septembre 1940 (9-16 septembre) : l’invasion italienne de l’Égypte.
Une armée de 4 divisions italiennes franchit la frontière libyo-égyptienne et s’avance de 100 km avant de s’arrêter et de se retrancher. C’est la première offensive terrestre de l’Axe en Afrique du Nord, et le prélude direct à deux ans et demi de guerre du désert.
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L’Italie déclare la guerre au Royaume-Uni et à la France le 10 juin 1940. En Afrique du Nord, l’armée italienne de Libye, sous les ordres du maréchal Rodolfo Graziani, dispose d’effectifs très supérieurs à ceux du Commonwealth en Égypte ; plus de 200 000 hommes contre une poignée de milliers de soldats britanniques disponibles sur zone au moment de la déclaration de guerre.
Mussolini presse Graziani d’attaquer, profitant de ce qu’il croit être l’imminence d’un débarquement allemand en Grande-Bretagne. Graziani, conscient des faiblesses logistiques et matérielles de son armée (non motorisée pour l’essentiel, mal adaptée au désert), temporise autant qu’il le peut. Le 7 septembre, Mussolini lui signifie l’ordre formel d’attaquer sous 2 jours, ce qui situe précisément au 9 septembre le déclenchement des opérations préparatoires.
L’offensive
La 10e armée italienne, environ 236 000 hommes appuyés par une aviation nombreuse, s’ébranle en direction de l’Égypte. Le franchissement effectif de la frontière, but principal de l’opération, intervient le 13 septembre.
Face à une résistance britannique délibérément légère (les forces du général Archibald Wavell pratiquent le harcèlement et le repli plutôt que la défense frontale, faute de moyens), les Italiens progressent d’une centaine de kilomètres en quatre jours et occupent Sidi Barrani le 16 septembre.
L’avance s’arrête là. Les pertes sont minimes des deux côtés (de l’ordre de 120 tués côté italien, une quarantaine côté britannique), mais les difficultés logistiques que Graziani redoutait se confirment : ravitaillement en eau et en carburant précaire, chaleur extrême, matériel mal adapté. L’armée italienne s’arrête et se retranche autour de Sidi Barrani, à 60 milles à l’intérieur du territoire égyptien, sans pousser plus avant vers Marsa Matrouh ni vers le canal de Suez, objectif proclamé de l’opération.
Cette pause de près de 3 mois est fatale à l’armée italienne car elle laisse aux Britanniques le temps de recevoir des renforts, notamment des chars Matilda dont le blindage se révèle pratiquement invulnérable à l’artillerie antichar italienne de l’époque.
Le 9 décembre 1940, le général Richard O’Connor déclenche l’opération Compass : en 2 mois, l’armée italienne est rejetée hors d’Égypte, taillée en pièces à Beda Fomm, et perd 130 000 prisonniers. C’est ce désastre qui contraint Hitler à envoyer en Libye, au début de 1941, le corps expéditionnaire de Rommel (Afrika Korps), ouvrant le cycle de la guerre du désert qui durera jusqu’à la victoire alliée de mai 1943 en Tunisie.
NOTA : L’épisode illustre un phénomène récurrent des c ampagnes africaines de la Seconde Guerre mondiale ; celui de la dépendance intégrale des opérations à la logistique (eau, carburant, distance aux ports) bien davantage qu’aux seuls effectifs engagés, l’Italie alignant ici plus de 10 fois les effectifs britanniques disponibles sans parvenir à en tirer un résultat décisif.

9 septembre 1943 : le cuirassé italien ROMA est coulé par deux bombes planantes radioguidées allemandes FRITZ-X.
L’armistice de Cassibile est signé le 3 septembre 1943. Il est conclu secrètement entre le gouvernement du royaume d’Italie du maréchal Badoglio et les forces alliées commandées par le général Eisenhower, à la suite du débarquement allié en Sicile et de la chute de Mussolini et du régime fasciste. En Italie, cet armistice est appelé « proclamation de Badoglio du 8 septembre 1943 », date de sa publication, voire simplement « le 8 septembre ». Il porte le nom de Cassibile, village proche de Syracuse en Sicile.
Les forces allemandes présentes sur le sol italien, préparées à l’événement depuis la chute de Mussolini, lancent l’opération Achse qui leur permet de prendre presque immédiatement le contrôle de l’ensemble du territoire non encore occupé par les Anglo-Américains. Les troupes italiennes sont désarmées, une grande partie est internée, le reste se disperse ou tente de rentrer chez elle. Seule la Sardaigne et une partie des Pouilles restent sous contrôle militaire italien.
La marine de guerre italienne, qui est dans ses ports depuis près d’un an, doit se mettre à la disposition des Alliés et c’est ainsi que le convoi parti de La Spezia est attaqué par des avions allemands. Vers 15 h 00 , le 9 septembre, un groupe de bombardiers allemands Dornier Do 217 s’attaque à la flotte sans lui infliger de dommages. Les Allemands perdent un avion à cause des tirs antiaériens, mais quarante minutes après, un raid, qui utilise un nouveau type de bombe radiocommandée Fx 1400 Fritz X, provoque la destruction du Roma, orgueil de la marine italienne.
La première bombe perça le pont blindé, explosa sous la ligne de flottaison en détruisant la turbine tribord, réduisant la vitesse du navire à 10 nœuds. La seconde explosa entre la tourelle n° 2 et la tour de commandement, projetant la tourelle par-dessus bord et forçant le navire à s’arrêter. Le navire explosa à 16 h 12 et sur les 1 350 membres d’équipage, seuls 596 furent sauvés, la plupart étant gravement brûlés. L’amiral Bergamini figure parmi les victimes.

9 septembre 1965 : conférence de presse du génaral de Gaulle.
À la fin de son intervention, refusant un monde bipolaire, il annonce vouloir lancer l’Europe dans une 3e voie. Il prépare aussi les esprits au retrait prochain des Français du commandement intégré de l’OTAN (officialisé en février 1966). La France est de retour dans le commandement intégré depuis le 3 avril 2009.
9 septembre 2001 : assassinat du commandant Massoud. (Afghanistan).
Deux faux journalistes tunisiens font exploser une caméra piégée devant le chef de l’Alliance du Nord, dans le nord-est de l’Afghanistan. Deux jours avant les attentats du 11 septembre, la disparition du principal adversaire des talibans prive le pays du seul chef capable de fédérer une résistance armée.
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Le 9 septembre 2001 vers 11 h 45, à Khwaja Bahauddin, dans le district de Darqad de la province de Takhar, deux hommes se présentant comme journalistes obtiennent, après plusieurs jours d’attente patiente, l’entretien qu’ils sollicitaient auprès d’Ahmad Shah Massoud. Une bombe dissimulée dans la ceinture-batterie de leur caméra explose au début de l’interview.
Les deux hommes sont identifiés comme Dahmane Abd el-Sattar, mari de l’islamiste belgo-marocaine Malika El Aroud, et Rachid Bouraoui el-Ouaer, tous deux résidant à Molenbeek, en Belgique, munis de faux passeports belges et d’une caméra volée 8 mois plus tôt à un journaliste de France 3 à Grenoble.
L’annonce publique de sa mort a par ailleurs été retardée. Elle n’est confirmée par l’Alliance du Nord que le 15 septembre ; ses proches ayant choisi de la dissimuler pour ne pas démoraliser ses combattants au moment où l’effondrement de la coalition anti-talibane aurait offert une occasion inespérée à l’adversaire.
L’assassinat intervient 2 jours avant les attentats du 11 septembre contre les États-Unis, dont l’organisation avait nécessité des semaines de préparation sans lien de calendrier direct avec celui de Massoud, mais dont plusieurs analystes ont soutenu qu’il visait à priver par avance les Américains de leur allié terrestre le plus solide en cas de représailles en Afghanistan ; ce qui se produisit effectivement à partir d’octobre 2001.

9 septembre 2020 : mort à 100 ans d’Egard Tupët-Thomé, compagnon de la Libération.
Après avoir obtenu son baccalauréat, Edgard Alphonse Tupët entre à l’École supérieure de théologie catholique de Reims. Mais n’ayant que peu la vocation, il décide de s’engager dans l’armée. En octobre 1938, il devance l’appel et il est incorporé au 8e régiment de zouaves à Mourmelon.
Promu sergent, Edgard Tupët-Thomé est des attaques en Lorraine en septembre 1939 et en Belgique l’année suivante.
Il participe avec son unité à la protection de l’évacuation de Dunkerque du corps expéditionnaire anglais du au . Il est fait prisonnier le et s’évade pendant son transfert en Allemagne le . Il est démobilisé en septembre de la même année.
Voulant continuer le combat, Edgard Tupët-Thomé tente sans succès de quitter la France, trouve un travail à Clermont-Ferrand, et les circonstances lui font faire la connaissance de Roger Warin, responsable du réseau « Ronald », dont il deviendra, avec Stanislas Mangin, l’un des adjoints. C’est à lui qu’incombe la responsabilité de trouver des terrains d’atterrissage clandestins.
Pierre Fourcaud, chargé de missions du général de Gaulle entre en contact en mars 1941 avec Roger Warin. Tupët, avec Stanislas Mangin, Roger Warin, Gaston Tavian, et Maurice Andlauer, est le premier engagé militaire secret dans les Forces françaises libres.
Parachuté le dans la région de Châteauroux sur un terrain qu’il a choisi, il est accompagné du chargé de radio Joseph Piet. Blessé à la tête lors de l’atterrissage, il est chargé de mission, responsable des opérations aériennes et de la branche « Action » du réseau « Ali-Tir » dont Stanislas Mangin dirige la branche « Renseignements ». Adjoint immédiat de Mangin, dont il organise le départ par Lysander en février 1942, il prend le pseudonyme d’Edgard Thomé et travaille comme agent de 1re classe. En avril 1942 il fait partir Gaston Tavian dans les mêmes circonstances que Mangin. En raison des blessures reçues six mois plus tôt, il doit quitter la France pour pouvoir se soigner. Le , à l’occasion du retour de Tavian par une opération Lysander, Tupët-Thomé, accompagné de Philippe Roques, s’envole pour l’Angleterre.
Promu lieutenant, il bénéficie d’une convalescence puis, à son retour à Londres, demande son affectation dans une unité combattante. En novembre 1942, il quitte l’Angleterre pour le détachement d’instructeurs commando de Saint-Pierre-et-Miquelon, sous les ordres de Stanislas Mangin. En février 1943, toujours avec Mangin, il est affecté au détachement (puis bataillon) des Antilles dont il crée et commande la 2e compagnie qu’il entraîne jusqu’en juillet 1943. En août 1943, le lieutenant Tupët-Thomé rejoint à sa demande le 4e bataillon d’infanterie de l’air (BIA) – futur 2e RCP à Camberley, qui fait partie de la Brigade SAS. Il est breveté parachutiste le mois suivant. En janvier 1944, il est muté comme commandant en second de la 2e compagnie du 3e BIA, qui devient en juillet 1944 le 3e RCP.
Avec le 3e RCP, il remplit, début août 1944, une première mission parachutée dans la région de Daoulas dans le Finistère (opération Derry). Avec sa seule section (12 hommes) il attaque une Kommandantur forte de 60 hommes, tue 12 Allemands, fait 40 prisonniers, repousse une attaque ennemie et libère Daoulas. Il attaque ensuite la garnison allemande de Landerneau, lui inflige des pertes et libère la ville. Il rejoint alors la 6e division blindée américaine pour laquelle il exécute plusieurs missions de reconnaissance.
Edgard Tupët-Thomé est parachuté une deuxième fois le dans le Jura ; il attaque et prend Clerval en Franche-Comté, qu’il défend avec 50 hommes contre 27 chars et voitures blindées ennemis. Il tue une trentaine d’Allemands et détruit un char. Il rejoint ensuite la 7e armée américaine et, affecté à un groupe de reconnaissance divisionnaire, se distingue notamment à Arches lors du passage de la Moselle. Le , il ramène sous des feux de mortiers un soldat américain blessé dans ses lignes.
Parachuté une troisième fois en Hollande le , il effectue avec sa section forte de 15 hommes de nombreuses attaques sur les voies de communication infligeant à l’ennemi des pertes en hommes et matériel.
En 1945, Edgard Tupët-Thomé démissionne de l’armée. Admis à l’École coloniale d’administration, il est nommé administrateur des Colonies en janvier 1946 en Tunisie et deviendra plus tard directeur de la coopérative viticole de Takelsa. Il quitte la Tunisie en 1950 à destination du Canada et gère une propriété agricole dont il a fait l’acquisition. En 1955, il rentre en France, reprend des études et devient ingénieur en organisation scientifique du travail et entre chez Singer au bureau des études techniques, puis dans un laboratoire pharmaceutique à Neuilly-sur-Seine.
Edgard Tupët-Thomé est attiré par le régime de Moïse Tshombé, président de l’État du Katanga sécessionniste dans le cadre du désengagement des Katangais avec la Belgique. Il y part en juin 1961 pour servir comme conseiller du ministre de la défense Joseph Yav, mais quitte le territoire 25 juillet 1961.
De 1961 à 1965, il est ingénieur chez Panhard. Enfin, il est chef des agences d’une société de tourisme.








